Catégorie : Économie

  • TRANSPORT AERIEN – L’Aviation civile de Madagascar à la recherche d’un profil national pour être son directeur général

    TRANSPORT AERIEN – L’Aviation civile de Madagascar à la recherche d’un profil national pour être son directeur général

    Antananarivo, 15 Novembre, 7h00 – L’Aviation civile de Madagascar (ACM) vient de publier un appel à candidature pour le recrutement de son futur directeur général. L’autorité de régulation est en quête de celui qui va concrétiser sa vision d’amélioration et de régulation de l’ensemble du secteur aérien.

    L’ACM fait le pari de la compétence locale. Pour succéder au poste stratégique de directeur général, seuls les candidats de nationalité malgache possédant un profil d’exception seront retenus. Et au-delà des qualifications techniques, le futur DG aura à démontrer un esprit de leadership, une capacité à mobiliser les équipes et une parfaite connaissance de la bonne gouvernance. Autant de “qualités” qui devraient lui permettre d’exercer l’autorité hiérarchique sur le personnel et piloter les fonctions budgétaires de l’Autorité.

    Le poste du directeur général de l’ACM est vacant depuis l’abrogation de la nomination du Colonel Gervais Damasy à ce poste au mois de septembre de cette année. Celui-ci avait été placé en détention préventive suite à l’affaire d’immatriculation provisoire de cinq Boeing 777 qui ont ensuite été livrés à l’Iran.

  • ENERGIE – La Jirama rapporte trois arrestations pour destruction de biens publics ainsi qu’un licenciement

    ENERGIE – La Jirama rapporte trois arrestations pour destruction de biens publics ainsi qu’un licenciement

    ENERGIE – La Jirama rapporte trois arrestations pour destruction de biens publics ainsi qu’un licenciement

    Antananarivo, 13 Novembre, 19h07 – La direction générale de la Jirama durcit le ton face au mouvement de certains syndicats. “La Direction souligne qu’elle ne tolérera aucune menace à l’encontre des opérations de redressement de la société, et notamment aucune prise en otage des clients”, écrit-elle sur la page Facebook de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Évoquant des “excès de quelques individus au sein de la société”, elle rapporte “trois employés arrêtés”, et un autre “employé licencié”. 

    Selon le communiqué de la Jirama, les trois arrestations font suite à “activités illégales incitant la haine aux citoyens; la destruction de biens publics et ceux de l’Etat tels que les câbles de distribution électrique”. Outre le leader du syndicat des employés de la Jirama (SMJ) arrêté mercredi, deux autres ont été arrêtés ce jeudi matin. L’employé licencié, pour sa part, est accusé d’insubordination,  de diffamation publique et de destruction des biens de l’entreprise. 

    Outre les sanctions qui sont déjà appliquées, la direction de la Jirama met également en garde ceux qui seraient tentés “d’organiser une grève illégale ou de tenter de couper volontairement l’électricité et l’eau”. “Des actions immédiates seront mises en œuvre pour les exclure de la société”, martèle-t-elle dans un communiqué. Elle indique également vouloir “porter l’affaire en justice avec toutes les conséquences qui pourraient en découler”. 

    Le même avertissement est fait à ceux qui “continuent d’être engagés dans des activités de détournement d’argent de caisse, de vol de carburant et de branchement illicite d’électricité et d’eau” et qui “nuisent à la réputation de la société”. La Direction Générale rappelle qu’elle est “déjà engagée dans le processus de redressement de la société” et qu’elle “continuera ses efforts jusqu’à ce que l’entreprise soit propre”.

    Des syndicats, dont le SMJ, contestent le plan de redressement proposé, et réclament aussi bien l’annulation des nouveaux statuts de la compagnie que le renvoi du directeur général Ron Weiss. Certains d’entre eux ont refusé le dialogue proposé par le ministère et ont annoncé une grève générale cette semaine. Ils ont aussi commencé à couper l’électricité sur certaines zones ciblées et avaient même brandi la menace d’un black-out. 

     

  • AGROALIMENTAIRE – Les professionnels de la filière avicole appelle à la révision de la fiscalité sur les protéines animales 

    AGROALIMENTAIRE – Les professionnels de la filière avicole appelle à la révision de la fiscalité sur les protéines animales 

    La fiscalité pourrait constituer un levier direct pour améliorer l’accès aux produits avicoles pour le consommateur malgache. Cette accessibilité est toutefois sévèrement freinée par une charge fiscale, notamment la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 20% sur les protéines animales qui, ajoutée aux coûts de production, rend les produits formels hors du pouvoir d’achat de la majorité. Une situation que Mira Rakotondrandria de l’Interprofession aviaire de Madagascar (IPA) a exposée devant les parlementaires de la Chambre basse, lundi.

     

    Le sujet a été repris par le secteur industriel durant la 8ème table ronde économique avec l’Union européenne, mardi. L’enjeu va au-delà du prix, indique Anthony Rakotomahazo, administrateur du Syndicat des industries de Madagascar (SIM). Ce point touche aussi bien la formalisation, les normes sanitaires et l’exportation, explique-t-il.

     

    Cet opérateur dans l’agroalimentaire indique, par exemple, que seuls trois abattoirs fournissent à Madagascar de la viande conforme aux normes d’hygiène et de salubrité. Et l’application de la TVA sur les produits formels crée un fossé de prix par rapport au marché informel, déplore ce membre du CA du SIM. « Et au final c’est le consommateur qui trinque », regrette-t-il. Et cette concurrence constitue un frein non seulement à l’investissement mais aussi à l’exportation, poursuit-il.

     

    « Ce que nous souhaitons, c’est qu’il y ait une réforme sur la façon de prélever l’impôt sur des secteurs qui sont prioritaires à la fois pour la santé humaine, et aussi pour les industries stratégiques comme l’agroalimentaire », lance Anthony Rakotomahazo. « Nous ne nous attendons pas à des préférences, mais une meilleure façon de prélever l’impôt sur la filière de la grande consommation de protéines animales », a-t-il avancé.

     

    Mira Rakotondrandria de l’IPA a été plus directe. « Nous demandons la suppression de cette TVA pour que les Malgaches puissent manger plus de ces protéines animales. C’est une disposition qui bénéficiera aux consommateurs, mais qui va aussi valoriser les produits de l’élevage », avance-t-elle. Mira Rakotondrandria n’a d’ailleurs pas manqué d’exposer la gravité de la sous-consommation chronique de protéines animales à Madagascar, qui est loin des standards de santé.

     

    A Madagascar, la consommation de viande se situe entre 2 et 5 kg par personne et par an. Pour la viande de poulet en particulier, la consommation est de 2 kg par an. Celle des œufs n’atteint que 20 unités par an et par personne, là où l’OMS recommande l’équivalent d’un œuf par jour. La consommation de produits laitiers n’est pour sa part que de 5 kg par an et par personne, contre 200 kg en France.

  • LOI DE FINANCES – Le SIM plaide pour l’“harmonisation des mesures économiques”

    LOI DE FINANCES – Le SIM plaide pour l’“harmonisation des mesures économiques”

    Antananarivo, 11 Novembre, 11h05 – Les groupements des opérateurs économiques souhaitent une concertation encore plus efficace avec les autorités. “Il devrait y avoir plus d’harmonies dans les mesures prises”, réclame Tiana Rasamimanana, président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), lundi lors de la rencontre des groupements économiques avec les députés, lundi à Tsimbazaza.

    “Nous aspirons qu’il y ait une démonstration sur les impacts économiques des mesures prises”, partage Tiana Rasamimanana à l’Assemblée nationale, lors d’une rencontre dans le cadre du processus d’examen de la loi de finances 2026. “Cela devrait nous permettre d’avoir une idée des impacts sur l’économie et sur le secteur privé des initiatives qu’on projette d’appliquer”, poursuit-il, tout comme cohérence des mesures prises dans son ensemble.

    Tiana Rasamimanana reconnaît l’existence de cadre de dialogue entre le secteur privé et le gouvernement dans le processus de préparation du budget. “Certes, il existe le dialogue public-privé. Mais s’il y a dix mesures proposées, il n’y a qu’une ou deux suggestions qui sont prises en compte”, glisse-t-il.

    Le SIM estime que certaines dispositions incluses dans les projets de loi de finances passent outre ce cadre de discussions. “Parfois, il y a des mesures qui ne passent pas par ce canal et qui atterrit directement sur la table du conseil des ministres”, rapporte son président. “Parfois, il n’y a pas d’études réalisées sur les mesures prises”, enchaîne-t-il.

    Pour aller plus loin, le SIM souffle aux députés l’élargissement des acteurs dans l’examen du projet de loi de finances au Parlement. Il émet le souhait de voir d’autres responsables, autre que le directeur général du budget, lors des séances de travaux de commission.

    Le SIM reconnaît la posture du gouvernement pour prendre en considération d’autres paramètres. “Mais il faut voir les intérêts de tous les côtés. Car, à terme, si ce n’est pas le cas, l’Etat collecterait de moins en moins d’argent et le secteur privé serait en même temps affaibli”, soutient Tiana Rasamimanana.

  • ECONOMIE BLEUE – Cinq sociétés crevettières risquent la faillite en 2026, alerte le GAPCM

    ECONOMIE BLEUE – Cinq sociétés crevettières risquent la faillite en 2026, alerte le GAPCM

    Antananarivo, 11 Novembre, 12h05 – Le Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM) lance un cri de survie. Cinq sociétés crevettières pourraient entrer en faillite l’année prochaine, avec la persistance de ce que cette organisation professionnelle qualifie d’“l’injustice fiscale”. Une situation que la porte-parole de ce Groupement avait exposé lors de la rencontre entre les représentants du secteur privé et les parlementaires de la Chambre basse, lundi.

    Le fonds du problème pour ces aquaculteurs réside dans la Loi de Finances 2024 qui, en supprimant la franchise sur le carburant, a créé une “inéquité fiscale” criante, explique-t-elle. La représentante du GAPCM rappelle que les membres de ce Groupement avaient bénéficié d’une franchise de droits et taxes sur l’équipement des navires de pêche. Cette franchise couvrait l’ensemble des équipements et matériels nécessaires à la maintenance des navires, et plus particulièrement les carburants destinés à leur propulsion.

    Mais depuis l’année dernière, la franchise de droits et taxes sur les équipements des navires, en particulier le carburant de propulsion a été supprimée pour ces aquaculteurs, selon leur rapport. Or, contrairement aux transports terrestre et aérien, la TVA sur le carburant de leurs navires de pêche est depuis non éligible à la déductibilité ou au remboursement, créant un désavantage compétitif intenable. Et malgré une demande formulée dès 2024, le rétablissement de cette franchise n’a pas été inclus dans la première version du PLFI 2026, déplore la porte-parole du GAPCM.

    La filière crevettière est ainsi en crise. Le GAPCM estime que cinq de ses entreprises devraient être en situation de faillite d’ici 2026. Les entreprises opérant dans la pêche et l’aquaculture de crevettes risquent même l’extinction totale d’ici 2027 si la reprise de la franchise venait à ne pas être accordée, alerte sa porte-parole.

    Le GAPCM appelle donc à une action législative urgente pour corriger cette situation qu’il qualifie d’inéquité fiscale, et qui menace directement la survie du secteur. Et le rétablissement de cette mesure est justifiée par le fait que le secteur de la pêche et de l’aquaculture de crevettes est l’un des plus importants contributeurs à l’économie bleue de la Grande île. Ce Groupement rapporte avoir généré des devises à hauteur d’environ 115 milliards d’ariary pour la seule année 2024. Ses membres se sont également acquittés de droits et taxes s’élevant à 12 milliards d’Ariary, un montant qui a augmenté de 600 % depuis le début de notre processus de réforme en 2021 et ont payé 12,8 milliards d’Ariary en impôts pour l’État, rapporte le GAPCM.

  • JIRAMA – Un manque à gagner de 20 milliards d’ariary en un mois de “grève” et de manifestations

    JIRAMA – Un manque à gagner de 20 milliards d’ariary en un mois de “grève” et de manifestations

    Antananarivo, 11 Novembre, 10h15 – Des impacts néfastes des manifestations et mouvements syndicaux sur la caisse de la Jirama. Rien que pour le mois d’octobre, le manque à gagner est de 20 milliards d’ariary. “Lorsque les agences de la Jirama ferment, les recettes ne rentrent plus. En octobre dernier, nous avons enregistré un manque à gagner de 20 milliards d’ariary”, alerte Ny Ando Ralitera, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, samedi, devant quelques représentants du syndicat des employés de la Jirama (SMJ).

    Cette situation risque encore d’aggraver la situation pour une société en difficulté financière comme la Jirama. “Quand les recettes ne rentrent pas, nous ne pouvons plus payer nos fournisseurs de carburant. Et lorsqu’ils ne sont pas payés, tout le monde subit les délestages”, avertit le membre du gouvernement de la “Refondation”.

    Le nouveau ministre de l’Énergie y a exprimé sa volonté de dialogue face au scepticisme des représentants syndicaux quant à la résolution de la crise énergétique à Madagascar en général, ainsi qu’à la situation des employés de la Jirama en particulier. Mais les syndicats campent sur leur position. Ce mardi, ils sont à nouveau en grève générale.

    Les employés syndiqués de la Jirama revendiquent le départ de Ron Weiss de la direction générale de la société, l’abrogation des nouveaux statuts de la société et la libération de certains agents incarcérés. Les autorités avancent qu’un audit organisationnel, un audit financier avant de déterminer le sort de l’ingénieur israélien, une étude de cas par cas sur les dossiers des agents de la Jirama jetés en prison ainsi que la discussion sur les statuts de la société.

  • BUDGET – Le secteur privé au Parlement pour aligner le projet de loi de finances 2026 sur la relance économique

    BUDGET – Le secteur privé au Parlement pour aligner le projet de loi de finances 2026 sur la relance économique

    Antananarivo, 11 Novembre, 8h45 – Collaboration inédite. C’est sur invitation des parlementaires que les représentants du secteur privé se sont rendus à l’Assemblée nationale, lundi, pour une rencontre axée sur le projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026. L’objectif principal, pour ces opérateurs économiques, était de soumettre leurs observations, leurs réflexions ainsi que leurs propositions, déjà en partie débattues avec l’Exécutif, à l’organe législatif, qui détient le pouvoir final de validation de la loi.

     

    Le secteur privé, qui sera le plus concerné par l’application de cette loi, était venu ainsi confronter ses réalités aux décideurs, explique Francis Rabarijohn, président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), à la tête de cette délégation. La rencontre était donc pour le secteur privé une occasion pour lancer un appel pressant aux parlementaires, pour qu’ils usent de leur rôle de validation afin de corriger les iniquités fiscales, rétablir la stabilité et l’incitation.

     

    L’objectif des opérateurs économiques était ainsi de s’assurer que le PLFI 2026 soutienne concrètement la production locale, l’exportation et la création d’emplois, particulièrement dans des secteurs vitaux et menacés.

     

    Les patrons du secteur privé estiment que la fiscalité devrait être un outil de développement. Au-delà des retouches de certaines dispositions jugées pas assez incitatives, ils ont revendiqué des incitations fiscales qui ne devraient pas être considérées comme des “cadeaux fiscaux”. Celles qui nous “exigent des contreparties et des résultats concrets en termes d’investissements” de notre part, expose Francis Rabarijohn.

     

    Plusieurs secteurs clés ont par ailleurs profité de cette tribune pour dénoncer des iniquités et des menaces directes à leur survie. Le Groupement des aquaculteurs et de pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM), contributeur majeur à l’Économie Bleue et source importante de devises a indiqué être confronté à une “injustice fiscale manifeste”. Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM), qui emploie directement jusqu’à 20 % de la population active, déplore l’inadéquation des orientations budgétaires avec la position de l’industrie comme pilier du développement.

     

    Le Groupement des Entreprises Franches et Partenaires (GEFP), pour sa part, met en lumière l’instabilité juridique des Zones franches affectant ce secteur pourtant principal vecteur de création d’emplois. Ceux dans l’agroalimentaire, dans le secteur bancaire ou encore le tourisme n’ont pas manqué d’émettre leurs recommandations. Ils soulignent l’importance de ce dialogue entre le Législatif et le secteur privé, qui est l’acteur qui devra appliquer les futures lois.

     

    Les parlementaires ont de leur côté affiché leur volonté claire de collaboration, affirmant être prêts à travailler avec les opérateurs pour relever des points de blocage. Le député Fidèle Razara Pierre, qui avait présidé cette rencontre les avait néanmoins appelés à une plus grande transparence, rappelant que le manque de clarté pourra nuire à l’investissement.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Recul marqué de la production minière prévu cette année 

    SECTEUR EXTRACTIF – Recul marqué de la production minière prévu cette année 

    Antananarivo, 11 Novembre, 7h30 – Le secteur des industries extractives devrait connaître une récession de 4,5 % en 2025, selon les données du document de performance du projet de loi de finances. Cette baisse s’explique principalement par des conditions météorologiques défavorables ayant retardé plusieurs exploitations à travers le pays. À cela s’ajoute un excédent d’offres sur le marché international, qui a entraîné une chute des cours mondiaux des principaux minerais exportés. Ces facteurs combinés ont contribué à fragiliser la performance globale du secteur, pourtant stratégique pour l’économie nationale.

     

    Les exportations de produits miniers et minéraux ont fortement reculé au cours des huit premiers mois de 2025. En volume, la baisse atteint 17,7 % et en valeur 13,2 % par rapport à la même période de 2024. Ce ralentissement concerne notamment les produits phares du pays comme le graphite, le cobalt, le nickel et les minerais de titane. Les retards d’exploitation dus à la météo et la volatilité des prix internationaux ont pesé lourdement sur les recettes d’exportation, limitant les retombées économiques attendues pour l’État et les opérateurs.

     

    Le graphite subit aussi la plus forte contraction. En 2025, 49 026 tonnes ont été exportées contre 59 011 tonnes l’année précédente, soit une baisse de 16,9 % en volume et de 16,4 % en valeur. Cette contre-performance est liée au redémarrage tardif des exploitations de Sahamamy et de Vatomina, ainsi qu’à des conditions météorologiques défavorables ayant perturbé l’extraction et le transport. Ces retards illustrent la vulnérabilité de la filière face aux aléas climatiques et à la dépendance vis-à-vis de quelques sites d’exploitation majeurs.

     

    Les autres minerais affichent également des résultats contrastés. Le nickel enregistre une légère hausse des volumes exportés (+4,6 %), mais voit sa valeur diminuer de 8,2 % sous l’effet de la baisse continue des prix mondiaux. Le cobalt, de son côté, recule de 13,6 % en volume et de 4,6 % en valeur, tandis que les minerais de titane chutent de 8,9 % en volume et de 6,9 % en valeur. Ces chiffres traduisent un affaiblissement généralisé du secteur extractif, confronté à un environnement international incertain et à des défis internes persistants en matière d’exploitation et d’infrastructure.

  • ASSOCIATION – Mbolatiana Andriamanantsoa réélue à la tête du Goticom pour un nouveau mandat

    ASSOCIATION – Mbolatiana Andriamanantsoa réélue à la tête du Goticom pour un nouveau mandat

    Antananarivo, 10 Novembre, 11h55 – Les membres du Groupement des opérateurs des technologies de l’information et de la communication de Madagascar (Goticom) choisissent la continuité. Mbolatiana Andriamanantsoa a été réélue présidente de ce groupement pour un nouveau mandat de deux ans lors d’une assemblée générale vendredi. Cette reconduction traduit la volonté des membres d’assurer une continuité dans la dynamique engagée par le groupement, axée sur la promotion de l’innovation et la compétitivité du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) à Madagascar.

    L’Assemblée générale du groupement coïncidait avec la célébration du 25ème anniversaire du Goticom, fondé en 2000. En un quart de siècle, le groupement s’est imposé comme un acteur essentiel du développement numérique national, jouant un rôle moteur dans la structuration du secteur, la formation des talents et la coopération entre entreprises, institutions publiques et société civile. Cette étape symbolique a permis de faire le bilan des réalisations récentes et de tracer les perspectives pour les années à venir.

    Parmi les principales actions menées durant le précédent mandat figurent le lancement de l’identité “Choose Digital Madagascar”, visant à positionner le pays comme une destination numérique attractive, ainsi que la création du label “Excelia”, destiné à valoriser les entreprises répondant à des standards de qualité élevés. Le Goticom a également finalisé le recensement des nouveaux métiers du numérique et leurs référentiels de formation, préparant le terrain pour de futurs programmes de renforcement des compétences.

    Par ailleurs, lors de la soirée de célébration, le nouveau site web du Goticom a été présenté comme une plateforme de référence pour le numérique à Madagascar. Il regroupera actualités, statistiques et opportunités du secteur. Dans son discours, la présidente réélue a salué les accomplissements du mandat écoulé tout en appelant à la “capitalisation” des acquis. Elle a réaffirmé son engagement à poursuivre les efforts de transformation digitale du pays, dans un esprit d’innovation, de coopération et d’inclusion numérique.

  • FINANCEMENT – L’Etat évoque un besoin de 8 651,19 milliards d’ariary pour 2026

    FINANCEMENT – L’Etat évoque un besoin de 8 651,19 milliards d’ariary pour 2026

    Antananarivo, 10 Novembre, 10h20 – Un fonds colossal à lever. L’Etat avance un besoin brut de financement à hauteur de 8 651,19 milliards d’ariary pour 2026. Pour mobiliser cette somme, il indique miser massivement sur les bailleurs multilatéraux, auprès desquels les autorités attendent 52,9 % du total ainsi que sur le développement accéléré de son marché intérieur. Ce Plan annuel de financement (PAF) est détaillé dans le Document budgétaire annexé au projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026.

    La Stratégie de la dette à moyen terme (SDMT) 2026-2028 prévoit déjà une répartition des sources de financement et des méthodes de levée de fonds. Pour atteindre ces objectifs, les emprunts extérieurs et intérieurs représenteront respectivement 67,5% et 32,5% du financement total, selon ce qui y est exposé.

    Le montant total du financement extérieur attendu s’élève à 5 839,35 milliards d’ariary et l’Etat indique que des bailleurs de fonds sont déjà identifiés. A l’instar des partenaires multilatéraux telles que l’Association internationale de développement (IDA), la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européen d’investissement (BEI) , lesquelles financeront plus de la moitié du financement total (52,9%).

    Une part de 8,2% proviendront des créditeurs bilatéraux. L’État prévoit ainsi de couvrir une grande partie de son besoin de financement par des prêts concessionnels et semi-concessionnels extérieurs. Une infime partie de ce besoin devra être couverte par les banques commerciales qui octroient des prêts non concessionnels.

    Les autorités attendent par ailleurs la rétrocession des fonds issus des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité de la résilience et de durabilité (FRD) par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), pour un montant total de 542 milliards d’ariary.

    Pour ce qui est du financement intérieur, l’Etat entend s’appuyer sur le développement de son marché intérieur des titres publics. Son plan annuel de financement prévoit un tirage de 2 811,84 milliards d’ariary.