Catégorie : Économie

  • COMMERCE – La forte baisse des exportations de vanille entraîne le recul du commerce extérieur

    COMMERCE – La forte baisse des exportations de vanille entraîne le recul du commerce extérieur

    Antananarivo, 5 Novembre, 20h00 – Les exportations du pays enregistrent une baisse significative de 10,5%, selon le dernier rapport de la Banky Foiben’i Madagasikara publié ce mercredi. Cette contre-performance, observée sur la période récente, s’explique principalement par le recul marqué du secteur de la vanille, produit phare de l’économie nationale. Les données montrent que la filière, longtemps considérée comme un pilier des recettes en devises, traverse une période difficile, impactée à la fois par une chute des volumes expédiés et une diminution des prix sur le marché international.

    D’après le rapport, les exportations de vanille ont chuté de 47,0 % sur la période observée. Les volumes exportés sont passés de 4 200 tonnes au troisième trimestre de l’année dernière à seulement 2 500 tonnes cette année, soit une baisse de 42,0 %. Cette réduction des quantités s’accompagne d’une diminution de 8,7 % des prix, affectant directement la valeur totale des exportations, qui est passée de 213 millions de dollars à 112,8 millions de dollars. Le recul simultané des volumes et des prix a donc pesé lourdement sur la balance commerciale.

    La BFM souligne que cette baisse est principalement due à une offre excédentaire sur le marché mondial. En effet, le volume exceptionnellement élevé des exportations en 2024 a conduit les importateurs à constituer des stocks importants. Cette situation a réduit leurs besoins d’approvisionnement pour la période actuelle, provoquant un ralentissement des commandes. Le marché international, déjà saturé, n’a pas permis d’écouler la production nationale dans les mêmes proportions que les années précédentes.

    Ce repli du commerce extérieur soulève des inquiétudes quant à la stabilité des recettes d’exportation du pays, fortement dépendantes de quelques produits primaires. Si la vanille reste un atout majeur, la situation actuelle met en évidence la vulnérabilité du secteur face aux fluctuations de l’offre et de la demande mondiales.

  • TELECOM – Axian finalise l’acquisition de Wananchi Group en Afrique de l’Est

    TELECOM – Axian finalise l’acquisition de Wananchi Group en Afrique de l’Est

    Antananarivo, 5 Novembre, 19h50 – Axian Telecom renforce sa présence en Afrique de l’Est. L’opérateur qui opère sous la marque Yas vient d’annoncer ce mercredi l’acquisition de 99,63 % de Wananchi Group. Cette opération permet à l’entreprise de renforcer sa présence sur le marché du haut débit fixe en Afrique de l’Est, une région où la demande en connectivité connaît une forte croissance.

    Le groupe Wananchi, acteur reconnu à travers ses marques Zuku et Simbanet, dispose d’un vaste réseau de fibre optique reliant des millions de foyers et d’entreprises au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Malawi. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de Axian Telecom visant à développer la connectivité haut débit sur le continent.

    Selon Axian Telecom, l’intégration de Wananchi permettra de tirer parti des synergies existantes et d’accélérer le déploiement de solutions technologiques comme la fibre optique jusqu’au domicile, la connectivité cloud et le SD-WAN qui est une technologie réseau qui utilise un logiciel pour gérer et optimiser la connectivité entre plusieurs sites.

    En Tanzanie, cette acquisition viendra appuyer les activités déjà implantées de Yas. Le groupe indique également que la continuité des emplois et des activités sera assurée, garantissant une transition fluide pour les clients et partenaires tout en favorisant l’amélioration des services dans la région.

    “Le réseau, les relations clients et l’expertise locale du groupe Wananchi correspondent parfaitement à notre ambition de devenir un leader de la connectivité haut débit en Afrique”, déclare Hassan Jaber, CEO de Axian Telecom. Il ajoute que cette opération permettra d’offrir de nouveaux services numériques et d’élargir la couverture de Yas sur des marchés stratégiques. Outre Madagascar, le groupe est déjà présent en Tanzanie, aux Comores, au Sénégal et au Togo, consolidant ainsi son positionnement parmi les principaux acteurs des télécommunications sur le continent africain.

  • CONJONCTURE – Un recul fragile de l’inflation constaté par la Banky Foiben’i Madagasikara

    CONJONCTURE – Un recul fragile de l’inflation constaté par la Banky Foiben’i Madagasikara

    Antananarivo, 5 Novembre, 15h15 – La baisse progressive de l’inflation observée en 2025 constitue un signal positif pour l’économie nationale, mais la Banky foiben’i Madagasikara appelle (BFM) à la prudence. Selon le dernier rapport sur la décision de politique monétaire de la BFM, le taux d’inflation s’est établi à 7,5 % en septembre, contre 9,5 % en janvier, confirmant un ralentissement du rythme de hausse des prix. Cette évolution est attribuée à la stabilité des prix de l’énergie et à la politique monétaire resserrée conduite par la banque centrale. Toutefois, cette tendance reste fragile. Les effets des récents troubles politiques et du ralentissement de l’activité économique peuvent compromettre la poursuite du processus de désinflation au cours des prochains mois, estime la Banque centrale.

    Par ailleurs, la désinflation s’accompagne d’un affaiblissement de la croissance. Selon la BFM, la progression du produit intérieur brut devrait se limiter à 3,4 % en 2025, en raison du recul de l’activité enregistré après les événements politiques de septembre et octobre. Cette instabilité a pesé sur la confiance des entreprises et des ménages, réduisant la consommation et les investissements. Plusieurs secteurs, notamment le commerce et l’industrie, ont vu leur production reculer. Si la désinflation contribue à préserver le pouvoir d’achat, elle s’inscrit donc dans un contexte économique ralenti, où la reprise demeure conditionnée au retour durable de la stabilité.

    Les évolutions récentes sur le marché des changes traduisent également la vulnérabilité de la conjoncture. Entre décembre 2024 et octobre 2025, l’Ariary s’est déprécié de 5,8 % face à l’euro, tandis qu’il s’est apprécié de 4,4 % face au dollar américain. Ces variations divergentes reflètent la volatilité des marchés internationaux et la dépendance de Madagascar à ses partenaires extérieurs. Cette situation, bien que maîtrisée jusqu’ici, constitue un facteur de risque pour la stabilité des prix des produits importés, notamment des produits énergétiques et alimentaires, susceptibles d’inverser la tendance désinflationniste.

    Mais malgré un déficit commercial persistant, la Banque centrale a réussi à renforcer les réserves officielles de devises, couvrant désormais 6,2 mois d’importations à fin septembre 2025. Ce résultat tient aux apports de financements extérieurs et aux rentrées de devises issues de projets de développement. Il offre un soutien à la stabilité monétaire et au maintien de la confiance. Toutefois, la BFM souligne que cette marge de sécurité ne suffit pas à dissiper les incertitudes liées à la conjoncture mondiale et aux tensions internes. Dans un environnement encore instable, la désinflation demeure fragile et dépendante d’une gestion prudente des équilibres macroéconomiques.

  • PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – La Jirama annonce l’achat local de groupes électrogènes totalisant 30 MW pour réduire le délestage

    PRODUCTION D’ÉLECTRICITÉ – La Jirama annonce l’achat local de groupes électrogènes totalisant 30 MW pour réduire le délestage

    Antananarivo, 5 Novembre, 7h45 – L’option locale comme solution d’urgence. La Jirama annonce l’achat à Madagascar même de plusieurs groupes électrogènes totalisant 30 MW. C’est une des mesures à court terme que la compagnie annonce prendre pour combler le déficit actuel de production d’électricité du Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA).

     

    Les gros consommateurs, comme les industriels et grandes entreprises, sont parallèlement invités à s’auto-approvisionner via leurs propres groupes électrogènes aux heures de pointe. Cet effacement de consommation les appelle à se débrancher temporairement du réseau public pour la réduction de la charge totale.

     

    Ces dispositions sont avancées comme mesures palliatives au gap de production du RIA, qui contraint actuellement la Jirama à procéder au délestage tournant d’électricité. Les travaux d’installation de parcs solaires dans plusieurs localités se poursuivent par ailleurs, pour renforcer incessamment la capacité de production de la compagnie nationale.

     

    La production hydroélectrique est fortement pénalisée en cette période de l’année, avec notamment le niveau du barrage hydroélectrique d’Andekaleka, le principal approvisionneur du RIA. Et encore, durant les pics de consommation du soir, un seul des quatre groupes électrogènes de cette centrale est en service. Non seulement trois groupes sont à l’arrêt, mais l’unité restante est sous-performante, ne fournissant que 24 MW au lieu de sa capacité nominale de 30 MW, indique la Jirama.

  • GESTION PUBLIQUE – Audit général de l’État mené par la Cour des comptes pour débusquer les failles

    GESTION PUBLIQUE – Audit général de l’État mené par la Cour des comptes pour débusquer les failles

    Antananarivo, 4 Novembre, 17h45 – La gestion publique au microscope. La Cour des comptes procédera à un audit général de l’État. Cette institution supérieure de contrôle dispose de 90 jours pour dresser un état des lieux exhaustif au sein de l’ensemble des départements ministériels et des institutions. Cette vaste opération avait été discutée entre le ministre de l’Economie et des finances, le Dr Hery Ramiarison et le président de la Cour des comptes, Jean de Dieu Rakotondramihamina, lundi.

    L’audit démarrera auprès du ministère de l’Economie et des finances (MEF). Ce département, par l’intermédiaire de la direction générale du Contrôle financier, entend confirmer sa pleine disponibilité pour les travaux d’audit engagés par l’Inspection générale de l’État. Et ce, toujours dans un souci de transparence, explique-t-il.

    L’opération s’étendra ensuite auprès de l’ensemble des départements ministériels et des autres institutions. La mission de la Cour des comptes ne consistera pas seulement à détecter les failles et irrégularités mais surtout de proposer un schéma pour l’amélioration de la gestion des finances, souligne le ministère.

  • COMMERCE – 2 820,1 milliards d’ariary de recettes recouvrées par la Douane pour les trois premiers trimestres de 2025

    COMMERCE – 2 820,1 milliards d’ariary de recettes recouvrées par la Douane pour les trois premiers trimestres de 2025

    Antananarivo, 4 Novembre, 10h35 – La Douane indique avoir perçu 2 820,1 milliards d’ariary de recettes durant les trois premiers trimestres de cette année. Ce qui constitue une plus-value de 3% par rapport aux 2 734,8 milliards d’ariary que l’administration douanière avait recouvrés pour la même période de l’année 2024. Elle en a fait part dans son tableau de bord du mois de septembre.

    La prévision de recettes douanières pour l’ensemble de l’année 2025 était établie dans la loi de finances de 2025 à 4 366 milliards d’ariary. 72% de ces recettes devraient être tirées par la taxation des importations de produits non pétroliers et 28% par la taxation des importations de produits pétroliers.

    La Douane rapporte par ailleurs 17 272,8 milliards d’ariary d’importations malgaches pour les neuf premiers mois de cette année. Elles sont constituées de 4 594,5 milliards d’ariary de matières premières, de 3 293,7 milliards d’ariary d’équipements, de 2 845,5 milliards d’ariary d’énergie, de 2 536,4 milliards d’ariary d’alimentation et de 4 002,7 milliards d’autres biens, détaille-t-elle.

  • PIÈCE COMPTABLE – Obligation de conservation de facture pendant 10 ans pour les entreprises sous peine de sanction

    PIÈCE COMPTABLE – Obligation de conservation de facture pendant 10 ans pour les entreprises sous peine de sanction

    Antananarivo, 4 Novembre, 8h15 – Le projet de Loi de Finances 2026 introduit une mesure discrète mais à fort impact pour les entreprises. Désormais, toutes entreprises devront conserver leurs factures, qu’elles soient papier ou électronique, pendant dix ans, contre trois ans pour celles relevant de l’Impôt synthétique. L’article 20.01.56.34 prévoit des amendes allant de 100 000 à 2 millions d’ariary par année manquante, selon la taille du contribuable. L’objectif affiché est de renforcer la transparence et la traçabilité comptable, en soutenant la politique de modernisation engagée par la Direction générale des impôts.

     

    Cette nouvelle règle complète la série de réformes fiscales annoncées dans le projet de loi de finances 2026, notamment la généralisation de l’e-facturation et la dématérialisation des paiements. Les autorités veulent ainsi mieux suivre les transactions et limiter les fraudes. Selon le ministère de l’Economie et des finances, cette obligation facilitera les contrôles et garantira la fiabilité des déclarations d’impôts. Les factures conservées deviennent donc un élément clé de la conformité fiscale et un moyen d’éviter tout litige lors d’un contrôle.

     

    Toutefois, la mesure inquiète les petits opérateurs économiques souvent peu outillés pour gérer l’archivage sur une si longue période. Beaucoup redoutent les coûts logistiques et administratifs liés à la conservation des documents. Certains estiment aussi que les sanctions prévues sont disproportionnées par rapport à leurs capacités. Pour les experts comptables, il est urgent que l’État accompagne cette transition, notamment par la sensibilisation et la formation des petites structures au numérique et à la gestion documentaire.

     

    En pratique, cette disposition obligera les entreprises à moderniser leur comptabilité et à adopter des solutions d’archivage électronique plus sécurisées. Elle marque une nouvelle étape vers une administration fiscale plus rigoureuse et digitalisée. Si la loi est adoptée sans modification, la mesure s’appliquera dès le 1er janvier 2026. Les entreprises ont donc quelques semaines pour se préparer à cette exigence légale, sous peine de lourdes amendes et d’un risque accru de redressement fiscal.

  • TRANSPORT AÉRIEN – La “revitalisation” d’Air Madagascar sur la table de Mahazoarivo

    TRANSPORT AÉRIEN – La “revitalisation” d’Air Madagascar sur la table de Mahazoarivo

    Antananarivo, 4 Novembre, 6h45 – Le Gouvernement donne le cap pour un éventuel redécollage d’Air Madagascar. La revitalisation de cette compagnie avait été au cœur des discussions autour du secteur aérien, au Palais de Mahazoarivo, lundi. Le sujet avait mis autour de la table le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo, quelques membres de son gouvernement ainsi que des représentants de la compagnie Madagascar Airlines.

     

    Il avait été souligné, lors de cette rencontre, l’impératif de progresser rapidement dans la finalisation des étapes statutaires et réglementaires d’Air Madagascar, ainsi que de renforcer son adhésion aux normes requises. Les parties prenantes estiment que ces démarches contribueraient à l’obtention de résultats tangibles qui serviront les intérêts de la compagnie et de la Nation entière.

     

    Pour l’heure, le plan de restructuration de la dette d’Air Madagascar est toujours en cours d’approbation par les créanciers. Les dernières estimations des autorités, au mois de juillet, chiffraient cette à environ 100 millions de dollars, dont 60 % sont dus à l’État. Et elles assuraient notamment le Fonds monétaire international (FMI) être attentives au risque budgétaire que pourrait engendrer la restructuration de cette dette d’Air Madagascar.

     

    La situation de Madagascar Airlines avait également été abordée lors de la récente rencontre qui visait à traiter le redressement et la pérennisation du secteur du transport aérien à Madagascar. Les parties se sont penchées sur l’établissement de mesures durables visant à résoudre ses problématiques actuelles de la compagnie. La continuité opérationnelle, le maintien des accords avec les loueurs et les bailleurs de fonds figurent parmi les points qui ont été spécifiquement abordés.

  • RÉGIME FISCAL – Le projet de loi de finances 2026 prévoit de mettre fin à l’impôt synthétique intermittent

    RÉGIME FISCAL – Le projet de loi de finances 2026 prévoit de mettre fin à l’impôt synthétique intermittent

    Antananarivo, 3 Novembre, 11h05 – Il n’y aura plus de retenue à la source sur les honoraires des prestataires occasionnels ou temporaires non immatriculés. Le projet de loi de finances 2026 prévoit de supprimer l’impôt synthétique intermittent (ISI), un dispositif appliqué aux petits contribuables exerçant des activités ponctuelles ou saisonnières. Ce régime permettait à des acteurs comme les vendeurs occasionnels, artisans ou prestataires temporaires qui ne disposent pas d’identification fiscale de payer un impôt forfaitaire simplifié calculé sur leurs recettes.

    Le gouvernement justifie cette réforme par la volonté de simplifier le système fiscal et de réduire les régimes spéciaux souvent sources de confusion et de pertes de recettes. Si le texte passe, toute activité économique, même exercée de manière occasionnelle, devrait être déclarée et imposée selon les règles générales de l’IS. Ce qui impliquerait l’obligation d’immatriculation fiscale des prestataires occassionnels ou temporaires. Cette mesure vise à renforcer la transparence fiscale et à encourager la formalisation des petits opérateurs encore actifs dans l’économie informelle. En unifiant le traitement fiscal, l’État espère améliorer le recouvrement des impôts et rendre le système plus équitable.

    L’exemple d’un musicien se produisant uniquement lors de mariages ou festivals, illustre bien ce changement. Depuis 2017, il relevait du régime intermittent et payait un impôt allégé sur ses prestations ponctuelles. À partir de 2026, il devra s’immatriculer fiscalement et déclarer ses revenus sous le régime classique de l’IS. Pour un revenu annuel de deux millions d’ariary par exemple, ce musicien versera désormais 3 % d’impôt, soit 60 000 ariary. Cette mesure uniformise le traitement fiscal des professionnels, qu’ils travaillent toute l’année ou seulement de façon irrégulière.

  • LOI DES FINANCES 2026 – Reprise des réunions techniques sectorielles entre le secteur privé et l’administration publique dès ce lundi

    LOI DES FINANCES 2026 – Reprise des réunions techniques sectorielles entre le secteur privé et l’administration publique dès ce lundi

    Antananarivo, 3 Novembre, 9h30 – Point de répit. Les réunions techniques sectorielles entre le secteur privé et l’administration publique reprendront dès ce lundi. Une occasion pour les deux parties de poursuivre le dialogue public-privé mené dans le cadre de l’élaboration de la loi des Finances 2026, selon le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).

    Ces réunions interviennent juste après la rencontre entre le Premier Ministre et les Groupements professionnels du Secteur privé, vendredi. Les parties prenantes se seraient engagées à œuvrer ensemble pour la construction d’un secteur privé fort et résilient, capable de jouer un rôle central en tant que catalyseur du développement économique du pays, rapporte le GEM.

    Les groupements du secteur privé et les entités gouvernementales impliquées dans l’élaboration de cette loi des Finances ont déjà tenu plusieurs rencontres auparavant. Ces discussions avaient déjà permis de recueillir et d’analyser de manière progressive l’ensemble des mesures et propositions liées à l’environnement fiscal, dont les grandes orientations à prendre notamment en matière d’incitations fiscales.

    Leur récente rencontre avec le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo a permis aux membres du secteur privé d’aborder les ajustements à opérer dans le projet de loi des finances (PLFI) 2026, souligne le GEM. Ces ajustements portent en particulier sur les mesures impactant les filières intégrées, dont les filières lait, avicole et brassicole. Ils ont également soulevé les questions autour de la protection et le soutien à l’industrie locale et aux filières intégrées pour favoriser la création de plus de valeur ajoutée nationale et accroître la compétitivité de la production locale face aux importations.

    De son côté, l’État indique que la programmation budgétaire pour 2026 tourne autour de six axes, dont la création d’emplois et l’appui à l’entrepreneuriat. Celle-ci comprend le soutien à la création d’emplois, notamment pour les jeunes, en favorisant l’émergence d’entreprises locales et en facilitant l’accès aux marchés. Le Gouvernement s’engage aussi à accompagner les initiatives économiques et à appuyer les acteurs souhaitant créer ou développer leurs activités productives.

    Dans un souci de respect du calendrier législatif inscrit dans la Constitution, le gouvernement a déposé le projet de loi de finances initiales, en y ayant intégré quelques éléments liés aux aspirations et au exigences de la situation d’après-manifestations, mais en grande partie dans sa version élaborée par l’ancienne équipe au pouvoir. Le ministre de l’Economie et des finances, le Dr Herinjatovo Ramiarison a déjà laissé entendre la possibilité d’une loi de finances rectificatives en 2026, mais il n’a pas non plus écarté l’éventualité d’insérer des amendements au niveau du Parlement.