Catégorie : Économie

  • TRANSPARENCE MINIÈRE – Madagascar placé sous vigilance accrue par le Conseil d’administration de l’Itie

    TRANSPARENCE MINIÈRE – Madagascar placé sous vigilance accrue par le Conseil d’administration de l’Itie

    Antananarivo, 28 Novembre, 8h45 – Le Conseil d’administration de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) est convenu de placer la Grande île sous vigilance accrue pendant une période d’un an. L’instance dirigeante de cette organisation tripartite sur la transparence minière indique avoir pris cette décision “suite à la prise de pouvoir par les militaires à Madagascar”. Le pays dispose de cette période pour remplir les conditions lui assurant d’éviter sa suspension de l’Itie.

    Il s’agit d’une réponse délivrée par l’Itie en cas de renversement d’un gouvernement dans un de ses pays membres. Et c’est une disposition qui entre dans sa politique sur l’engagement de ses membres qui sont en proie à une instabilité politique ou à un conflit.

    La soumission d’un pays à une vigilance accrue est décidée par l’Itie lorsque son Conseil d’administration estime avoir besoin de plus de temps pour évaluer la situation dans ce pays avant de parvenir à une décision. Ce Conseil peut décider d’une étape préliminaire avant la suspension.

    Pour le cas de la Grande île, ce Conseil d’administration a chargé le Secrétariat international de l’Itie de suivre de près l’engagement et les progrès de Madagascar en matière d’adhésion à ses principes et à ses exigences. S’il devient manifestement clair que des aspects importants des principes et des exigences de l’Itie ne sont pas respectés jusqu’au mois de novembre 2026, ce Conseil d’administration envisage de suspendre Madagascar, note l’Organisation.

    Le Comité national Itie-Madagascar qui s’est réuni, vendredi dernier, indique avoir pris acte de la décision du Conseil d’administration, qui entérine les efforts à fournir pour renforcer la mise en œuvre de la Norme Itie. Ce Comité a par ailleurs procédé à l’examen du Rapport Itie initial pour l’exercice 2023, incluant le cadre juridique et institutionnel, les données de production du secteur minier et celui des hydrocarbures amont avec valeur estimée à la commercialisation, les recettes générées par le secteur extractif, la contribution du secteur dans la caisse de l’État, la contribution à l’emploi et les dépenses sociales et environnementale.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • PARTENARIAT – Les financements de la Banque mondiale à aligner aux priorités de la “Refondation”

    PARTENARIAT – Les financements de la Banque mondiale à aligner aux priorités de la “Refondation”

    Antananarivo, 28 Novembre, 7h30 – Les ressources devraient être affectées en réponses aux attentes des citoyens. C’est pourquoi le ministre de l’Économie et des finances, le Dr Herinjatovo Ramiarison, insiste pour que les financements de la Banque mondiale soient alignés aux priorités politiques et stratégiques du Gouvernement de la “Refondation”. Et c’est un point sur lequel il est revenu lors de la Revue du portefeuille des projets financés par cette institution de Bretton Woods au pays.

     

    Madagascar a déjà fixé ses priorités. Il s’agit entre autres de l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’électricité, le renforcement de la santé, l’éducation et la sécurité afin de restaurer la dignité de la population. L’objectif est désormais d’accélérer la mise en œuvre des projets et de garantir des résultats concrets sur le terrain, comme convenu par les parties prenantes.

     

    Le Cadre de partenariat pays (CPF) pour Madagascar pour la période 2023-2027 avait déjà défini la stratégie de la Banque mondiale pour accompagner les efforts du pays en faveur d’une croissance inclusive et résiliente. Ce cadre stratégique met l’accent sur trois priorités qui sont l’élargissement des opportunités d’emploi, l’amélioration de l’équité dans l’accès aux services publics, et le renforcement de la résilience face aux chocs.

     

    Le portefeuille actif de la Banque mondiale à Madagascar s’élevait à 3,5 milliards de dollars, répartis entre 17 projets nationaux et cinq opérations régionales en Février 2025. Les infrastructures représentent la part la plus importante, suivies du développement durable, du développement humain et de la croissance équitable, des finances et des institutions, détaille cette institution financière.

     

    La Banque Mondiale et le Gouvernement malgache, représentés par le Ministre de l’Économie et des Finances (MEF) et d’autres ministères sectoriels, ont procédé jeudi à la Revue du Portefeuille des projets financés par cette institution de Bretton Woods à Madagascar.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • JIRAMA – Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures évoque la possibilité de rupture d’accord avec des fournisseurs en cas de contrat léonin avéré

    JIRAMA – Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures évoque la possibilité de rupture d’accord avec des fournisseurs en cas de contrat léonin avéré

    Antananarivo, 27 novembre, 20h00 – Un courage politique affiché. Ny Ando Jurice Ralitera, ministre de l’Energie et des hydrocarbures promet des mesures fermes en cas de contrats lésant la Compagnie d’eau et d’électricité (Jirama) par rapport à ses fournisseurs d’énergie.

    “Ces contrats [entre la Jirama et les fournisseurs d’électricité et loueurs de groupes thermiques] seront résiliés s’ils désavantagent la population”, assure le membre du gouvernement lors de son passage devant les députés, jeudi à l’Assemblée nationale. “Il n’y aura pas de gêne pour rompre [les contrats]”, poursuit-il à Tsimbazaza, en présence des représentants de plusieurs sociétés fournisseurs d’électricité à la Jirama.

    Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures fait part de l’existence d’audit, entre autres, sur les contrats entre la Jirama et ses fournisseurs d’électricité et loueurs de groupes thermiques. “On a mis en place une task force”, informe Ny Ando Jurice Ralitera, pour examiner ces contrats. Ce groupe de travail comprend des représentants de plusieurs ministères, ceux du Bureau du Premier ministre et ceux de la présidence de la Refondation.

    Ron Weiss, directeur général de la Jirama, s’est déjà exprimé sur la question relative à ces contrats. Il avait affirmé avoir bouclé la révision de la moitié des accords et avait assuré qu’il était “contre tout favoritisme” sur les dispositions liant la compagnie d’eau et d’électricité et ses fournisseurs d’électricité et loueurs de groupes thermiques.

    Fidèle Razarapiera, vice-président de l’Assemblée nationale, s’est attaqué en premier lieu au contrat de Ron Weiss, dont le départ est réclamé par une partie des syndicats de la Jirama. “C’est un contrat léonin, donc il faut le résilier”, assène le parlementaire, faisant référence au salaire du DG de la Jirama, en s’adressant au ministère de l’Energie et des hydrocarbures.

  • CARBURANTS – Madagascar affiche le prix du gasoil parmi les plus bas au monde selon l’OMH

    CARBURANTS – Madagascar affiche le prix du gasoil parmi les plus bas au monde selon l’OMH

    Antananarivo, 27 Novembre, 18h35 – Le prix du gasoil qui est proposé actuellement à 4 550 ariary par litre auprès des stations-services figurerait parmi les pays bas au monde. L’Office malgache des hydrocarbures (OMH) a livré cette comparaison, en indiquant se référer aux prix de ce produit pétrolier le 10 novembre 2025. Madagascar se range même aux côtés des pays producteurs de pétrole ou des pays où ce produit est fortement subventionné, d’après cet organe de régulation du secteur pétrolier aval.

    L’OMH note également que la Grande île propose du gasoil moins cher que dans d’autres pays africains de sa région d’appartenance. L’Office des hydrocarbures parle du Gabon, de la République démocratique de Congo, du Botswana, du Mozambique, de l’Afrique du Sud, de Maurice, du Kenya, des Seychelles ou du Zimbabwe.

    Le prix du gasoil à Madagascar figure parmi les plus bas au monde grâce au mécanisme d’ajustement des prix des carburants, explique l’OMH. Il s’agit, rappelle cet organe de régulation, d’un mécanisme visant à ajuster mensuellement les prix de ces produits pétroliers vendus à la pompe, en fonction des cours mondiaux des produits pétroliers et des variations du taux de change entre l’Ariary et le Dollar américain.

  • SECTEUR BANCAIRE – Les dirigeants d’AFG Holding à Madagascar pour inaugurer la quatrième agence d’AFG Bank sur la Grande île

    SECTEUR BANCAIRE – Les dirigeants d’AFG Holding à Madagascar pour inaugurer la quatrième agence d’AFG Bank sur la Grande île

    Antananarivo, 27 Novembre, 16h10 – Une agence d’AFG Bank Madagascar à Tanjombato. L’inauguration de cette nouvelle agence de la banque malgache filiale du conglomérat ivoirien Atlantic Group s’est tenue en présence du directeur général d’AFG Holding, Sionlé Yeo. L’occasion pour le groupe d’annoncer l’ouverture prochaine de deux nouvelles agences, à Andranomena à Antananarivo et à Toliara.

    Dans son discours, Sionlé Yeo a salué “le potentiel du marché bancaire malgache”, indiquant que la banque entend y déployer de nouvelles solutions destinées aussi bien aux entreprises qu’aux particuliers. Selon lui, l’expansion du groupe dans l’océan Indien s’inscrit dans la continuité des résultats “encourageants” obtenus en Afrique centrale et de l’Ouest, où AFG Holding est désormais présent dans quatorze pays.

    Le dirigeant a souligné le caractère “singulier” du marché malgache pour Atlantic Group, Madagascar étant le seul pays où l’ensemble des activités du conglomérat est représenté. Oute la banque via AFG Bank Madagascar, le groupe est également présent dans le secteur de la microfinance grâce à l’acquisition d’Accès Banque Holding, dans celui de l’assurance avec AFG Assur, dans l’industrie à travers un projet de cimenterie à Toamasina, et dans les mines avec un projet d’exploitation de calcaire à Toliara. Ces investissements représentent aujourd’hui environ 1 000 emplois directs dans le pays. Mais le groupe prévoit de porter ce chiffre à 5 000 lorsque l’ensemble des projets aura atteint sa phase opérationnelle.

    Interrogé sur les relations du groupe ivoirien avec l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga, Sionlé Yeo dément “toute participation” du PDG de Sodiat Maminiaina Ravatomanga dans le capital d’AFG Bank Madagascar. “L’unique bénéficiaire final de la filiale reste le fondateur du groupe, Koné Dossongui”, martèle-t-il. A l’entendre “les liens entre la banque et Maminiaina Ravatomanga se limitent au cadre consulaire”, l’homme d’affaires malgaches ayant été consul honoraire de la Côte d’Ivoire à Madagascar jusqu’à il y a une dizaine de jours.

  • TARIF INTERNET – La baisse de 50% des forfaits les plus utilisés proposée par les opérateurs reste insuffisante, selon le gouvernement

    TARIF INTERNET – La baisse de 50% des forfaits les plus utilisés proposée par les opérateurs reste insuffisante, selon le gouvernement

    Antananarivo, 27 Novembre, 9h30 – “Trois petites offres conditionnées et temporaires”. Après avoir dénoncé la demande de suppression de taxes formulée par les opérateurs en télécommunication, le gouvernement rend publique la proposition de baisse de tarifs que ceux-ci auraient faite en échange. Les opérateurs auraient proposé que le forfait de 3 000 ariary passe à 1,1 Go, celui de 5 000 ariary à 2,5 Go et celui de 10 000 ariary à 5,5 Go, indique un communiqué conjoint publié mercredi par le ministère du Développement numérique, des postes et de la télécommunication, le ministère de l’Economie et des finances et le ministère de la Communication et de la culture.

    Comparée au prix actuel de ces forfaits, la proposition que les autorités attribuent aux opérateurs est de 50%, sachant que 3 000 ariary permettent actuellement d’obtenir 550 Mo de data mobile, 5 000 ariary donnent droit à 1,02 Go de data mobile et 10 000 ariary à 2,25 Go. Mais selon le communiqué des trois ministères, ces offres “ne garantissent aucune réduction durable, et pour certaines, imposent l’usage du mobile money”. “Elles ne concernent pas non plus, ni les forfaits majeurs ni les usages essentiels : éducation, recherche, information, services administratifs et financiers”, s’insurgent-ils encore. Pour les autorités, les baisses des prix doivent être “réelles, simples, visibles et applicables immédiatement sur les forfaits que les Malgaches utilisent au quotidien”.

    Les trois ministères s’indignent d’autant plus que “les ménages à faibles revenus paient l’internet beaucoup plus cher que les plus riches”. Ils dénoncent les prix actuels qui font que “pour un Malgache qui n’a que 500 Ar par jour à consacrer à la connexion, 1 Go lui revient à 5 000 Ar”, alors que “pour une personne capable d’acheter un forfait de 200 000 Ar, 1 Go lui revient à seulement 2 000 Ar”. Ils parlent d’une “situation injuste et socialement intenable” qui “pénalise les jeunes, les familles modestes, les ruraux, précisément ceux que le numérique devrait aider à sortir de la précarité”.

    Le même communiqué rappelle, par ailleurs, le refus du gouvernement d’accéder à la demande de suppression des taxes additionnelles, qu’il qualifie de “taxes structurantes du secteur”. L’effacement des taxes devant être inclus dans la loi de finances, les trois ministères estiment “inacceptable” “cette pression exercée pour modifier, à la dernière minute, les règles fiscales du pays”. Evoquant la garantie de 400 milliards d’ariary de recettes fiscales pour 2026 soulevée par les opérateurs, ils parlent de “projections d’intérêts privés sur lesquelles l’Etat ne peut inscrire sa politique budgétaire”.

    Contactés, les opérateurs n’ont pas encore confirmé si la proposition de baisse rapportée par les trois ministères est effectivement celle qu’ils ont soumise durant les discussions. Dans son communiqué publié lundi, le groupement des opérateurs en télécommunications (GTM) a réfuté avoir demandé la suppression de 215 milliards d’ariary de taxes. Il insiste plutôt sur “la suppression de certaines taxes additionnelles, appliquées récemment sur le secteur ou inefficace dans leur application”. Il s’agit, entre autres, du droit d’accises considéré comme une taxe de luxe qui est de 8% sur les télécoms et de 5% sur le mobile money ainsi que des taxes sur les importations des smartphones accessibles de moins de 100 dollars.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • ÉNERGIE – 5 MW du CTA2 viennent renforcer les besoins du réseau interconnecté d’Antananarivo

    ÉNERGIE – 5 MW du CTA2 viennent renforcer les besoins du réseau interconnecté d’Antananarivo

    Antananarivo, 26 Novembre, 15h10 – Un premier groupe réparé et fonctionnel à la CTA2 d’Ambohimanambola. Dès la fin des travaux, la Jirama indique avoir tout de suite injecté les 5MW du générateur sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). De quoi renforcer l’approvisionnement en énergie de la capitale et de ses environs. Les trois autres générateurs de cette centrale thermique d’Ambohimanambola restent encore en cours de dépannage.

    Le colonel Michaël Randianirina, président de la Refondation de la République, avait annoncé il y a un mois le démarrage des travaux de réparation sur cette centrale thermique CTA2, après l’achat par l’État de pièces de rechange d’une valeur de trois milliards d’ariary. Le chef de l’État avait alors indiqué que les travaux seraient achevés en 45 jours.

    Si les quatre groupes sont remis en service, ils pourront fournir 20 MW supplémentaires au RIA. Le locataire d’Iavoloha présente le redémarrage du CTA2 comme l’une des solutions à court terme pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en énergie dans la Capitale et ses environs.

  • CONSOMMATION – Le projet de retaxation du riz de luxe importé bloqué par la majorité des députés

    CONSOMMATION – Le projet de retaxation du riz de luxe importé bloqué par la majorité des députés

    Antananarivo, 26 Novembre, 11h15 – L’Assemblée nationale maintient l’exemption totale de droits de douane et de TVA sur le riz importé. La majorité des députés a exercé son droit d’amendement pour bloquer la retaxation du riz de luxe importé, prévu dans le projet de loi de finances initiale (PLFI) 2026. C’était au terme d’une séance d’adoption qui a conclu deux journées de rude débat, débouchant sur l’adoption avec amendements de ce PLFI, mardi.

    Le PLFI 2026 avait prévu de soumettre le riz de luxe importé à des droits de douane de 20% et la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 20%. Un éclatement tarifaire avait alors été proposé pour distinguer les catégories de riz et rétablir une taxation sur les variétés haut de gamme.

    Mais les parlementaires qui se sont penchés sur le sujet soutiennent ne trouver aucun intérêt à faire cette distinction. La minorité qui était favorable à la taxation a néanmoins soutenu que cette disposition est nécessaire pour protéger les producteurs locaux face à la concurrence des importations. Ceux qui s’y étaient opposés soutenaient, de leur côté, que cette taxation risque d’entraîner une hausse des prix dans un marché encore très dépendant des importations, impactant de ce fait le pouvoir d’achat des ménages.

    Et la majorité a parlé. Les députés ont fait primer l’objectif de stabilité des prix et de protection du pouvoir d’achat des ménages sur l’objectif d’augmentation des recettes fiscales d’une part et de protectionnisme local, de l’autre. Et l’amendement qu’ils ont porté a eu pour effet d’enterrer la tentative de retaxation du riz importé.

    Madagascar reste dépendant des importations de riz. Le volume des achats de riz à l’étranger a même connu une augmentation spectaculaire de 325,74 % entre les neuf premiers mois de 2024 et les trois premiers trimestres de 2025. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que le besoin d’importation de riz de la Grande île pourrait s’établir à 800 000 tonnes cette année.

  • TARIF INTERNET – Les opérateurs en télécommunications garantissent à l’Etat 400 milliards d’ariary d’impôts si les taxes additionnelles sont supprimées

    TARIF INTERNET – Les opérateurs en télécommunications garantissent à l’Etat 400 milliards d’ariary d’impôts si les taxes additionnelles sont supprimées

    Antananarivo, 26 Novembre, 6h38 – “L’Etat n’enregistrera aucune perte fiscale en 2026 par rapport aux recettes prévues aujourd’hui déjà inscrites dans la loi de finances initiales”. Les opérateurs en télécommunications affirment que la suppression des taxes additionnelles qu’elle demande ne devrait pas faire baisser les recettes fiscales internes. Ils assurent même garantir jusqu’à 400 milliards d’ariary d’impôts si le droit d’accises, la taxe sur les transactions mobiles ou encore la taxe sur les importations de smartphones de moins de 100 dollars sont supprimées.

    Pour faire rentrer ce montant dans les caisses de l’Etat, le groupement des opérateurs en télécommunications mise sur la hausse du volume de ses usagers et de ses produits quand les prix auront baissé. “Les opérateurs se sont engagés à garantir 400 milliards d’ariary d’impôts en 2026 avec ces suppressions, grâce à la dynamique grâce à la dynamique de cette baisse des prix à laquelle les opérateurs restent favorables”, écrit le groupement mardi dans un communiqué de réaction à l’émission spéciale impliquant quatre ministères sur les chaînes audiovisuelles publiques.

    Pour les opérateurs, une baisse des prix n’est envisageable que si ces taxes additionnelles sont supprimées. Selon eux, les prix actuels sont dus à l’existence de ces taxes sectorielles qui sont parmi les plus élevées en Afrique, mais aussi par l’explosion des taxes réglementaires, notamment le coût des licences et des fréquences, enregistrée ces dernières années. Ils ajoutent également la dégradation permanente des conditions macro-économiques, notamment la dépréciation de la monnaie nationale et la hausse du coût de l’énergie, ainsi que l’arrivée d’un concurrent qui ne paie ni taxes fiscales ni taxes réglementaires pour expliquer que les prix ne peuvent baisser.

    Lundi, le gouvernement a indiqué ne pas pouvoir accéder à la demande de suppression des taxes demandée par les opérateurs parce que cela ferait manquer à l’Etat jusqu’à 215 milliards d’ariary de recettes fiscales internes. Le secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, Iouri Garisse Razafindrakoto, avait, de son côté, indiqué que des recettes qui n’étaient pas encore sûres ne pouvaient pas être inscrites dans la loi de finances. Une loi de finances qui ne pouvait d’ailleurs plus être modifiée parce que son examen par l’Assemblée nationale était en cours, avait-il encore ajouté.

  • FILIÈRE AVICOLE – La suppression de la TVA sur les intrants et  provendes pour volailles parmi les amendements proposés dans le PLFI 2026

    FILIÈRE AVICOLE – La suppression de la TVA sur les intrants et provendes pour volailles parmi les amendements proposés dans le PLFI 2026

    Une mesure forte en faveur de la branche de la production locale de la filière avicole. La Commission de l’économie et des finances, de la législation, et de l’évaluation des politiques publiques de la Chambre Basse apporte quelques amendements au projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026. Parmi les propositions figure la suppression de la retaxation progressive des préparations des types utilisés pour l’alimentation des animaux, incluant la provende pour les volailles.

    Pour justifier cet amendement, les députés argumentent que le maintien de l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur la provende est une mesure de soutien direct à la production nationale. C’est surtout une disposition qui permettrait de générer des emplois pour la population, exposent-ils dans le rapport d’examen du projet de loi de cette Commission.

    Des députés qui se sont exprimés sur ce sujet ont d’ailleurs expliqué que l’allègement de la charge fiscale sur la provende qui est un intrant essentiel pour la filière permettrait de préserver la marge des éleveurs. Il contribuerait également à stabiliser les prix à la consommation et de maintenir les emplois créés par cette filière.

    Le projet initial avait prévu une TVA à 20% sur l’importation des aliments préparés pour animaux, comme les provendes finies pour les volailles. Il en est de même des intrants nécessaires à l’alimentation animale m, comme la “farine, poudres et agglomérés sous forme de pellets, de viandes ou d’abats ou cretons” ainsi que “des sons, remoulages et autres résidus même agglomérés sous forme de pellets, du criblage, de la mouture ou d’autres traitements des céréales ou des légumineuses”.