Catégorie : Économie
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EXPORTATION –19 nouveaux agréments d’exportation de vanille délivrés par le ministère du Commerce et de la consommation
Antananarivo, 5 Décembre, 14h25 – Une liste additive. Le ministère du Commerce et de la consommation a ajouté 19 autres sociétés exportatrices de vanille à la liste de celles autorisées à exporter ce produit durant la campagne 2025-2026.Il s’agit d’une liste additive, publiée suite à l’appel à manifestation d’intérêt du 10 novembre. Trente-quatre sociétés ont été réévaluées, selon un communiqué du ministère. Quinze d’entre elles doivent encore procéder à une dernière régularisation de leur situation. Un délai d’un mois leur a été accordé.Au total, le ministère du Commerce et de la consommation a délivré pour cette année 115 agréments pour l’exportation de vanille. Ce nombre pourrait encore augmenter si les quinze sociétés concernées régularisent leur situation dans le délai prescrit. Elles étaient 158 à avoir déposé leur demande dont 124 pour l’avis du 10 juin et 34 pour celui du 10 novembre.Le gouvernement avait indiqué que l’agrément pour l’exportation de vanille serait délivré à toutes les sociétés remplissant les critères. Ces dernières étaient soumises à des vérifications portant sur leur situation administrative et fiscale, ainsi que sur le rapatriement effectif des devises. -

PROJET MINIER – Energy Fuels réaffirme son engagement à développer le projet de sables minéralisés à Toliara
Antananarivo, 5 Décembre, 7h10 – Energy Fuels ne lâche pas l’affaire. La compagnie américaine de minerais critiques a réitéré son engagement à développer son projet de sables minéralisés à Toliara. Un projet qu’elle considère toujours “comme porteur d’un impact économique et social majeur pour la région”, d’après les dernières informations qu’elle a partagées.
La stratégie d’Energy Fuels n’a subi aucun changement de cap ni d’affaiblissement de ses standards, laisse entendre la compagnie. Elle annonce poursuivre le dialogue avec les communautés afin de mieux comprendre leurs points de vue, de partager des informations fiables et de répondre à leurs préoccupations”. La compagnie assure également conduire ce projet “selon les normes internationales les plus exigeantes, avec un suivi national et international de sa performance sociale et environnementale”.
Energy Fuels fait néanmoins part de quelques prérequis éthiques et techniques. “Pour permettre l’avancement du projet, il est essentiel de finaliser les études environnementales et sociales de référence ainsi que les travaux techniques en cours”, note-t-elle. Une disposition qui, d’après ses explications, est indispensable pour identifier et gérer de manière rigoureuse les impacts potentiels sur les populations et l’environnement.
Malgré l’engagement réaffirmé, la poursuite de ses investissements et la concrétisation des retombées économiques attendues de ce projet minier ne pourront avoir lieu qu’après la conclusion d’un accord d’investissement avec le gouvernement, souligne Energy Fuels. Elle insiste également sur l’établissement d’un environnement de coopération avec les communautés locales.
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HYDROCARBURES – Les prix du supercarburant et du gasoil augmentent de 110 ariary auprès des stations-services
Antananarivo, 5 Décembre, 6h15 – Hausse générale. Les trois produits blancs distribués auprès des stations-services ont tous connu une augmentation de prix pour ce mois de décembre. La hausse est de 110 ariary par litre pour le supercarburant et le gasoil. Le pétrole lampant subit également une augmentation mais légèrement inférieure, à +90 ariary. Ces ajustements ont été communiqués par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) et sont effectifs à partir du 5 décembre 2025.
Ainsi, le litre du supercarburant qui était proposé à 5 060 ariary au mois de novembre est désormais vendu à 5 170 ariary auprès des stations-services. Le gasoil passe également de 4 550 ariary à 4 660 ariary. Et le nouveau prix du pétrole lampant pour ce mois de décembre est de 3 490 ariary contre 3 400 ariary le mois précédent.
Ces évolutions de prix sont les résultats de l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Cette tendance à la hausse avait déjà été annoncée par l’OMH dans le bulletin d’information qu’il avait publié avant ces ajustements de prix.
Cet organe de régulation du secteur pétrolier aval rappelle que les prix des carburants évoluent chaque mois en fonction des prix de marché, dans le cadre de ce mécanisme d’ajustement automatique des prix. Et cette évolution dépend principalement de deux paramètres économiques que sont le cours mondial des produits pétroliers et les variations du taux de change entre l’ariary et le dollar américain.
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COMPÉTITIVITÉ – Madagascar parmi les cinq pays les moins attractifs dans le monde pour les talents
Antananarivo, 1er Décembre, 15h35 – L’Indice mondial de compétitivité des talents (GTCI) 2025, publié par l’Institut européen d’administration des affaires (Insead) et l’Institut Portulans, classe la capacité des pays à gérer leurs talents. Pour cette édition évaluant 135 nations, Madagascar obtient un rang très bas, se positionnant à la 131e place mondiale. Ce classement situe le pays parmi les quatre derniers de l’indice. À l’échelle africaine, la situation est tout aussi délicate : Madagascar se classe 32e sur les 35 pays du continent mentionnés dans l’étude. Ces chiffres mettent en évidence une faible performance structurelle dans l’attraction, le développement et la rétention du capital humain.
Ce classement s’inscrit dans un contexte où l’Afrique subsaharienne demeure globalement la région la moins performante du monde en matière de talents, affichant un score moyen d’environ 30,8 points. Cependant, la position de Madagascar au bas du tableau africain suggère que les défis sont plus marqués que chez ses pairs. Des nations comme l’Île Maurice (1ère en Afrique, 49e mondiale) et les Seychelles (2e en Afrique, 50e mondiale) dominent le classement continental, illustrant l’écart important qui sépare Madagascar des pays africains les plus attractifs.
Le faible score de Madagascar reflète des lacunes dans les piliers fondamentaux évalués par le GTCI, notamment la capacité à “faciliter”, « attirer », « développer » et « retenir » les talents. Selon les données du rapport, les faibles résultats découlent de contraintes structurelles importantes. Celles-ci incluent notamment des difficultés liées à la réglementation du marché du travail et un investissement insuffisant dans les écosystèmes d’innovation. Ces facteurs limitent la création d’opportunités de carrière et le développement des compétences avancées.
La 131e place mondiale met en lumière l’urgence d’orienter les politiques nationales vers une meilleure compétitivité. Des efforts doivent être menés pour renforcer l’environnement des affaires, simplifier la réglementation et investir dans la formation de la main-d’œuvre aux compétences numériques et technologiques. Améliorer la capacité du pays à développer et retenir ses talents, notamment les plus qualifiés, est une condition nécessaire pour améliorer significativement son classement et assurer sa position dans la compétition mondiale pour le capital humain.
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CONJONCTURE ÉCONOMIQUE – La proportion des entreprises anticipant un taux d’inflation supérieur à 10% presque doublée
Antananarivo, 30 Novembre, 19h15 – Pessimisme accru. La proportion des entreprises enquêtées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) prévoyant une inflation supérieure à 10% en fin d’année a presque doublé. Elle est passée de 23,8% en septembre à 46,8% en décembre 2025, selon ce qu’a rapporté la BFM dans les résultats de son Enquête sur la conjoncture économique pour le troisième trimestre.
Pour la Banque centrale, cette anticipation reflète “une montée des incertitudes quant à l’activité au quatrième trimestre” de cette année. Cette proportion des entreprises anticipant un taux d’inflation à deux chiffres devrait néanmoins diminuer à 39,5 % en mars 2026, annonçant une amélioration progressive des perspectives, avance la BFM.
Même la part des entreprises estimant que l’inflation se situerait entre 7,0 % et 10,0 % a suivi une tendance baissière sur la période de septembre 2025 à mars 2026. Elle s’est établie à 40,7 % en décembre et à 23,4 % en mars 2026. Et, la proportion d’entreprises “optimistes”, prévoyant une inflation inférieure à 7,0 %, a également diminué entre septembre et décembre 2025 avant d’augmenter en mars 2026.
Du côté de l’Etat, le ministère de l’Economie et des finances avait noté qu’avec le rythme de progression des prix qui a poursuivi son ralentissement en août 2025, ce département prévoit une inflation annuelle estimée à 7,65%. Ce qui s’aligne progressivement sur la prévision de 7,6% formulée par la BFM pour la fin de l’année.
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PROJET MINIER – La décision finale d’Investissement d’Energy Fuels à Toliara en sursis
Antananarivo, 30 Novembre, 15h45 – « Il est trop tôt pour déterminer si et dans quelle mesure les récents développements sociaux et politiques à Madagascar pourraient avoir une incidence, positive ou négative, sur le projet Toliara ». Energy Fuels a livré un point de situation de son projet d’exploitation minière à Ranobe dans ses résultats financiers pour le trimestre clos le 30 septembre 2025 qu’elle a publiés au début de ce mois de novembre.
La compagnie américaine de minerais critiques adopte ainsi une posture d’observation et de prudence. Elle s’abstient pour le moment de se prononcer sur les impacts réels et définitifs des changements de conjoncture socio-politique à Madagascar sur les perspectives ou le calendrier de développement de son projet, les conditions fiscales ou autres conditions appropriées qui y sont applicables ou sur sa capacité d’obtenir une décision finale d’investissement positive.
Energy Fuels rappelle qu’elle est en pourparlers avec le gouvernement malgache depuis son acquisition du projet Toliara en octobre 2024. Les discussions engagées devraient permettre d’établir le cadre juridique nécessaire au développement de ce projet minier, qui est une “condition préalable à la prise d’une décision d’investissement positive”, explique la compagnie. Elles ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’assurer la stabilité juridique et fiscale, certains avantages fiscaux et douaniers, les ajustements nécessaires aux règles de change, les protections contre l’expropriation et l’accès à l’arbitrage international pour le règlement des différends, détaille-t-elle.
Cette société minière avait également cherché à obtenir des éclaircissements sur les procédures existantes pour ajouter la monazite au permis d’exploitation minière du projet. Son permis lui autorise actuellement la production d’ilménite, de rutile et de zircon.
Les discussions récentes avec le gouvernement ont néanmoins porté sur la résolution de ces questions par le biais d’un accord d’investissement. Et celui-ci devra être approuvé par le Parlement ou par le biais de révisions de la législation malgache existante applicable aux investissements miniers à grande échelle.
En attendant, Energy Fuels continuera de suivre l’évolution de la situation à Madagascar. Elle annonce son intention de poursuivre son engagement auprès du gouvernement le moment venu.
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FONCTION PUBLIQUE – Le relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite parmi les solutions envisagées pour réduire le déficit de la caisse de retraite
La piste d’une retraite à 62 ou à 65 ans pour les agents de la Fonction publique de nouveau évoquée. L’option d’un relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite à 62 ou 65 ans est l’une des mesures envisagées par le Gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites. L’objectif est de garantir la pérennité du régime de la retraite ainsi que le note le ministère de l’Economie et des finances dans le Document budgétaire annexé au projet de loi des Finances initial (PLFI) 2026.
Comme en 2017, où cette disposition avait déjà été avancée, ce relèvement de l’âge de départ à la retraite est l’une des solutions placées sur la table pour faire face au déficit persistant de la Caisse de retraite civile et militaire (CRCM), déficit notamment dû à la réduction du nombre des cotisants, les recrutements étant ralentis voire gelés, alors que les départs à la retraite demeurent stables mais élevés. L’objectif des autorités est alors d’allonger la durée de cotisation et de réduire la pression sur les finances publiques.
Pour l’exercice de 2026, par exemple, le projet de loi de finances de 2026 prévoit d’allouer une subvention budgétaire de 372,30 milliards d’Ariary à la CRCM, soit une hausse de +76,09 milliards par rapport à 2025. Les autorités reconnaissent cependant que cette mesure entraînera inversement une augmentation plus marquée des dépenses de solde par rapport aux dépenses de pensions dans le budget de l’État.
D’autres mesures sont ainsi prévues, comme “l’affiliation des caisses de retraite publiques à l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), afin de renforcer la gouvernance et la transparence” ou encore la “révision de la majoration pour enfant (MPE) qui sera limitée à trois enfants pour réduire la charge budgétaire et taux plafonné à 15% pour éviter des coûts excessifs”. Il est également question de mettre en place une “politique active de gestion des effectifs, visant à maintenir un ratio cotisants/retraités équilibré grâce à une politique de recrutement cohérente”.
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TRANSPORT AERIEN – Le Plan Phénix de Madagascar Airlines avorté selon ministère des Transports
Antananarivo, 30 Novembre, 6h45 – Changement de cap radical dans le cockpit de Madagascar Airlines. Le Plan Phénix établi par les anciens dirigeants de la compagnie nationale pour son redressement est déclassé et abandonné. C’est le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, qui en a fait part à la presse, ce vendredi.
“Nous introduisons une vision radicalement nouvelle. Il est impératif de souligner que si nous maintenons l’approche précédente, nous ne réussirions pas ce redressement”, lance-t-il pour justifier cette disposition. Le changement stratégique qui va s’opérer vise principalement la réduction des coûts d’exploitation de la compagnie. “Tout gaspillage sera immédiatement stoppé. Si Madagascar Airlines est gérée de manière optimale, elle n’aura plus besoin de financements externes de la part des bailleurs de fonds”, avance le membre du gouvernement de la “Refondation”.
Un nouveau plan d’affaires devra ainsi être élaboré. C’est une tâche qui sera assurée par la nouvelle équipe dirigeante de Madagascar Airlines, composée des nouveaux membres de son Conseil d’administration et de son nouveau Directeur Général.
La compagnie fonctionne correctement à l’heure actuelle avec un “dirigeant responsable” aux manettes. Mais le renouvellement du Conseil d’administration de la compagnie nationale est déjà programmé. “Si tout se déroule comme prévu, ce nouveau CA sera mis en place dès la semaine prochaine et travaillera sur la nomination du nouveau directeur général qui sera impérativement de nationalité malgache”, souligne le ministre Juste Crescent Raharisone.
Madagascar Airlines restera par ailleurs concentrée sur les vols domestiques, selon le ministre des Transports. C’est le segment le plus rentable pour la compagnie, explique-t-il. En 2026, l’objectif minimal de résultat net que Madagascar Airlines doit dégager est de 10 millions de dollars, en se basant sur le trafic domestique. “C’est cet objectif qui permettra à la compagnie d’assurer de nouveaux investissements et d’entamer le remboursement de ses dettes. Si nous faisons preuve d’une discipline rigoureuse, ce résultat pourrait atteindre 15 à 20 millions de dollars, permettant ainsi d’apurer l’intégralité de sa dette sur une période d’environ dix ans”, conclut le ministre Juste Crescent Raharisone
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FINANCES – Un ralentissement des crédits bancaires constaté durant ces derniers mois
Antananarivo, 29 Novembre, 16h15 – Après une forte progression durant la première moitié de 2025 avec un pic à plus de 13% de croissance annuelle, les crédits bancaires montrent des signes de ralentissement au dernier trimestre selon la dernière décision de politique monétaire publiée par la Banky Foibe. Les données disponibles indiquent une décélération autour de 12%, alors que la demande de financement reste élevée dans les secteurs du commerce, de l’importation et de l’agroalimentaire.
Ce retournement intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de nouvelles mesures fiscales, en particulier la TVA de 20% appliquée depuis juillet 2025 sur les intérêts des crédits bancaires, une mesure qui modifie profondément l’équation économique des investisseurs emprunteurs. Car rappelons-le, les crédits aux particuliers sont exemptés de cette taxe.
Selon les établissements financiers, cette TVA renchérit immédiatement le coût du financement des entreprises. Parallèlement, la préparation de la loi de finances 2026, qui vise à supprimer près de 290 milliards d’ariary d’allègements fiscaux, entretient un climat d’incertitude. L’extension de la retenue à la source sur la TVA au secteur privé pourrait également peser sur la trésorerie des sociétés déjà fragilisées, accentuant la prudence des banques dans l’octroi de nouveaux crédits.
Les premières conséquences se ressentent dans la dynamique économique. Une hausse du coût du crédit combinée à un climat fiscal plus strict tend à réduire les projets d’investissement et à ralentir la consommation durable. Les secteurs dépendant des financements bancaires, comme l’immobilier, le commerce importateur ou l’industrie légère, ajustent leurs plans de production ou repoussent leurs expansions prévues.
Dans ce contexte, certaines entreprises petites ou moyennes envergures commencent à privilégier les institutions de microfinance, dans le cas où ces institutions sont épargnées par la TVA sur les intérêts, ce qui crée un déséquilibre structurel entre les différents segments du marché du crédit.
À court terme, la contraction du crédit pourrait amplifier les pressions sur la croissance économique. Le mécanisme traditionnel d’accélérateur financier montre que la réduction des financements disponibles entraîne une baisse de la demande, un ralentissement de l’investissement et un risque de montée du chômage, en particulier dans les zones urbaines dépendantes des activités de services et d’importation.
À moyen terme, si cette tendance se confirme, l’économie pourrait entrer dans un cycle de fragilisation marqué par une baisse de productivité, un recul des marges d’entreprises et une détérioration du climat d’affaires. Un scénario d’autant plus préoccupant que la reprise économique reste encore fragile.
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TRANSPORT FERROVIAIRE – La société Madarail obtient un prêt et dit adieu aux subventions
Antananarivo, 28 Novembre, 17h05 – Le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Crescent Raharisone, a mis en lumière la nouvelle approche du gouvernement face au secteur ferroviaire malgache, avec Madarail au centre des attentions. Face aux difficultés financières de la compagnie, qui voit sa capacité de transport d’hydrocarbures chuter de 15 000 à 18 000 tonnes à seulement 6 000 tonnes par mois, une décision a été prise. Plutôt qu’une subvention, un prêt sera rapidement débloqué pour Madarail. Ce financement vise à reconstituer des réserves de pièces essentielles, garantissant ainsi la disponibilité immédiate des équipements roulants pour un retour à une exploitation plus normale.
Le ministre a affirmé qu’il n’était plus acceptable de maintenir une entreprise en difficulté par des subventions régulières. L’objectif immédiat du prêt est d’assurer une capacité opérationnelle minimale pour Madarail, notamment pour le transport des produits pétroliers. Cette mesure d’urgence est complétée par une réflexion sur le renouvellement de la gouvernance de la compagnie, notamment au niveau du conseil d’administration.
Au-delà de la mesure d’urgence, le gouvernement compte sur un financement conséquent de la Banque mondiale, s’élevant à 130 millions de dollars, pour transformer durablement le secteur. Cette enveloppe est destinée à la rénovation de la voie ferrée et à des investissements majeurs dans le matériel roulant dont de nouvelles locomotives, des wagons, ainsi que la modernisation de certaines infrastructures clés. L’ambition derrière ces investissements massifs est de redynamiser concrètement le rail et, plus stratégiquement, de transférer une partie importante du trafic routier vers la voie ferrée, réduisant ainsi la pression sur les routes.
Le ministre a par ailleurs souligné que la stratégie de redressement ne se limite pas à la ligne TCE (Tananarive-Côte Est) exploitée par Madarail. La ligne FCE (Fianarantsoa-Côte Est) est également considérée comme une infrastructure vitale pour les populations locales, même si elle est confrontée à des risques d’interruption de service à cause de l’état des infrastructures. Le ministre insiste sur la nécessité de trouver une solution pérenne pour la FCE, dont la défaillance aurait un impact social et économique non négligeable.