Catégorie : Économie

  • CARBURANT – La retaxation à la TVA à 20% du pétrole lampant avancée pour 2026

    CARBURANT – La retaxation à la TVA à 20% du pétrole lampant avancée pour 2026

    Antananarivo, 10 Novembre, 8h55 – Le pétrole lampant pourrait être frappé à nouveau d’une Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 20%. C’est une des nouvelles dispositions prévues dans le projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026. L’Etat indique miser sur cette mesure applicable à ce carburant afin de “élargir l’assiette fiscale et harmoniser son régime avec celui des autres produits pétroliers”.

     

    L’exonération de TVA sur le pétrole lampant figure dans la liste des dépenses fiscales que l’Etat prévoit d’éliminer en 2026. Bien qu’elle ait été prise au départ pour soutenir le pouvoir d’achat de la population, l’introduction de cette mesure sur la vente et l’importation de ce produit pétrolier avait entrainé des dépenses fiscales depuis la loi des Finances initiale de 2009. Le ministère de l’Economie et des finances rapporte, par exemple, qu’au cours de l’année 2024, le manque à gagner engendré par l’exonération à la vente et à l’importation du pétrole lampant était estimé à 41,24 milliards d’ariary en matière de TVA, soit 1,81 % des dépenses fiscales du pays.

     

    L’Etat prévoit ainsi de supprimer cette dépense. Il explique que l’ajustement du taux de la TVA à 20 % applicable aux pétroles lampants vise à élargir l’assiette fiscale et à harmoniser leur régime avec celui des autres produits pétroliers. Et les autorités annoncent un gain de 49,91 milliards d’ariary avec cette mesure.

     

    Prévue être prise suivant la recommandation du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et celui sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD), cette mesure répond également à des préoccupations de santé publique et environnementales. L’Etat soutient que le pétrole lampant est une source importante d’émissions nocives lorsqu’il est utilisé comme combustible domestique.

     

    Une simulation de l’augmentation des prix en cas de retaxation du pétrole lampant avait alors été effectuée. “Selon ce calcul, une augmentation de 686 ariary serait opérée en cas de taxation en matière de TVA à 20%”, rapporte le ministère de l’Economie et des finances, dans le Document budgétaire annexé à la PLFI 2026.

     

    L’Etat se veut pourtant rassurant. “Si l’on tient compte des différentes sources d’énergie en faveur de l’environnement qui se prolifèrent dans la Grande Île, cette taxation ne devrait pas créer de chocs sociaux significatifs”, expose-t-il. Les autorités soutiennent toutefois que “une stratégie de communication préalable est nécessaire pour un effet indolore auprès des ménages récalcitrants”. Le pétrole lampant étant très utilisé pour l’éclairage dans les foyers ruraux, l’Etat avait déjà lancé depuis quelques années une opération d’octroi de kits solaires aux ménages les plus vulnérables.

  • ÉVÉNEMENT – La septième édition du Forum national des entrepreneurs tournée vers la transformation économique et digitale

    ÉVÉNEMENT – La septième édition du Forum national des entrepreneurs tournée vers la transformation économique et digitale

    Antananarivo, 10 Novembre, 6h15 – Le Forum national des entrepreneurs (FNE) revient pour sa 7ème édition les 14 et 15 novembre 2025 au Pavé Antaninarenina. Sous le thème “Entreprendre autrement : moteur de la transformation économique et digitale”, l’événement mettra en lumière les nouveaux modèles entrepreneuriaux adaptés aux défis actuels. Il réunira des acteurs économiques, des porteurs de projets, ainsi que des experts du numérique et du développement durable.

     

    Véritable plateforme d’échanges et de réflexion, le FNE ambitionne de promouvoir un entrepreneuriat plus inclusif, durable et connecté. Dans un contexte mondial marqué par les mutations technologiques et économiques, cette rencontre vise à encourager les entrepreneurs à innover et à intégrer davantage les outils numériques pour renforcer la performance et la résilience de leurs entreprises.

     

    Le programme débutera le vendredi 14 novembre par la cérémonie d’ouverture officielle et le pitch final du FNE Project Contest. La journée se poursuivra avec une conférence intitulée “Devenez viral sur les réseaux sociaux” et la présentation de success stories autour du thème “Entreprendre autrement”, afin d’inspirer la nouvelle génération d’entrepreneurs.

     

    Le samedi 15 novembre sera consacré au Speed Business Meeting, à une conférence sur l’adaptation des entreprises à l’économie actuelle, ainsi qu’à divers ateliers sur le digital et l’économie. L’événement se clôturera par l’annonce des résultats du concours et la cérémonie de fermeture officielle. Cette édition entend renforcer la synergie entre innovation, entrepreneuriat et transformation numérique.

  • FINANCEMENT DES ENTREPRISES – L’opérationnalisation du Fonds national de développement industriel rediscutée 

    FINANCEMENT DES ENTREPRISES – L’opérationnalisation du Fonds national de développement industriel rediscutée 

    Antananarivo, 9 Novembre, 13h50 – Le soutien au secteur privé était au cœur des discussions lors de la récente rencontre entre le ministre de l’Industrialisation et du développement du secteur privé et les membres du Syndicat des industries de Madagascar (SIM). L’application de la Loi sur le développement industriel de Madagascar (LDIM) et l’opérationnalisation du Fonds national de développement industriel (FNDI) figurent parmi les instruments de soutien discutées entre les deux parties.

     

    L’opérationnalisation du FNDI avait ainsi été remise sur la table des discussions. La version finale des statuts de ce Fonds était déjà établie depuis le mois de novembre 2023. Celui-ci avait été déjà présenté aux marchés des capitaux internationaux, à l’époque. Mais comme présenté lors de cette récente rencontre public-privé, son opérationnalisation se fera par voie de décret d’application.

     

    Comme souligné dans la Loi sur le développement industriel, il sera créé un FNDI, sous la forme d’une société anonyme à participation publique, afin de faciliter le développement économique de Madagascar dans le secteur industriel. Le dispositif de soutien financier porté par la FNDI SA s’adresse aux seules entreprises industrielles agréées. Il aura entre autres à constituer des fonds de garantie pour accompagner le développement de ces entreprises agréées dans le cadre de leur financement bancaire ou encore de favoriser la recherche scientifique et l’innovation technique et technologique dans le secteur industriel. Et ce, sous la forme notamment d’attributions de primes, de subventions, d’aides, d’avances remboursables ou de prêts.

     

    Le SIM a par ailleurs saisi cette rencontre pour insister sur la nécessité de l’établissement de politiques cohérentes avec la stratégie industrielle. Cela passe par l’encouragement et le soutien à la production locale, incluant la garantie d’un approvisionnement énergétique stable et l’examen précoce de la Loi de Finances. Les industriels ont également insisté sur l’importance de la coordination interministérielle pour atteindre les objectifs de développement économique.

     

    Le ministre Andriniaina Rasoarahona a, pour sa part, mis en avant les principes fondamentaux telles que la valorisation de la concertation entre l’État et le secteur privé, la transparence, ainsi que la lutte contre la corruption. “La promotion du secteur privé est une priorité, car il est le levier de la croissance économique malgache et le créateur d’emplois pour nos concitoyens”, a-t-il d’ailleurs souligné.

     

    Photo : MIDSP

  • SECTEUR INDUSTRIEL – 172 Zones et entreprises franches pour environ 180 000 emplois rapportées

    SECTEUR INDUSTRIEL – 172 Zones et entreprises franches pour environ 180 000 emplois rapportées

    Antananarivo, 9 Novembre, 8h55 – Un secteur qui pèse. Madagascar compte actuellement 172 Zones et entreprises franches (ZEF), lesquelles emploient environ 180 000 emplois. Et elles jouent un rôle majeur dans l’économie du pays, notamment en tant que source essentielle de devises étrangères. Des contributions que le ministère de l’Industrialisation et du développement du secteur privé (MIDSP) ont mises en avant, lors de la rencontre entre le ministre Andrianiaina Rasoarahona et les membres du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), jeudi.

     

    Le secteur public entend alors renforcer ses liens avec le secteur privé afin d’établir des bases solides pour la réforme économique. Le ministère insiste sur l’importance cruciale de la synergie pour atteindre les objectifs de développement économique communs. “Tous les acteurs doivent œuvrer de concert si nous voulons consolider les fondations de la réforme économique. Nous resterons à l’écoute et nous nous tiendrons aux côtés du secteur privé”, lance le ministre Andrianiaina Rasoarahona.

     

    La réforme de la loi régissant les ZEF avait été remise sur la table des discussions lors de cette rencontre. Le GEFP aurait de son côté avancé l’établissement d’une plateforme dédiée, ou d’un Conseil National, pour faciliter les échanges entre les acteurs de l’environnement ZEF.

     

    Photo : MIDSP

  • FINANCEMENT – Madagascar Airlines s’active pour l’obtention d’une seconde tranche de 40 millions de dollars de la part de la Banque mondiale

    FINANCEMENT – Madagascar Airlines s’active pour l’obtention d’une seconde tranche de 40 millions de dollars de la part de la Banque mondiale

    Antananarivo, 9 Novembre, 6h30 – Madagascar Airlines accélère la finalisation des conditions préalables pour l’obtention d’une deuxième tranche d’appui financier, à hauteur de 40 millions de dollars, de la part de la Banque mondiale. 20% de critères restent à satisfaire, et la compagnie aérienne nationale prévoit de finaliser ces dernières étapes d’ici la fin de ce mois de novembre. Cet objectif avait été présenté par Ony Rakotondratsimba, porte-parole de Madagascar Airlines, vendredi.

     

    Ce sujet aurait déjà été abordé lors de la dernière rencontre entre les hauts responsables de Madagascar Airlines et le Premier ministre. L’État aurait alors exprimé son soutien au projet d’obtention de ce financement de la Banque mondiale, qui servira à remettre la compagnie sur la voie de la rentabilité, et l’appuyer dans l’excellence opérationnelle et la qualité du service à la clientèle.

     

    Ce projet de Madagascar Airlines est intégré dans un cadre de suivi rigoureux de gestion de fonds, souligne Ony Rakotondratsimba. “Du fait de l’inclusion de Madagascar Airlines dans ce projet global de la Banque mondiale, des mécanismes de suivi, d’audit et de contrôle sont mis en place à chaque étape”, expose-t-elle. “En conséquence, les étapes et les critères à suivre pour la réalisation de ce financement sont parfaitement clairs et transparents”, assure-t-elle encore.

     

    Cette responsable de Madagascar Airlines rappelle qu’une première tranche de 25 millions de dollars avait déjà été octroyée par la Banque mondiale à la compagnie nationale dans le cadre du projet Pôle intégré de croissance (PIC). Madagascar Airlines est donc désormais en attente de la seconde tranche, qui s’élève à 40 millions de dollars.

     

    Madagascar Airlines prévoit par ailleurs un résultat d’exploitation positif pour l’exercice en cours. Ce qui, d’après cette compagnie, est “une première depuis de nombreuses années dans le transport aérien national”.

  • SOCIÉTÉ D’ÉTAT – Un audit à réaliser auprès de la Jirama pour déterminer le sort de Ron Weiss 

    SOCIÉTÉ D’ÉTAT – Un audit à réaliser auprès de la Jirama pour déterminer le sort de Ron Weiss 

    Antananarivo, 8 Novembre, 20h45 – “Il a été installé à ce poste selon un processus légal, il devrait quitter son poste par cette manière”. C’est à travers cette phrase que Ny Ando Jurice Ralitera, ministre de l’Energie et des hydrocarbures répond aux revendications des employés syndiqués de la Jirama à propos de l’éviction de Ron Weiss du poste de directeur général de la compagnie. Il l’a fait savoir ce samedi devant quelques membres du syndicat de la société d’État à Ampandrianomby.

     

    Le membre du gouvernement de la Refondation évoque ainsi la mise en place d’un audit au sein de la Jirama. “Cet audit sera mené par un cabinet indépendant agréé par l’ordre des experts comptables et financiers de Madagascar. Le sort de Ron Weiss sera fixé par les résultats de cet audit”, indique-t-il aux syndicalistes de la Jirama présents à Ampandrianomby. Ny Ando Jurice Ralitera avance aussi des audits financiers et autres avec l’Inspection générale de l’Etat et la Cour des comptes. Il s’agit, selon lui, d’une instruction présidentielle pour scruter le fonctionnement de la Jirama et les éventuelles défaillances.

     

    La résiliation du contrat de Ron Weiss,la suspension du nouveau statut de la société d’État font partie des griefs des employés syndiqués de la Jirama. Les portes du ministère, selon les dires de Ny Ando Jurice Ralitera, restent toujours ouvertes aux discussions. “On peut s’asseoir toujours sur la table de négociation afin de trouver une issue favorable”, lance-t-il.

     

    La Jirama était en difficulté financière depuis quelques années. L’ancien régime a fait appel en mai 2024 au service de Ron Weiss, un ingénieur israélien qui a déjà fait ses preuves dans le redressement de la compagnie d’électricité au Rwanda. Dans une interview accordée récemment à www.2424.mg, le directeur général de la Jirama annonce avoir renégocié la plupart des contrats des prestataires de la Jirama. “Nous avons signé, ou re-signé, de nouveaux contrats plus favorables à la Jirama. Ce n’est pas encore terminé, nous continuons ce travail. Mais nous avons déjà révisé plus de 50 % des contrats”, a-t-il confié.

     

    Dans son plan de redressement validé au niveau de l’exécutif en mai 2025, Ron Weiss prévoit un équilibre opérationnel en 2029. Pour l’atteindre, il compte réduire les coûts avec la mise en place de centrales solaires ou encore des barrages hydroélectriques. Le directeur général de la Jirama est connu surtout pour son engagement personnel dans la lutte contre la corruption.“Si je découvre un cas de favoritisme, de corruption ou de pot-de-vin, j’agis immédiatement et de manière très sévère”, avait-il lancé dans cette interview.

  • FINANCEMENT – Herinjatovo Ramiarison fait part du rétablissement progressif des relations de Madagascar avec ses partenaires techniques et financiers

    FINANCEMENT – Herinjatovo Ramiarison fait part du rétablissement progressif des relations de Madagascar avec ses partenaires techniques et financiers

    Antananarivo, 8 Novembre, 12h55 – Des relations en cours de normalisation. Les liens de Madagascar avec l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers sont en train de se rétablir progressivement, rassure le ministre de l’Economie et des finances, Hery Ramiarison. “Cette démarche est particulièrement encourageante, puisque nous avons tenu des rencontres avec le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, l’Union Européenne ainsi que d’autres acteurs institutionnels majeurs”, révèle-t-il à la presse vendredi.

     

    L’Etat est actuellement en phase d’attente active, selon ce membre du “Gouvernement de la Refondation”. Et les relations de Madagascar avec ces PTF devraient revenir à la normale à très court terme, pour “permettre la relance des divers projets financés par ces bailleurs”, avance-t-il.

     

    Le ministre Herinjatovo Ramiarison se veut déjà optimiste. “Nous avons d’ores et déjà procédé à la signature des documents désignant les personnes habilitées à parapher les accords et à suivre les investissements conjoints. Il n’y a aucune inquiétude à avoir : les projets vont être mis en œuvre”, lance-t-il.

     

    Selon le document budgétaire annexé au projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026, les bailleurs de fonds traditionnels, avec leurs financements concessionnels et semi concessionnels, restent les partenaires privilégiés de Madagascar. Ce document parle notamment des bailleurs multilatéraux tels que la Banque mondiale, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea), la Banque africaine de développement (BAD), la Banque européenne d’investissement (BEI), le Fonds de l’Opep pour le développement international (Ofid) ou le Fonds international de développement agricole (Fida).

     

    Pour le cas des partenaires bilatéraux, le Japon, la France, l’Inde, la Chine ou la Corée du Sud y sont cités. Le ministère de l’Economie et des finances explique que ces types de financements sont recommandés pour minimiser les coûts et limiter les risques liés au portefeuille de la dette publique.

  • PRODUIT DE RENTE – La dissolution du Conseil national de la vanille (CNV) et l’audit global de la filière décidés

    PRODUIT DE RENTE – La dissolution du Conseil national de la vanille (CNV) et l’audit global de la filière décidés

    Antananarivo, 8 Novembre, 11h50 – Tenter une énième réforme ou opter pour la table rase ? Le Gouvernement, en concertation avec les acteurs privés du secteur, a décidé la dissolution du Conseil national de la filière vanille (CNV). Une décision prise lors d’une rencontre entre les deux parties à Mahazoarivo, et qui met donc fin au mandat de cette association créée en 2021 pour la promotion et le développement de la filière vanille à Madagascar.

     

    L’avenir de ce Conseil avait encore été débattu lors de cette réunion. Les deux choix mis en discussion étaient la réforme du CNV visant à le rendre plus transparent et efficace et sa dissolution pure et simple. À l’issue de ces débats, c’est l’option la plus radicale, la dissolution du CNV, qui a été retenue et décidée, comme indiqué par le Bureau du Premier ministre qui avait rapporté la rencontre.

     

    Mais au-delà du cas de ce Conseil, d’autres décisions avaient également été prises. Une meilleure représentativité, un audit du secteur ainsi que la libéralisation des procédures d’exportation ont été jugés primordiaux. C’est pourquoi, les parties prenantes se sont convenues sur la mise en place d’un audit global de la filière, la publication des critères d’attribution des agréments, ainsi que la création d’un guichet unique pour simplifier les démarches administratives. Elles travailleront alors sur un plan d’action commun, symbolisé par ce nouveau départ drastique qui vise à redonner à la vanille malgache son excellence en 12 à 18 mois.

     

    La réunion de concertation a été présidée par le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, assisté pour l’occasion par des membres du Gouvernement concernés par la filière. Le secteur privé y était représenté par les collèges des planteurs, des collecteurs et des exportateurs. Pour l’administration publique, il s’agit d’une étape importante dans la volonté du gouvernement “de redresser une filière en crise depuis plusieurs années, marquée par la surproduction, la chute des prix et le manque de transparence dans la gestion de certains mécanismes”.

     

    Photo : Primature

  • FINANCE – Madagascar avant-dernier dans l’Indice Absa des marchés financiers Africains 2025

    FINANCE – Madagascar avant-dernier dans l’Indice Absa des marchés financiers Africains 2025

    Antananarivo, 8 Novembre, 7h55 – Madagascar régresse et termine avant-dernier de l’Indice Absa 2025. La Grande île se voit attribuer un score de 36 sur 100 pour marquer ses progrès au cours des 12 derniers mois. Et cette contre-performance la positionne 28ème sur les 29 pays africains intégrés dans ce rapport annuel qui évalue le développement des marchés financiers à travers le continent sous l’angle de la transparence, de l’accessibilité et de l’ouverture.

     

    Produit par l’Official monetary and financial institutions forum (Omfif) avec l’Absa Group Limited, l’Indice Absa des marchés financiers africains mesure la performance des pays sur plus de 40 indicateurs, organisés en six piliers. L’évaluation porte sur la profondeur du marché, l’accès aux devises étrangères, la transparence du marché, l’environnement fiscal et réglementaire, le développement des fonds des pensions, l’environnement macroéconomique et la transparence ainsi que les normes juridiques et la force exécutoire. Les scores globaux de l’indice sont calculés comme une simple moyenne des scores de chaque pilier.

     

    Dans le pilier “profondeur de marché”, Madagascar obtient un score de 15 sur 100. Celui-ci évalue la taille et la liquidité des marchés nationaux d’actions et d’obligations, ainsi que la diversité des actifs cotés et l’existence de caractéristiques standard qui améliorent la profondeur du marché.

     

    Le score de la Grande île dans le pilier “accès aux devises étrangères” est de 77 sur 100. Il examine la capacité des investisseurs internationaux à déployer et à rapatrier facilement des capitaux, ainsi que la capacité de la Banque centrale à gérer la volatilité découlant des flux de capitaux étrangers.

     

    Dans le pilier “transparence du marché, environnement fiscal et réglementaire”, le score de Madagascar est de 37 sur 100. Le pays a été évalué sur la transparence des marchés financiers, en mettant l’accent sur les cadres fiscaux et réglementaires, et sur la manière dont les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) sont intégrés.

     

    Madagascar obtient un score de 10 sur 100 dans le pilier “le développement des fonds des pensions”. C’est le potentiel des investisseurs institutionnels nationaux à stimuler la croissance du marché des capitaux qui y était évalué.

     

    Le score de la Grande île dans le pilier “environnement macroéconomique et la transparence” est de 65 sur 100. Il prenait en compte l’environnement macroéconomique des pays et la transparence des données économiques et des décisions politiques.

     

    Et Madagascar obtient un score de 10 sur 100 pour ce qui est des normes juridiques et force exécutoire. Celui-ci évalue l’alignement des pays de l’AFMI avec les normes juridiques et contractuelles internationales des marchés financiers, en se concentrant sur l’applicabilité des conventions-cadres standard.

     

    D’après l’Omfif, seuls 10 pays ont progressé dans l’indice. 11 autres, dont Madagascar, ont vu leur score chuter et huit sont restés stables.

  • BUDGET 2026 – Le gouvernement mise sur les infrastructures et les services de base en matière d’investissement public

    BUDGET 2026 – Le gouvernement mise sur les infrastructures et les services de base en matière d’investissement public

    Antananarivo, 5 Novembre, 17h15 – Le projet de loi de finances 2026 accorde une place centrale à l’investissement public, considéré comme un levier majeur de relance économique et de cohésion sociale. Dans un contexte de transition politique et institutionnelle, le gouvernement entend orienter les dépenses d’investissement vers les secteurs à fort impact socio-économique, capables de soutenir une croissance inclusive et durable.

     

    Les priorités budgétaires s’articulent autour du renforcement des services publics essentiels. L’État prévoit de financer la construction et la réhabilitation d’infrastructures dans les domaines de l’énergie, de l’eau potable, de la santé et de l’éducation. De nouveaux hôpitaux, centres de santé de base, écoles et lycées figurent parmi les projets annoncés. Cette stratégie vise à améliorer les conditions de vie des populations tout en soutenant la productivité nationale.

     

    Les investissements concernent également les infrastructures de base, routes, réseaux d’électricité et d’adduction d’eau, afin de réduire les disparités régionales et de faciliter les échanges économiques. Le secteur agricole, notamment la filière rizicole, bénéficiera d’un appui particulier à travers la modernisation des aménagements hydro-agricoles et le renforcement des capacités de production.

     

    Le gouvernement mise aussi sur l’investissement comme moteur de l’emploi et de l’entrepreneuriat. Des fonds seront mobilisés pour encourager la création d’entreprises, faciliter l’accès au financement et soutenir les initiatives locales génératrices de revenus, notamment pour les jeunes. Enfin, une part des crédits d’investissement sera consacrée à la modernisation de l’administration publique et des institutions, dans un souci de transparence et d’efficacité.