Catégorie : Économie

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – L’Etat exige un “compromis sur les prix d’Internet” sans renoncer au droit d’accise et aux autres taxes

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – L’Etat exige un “compromis sur les prix d’Internet” sans renoncer au droit d’accise et aux autres taxes

    Antananarivo, 24 Novembre, 23h50 – L’Etat n’entend pas céder aux demandes de suppression de taxes et d’impôt formulées par les opérateurs en télécommunications comme condition de la baisse des prix d’Internet. Il exige des compromis, et annonce vouloir sévir si les opérateurs campent sur leur position. “Les opérateurs n’ont pas à imposer quoi que ce soit à l’Etat”, martèle le ministre de la Communication et de la culture Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony sur les chaînes audiovisuelles publiques ce lundi soir.

    A en croire les membres du gouvernement, des négociations sont en cours avec les opérateurs sauf qu’“ils ne demandent rien moins que la suppression de 215 milliards d’ariary d’impôts”, s’insurge le porte-parole du gouvernement au cours de l’émission spéciale sur le tarif d’Internet. Mais “le gouvernement refuse leur demande qui conditionne la baisse des prix d’Internet à la suppression des taxes”, poursuit-il.

    Selon les explications du ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, Mahefa Andriamampiadana, les opérateurs en télécommunications demandent la suppression du droit d’accise, de la taxe sur les transactions mobiles et des taxes sur les appareils téléphoniques de moins de 100 dollars. Le montant total de ces taxes tourne autour de 215 milliards d’ariary, soit un peu plus de 11% des chiffres d’affaires total qui se chiffraient à environ 1 938 milliards en 2024, indique le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Iouri Garisse Razafindrakoto.

    “Ce n’est pas l’Etat qui bloque, ce sont les opérateurs qui refusent de baisser les prix si ces taxes ne sont pas supprimées”, insiste le ministre de la Communication et de la culture. “Imaginez les conséquences de la suppression de ces taxes sur le budget de l’Etat”, ajoute-t-il encore. “Cela impactera directement sur les budgets de l’Education et de la Santé”, renchérit le ministre en charge des Télécommunications

    Mais au-delà, le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances indique qu’il est trop tard pour faire entrer de nouvelles dispositions dans la loi de finances de 2026. “Le texte est déjà en cours d’examen et d’adoption et cela n’est plus possible d’insérer de nouvelles dispositions”, informe Iouri Garisse Razafindrakoto. Il évoque également des risques selon lesquels le retrait de ces recettes du budget de l’Etat ne pourra pas être compensé pour couvrir les dépenses prévues.

    Malgré son refus de céder aux demandes des opérateurs, le gouvernement affirme ne pas encore vouloir couper les ponts. “Les négociations se poursuivent mais s’ils n’acceptent pas le compromis, nous prendrons des mesures comme le prévoient les textes”, assure Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony. A l’entendre, l’Etat serait prêt à “appliquer la loi et à ouvrir le secteur à la concurrence”. “Nous l’avons déjà fait avec Starlink”, souligne le ministre qui appelle les opérateurs intéressés par le secteur des télécommunications, nationaux ou étrangers, à se préparer pour cette éventualité.

  • RESSOURCES STRATÉGIQUES – Le Général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo à la tête de l’OMNIS

    RESSOURCES STRATÉGIQUES – Le Général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo à la tête de l’OMNIS

    Antananarivo, 24 Novembre, 17h30 – Un militaire à la tête des ressources stratégiques. C’est le général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo qui est désormais le directeur général de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis). Il succède à Nantenaina Rasolonirina, qui avait assuré cette fonction en intérim pendant quelques années. Et la passation de service entre les deux responsables a eu lieu ce lundi.

    Protéger la souveraineté par l’intransigeance, agir avec équité pour le développement durable, et moderniser l’Omnis par la rigueur et le management de la Qualité. Ce sont les mots d’ordre d’une grande fermeté que l’officier général a formulés. “Nous sommes tous intransigeants quant à la protection de notre patrimoine national, en particulier s’agissant des minerais critiques et de nos ressources stratégiques. Nous sommes conscients que ces richesses sont intrinsèquement liées à notre souveraineté nationale”, lance-t-il.

    Le nouveau directeur général de l’Omnis indique que sa démarche suit les orientations du Gouvernement, la politique générale de l’État et la stratégie définie par le ministère des Mines et des ressources stratégiques, qui est d’assurer au mieux la sécurisation de nos ressources naturelles et leur utilisation équitable. “Nous agissons dans une perspective de développement durable, veillant aux intérêts de la population actuelle et des générations futures”, rassure-t-il.

    Le général de Brigade Tsilavonjato Honoré Andriantaolo avance par ailleurs la mise en place de méthodes de travail conformes aux standards modernes du management de la qualité, en accordant la priorité absolue à la pérennité et à l’épanouissement de l’Omnis. Il se dit néanmoins conscient de certaines appréhensions de la part d’une partie de ses collaborateurs, notamment avec sa position. “Il faut considérer ma nature militaire sous son angle positif. Un militaire est synonyme de respect de la discipline, d’anticipation, de résilience face aux difficultés et d’engagement sans faille”, se défend-il.

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – Une émission spéciale avec quatre ministres pour évoquer les tarifs d’Internet

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – Une émission spéciale avec quatre ministres pour évoquer les tarifs d’Internet

    Antananarivo, 24 Novembre, 14h10 – Quatre membres du gouvernement pour évoquer un sujet à polémique. Réagissant aux publications portées sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, le gouvernement annonce une émission spéciale sur les tarifs de la connexion Internet. Celle-ci sera diffusée ce lundi soir à 20h sur les chaînes audiovisuelles publiques et impliquera quatre ministres.

    Selon un communiqué du ministère de la Communication et de la culture, le plateau des chaînes publiques accueillera le ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, celui de l’Economie et des finances, celui de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique et celui de la Communication et de la culture qui assume également les fonctions de porte-parole du gouvernement.

    Depuis plusieurs jours, des voix s’élèvent sur les réseaux sociaux, pointant du doigt les trois principaux opérateurs en télécommunications du pays et réclamant la baisse des tarifs Internet. Mais les demandes sont formulées dans le cadre d’une campagne de dénigrement de la communauté malgache d’origine indienne dont un membre est l’actionnaire majoritaire d’une des trois sociétés de télécommunications.

    En avril 2024, la fixation par décret d’un prix plancher du Gigaoctet de data mobile à 0,95 dollar a suscité un tollé. Le gouvernement est ensuite revenu sur sa décision mais les prix n’ont pas baissé pour autant. Les opérateurs, pour leur part, ont toujours demandé la suppression des droits d’accise actuellement à 8% pour pouvoir baisser le prix de la connexion Internet.

  • COMMERCE – Des acteurs de la filière vanille proposent huit solutions pour la résolution des problèmes de cette épice

    COMMERCE – Des acteurs de la filière vanille proposent huit solutions pour la résolution des problèmes de cette épice

     

    Antananarivo, 24 Novembre, 11h15 – De nombreuses propositions ont été soumises aux responsables étatiques durant les deux jours de l’atelier dédié à la filière vanille, clôturé samedi à Sambava. Selon la région Sava, ces propositions ont été regroupées en huit grandes lignes de solutions pour sauver la filière.

    En première position figure la mise en place d’un cadre de prix plus harmonisé. Le prix actuel, jugé très bas, résulte notamment de la surproduction. C’est pourquoi les acteurs de la filière préconisent une meilleure gestion des stocks et des mesures de prévention de la surproduction. Le prix de la vanille, la date d’ouverture de la campagne et l’octroi des licences d’exportation ont aussi été parmi les sujets dominants de l’atelier.

    Les participants demandent également la délivrance d’autorisations d’exportation pour tous ceux qui répondent aux exigences. Parmi leurs propositions figurent la réforme de la gouvernance de la filière, le renforcement de la traçabilité ainsi qu’une meilleure accessibilité des services, notamment par leur décentralisation. Ils soulèvent aussi la question de la fiscalité, des ristournes, des obligations administratives et du renforcement des associations de planteurs et des coopératives.

    L’État, représenté par le lieutenant-colonel Gervais Randriamiarintsoa, haut conseiller à la Présidence, ainsi que par la ministre du Commerce et de la consommation, Michela Andriamadison, a annoncé la création d’un comité technique chargé d’examiner en détail toutes les propositions émanant des planteurs, collecteurs, préparateurs et opérateurs de la filière. Ce comité regroupera les techniciens de tous les ministères concernés. L’objectif est de maîtriser le prix de la vanille dans l’intérêt de l’ensemble des acteurs.

  • APPUIS AUX ENTREPRISES – La chaîne de valeur de l’accompagnement comme moteur du renouveau entrepreneurial

    APPUIS AUX ENTREPRISES – La chaîne de valeur de l’accompagnement comme moteur du renouveau entrepreneurial

    Antananarivo, 24 Novembre, 8h45 – L’écosystème entrepreneurial en pleine maturation. Bien que le décalage statistique en termes de création d’entreprise reste criant, la chaîne de valeur de l’accompagnement des entreprises à Madagascar commence à se structurer. Un constat du directeur exécutif du Centre d’excellence en entrepreneuriat (Ceentre), Riveltd Rakotomanana, qu’il a partagé mercredi lors d’une rencontre avec la presse, organisée dans le cadre de la célébration de la Semaine mondiale de l’Entrepreneuriat.

    Cette chaîne de valeur de l’accompagnement des entrepreneurs est composée de plusieurs étapes essentielles, rappelle-t-il. Elle part de la sensibilisation, qui vise à informer les jeunes sur les alternatives au fonctionnariat et au salariat classique, afin qu’ils s’orientent vers la création d’entreprise. Vient ensuite la préincubation durant laquelle l’entrepreneur explore et valide l’idée de projet nécessaire à son lancement. S’en suit l’incubation marquée par la structuration de l’entreprise avec le produit ou le service à commercialiser sur le marché. Et enfin l’accélération qui est la phase où l’entreprise est déjà pérenne et vise une croissance rapide et une mise à l’échelle, expose Riveltd Rakotomanana.

    Madagascar compte actuellement moins d’une quarantaine de structures d’accompagnement en entrepreneuriat (SAE). Une avancée notable est déjà constatée sur le volet sensibilisation, notamment grâce aux influenceurs et aux programmes de sensibilisation menés dans les écoles et les universités. Les difficultés apparaissent toutefois dès la préincubation, et s’accentuent particulièrement dans l’accélération d’entreprises, note le directeur exécutif du Ceentre. Par ailleurs, certaines SAE déclarent faire de l’accélération. Mais elles ne correspondent pas toujours aux règles de cette fonction, qui exige que l’entreprise dispose déjà d’un modèle d’affaires établi et stable, regrette-t-il.

    Les Partenaires techniques et financiers (PTF) ont déjà pris conscience du potentiel d’action au niveau des SAE, notamment les incubateurs, les accélérateurs et les Chambres de commerce et d’industrie. Un effort accru reste toutefois nécessaire pour développer l’écosystème entrepreneurial du pays, insiste Riveltd Rakotomanana.

    Aussi, pour appuyer les entités et projets entrepreneuriaux, le Ceentre propose un accompagnement structuré destiné aux SAE, établissements scolaires et universitaires, entreprises et institutions. L’offre inclut des diagnostics organisationnels, un accompagnement personnalisé, un renforcement de compétences et lE développement de programmes adaptés. Et ce, dans l’objectif de professionnaliser les structures d’appui et améliorer la qualité des services offerts aux entrepreneurs.

  • COOPERATION – Dernière ligne droite vers un Accord de partenariat économique global entre Madagascar et l’Union Européenne

    COOPERATION – Dernière ligne droite vers un Accord de partenariat économique global entre Madagascar et l’Union Européenne

    Antananarivo, 23 Novembre, 11h45 – Un round potentiellement décisif. Les négociations actuelles pourraient être la dernière ligne droite vers la finalisation de l’Accord de partenariat économique (APE) complet entre Madagascar et l’Union Européenne. L’objectif affiché par les parties est la conclusion très rapide de cet APE définitif, avec l’espoir d’une signature dans les semaines à venir. C’est l’ambassadeur Roland Kobia qui a fait part de cette avancée, lors de la 8ème table ronde économique avec l’Union européenne.

     

    Madagascar est déjà signataire d’un Accord de partenariat économique intérimaire (APEI) avec l’UE et certains pays de l’Afrique Orientale et Australe (AfOA) depuis plusieurs années. Cet accord intérimaire a déjà permis aux produits malgaches d’accéder au marché européen en franchise de droits et de contingents. Et les négociations actuelles visent à transformer cet accord intérimaire en un APE complet et plus vaste, couvrant davantage d’aspects de la coopération économique.

     

    “Nous avons déjà discuté avec les autorités de Madagascar de la conclusion rapide de cet accord qui va élargir les bénéfices pour la Grande île. Nous allons aller au-delà d’un accord qui se concentre sur les biens de consommation et l’élargir vers les services, vers les investissements, vers les règles d’origine”, lance l’ambassadeur Roland Kobia.

     

    Le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, avait déjà fait part des avancées concrètes des collaborations de Madagascar avec ses Partenaires techniques et financiers. Ce membre du Gouvernement avait annoncé la signature prochaine d’accords avec ces bailleurs de fonds, notamment avec l’Union Européenne, dans le cadre de ce processus. “Ces derniers participeront activement à la mise en œuvre de la relance économique prévue pour l’année à venir”, avait indiqué le ministre Herinjatovo Ramiarison, à l’issue de la présentation du projet de loi des Finances initiale (PLFI) 2026, à l’Assemblée nationale.

  • NAVIGATION AÉRIENNE – Madagascar défend ses intérêts nationaux et régionaux à la 76ème réunion extraordinaire du Comité des ministres de l’Asecna

    NAVIGATION AÉRIENNE – Madagascar défend ses intérêts nationaux et régionaux à la 76ème réunion extraordinaire du Comité des ministres de l’Asecna

    Antananarivo, 23 Novembre, 10h45 – Plus qu’un simple validateur. Madagascar ne s’est pas contenté de se pencher sur les documents stratégiques sur l’aviation africaine qui lui étaient présentés durant la 76ème réunion extraordinaire du Comité des ministres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) à Dakar. La Grande île s’y est surtout activement positionnée pour défendre ses intérêts nationaux et régionaux. Et c’est le ministre des Transports et de la météorologie, Juste Créscent Raharisone, qui avait porté la voix du pays à ce rendez-vous.

     

    Ce membre du gouvernement de la “Refondation” avait axé son intervention sur des principes clés, dont entre autres une meilleure prise en compte des besoins de Madagascar, en insistant sur l’intégration des spécificités des services de navigation aérienne malgaches au cœur de la planification de l’Asecna. Le ministre Juste Créscent Raharisone avait également insisté sur une répartition plus équitable des investissements, tout en plaidant pour des solutions de financement équilibrées.

     

    Étant parmi ses 19 États membres de l’Asecna, Madagascar avait à examiner et consolider les instruments qui lui étaient présentés lors de cette réunion extraordinaire. Il s’agit du Plan d’orientation stratégique 2026–2035 fixant le cap décennal pour une aviation moderne pour cette Agence. Il y a aussi le Plan de services et d’équipements 2026–2030 pour la concrétisation des investissements nécessaires et les mécanismes de financement indispensables à la mise en œuvre de ces ambitieux programmes.

     

    Ce sont des documents qui définissent la feuille de route de l’Asecna pour une aviation plus moderne, plus sûre et plus souveraine. Et Madagascar se dit pleinement engagée pour un ciel africain plus sûr, mieux équipé et au service de son développement.

  • ENERGIE – Les autorités évoquent un sabotage derrière les coupures d’électricité dans de nombreuses localités d’Antananarivo samedi

    ENERGIE – Les autorités évoquent un sabotage derrière les coupures d’électricité dans de nombreuses localités d’Antananarivo samedi

    Antananarivo, 23 Novembre, 8h45 – Les autorités indiquent que la Jirama est “réduite à jouer aux pompiers”. Non pas tellement pour calmer la colère populaire suite aux longues coupures d’électricité qui ont sévi dans une grande partie de la Capitale samedi, mais pour réparer les pannes d’électricité qualifiées d’“anormales” sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).

     

    “En cinq jours, il y a eu plus de 17 poteaux endommagés, beaucoup de lignes coupées et beaucoup de transformateurs qui ont sauté”, rapporte le ministre de l’Energie et des hydrocarbures samedi sur la chaîne de télévision publique. A l’entendre, “il y a eu moins de matériels endommagés depuis le début de l’année jusqu’en octobre qu’entre fin octobre et maintenant”. Il parle d’“actes de sabotage” sachant que “des pannes surviennent ici alors qu’elles viennent d’être résolues là-bas”.

     

    Les autorités sont d’autant plus convaincues d’être face à des sabotages que le délestage a été résolu ces derniers jours. “Andekaleka tourne maintenant en pleine puissance avec une production de 116MW”, insiste le ministre. A l’entendre, le gap n’est plus que de 5MW à 10MW sur le réseau interconnecté d’Antananarivo, et que toute insuffisance est immédiatement compensée par les centrales thermiques.

     

    Pour l’instant, ces centrales sont suspendues, ce qui permet d’économiser dans l’achat de carburants, insistent les autorités. La Jirama indique également que les centrales solaires injectent actuellement jusqu’à 5MW d’électricité sur le RIA. Depuis quelques jours, la Jirama ne publie plus de programme de délestage mais rapporte de nombreux dépannages.

     

    Pour les cas d’Ambohipo et des environs de Tsimbazaza où des manifestations ont eu lieu samedi soir, la compagnie nationale d’eau et d’électricité évoque une fuite de gaz sur le disjoncteur de la ligne vers Ambohipo sur la sous-station Tana-Sud. Dans la foulée des dépannages, la Jirama annonce ce dimanche matin une panne sur le transformateur d’Ankadikely Ilafy.

  • FORMALISATION – L’État prévoit d’abaisser à 3% l’Impôt synthétique pour les petits contribuables nouvellement immatriculés

    FORMALISATION – L’État prévoit d’abaisser à 3% l’Impôt synthétique pour les petits contribuables nouvellement immatriculés

    Antananarivo, 22 Novembre, 10h45 – Le projet de Loi de finances initiale (PLFI) 2026 introduit une mesure fiscale incitative visant à encourager la formalisation des petites entreprises. Il propose d’abaisser à 3 % le taux de l’Impôt Synthétique (IS) applicable aux nouveaux adhérents qui se formalisent auprès des Centres de Gestion Agréés (CGA) durant leurs premiers exercices et aux nouveaux contribuables (prestataires ou fournisseurs de biens et services) nouvellement immatriculés fiscalement par leurs propres clients.

     

    Cette disposition devrait favoriser la transition des activités informelles vers le secteur formel, en réduisant le coût fiscal d’entrée pour les petits opérateurs économiques. Le taux normal de l’Impôt synthétique est de 5 % du chiffre d’affaires pour les contribuables non adhérents à un CGA ou ne bénéficiant d’aucune réduction spécifique. En cas d’adoption de la réforme, un taux réduit de 3 % serait appliqué aux nouveaux contribuables concernés. Ce taux serait applicable uniquement pendant les premiers exercices fiscaux suivant leur formalisation ou leur immatriculation.

     

    Ce taux de 3% s’applique donc spécifiquement aux nouveaux adhérents se formalisant auprès des CGA, dont les personnes ou entreprises dans l’informel qui entreprennent les démarches pour leur formalisation. Cette disposition devrait également s’appliquer aux nouveaux contribuables nouvellement immatriculés, à savoir les prestataires ou fournisseurs de biens et services qui sont incités à se faire immatriculer fiscalement par leurs clients.

     

    L’Impôt Synthétique est un régime fiscal simplifié destiné aux petites entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 400 millions d’ariary. Cet impôt est libératoire de l’Impôt sur le revenu et d’autres impôts professionnels. Il se calcule en appliquant directement un pourcentage (5 % ou 3 % en cas de réduction) sur le chiffre d’affaires déclaré.

  • ENVIRONNEMENT – L’Etat étudie la possibilité de vente des stocks de bois de rose

    ENVIRONNEMENT – L’Etat étudie la possibilité de vente des stocks de bois de rose

    Antananarivo, 22 novembre, 10h00 – La vente des stocks de bois de rose de nouveau sur la table. Les autorités indiquent réfléchir sur la faisabilité de leur vente. “Si c’est faisable, on va les vendre, d’une manière normale, licite et transparente comme c’est le cas avec la vanille”, affirme le Lieutenant-Colonel Gervais Andriamiarisoa, Haut conseiller de la Refondation, vendredi à Sambava.

    L’officier supérieur reconnaît l’existence d’une étude de cession des stocks en question devant les acteurs économiques et autorités locales. “On l’a confiée à la Primature et au ministère de l’Environnement et des eaux et forêts [ministère de l’Environnement du développement durable]”, affirme-t-il.

    Le Haut conseiller de la Refondation répond à une demande formulée par le député Issa Charles “Bora Réglage” Ibrahim. “Vous êtes déjà nombreux à venir au palais d’Iavoloha se plaindre sur ce dossier”, rapporte-t-il avant de prévenir sur les limites de la démarche. “Nous sommes dans un Etat de droit. Nous sommes soumis à la Constitution”, prévient-il.

    Le député Issa Charles “Bora Réglage” Ibrahim demande “à ce qu’on procède rapidement [à la vente] car beaucoup [des rondins] commencent à pourrir. Nous demandons à ce que l’argent collecté de l’exportation puisse servir à réhabiliter l’université [d’Antsiranana] (…) [qui] est le plus en mauvais état à Madagascar”, plaide le parlementaire élu à Antsiranana.

    Les gouvernements successifs avaient tenté de liquider les stocks de bois de rose “élastiques”, saisis ou déclarés, sans réussite. Ils se sont heurtés à l’exigence de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) qui veille sur le commerce international des animaux et des plantes menacés d’extinction.

    Les cyclones avaient provoqué la dévastation des forêts et la destruction des arbres comme le bois de rose. Des profiteurs s’engouffrent dans la brèche pour abattre et vendre les bois précieux sous prétexte de nettoyage et de récupération des ressources forestières. Le trafic de bois de rose a pris de l’ampleur après la crise politique de 2009. L’interdiction de la coupe, du déplacement de vente des bois précieux avaient conduit à la constitution de stocks de bois précieux destinés à l’exportation.