Catégorie : Économie

  • FORUM “MAIN DANS LA MAIN” – Madagascar travaille sur un plan de financement massif du secteur primaire

    FORUM “MAIN DANS LA MAIN” – Madagascar travaille sur un plan de financement massif du secteur primaire

    Antananarivo, 17 Décembre, 6h45 – 190 dollars par tonne. C’est ce que les petits éleveurs dans la production de viande rouge pourraient attendre avec un investissement d’environ 32 millions de dollars sur cinq ans dans cette filière. Et ce n’est qu’un exemple, puisque de tel gain pourrait également être obtenu en mobilisant des investissements massifs dans les filières clés comme le riz, le maïs, le soja, les volailles ou encore la pêche. C’est un des principaux sujets discutés durant le Forum national “Main dans la Main” Madagascar, mardi.

     

    Ce Forum consistait à présenter les exemples d’investissements réalisables au pays. Il visait à mobiliser des partenariats et des ressources en impliquant le Gouvernement, les institutions de financement du développement, les investisseurs à impact et le secteur privé. Ceci, afin de sécuriser des engagements concrets en faveur des priorités nationales et recueillir leurs recommandations pour la mise en œuvre de l’initiative Main dans la Main.

     

    “L’approche partenariale que le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) promeut avec les investisseurs et le secteur privé ne vise pas à instaurer une culture de dépendance aux bailleurs de fonds. Le développement agricole et pastoral dépasse toutefois les seules capacités de l’État, que ce soit en termes de création d’emplois ou d’encadrement technique”, explique la directrice générale de l’Agriculture et de l’élevage, Narindra Rakotoarijaona. Cette triangulation État-bailleurs-secteur privé se veut alors gagnante, dans l’objectif final de faire du secteur primaire un véritable pilier de la croissance économique nationale, dépassant ainsi le stade de la simple stratégie de développement rural, poursuit-elle.

     

    La problématique actuelle n’est pas tant le manque de financements, mais plutôt l’optimisation de notre stratégie d’intervention, soutient de son côté le directeur de cabinet du ministère, Sata Ramanantsoa. “L’effort porte aujourd’hui sur la synergie des ressources afin de fédérer les appuis et d’obtenir des résultats probants. La mutualisation des moyens garantit un impact tangible, prioritairement au bénéfice de nos producteurs et de nos exploitants agricoles”, note-t-il.

     

    Madagascar bénéficie de l’appui de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à travers l’initiative “Main dans la Main”, qui aligne les investissements structurants sur les priorités nationales. Ce programme repose sur des analyses géospatiales et socio-économiques pour cibler les zones et filières prioritaires.

  • MARCHÉ PÉTROLIER – Le prix du baril du brent prévu tomber jusqu’à 60 dollars, selon les projections de la Banque mondiale

    MARCHÉ PÉTROLIER – Le prix du baril du brent prévu tomber jusqu’à 60 dollars, selon les projections de la Banque mondiale

    Antananarivo, 14 Décembre, 17h30 – Les prévisions des prix du pétrole sont orientées à la baisse. Le prix du baril du brent qui devrait s’établir en moyenne à 68 dollars cette année continuerait à baisser jusqu’à 60 dollars en 2026. C’est la Banque mondiale qui a fait part de cette projection dans son Rapport sur les perspectives des marchés des matières premières, qu’elle a partagé au début de ce mois de décembre.

     

    Les prix de l’or noir se sont inscrits à la baisse cette année, en raison des tensions commerciales existantes et des craintes d’offre excédentaire, explique la Banque mondiale dans ce rapport. La flambée de la production, combinée à une demande en berne, provoque un excédent mondial de pétrole, ajoute-t-elle.

     

    Ces perspectives s’annoncent ainsi favorables pour des pays importateurs de carburant comme Madagascar. La Banque mondiale prévoit toutefois que le prix du baril du Brent pourrait remonter à 65 dollars à la faveur de la stabilisation de la conjoncture du marché.

     

    Les prix des carburants à Madagascar ont de nouveau évolué chaque mois en fonction des prix du marché depuis l’application du mécanisme d’ajustement automatique de leur prix. Mais ils sont affectés non seulement par l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers mais également par les variations du taux de change entre l’ariary et le dollar américain.

  • FINANCE – La dette du Gouvernement central projetée à fin décembre 2025 estimée à 31 852,7 milliards d’ariary

    FINANCE – La dette du Gouvernement central projetée à fin décembre 2025 estimée à 31 852,7 milliards d’ariary

    Antananarivo, 14 Décembre, 15h00 – La dette du Gouvernement central de Madagascar devrait s’établir à 31 852,7 milliards d’ariary soit 7 179,1 millions de dollars à fin décembre 2025. Ce qui correspond à 36% du Produit intérieur brut (PIB) du pays, avance le ministère de l’Economie et des finances dans le Document budgétaire annexé au projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026.

     

    Ce portefeuille de la dette devrait être constitué à 86,1% de dette extérieure. Le stock de cette dette extérieure est estimé à 6 181,5 millions de dollars, représentant une baisse de 6,6% par rapport aux 6 619,7 millions de dollars en 2024.

     

    La dette intérieure contribuerait pour sa part à 13,9% à la structure du portefeuille de la dette publique. Et le stock de cette dette intérieure est estimé à 4 426,3 milliards d’ariary. Il est également constaté une baisse respectivement de 3% et de 14,76% par rapport à 2024 et 2023, indique le ministère de l’Economie et des finances.

     

    Le taux moyen effectif de la dette totale est de 2,4%. Il est de 0,9% pour la dette extérieure et de 12,2% pour la dette intérieure, selon ce département.

  • INFRASTRUCTURE ROUTIÈRE – Le PACFC II double la mise pour assurer l’achèvement historique de la RN9 et de la RN12A

    INFRASTRUCTURE ROUTIÈRE – Le PACFC II double la mise pour assurer l’achèvement historique de la RN9 et de la RN12A

    Antananarivo, 14 Décembre, 9h30 – Des corridors clés en cours de déverrouillage. La deuxième phase du Projet d’aménagement de corridors et de facilitation de commerce (PACFC II) marque une étape décisive pour deux axes routiers majeurs de Madagascar. Cette phase devra permettre l’achèvement complet de la RN9, reliant Toliara à Morondava, d’une part, et la finalisation de la RN12A, entre Tolagnaro et Vangaindrano, de l’autre. Le ministère des Travaux publics avait fait part de cette ambition à la presse, vendredi.

    La première phase de ce projet, avec ses 140 millions de dollars mobilisés par la Banque africaine de développement (BAD), l’Union Européenne et l’État Malgache, a déjà posé les fondations du projet. Elle a permis l’achèvement de l’axe Analamisampy et Manja, long de 160 kilomètres sur la RN9. La portion Taolagnaro-Ebakika sont parallèlement entièrement bitumés du côté de la RN12A, indique le secrétaire général au ministère des Travaux publics, Émile Joseph Sambisolo.

    Le PACFC II double la mise, avec un financement porté à 325 millions de dollars, pour assurer l’achèvement historique de la RN9 et de la RN12A. De nouveaux partenaires ont décidé de s’y impliquer, dont le Fonds de l’Opep pour le Développement international (OFID) et la Banque asiatique d’investissement dans les Infrastructures (AIIB).

    Lancé cette année, le PACFC II, qui prend le relais, voit toutes les entreprises déjà mobilisées sur le terrain pour s’attaquer au chantier d’Ebakika à Somisika (121 kilomètres). Le tronçon Somisika-Masihanaka (35 kilomètres) est quant à lui déjà achevé grâce au financement de la Banque mondiale. Par la suite, le PACFC II reprend le segment Masihanaka-Vangaindrano, où les entreprises sont également à l’œuvre. Ces chantiers, reliant Taolagnaro et Vangaindrano, devraient être finalisés d’ici quelques années, annonce Émile Joseph Sambisolo, du MTP.

    Concernant la RN9, les travaux ne s’arrêteront pas à Manja. Le projet va prolonger cet axe jusqu’à la RN35, au niveau de Dabaraha. Les travaux sont divisés en deux lots : de Manja à Mandabe, et de Mandabe à Dabaraha. Bien que le lancement des travaux ne soit pas encore effectif, les discussions et négociations sont déjà en cours, indique ce responsable.

    Le PACFC entend contribuer au désenclavement et à la promotion du concept de corridors pour les infrastructures de transport routier à Madagascar, en vue de favoriser les échanges commerciaux en provenance de Madagascar vers le continent et le reste du monde, surtout l’Asie. Ses objectifs spécifiques sont l’amélioration des conditions d’accessibilité du Sud de Madagascar, la promotion du commerce et de l’investissement ainsi que le soutien à l’interconnexion des réseaux de transport maritime dans l’océan Indien et le Corridor de Beira.

  • RENCONTRE STRATÉGIQUE – Les autorités de la Refondation plaident pour la cohésion économique et la responsabilité partagée pour une croissance durable

    RENCONTRE STRATÉGIQUE – Les autorités de la Refondation plaident pour la cohésion économique et la responsabilité partagée pour une croissance durable

    Antananarivo, 13 Décembre, 16h30 – Le développement durable de Madagascar nécessite une collaboration étroite entre l’Etat, le secteur privé et les partenaires. Et cette collaboration devrait se faire dans un cadre mutuellement bénéfique, insiste le Haut Conseiller de la “Refondation”, le Colonel Thierry Rampanarivo. C’était durant la Rencontre des partenaires et du secteur privé, organisé par le Groupement des entreprises franches et partenaires, vendredi.

     

    Ce haut responsable du pays expose d’ailleurs que c’est par l’action concertée de l’ensemble des acteurs que les défis fondamentaux liés à l’innovation, à la compétitivité, aux infrastructures et à la croissance durable pourront être résolus. Il maintient que seule une coopération rapprochée entre l’État, les secteurs privé et public, les partenaires et les jeunes entrepreneurs, se présente comme voie possible pour l’innovation et la consolidation des infrastructures, ainsi que l’accroissement de la compétitivité et une croissance nationale durable.

     

    Cet avis est partagé par le secteur privé. Le président du GEM, Francis Rabarijohn, aurait mis en avant “la nécessité de coconstruire le développement de Madagascar”. Celle-ci passerait toutefois par une gouvernance caractérisée par la transparence, la lutte anti-corruption et le respect de l’État de droit, y compris une justice impartiale et indépendante, défend-il lors de cette rencontre.

     

    Le Colonel Thierry Rampanarivo rappelle durant cette rencontre que la réforme économique repose sur trois piliers. Il énumère le soutien aux PME, le partage et le transfert de compétences et l’émergence des jeunes créateurs et innovateurs.

     

    La vision de l’Etat est pour sa part étayée par des engagements fermes. Le Haut Conseiller de la “Refondation” parle de la lutte contre la corruption, la garantie de la liberté d’entreprendre pour le secteur privé, la protection de l’économie contre la fuite des capitaux, ou encore l’inclusion sociale.

     

    Photo : PRRM

  • BIENS PUBLICS – Des baux de Madarail avec Madarail Immobilier à purger, sous l’ordre du ministre des Transports 

    BIENS PUBLICS – Des baux de Madarail avec Madarail Immobilier à purger, sous l’ordre du ministre des Transports 

    Antananarivo, 13 Décembre, 13h30 – L’État entend récupérer un ensemble de biens immobiliers stratégiques qui avaient fait l’objet de contrats de bail considérés comme illégaux conclus entre Madarail SA et Madarail Immobilier. Le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, avait initié une procédure de récupération immédiate de ces biens qui relèvent du domaine public ferroviaire. Et c’est le président du Conseil d’administration (PCA) de la société Madarail qui a reçu l’injonction d’exécuter cet ordre.

     

    Le ministère des Transports et de la météorologie indique avoir effectué des vérifications récemment. Ce qui aurait permis à ce département de révéler l’existence de contrats de bail concernant des terrains et bâtiments relevant du domaine public ferroviaire. Ce sont des terrains et infrastructures stratégiques répartis sur trois sites principaux que sont Toamasina, Soanierana-Antananarivo, et Mantasoa.

     

    L’opération qui est en cours porte donc sur des hectares de terrains ainsi que des infrastructures ferroviaires qui doivent être soustraits à ces baux considérés comme illégaux par le ministère et réintégrés dans le patrimoine public inaliénable. Pour ce faire, le PCA de Madarail a reçu l’ordre de mettre fin sans délai aux contrats de bail concernés. Celui-ci devrait ensuite assurer la récupération sécurisée de tous ces biens, puis transmettre au ministère un rapport détaillé dans un délai de quinze jours.

     

    Le ministère des Transports parle d’un début d’une action nationale de grande ampleur. Et c’est une opération qui vise à protéger les biens publics, à rétablir l’ordre légal et à mettre fin aux pratiques contraires à l’intérêt général, annonce ce département.

  • CHOCS CLIMATIQUES – Madagascar inaugure l’exercice de simulation financière face aux catastrophes naturelles du programme Repair

    CHOCS CLIMATIQUES – Madagascar inaugure l’exercice de simulation financière face aux catastrophes naturelles du programme Repair

    Antananarivo, 13 Décembre, 12h20 – “Améliorer notre capacité de préparation et d’intervention n’est plus une option mais une nécessité impérieuse”. Les propos sont du secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances (MEF), Iouri Garisse Razafindrakoto, durant le premier exercice de simulation (Simex) de crise, organisé par le programme Régional de préparation aux situations d’urgence et d’accès à un relèvement inclusif (Repair), ce vendredi. Un exercice ayant pour objectif de mieux armer Madagascar contre les catastrophes naturelles. Madagascar est le premier pays du programme Repair à mettre en œuvre cet exercice de simulation et servira donc de modèle à dupliquer auprès des autres pays participants, explique la directrice générale du Trésor, Mbinison Dorette Ratsiavahana.

     

    L’un des objectifs principaux de ce SimEx est de familiariser les représentants du ministère et des divers canaux de distribution, en l’occurrence le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), le Fonds d’intervention pour le développement (FID), le Fonds national de contingence (FNC) et Solidis, avec les flux de fonds suivant une demande de déboursement du gouvernement.

     

    Il a d’ailleurs été exposé lors de cette séance qu’il est primordial pour les pouvoirs publics d’être en mesure de se procurer et de distribuer les biens essentiels dans un contexte d’intensification et de multiplication des chocs naturels. Il peut s’agir de denrées alimentaires, de médicaments ou encore de matériaux de construction pour les populations touchées dans les jours suivant une catastrophe.

     

    Les catastrophes naturelles deviennent d’ailleurs de plus en plus menaçantes, de par leur fréquence et leur sévérité. Et ces chocs fragilisent l’économie du pays, perturbent les moyens de subsistance et pèsent lourdement sur les finances publiques, reprend Iouri Garisse Razafindrakoto. C’est pourquoi, il a insisté que “améliorer notre capacité de préparation et d’intervention n’est plus une option mais une nécessité impérieuse”.

     

    Le programme Repair est financé par la Banque mondiale avec le soutien du Global Shield Financing Facility. Il est mis en œuvre par ARC Ltd. Et vise à améliorer la préparation financière et opérationnelle des pays face aux catastrophes naturelles.

  • DIGITAL – Madagascar expose ses potentiels et la richesse de ses compétences locales en numérique 

    DIGITAL – Madagascar expose ses potentiels et la richesse de ses compétences locales en numérique 

    Antananarivo, 13 Décembre, 8h00 – La Grande île se dit prête à booster. Le Salon Digital Madagascar avait été lancé vendredi pour mettre en lumière le potentiel, les talents ainsi que les capacités du pays en matière du numérique. Des facteurs convergents qui devraient positionner Madagascar en tant que destination stratégique du numérique, selon la présidente du Groupement des opérateurs des technologies de l’information et de la communication de Madagascar (Goticom), Mbolatiana Andriamanantsoa

     

    Cette mise en lumière contribuera non seulement à attirer les investissements dans le secteur. Elle participera également à l’attraction des clients ainsi qu’à l’ouverture de Madagascar à l’internationale, explique la présidente du Goticom.

     

    Ce sont d’ailleurs tous les acteurs du secteur qui se donnent rendez-vous à ce rendez-vous majeur dédié à la transformation numérique. Institutions, entreprises, startups, experts ainsi que des jeunes talents y participent activement.

     

    Ce salon est un tremplin vers le développement et l’inclusion numérique, lance alors le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications, Mahefa Andriamampiadana. Ce membre du Gouvernement n’a pas caché son enthousiasme face à la multiplicité des services offerts par les exposants. “Ces entités sont des partenaires essentiels avec lesquels l’État doit collaborer pour pouvoir rattraper le retard de Madagascar dans ce domaine”, lance-t-il. Cette collaboration public-privé est perçue comme la clé pour combler le fossé numérique et valoriser les compétences locales.

     

    La première journée du Salon avait par ailleurs été structurée autour de deux tables rondes de haut niveau et d’un programme dense de conférences animées par des acteurs clés du secteur. Les thématiques abordées sont au cœur des enjeux mondiaux de l’innovation et de l’économie numérique, telles que l’Intelligence artificielle (IA), la gouvernance digitale, les compétences du futur, la compétitivité locale et l’impact de la technologie sur le marché du travail.

  • PÊCHE – 1 300 tonnes de crabes vivants à exporter, un prix plancher à fixer, selon le ministre de la Pêche et de l’économie bleue

    PÊCHE – 1 300 tonnes de crabes vivants à exporter, un prix plancher à fixer, selon le ministre de la Pêche et de l’économie bleue

    Antananarivo, 12 Décembre, 14h50 – Le quota prévisionnel pour les crabes vivants est fixé à 1 300 tonnes sur la quantité totale d’exportation de crabe maximale autorisée (Tecma) de 4 250 tonnes. Le reste est destiné aux crabes congelés en morceaux, d’après ce qu’a annoncé le ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Jaco Chan Kit Waye, jeudi.

    Pour les crabes vivants, cette quantité d’envois représente une augmentation de 10% par rapport au quota réalisé par les exportateurs de crabes en 2024, indique-t-il. Celui-ci n’a pas été défini par le seul ministère, mais a fait l’objet d’une répartition en collaboration avec le groupement, rassure le ministre chargé de la pêche.

    Le ministre Jaco Chan Kit Waye annonce alors pour cette campagne l’instauration d’un prix plancher pour l’exportation de crabes. Bien que celui-ci n’est pas encore fixé, le membre du Gouvernement de la Refondation avance que le prix FOB du crabe vivant devrait se situer autour de 4 dollars.

    La filière crabe est par ailleurs en cours de régulation et d’ouverture. “L’objectif est de libéraliser le secteur, loin de toute corruption, afin que tous ceux qui sont prêts à s’investir dans l’exportation de crabes à Madagascar puissent y prendre part”, soutient le ministre Jaco Chan Kit Waye. C’est d’ailleurs l’accord qui a été établi avec le Groupement professionnel des exportateurs de crabes, précise-t-il.

    Ce groupement professionnel est actuellement constitué de 21 membres, dont deux nouvelles entreprises, selon son président Rocco Andriamiarisatrana. Trois sociétés ont pour leur part déjà déposé leur candidature, qui devront être examinées la semaine prochaine. “Cette candidature est ouverte aux personnes déjà titulaires de l’agrément de l’Autorité sanitaire halieutique (ASH), qui les autorise à exporter”, rappelle-t-il.

    Le Groupement des exportateurs de crabes indique qu’un représentant du ministère assiste son comité d’adhésion. Et ce, pour s’assurer que les travaux se fassent en toute transparence, sans corruption, et que le processus est ouvert et équitable pour tous. Ses membres s’engagent aussi mutuellement à respecter les règles et la charte convenues.

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  • PRÊTS BANCAIRES – Le commerce et le transport priorisés par les banques en termes d’octroi de crédits

    PRÊTS BANCAIRES – Le commerce et le transport priorisés par les banques en termes d’octroi de crédits

    Antananarivo, 12 Décembre, 11h25 – Gestion de risque et perspective de rendement. Ce sont des paramètres qui ont fait du commerce et du transport les piliers centraux du portefeuille des prêts des banques territoriales à Madagascar. Ce sont ces deux secteurs qui ont été priorisés par ces établissements dans leur octroi de crédits. C’est la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui en a fait part dans les résultats de sa dernière Enquête de conjoncture économique auprès du secteur bancaire.
     
    Les données du troisième trimestre illustrent cette concentration. Le secteur du commerce avait capté 24,6% des crédits, confirmant son rôle de débouché prioritaire. Le financement du “transport” avait également gagné en importance, en bénéficiant 17,4 % des crédits octroyés durant cette période. Une montée en puissance qui reflète une anticipation proactive de la dynamique logistique et des échanges de fin d’année.
     
    Plus significativement encore, les prévisions pour le quatrième trimestre de cette année confirment l’intensification de cette politique d’octroi. Les banques prévoient de continuer à prioriser les financements en faveur des activités de “commerce” et de “transport” pour les trois derniers mois de cette année, avec des proportions respectives de 28,9 % et 18,4 %. Les banques projetaient ainsi de dédier près de 47,3 % de leurs nouveaux financements cumulés pour ces secteurs.
    D’autres secteurs devraient également être privilégiés. C’est le cas de la “distribution pétrolière” et de l’“agriculture” qui devraient bénéficier respectivement de 10,5 % et 7,9 % des crédits bancaires. La majorité de ces banques territoriales avaient par ailleurs estimé que les demandes de crédit devraient progresser au cours du quatrième trimestre de 2025.