Catégorie : Économie

  • PÊCHE – Un quota de 4 250 tonnes à se partager entre les exportateurs de crabes

    PÊCHE – Un quota de 4 250 tonnes à se partager entre les exportateurs de crabes

    Antananarivo, 7 Novembre, 17h45 – Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) s’en tient à la quantité totale d’exportation de crabe maximale autorisée (Tecma) de 4 250 tonnes. C’est ce que les opérateurs de la filière auront à se départager pour la saison de pêche au crabe qui ouvrira sur l’ensemble de l’Île le 15 décembre 2025. La taille minimale de capture est fixée à 11cm, comme indiqué par le ministre Jaco Chan Kit Waye.

    Ce membre du “Gouvernement de la Refondation” avait rencontré l’ensemble des opérateurs de la filière crabicole, jeudi. Il avait alors été convenu que les opérateurs s’organiseront au sein d’un seul ou plusieurs groupements. Et ce sont ces groupements qui auront ensuite à soumettre des propositions détaillées sur la méthode de calcul et la répartition des quotas entre les différents acteurs.

    L’exploitation du crabe à Madagascar est désormais totalement ouverte aux opérateurs malgaches, rassure le ministre de la Pêche. Il a néanmoins insisté que “ce secteur d’activité sera entièrement assaini et que l’ensemble des pratiques reviendra à la légalité”.

    Les règles de conduite pour ce secteur avaient par ailleurs été définies lors de cette première concertation entre les opérateurs de la filière crabe à Madagascar et le ministère. Ces règles permettraient de prévenir la corruption et de sauvegarder l’intérêt commun, expose le ministre Jaco Chan Kit Waye. Mais les opérateurs avaient surtout été appelés à faire preuve de professionnalisme, concernant le prix des produits pour garantir une meilleure valorisation.

  • NY ANDO JURICE RALITERA : “Nous sommes en train d’opérer une transition vers la gouvernance digitale”

    NY ANDO JURICE RALITERA : “Nous sommes en train d’opérer une transition vers la gouvernance digitale”

    La Gouvernance énergétique à l’ère du digital. La Jirama travaille actuellement sur la mise en place du Système de contrôle et d’acquisition de données (Scada). Grâce à ce système soutenu par la Banque mondiale, la compagnie nationale devra être en mesure de piloter et de gérer à distance de l’ensemble de la production et de la distribution d’électricité du Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). Le ministre Ny Ando Jurice Ralitera a exposé son utilité. Extrait.

    Actuellement, en cas de défaillance dans une station ou sous-station, la transmission de l’information est lente et repose sur des communications humaines (appels) avant de pouvoir initier manuellement la gestion de la production (décider d’activer ou d’arrêter certains groupes électrogènes). Le système Scada change radicalement la donne : une fois déployé, le suivi et la gestion de l’ensemble des opérations seront automatisés.
    La Jirama entend tout automatiser, pour ce qui est de la production et de la distribution d’électricité sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo.
    Lorsque le système Scada sera mis en place, le réseau interconnecté d’Antananarivo sera géré par commande et à distance.

    “L’implémentation du Système de contrôle et d’acquisition de données (Scada) a pour vocation première d’intégrer les fonctionnalités de l’EMS (Système de Gestion de l’Énergie) et du DMS (Système de Gestion de la Distribution). Ces systèmes permettront de suivre la production au niveau de l’ensemble des stations et sous-stations, et d’en assurer la gestion de manière automatisée. Contrairement aux pratiques actuelles, la gestion des défaillances sur les différents sites ne sera plus traitée manuellement, mais sera entièrement automatisée”, explique Ny Ando Jurice Ralitera, Ministre de l’Energie et des hydrocarbures,

    Actuellement, en cas de défaillance dans une station ou sous-station, la transmission de l’information est lente et repose sur des communications humaines (appels) avant de pouvoir initier manuellement la gestion de la production (décider d’activer ou d’arrêter certains groupes électrogènes). Ce processus est lent, manuel et repose entièrement sur l’intervention humaine. Le système Scada change radicalement la donne : une fois déployé, le suivi et la gestion de l’ensemble des opérations seront automatisés.

    « Nous sommes en train d’opérer une transition vers la gouvernance digitale. L’objectif est de s’assurer que les processus qui peuvent l’être ne soient plus gérés par l’intervention humaine, mais par l’automatisation. », conclut-t-il.

  • FONCTION PUBLIQUE – Une hausse de salaire de 14% en moyenne pour les fonctionnaires, selon le ministère de l’Economie et des finances

    FONCTION PUBLIQUE – Une hausse de salaire de 14% en moyenne pour les fonctionnaires, selon le ministère de l’Economie et des finances

    La hausse de la masse salariale dans le projet de budget de 2026 inclut une prévision de hausse de salaire de 14% en moyenne, selon le ministère de l’Economie et des finances. La hausse globale des dépenses de solde étant de plus de 26%, la hausse des indemnités de craie pour le personnel de l’Education nationale, des indemnités de risque pour le personnel de la Santé publique mais aussi des indemnités de logement pour le personnel civil et militaire est aussi prévue.

  • TÉLÉCOMMUNICATIONS – La Sénégalaise Aminata Ndiaye Niang nommée directrice générale de Orange Madagascar 

    TÉLÉCOMMUNICATIONS – La Sénégalaise Aminata Ndiaye Niang nommée directrice générale de Orange Madagascar 

    Antananarivo, 7 Novembre, 7h15 – Une femme nommée a la tête de Orange Madagascar. L’opérateur télécom annonce la nomination de Aminata Ndiaye Niang au poste de directrice générale. Celle-ci succède à Frédéric Debord. Cette Sénégalaise devient ainsi la première femme à diriger la filiale malgache du groupe Orange.

     

    Sur son compte X, la nouvelle numéro Un de Orange Madagascar exprime sa joie de “rejoindre une équipe dévouée au service de l’inclusion numérique et financière en terre malagasy”, marquant sa volonté de renforcer la contribution d’Orange au développement du numérique à Madagascar.

     

    Cette nomination marque une nouvelle étape dans son parcours au sein du groupe Orange, après trois années passées en tant que directrice générale adjointe du Groupe Sonatel et directrice de zone pour Orange Middle East & Africa.

     

    Diplômée de l’École Polytechnique de Paris et de l’École nationale supérieure des télécommunications, elle débute sa carrière chez Accenture, où elle s’est spécialisée dans la conduite du changement. Elle a rejoint le Groupe Orange en 2004 dans le cadre d’un programme dédié aux jeunes talents africains. Au sein de Sonatel, elle gravit rapidement les échelons en occupant plusieurs postes stratégiques.

     

    A titre bénévole, Aminata Ndiaye Niang est présidente de X-Afrique au féminin, une initiative pour soutenir les jeunes filles africaines dans leurs parcours Science & Tech.

     

    Photo : Orange Madagascar

  • IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar se creuse à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de 2025

    IMPORT-EXPORT – Le déficit commercial de Madagascar se creuse à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de 2025

    Antananarivo, 6 Novembre, 16h15 – Le déficit commercial de Madagascar qui était encore à 1,278 milliard de dollars au premier semestre de 2025 s’est creusé jusqu’à 1,864 milliard de dollars au troisième trimestre de cette année. C’est la situation de la balance commerciale du pays, en se référant aux données rapportées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans son Rapport sur la politique monétaire, publié mercredi.

    Ce creusement est la conséquence d’un double mouvement défavorable. La BFM rapporte une contraction de 10,5% des recettes exportations, passant de 1,980 milliard de dollars pour les neufs premiers mois de 2024 à 1,772 milliard de dollars pour la même période cette année. Les importations de la Grande île ont inversement progressé de 7,1% passant de 3 396,2 millions de dollars en 2024 à 3 636,5 millions de dollars pour les trois premiers trimestres de cette année. Le pays a dépensé 240,3 millions de dollars de plus pour acheter des biens à l’étranger, durant la période sous revue.

    Pour les exportations, la baisse globale des recettes est principalement due à la chute significative de la valeur des exportations de trois produits phares de la Grande île que sont la vanille, le girofle et le nickel. Ces postes lourds étaient en forte régression. Et bien que les recettes d’exportation tirées de la zone franche et du cobalt aient enregistré une croissance, elles n’ont pas suffi à compenser les pertes des produits cités plus haut.

    Concernant les importations de Madagascar pour ces trois trimestres, trois catégories principales de produits ont tiré la valeur totale des importations vers le haut. L’alimentation a augmenté significativement de 36,6%, propulsé par une envolée spectaculaire des achats de riz. Il y a également la hausse des importations de matières premières essentielles à la production nationale ainsi que des biens de consommation. Les importations d’énergie et d’équipements étaient pour leur part en recul.

  • Vimbina Rahaingonjatovo :  “La Cnaps fera usage de son droit de reprendre la SMGD”

    Vimbina Rahaingonjatovo : “La Cnaps fera usage de son droit de reprendre la SMGD”

    La Société municipale de gestion digitale (SMGD) doit encore 7,18 milliards d’ariary à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) sur le prêt de 11 milliards qu’elle a contracté en 2021. Selon le directeur général de la CNaPS, Vimbina Rahaingonjatovo, la SMGD a honoré ses remboursements jusqu’en avril 2024, pour un total de 5,88 milliards d’Ariary. Depuis, les paiements se sont arrêtés. Face à ce défaut et après des relances infructueuses, la CNaPS entend faire jouer la clause de nantissement qui lui permettrait de reprendre 100 % des parts de la SMGD. En parallèle, elle indique avoir soumis à une banque une offre de rachat de la créance, afin de récupérer plus rapidement les fonds. Une procédure judiciaire est en cours, avec une audience prévue pour le 14 novembre. Le point avec Vimbina Rahaingonjatovo.
    Extraits

     

    La SMGD a donc honoré ses échéances de remboursement conformément au plan établi jusqu’à la date du 8 avril 2024, marquant le dernier versement enregistré. Quel est le montant total recouvré par la Cnaps à ce jour ? La somme remboursée s’élève à 5 880 955 966 Ariary, soit environ 5,8 milliards d’Ariary. Après cette date, les paiements ont été interrompus.

    Février 2021. La Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) et la Société municipale de gestion digitale (SMGD) signe un accord contractuel.
    La société appartenant à la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) en charge de la gestion des parkings dans la Capitale, avait contracté un “prêt” auprès de la Cnaps.
    Le prêt était accordé et la SMGD s’était engagée à le rembourser avec un intérêt de 7%.

    “La question qui s’est ensuite posée est de savoir si la Cnaps avait ou non l’habilitation légale à octroyer un tel prêt. Chacun a ses modalités de gestion. Personnellement, j’estime que les banques sont les entités désignées pour octroyer de prêts, et non l’institution (Cnaps) que je représente. Toutefois, ce n’est pas le scénario qui s’est produit à l’époque. Le capital fut décaissé au profit de la SMGD, qui a ensuite initié les versements de remboursement”, a déclaré  Vimbina Rahaingonjatovo, Directeur général de la Caisse nationale de prévoyance sociale,

    Un calendrier de remboursement était établi, et la SMGD avait 60 mois pour rembourser ses dettes.
    « Les informations en ma possession indiquent que la SMGD a commencé à effectuer des versements mensuels jusqu’en avril 2024. La SMGD a donc honoré ses échéances de remboursement conformément au plan établi jusqu’à la date du 8 avril 2024, marquant le dernier versement enregistré. Quel est le montant total recouvré par la Cnaps à ce jour ? La somme remboursée s’élève à 5 880 955 966 Ariary, soit environ 5,8 milliards d’Ariary. Après cette date, les paiements ont été interrompus. Nous sommes conscients des changements survenus au sein de la Commune à cette période, ce qui a entraîné la cessation des paiements. Depuis, la Cnaps a procédé à des relances concernant le remboursement de cette dette, respectant ainsi toutes les procédures réglementaires. Après vérification des comptes, le solde restant dû à la Cnaps s’élève actuellement à 7,187 milliards d’Ariary », poursuit-il.

    Pour récupérer son dû, la Cnaps entend faire valoir le nantissement qui lui permet de reprendre la SMGD à 100%. Mais son DG indique également avoir soumis à une banque une offre de rachat de la créance.

    “Je vous informe de la stratégie de la Cnaps, car c’est le remboursement de ces fonds que le public attend. Depuis le mois dernier, et compte tenu de la clause de nantissement qui a été mise en place, laquelle stipule que si la SMGD fait défaut, la Cnaps dispose d’un titre légal pour prendre possession de 100% des parts de la SMGD. Ma décision est prise. Je vous annonce que la SMGD a été assignée en justice devant le tribunal. Bien que l’audience ait été initialement prévue pour le 22 octobre, elle a été reportée, avec le contexte ces derniers temps. La SMGD est désormais convoquée pour le 14 novembre. La Cnaps fera usage de son droit à reprendre la SMGD.
    Nous avons déjà analysé les flux de trésorerie de la SMGD. Je tiens à rassurer les retraités qui s’interrogent sur la valeur restante de cet actif. Notre stratégie, une fois que la Cnaps aura pris le contrôle de la société, ce qui se fera dans les règles du fait de l’inscription légale du nantissement, est la suivante : nous avons déjà soumis une offre de rachat de cette créance de 7 milliards des banques. Autrement dit, la banque rachètera ces 7 milliards d’Ariary. Nous aurons plus de détails sur l’évolution de ce processus d’ici le mois de décembre. Nous espérons que les procédures se dérouleront sans anicroche ni difficulté majeure.”, conclut le directeur général de la Cnaps.

  • MICROFINANCE – La Paositra Finances déployée dans 23 agences à Madagascar

    MICROFINANCE – La Paositra Finances déployée dans 23 agences à Madagascar

    Antananarivo, 6 Novembre, 11h35 – Un déploiement progressif. 23 agences de la Paositra Malagasy (Paoma) propose actuellement les services de sa filiale en microfinance, Paositra Finance. Et l’extension de ce réseau d’agences se poursuit dans d’autres zones, afin d’y offrir un accès inclusif à des services financiers adaptés. Le directeur général par intérim de la Paoma, Rija Andrianasolo, a parlé de ce sujet durant la célébration du trentenaire de la Paositra Rapida, mercredi.

    Paositra Finances est une institution de microfinance. Cette filiale se fixe comme mission de proposer des services financiers répondant aux besoins de la population, notamment les personnes qui rencontrent des difficultés à accéder aux services bancaires classiques, rappelle-t-il. Celle-ci offre notamment des offres de crédit pour les salariés et entrepreneurs, que ce soit pour l’acquisition d’équipements, matériaux de construction et autres articles nécessaires à leurs activités, ou pour le financement des activités économiques.

    La Paositra Rapida, qui est le service express de la Paoma, couvre pour sa part plus de 140 agences et prévoit d’étendre sa couverture vers les zones rurales reculées. Elle ambitionne également de moderniser son système de suivi, en y améliorant la traçabilité des colis et en créant des applications mobiles pour ses clients. Et ce, tout en renforçant ses partenariats en e-commerce.

  • RÉFORME DE L’ÉCONOMIE – Le Jeune patronat de Madagascar lance un appel aux jeunes entrepreneurs pour préparer ses états généraux

    RÉFORME DE L’ÉCONOMIE – Le Jeune patronat de Madagascar lance un appel aux jeunes entrepreneurs pour préparer ses états généraux

    La préparation des états généraux de l’économie portés par le Jeune patronat de Madagascar (JPM) bat son plein. Avant la grande assemblée prévue le 26 novembre prochain, le groupement invite les jeunes entrepreneurs, associations et groupements économiques à participer aux travaux préparatoires. Ces travaux devraient aboutir à la sortie des documents de travail qui seront portés aux états généraux dont l’objectif est de formuler des propositions de réforme à soumettre aux institutions concernées.

    Lors d’une réunion de travail interne tenue samedi dernier, le JPM a dégagé cinq grandes thématiques qui orienteront les discussions : la gouvernance, la fiscalité, l’entrepreneuriat, l’économie sociale et solidaire, ainsi que l’énergie. Ces axes serviront de base à la construction d’une vision économique portée par la jeunesse et adaptée aux réalités du terrain, indique l’organisation.

    Pour le mouvement patronal de jeunes qui se veut relève de l’entrepreneuriat à Madagascar, ces réflexions visent à renforcer la contribution des jeunes acteurs économiques au débat national sur les réformes structurelles. Le JPM appelle ainsi toutes les organisations souhaitant valoriser leurs jeunes membres à rejoindre les commissions de préparation des états généraux.

  • ADMINISTRATION – Des abrogations sans remplacement au ministère de l’Economie et des finances

    ADMINISTRATION – Des abrogations sans remplacement au ministère de l’Economie et des finances

    Antananarivo, 6 Novembre, 10h30 – Les régies financières de l’Etat temporairement sans directeurs généraux. Le Conseil des ministres de mercredi a procédé au limogeage simultané de six hauts responsables du ministère de l’Economie et des finances (MEF) sans nommer leurs remplaçants.

    Les abrogations ont commencé au sommet de l’administration centrale avec le limogeage du secrétaire général du ministère, Andry Ramanampanoharana.
    Ont également été remerciés les trois directeurs généraux chargés des recettes et de la trésorerie de l’Etat. Sont emportés par la vague le directeur général des Douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, le directeur général des Impôts, Germain ainsi que le directeur général du Trésor, Andry Nirina Rajaofetra.

    Le directeur de la Cellule de coordination des projets de relance économique et d’actions sociales (CCPREAS), Nantenaina Rakotoniary, n’est pas non plus épargné. Tout comme le directeur des affaires administratives et financières du ministère, Patrick Razafindrasata, témoignant du changement que les autorités entendent mettre en place au sein de ce ministère de souveraineté.

    La plupart des cadres démis de leur fonction étaient en poste depuis 2019. C’est le cas notamment de Ernest Zafivanona Lainkana, de Germain, de Patrick Razafindrasata et de Nantenaina Rakotoniary. Andry Ramanampanoharana et Andry Nirina Rajaofetra avaient pour leur part une ancienneté de plus de 4 ans. L’ancienne ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison avait maintenu ces cadres nommés en 2019 et nommé ceux de 2021.

  • POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky Foiben’i Madagasikara assouplit ses conditions monétaires sans modifier son taux directeur de 12%

    POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky Foiben’i Madagasikara assouplit ses conditions monétaires sans modifier son taux directeur de 12%

    Antananarivo, 26 Novembre, 8h30 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) indique avoir pris des mesures d’assouplissement concernant les dépôts que les banques commerciales effectuent auprès d’elle. Ces mesures qui étaient mises en œuvre au mois d’octobre de cette année devraient permettre à ces établissements de disposer de plus de liquidité à octroyer à leur clientèle. Ce qui contribuera à favoriser le financement de l’économie, expose l’autorité monétaire dans son rapport sur sa politique monétaire, publié mercredi.

    Ces mesures d’assouplissement concernant les dépôts des banques consistent très probablement en une baisse du coefficient de Réserve obligatoire, c’est à dire le pourcentage des dépôts de ses clients que les banques commerciales sont obligées de bloquer sur un compte à la Banque Centrale. Si c’est le cas, la réduction de ce coefficient devrait libérer instantanément des liquidités excédentaires que ces banques pourront utiliser pour octroyer de nouveaux crédits à l’économie.

    Bien que la BFM n’ait pas spécifié dans son rapport les mesures en question, l’autorité monétaire juge nécessaire de disposer d’une période d’observation pour apprécier leurs effets sur l’évolution des crédits bancaires à l’économie. Elle réaffirme son engagement à “assurer la stabilité des prix, à préserver la solidité du système financier et à soutenir la reprise de l’activité économique”.

    La Banque centrale a ainsi assoupli ses conditions monétaires sans modifier son taux directeur. Son Comité monétaire avait décidé de maintenir celui-ci à 12 %. Au regard de l’analyse de la conjoncture et des perspectives économiques.

    La BFM avait noté que la réalité économique a été plus favorable que ce qui avait été anticipé, notamment en matière d’inflation. En septembre 2025, le taux d’inflation s’est établi à 7,5 % en glissement annuel, un niveau inférieur aux prévisions, indique-t-elle. Et les projections pour fin 2025 prévoient une poursuite du ralentissement de l’inflation, avance-t-elle.

    La vigilance reste toutefois de mise. La Banque centrale estime que l’année 2025 demeure “entourée d’importantes incertitudes, tant sur le plan international que national”. Elle souligne que la persistance des tensions géopolitiques, la montée des pratiques protectionnistes et la volatilité des prix des produits de base constituent des risques majeurs susceptibles d’affecter l’évolution des prix intérieurs et l’équilibre macroéconomique.

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