Catégorie : Économie

  • EXPORTATION – Plus de 16 000 tonnes de litchis de Madagascar à expédier en Europe, à Dubaï et à Mayotte

    EXPORTATION – Plus de 16 000 tonnes de litchis de Madagascar à expédier en Europe, à Dubaï et à Mayotte

    Antananarivo, 31 Octobre, 19h55 – Madagascar prévoit jusqu’à présent d’exporter 16 000 tonnes de litchis. La Grande île entend capitaliser sur l’Europe tout en ouvrant résolument la filière à de nouvelles destinations, selon ce qui est ressorti de la réunion de concertation tenue par la ministre du Commerce et de la consommation, Michela Andriamadison, avec les représentants de la présidence de la “Refondation” de la République de Madagascar et des membres du Groupement des exportateurs de litchis (GEL), ce vendredi.

    Le marché européen reste, sans surprise, la destination prioritaire et le socle de l’exportation de litchis de Madagascar. Un volume massif de 15 000 tonnes est prévu pour cette zone. 1 400 tonnes sont pour leur part prévus être expédiés à Dubaï, et 240 tonnes à Mayotte. Les discussions commerciales se poursuivent encore activement pour l’ouverture de nouveaux débouchés vers l’Amérique, le Canada et l’Amérique du Sud, d’après le compte rendu de cette réunion.

    Cette rencontre avait été organisée afin d’examiner le processus de modernisation de la filière. L’objectif principal que se sont fixées les parties prenantes de la filière était d’éliminer tout monopole et d’assurer la transparence au sein de ce secteur économique.

    La présidence avait alors demandé une analyse rigoureuse du prix du litchi au niveau des producteurs afin d’assurer une meilleure adéquation avec la réalité économique et de préserver leurs intérêts. Une réunion sera ainsi organisée par le GEL le 6 novembre 2025 pour débattre de la structure des prix du litchi. Il y était également demandé le soutien du groupement d’exportateurs a également été sollicité concernant le processus de rapatriement des devises générées par les exportations.

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  • IMPORTATION – Le riz de luxe importé prévu être taxé d’un droit de douane de 20% et d’une TVA à 20%

    IMPORTATION – Le riz de luxe importé prévu être taxé d’un droit de douane de 20% et d’une TVA à 20%

    Antananarivo, 31 Octobre, 17h55 – Le riz de luxe importé pourrait de nouveau être taxé. Cette catégorie de produit qui bénéficie aujourd’hui d’une exemption totale pourrait se voir taxée d’un droit de douane à 20% et d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 20% dès l’année prochaine. C’est une des nouvelles dispositions douanières avancées dans le projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026.

    Tous les types de riz importés par Madagascar, englobant riz de base et variétés de luxe, bénéficient depuis 2006 d’une exemption totale de droits de douane et de TVA. Et ce, dans l’objectif de garantir l’approvisionnement et la stabilisation des prix du riz au pays. Mais l’Etat prévoit donc un éclatement tarifaire pour distinguer ces produits. Et encore, les autorités envisagent également de rétablir une taxation sur les variétés haut de gamme.

    L’objectif de l’éclatement tarifaire est de maintenir l’exemption pour le riz de base, tout en taxant le riz de luxe qui se trouve actuellement dans la même sous-position douanière. Seul le type de riz haut de gamme est donc prévu être frappé par ce droit de douane de 20% et cette TVA à 20%.

    Il faut savoir que la quasi-totalité des importations malgaches de riz est constituée de riz de base. La part des riz du luxe est minime, et elle est généralement destinée à l’approvisionnement des grandes surfaces. Cette disposition pourrait ainsi faire une place, voire favoriser la production locale de riz de qualité ou de luxe.

  • POLITIQUE FISCALE – Le ministre Hery Ramiarison mise sur l’optimisation de la collecte des impôts

    POLITIQUE FISCALE – Le ministre Hery Ramiarison mise sur l’optimisation de la collecte des impôts

    Antananarivo, 31 Octobre, 15h45 – Ne pas taxer plus mais taxer mieux. C’est sur quoi prévoit de travailler le nouveau ministre de l’Économie et des finances, le Dr Hery Ramiarison. Le Grand argentier qui a pris officiellement son poste, jeudi, annonce des études pour trouver les moyens d’optimiser la collecte des impôts, sans nécessairement passer par une augmentation des taux d’impositions.

    Le ministre Hery Ramiarison avance que diverses méthodes peuvent être mobilisées pour atteindre cet objectif. Et l’étude de ces mécanismes sera confiée aux techniciens qualifiés du ministère de l’Économie et des finances (MEF), expose-t-il.

    Le nouveau ministre de l’Économie et des finances estime inacceptable que le taux de pression fiscale à Madagascar soit inférieur à 11%. Il indique que les pays ayant un niveau de développement comparable à celui de la Grande île affichent des taux de pression fiscale se situant entre 17% et 18%. “Nous devons impérativement consentir un effort significatif, et c’est là que la réforme entre en jeu”, lance-t-il alors.

    Comme avancé par un spécialiste de la fiscalité, la direction générale des Impôts aura par exemple à intensifier la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale. Elle aura également à élargir l’assiette fiscale ainsi qu’à moderniser et simplifier la collecte des impôts et taxes.

  • FISCALITÉ – Un Irsa de 25% sur la tranche de revenu supérieur à 4 millions d’ariary, selon le projet de loi de finances 2026

    FISCALITÉ – Un Irsa de 25% sur la tranche de revenu supérieur à 4 millions d’ariary, selon le projet de loi de finances 2026

    Les gros salaires devraient être frappés de plus d’impôts en 2026. Si le projet de loi de finances 2026 est adopté, la tranche de revenu supérieure à 4 millions d’ariary sera frappée de 25% d’impôts sur les revenus salariaux et assimilés. Pour les autres tranches de salaires, aucun changement n’est prévu. Pour la tranche inférieure à 350 000 ariary, le taux marginal de l’Irsa est de 0%. Pour la tranche incluse entre 350 001 à 400 000 ariary, le taux resterait à 5%. Pour la tranche de revenu de 400 001 à 500 000, l’Irsa est toujours de 10%. Entre 500 001 et 600 000, il est toujours fixé à 15%. Il est maintenu à 20% pour la tranche de revenu entre 600 001 et 4 millions.

  • DESTINATION MADAGASCAR – Le modèle de développement touristique malgache à refonder, selon Lucie “Lily” Rafaralahy Vololoniaina

    DESTINATION MADAGASCAR – Le modèle de développement touristique malgache à refonder, selon Lucie “Lily” Rafaralahy Vololoniaina

    Antananarivo, 31 Octobre, 11h15 – Un changement radical de système annoncé. La nouvelle ministre du Tourisme et de l’artisanat, Lucie “Lily” Rafaralahy Vololoniaina, opte pour la refondation du modèle de développement touristique de Madagascar. Une vision que ce membre du Gouvernement avait partagée lors de sa prise de fonction officielle, mercredi.

    La refondation que la ministre Lucie Vololoniaina a exposée devrait mettre l’accent sur la valorisation des potentialités régionales, l’implication des communautés locales ainsi que la préservation du patrimoine naturel et artisanal de la Grande île. “Une approche décentralisée et participative permettra d’assurer la cohérence entre les orientations nationales et les priorités régionales”, lance-t-elle alors.

    La ministre en charge du Tourisme et de l’artisanat entend, de ce fait, mettre en œuvre des plans d’actions à court et moyen terme. Ils s’articulent autour de trois piliers principaux que sont la gouvernance et le cadre légal, la promotion et l’expérience client, et le soutien aux acteurs et aux investissements.

    “Nous voulons un tourisme et un artisanat qui créent de la richesse, mais aussi de la dignité”, soutient Lucie “Lily” Vololoniaina Rafaralahy. Elle estime d’ailleurs que ce sont deux secteurs qui valorisent les régions, protègent les ressources et font de chaque malgache à la fois un acteur et un bénéficiaire du développement.

    Le ministère en charge du tourisme et de l’artisanat se dit d’ailleurs déterminé à assurer une gouvernance exemplaire, qui est fondée sur la transparence, la rigueur et la responsabilité. Ce département réaffirme alors ses missions régaliennes, en veillant à la régulation, à la qualité des services et à la protection des acteurs du tourisme et de l’artisanat, rassure la nouvelle ministre.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Le nouveau ministre des Mines Carl Andriamparany attendu sur le dégel des permis miniers

    SECTEUR EXTRACTIF – Le nouveau ministre des Mines Carl Andriamparany attendu sur le dégel des permis miniers

    Antananarivo, 31 Octobre, 8h15 – Carl Andriamparany aura à passer du plaidoyer à l’action. Cet ancien secrétaire exécutif de la Chambre des mines, figure de proue du combat en faveur du dégel des demandes de permis miniers en souffrance est désormais le nouveau ministre des Mines chargé de ce déblocage. Le sujet avait brièvement été abordé par l’ancien ministre Herindrainy Rakotomalala durant la passation de service entre les deux responsables, mercredi.

    Le passage de témoin entre le ministre sortant et le ministre entrant était plus qu’une simple cérémonie protocolaire. Le sujet des permis miniers était au cœur des attentes de ceux qui ont assisté à l’événement. Les industriels miniers avaient déjà alerté sur la fragilisation du secteur avec le gel des permis bien avant. Ils avaient estimé que ce gel avait stoppé net la dynamique d’exploration, retardé des projets structurants et privé le pays de centaines de millions de dollars d’investissements directs étrangers.

    Le processus de réforme du secteur minier avait été déjà engagé, et est dans sa phase d’application, a soutenu l’ancien ministre Herindrainy Rakotomalala. Sa mise en œuvre avait déjà modestement commencé, notamment par le renouvellement de quelques permis miniers. L’ancien patron de l’administration minière a souligné en passant n’avoir délivré aucun permis d’exploitation. “Nous n’avons pas atteint ce stade, en raison des actions de coordination que nous avons menées avec la Banque mondiale”, a-t-il exposé.

    Herindrainy Rakotomalala a par ailleurs indiqué avoir suivi un plan d’assainissement. “Le ministère va donc maintenant s’engager dans cette phase d’application concrète, et je souhaite plein succès au nouveau ministre dans sa mission pour le développement de la Nation”, a-t-il lancé.

    Interrogé sur le sujet, le nouveau ministre, Carl Andriamparany a expliqué que “la bonne gouvernance est essentielle pour l’amélioration de la gestion, et nous allons commencer par l’appliquer au sein de ce ministère”. Il a indiqué que plusieurs organismes rattachés au ministère des Mines sont gérés par intérim depuis de nombreuses années. “Il est donc impératif de réorganiser les services du ministère afin d’atteindre cet objectif de bonne gouvernance”, a-t-il annoncé.

    Le rapport de Réconciliation de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar publié vers la fin du mois de décembre 2024, a fait part de 1 415 permis en cours de mouvement. Le fait d’être en mouvement signifie que ces permis ont encore des dossiers en attente de signature au niveau de l’administration minière pour leur renouvellement, leur transformation ou leur transfert.

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  • PARTENARIAT – Le soutien aux actions plaçant la population au centre du développement comme priorité pour la Banque mondiale à Madagascar

    PARTENARIAT – Le soutien aux actions plaçant la population au centre du développement comme priorité pour la Banque mondiale à Madagascar

    Antananarivo, 31 Octobre, 7h20 – La population au cœur des actions. Atou Seck a été clair concernant la priorité de la Banque mondiale dans sa coopération avec Madagascar. Il s’agit de “soutenir les actions qui placent la population au centre du développement”, expose-t-il lors de sa rencontre avec le Premier ministre de la “Refondation”, Herintsalama Rajaonarivelo, ce jeudi.

     

    Les échanges entre les deux parties ont porté sur les enjeux liés à l’accès aux services essentiels dans les domaines de l’énergie et de l’eau. Ce sont des domaines qui sont non seulement au cœur des attentes de la population de la Grande île mais qui sont également en lien avec les priorités exprimées par le Gouvernement.

     

    Pour le Bureau du Premier ministre, cette rencontre avait aussi permis aux deux personnalités d’aborder en particulier les problèmes majeurs qui empêchent l’accès à ces services essentiels. Les autres secteurs comme l’éducation ou encore la santé y ont été aussi discutés

     

    Les deux parties se sont alors accordées pour poursuivre les discussions la semaine prochaine avec leurs équipes techniques respectives en charge des secteurs mentionnés. Et ce, afin d’identifier des solutions concrètes visant à améliorer la qualité et l’accessibilité de ces services dans le court et moyen termes, au bénéfice direct de population malgache, lance Atou Seck.

  • FISCALITÉ – La Star se plaint des droits d’accise de 850 ariary/litre qui impacte le prix de la bière

    FISCALITÉ – La Star se plaint des droits d’accise de 850 ariary/litre qui impacte le prix de la bière

    Antananarivo, 30 Octobre, 15h25 – Sonnette d’alarme. La société Star se plaint de la hausse des droits d’accise qui frappent la bière. Dans un communiqué publié ce jeudi, elle dénonce une taxe qui est passée de 290 ariary à 850 ariary/litre de 2020 à 2025, soit une hausse de près 193% en cinq ans.

    Cette flambée des taxes a entraîné une hausse du prix de ses produits, les rendant de plus en plus inaccessibles pour une grande partie de la population, déjà affectée par la baisse du pouvoir d’achat. L’entreprise estime que cette situation met en danger un secteur clé de l’économie nationale.

    Selon la Star, ce sont près de 50 000 familles qui dépendent directement ou indirectement de cette filière. Elle indique employer plus de 3 700 personnes en permanence et collabore avec 20 000 producteurs agricoles partenaires. À cela s’ajoutent 350 dépôts de distribution, 25 000 points de vente et 1 100 fournisseurs locaux, dont une majorité de petites et très petites entreprises. Elle craint que la baisse des ventes, provoquée par une fiscalité jugée excessive, menace la viabilité de cet écosystème industriel et commercial.

    Tout en reconnaissant l’importance des recettes fiscales pour l’État, la Star appelle le gouvernement à revoir sa politique de taxation. L’entreprise plaide pour une réduction des droits d’accise afin de restaurer la compétitivité du marché et préserver l’industrie locale. Selon elle, une telle mesure permettrait de soutenir l’emploi, d’encourager les investissements et de favoriser un développement économique durable.

    Dans son communiqué, Star rappelle n’avoir jamais bénéficié d’avantages particuliers, mais demande à ce que les industries locales soient protégées pour éviter la disparition d’un acteur majeur de l’économie nationale.

  • PÊCHE – La répartition des quotas d’exportation de crabes à définir en urgence, lance le ministre Jaco Chan Kit Waye

    PÊCHE – La répartition des quotas d’exportation de crabes à définir en urgence, lance le ministre Jaco Chan Kit Waye

    Antananarivo, 29 Octobre, 21h00 – Course contre la montre pour sauver les prix et les pêcheurs. Le nouveau ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Jaco Chan Kit Waye, souligne la nécessité de définir en urgence le cadre de répartition des quotas pour l’exportation des crabes à Madagascar. Une mesure jugée critique, dans la mesure où l’ouverture de la campagne pour cette filière est déjà fixée au 15 décembre, expose ce membre du gouvernement lors de sa prise de fonction officielle, ce mercredi.

     

    Le ministre Jaco Chan Kit Waye fait part de l’effondrement du prix local des crabes, particulièrement dans les zones de production comme Mahajanga. Mais cette dévalorisation est encore accentuée par le faible nombre d’opérateurs exportant des crabes vivants, limitant la demande, indique-t-il.

     

    “Il faut donc que cette activité soit ouverte, afin qu’un plus grand nombre d’opérateurs puissent travailler sur l’exportation des crabes vivants”, avance-t-il alors. Cette ouverture du marché contribuera à stimuler la concurrence et permettre aux règles du marché de faire remonter le prix d’achat à la source, poursuit-il. “La règle de la concurrence existe lorsqu’il n’y a pas de monopole, lorsque les opérateurs malgaches peuvent jouir de la liberté d’exporter”, ajoute-t-il.

     

    Jaco Chan Kit Waye fait alors part de l’établissement d’un accord avec les opérateurs dans la filière crabe. Leurs avis concernant la répartition des quotas seront tenus en compte, rassure le ministre en charge de la Pêche. Son département s’engage à remettre en conformité réglementaire toutes les activités liées aux produits de la mer. Cela inclut la professionnalisation des opérateurs, dans la question de la fiscalité ou du rapatriement des devises ainsi que la révision de la taille minimale de capture pour garantir la pérennité de la ressource, avance-t-il.

  • REFONDATION – Des propositions économiques à collecter puis à formuler pour le Jeune patronat de Madagascar

    REFONDATION – Des propositions économiques à collecter puis à formuler pour le Jeune patronat de Madagascar

    Antananarivo, 29 Octobre, 11h05 – La voix de la relève se formalise. Le Jeune patronat de Madagascar (JPM) entend mener une vaste consultation de jeunes cadres et entrepreneurs, acteurs économiques, experts techniques, institutions publiques et internationales lors de grandes assises qu’il prévoit d’organiser en novembre. Le JPM entend, durant ces états généraux, formuler d’une part des propositions économiques concrètes pour un climat propice aux affaires d’une part, de présenter les projets structurants initiés par ce groupement de l’autre.

     

    Il sera alors question pour les participants à cet évènement d’identifier les freins concrets rencontrés par les entreprises portées par des jeunes, notamment dans la formalisation de leurs activités, la fiscalité, le financement ou encore l’accès aux marchés. Formuler des propositions réalistes adaptées au contexte local sera également au menu. Celle-ci devra aboutir à l’élaboration d’un document de synthèse qui contiendra les facteurs que ces jeunes estiment indispensables pour un cadre économique favorable à la reconstruction et au développement des jeunes entreprises au pays.

     

    “Il ne s’agit pas d’une voix absolue, mais complémentaires”, lance la présidente du JPM Lilia Randriamifidimanana. Et cette voie sera ainsi issue du terrain et de I’expérience de jeunes entrepreneurs et de cadres dirigeants d’aujourd’hui, avance-t-elle. Mobilisation générale donc du côté de la jeune relève du secteur privé. Une démarche avec laquelle ces jeunes entrepreneurs entendent contribuer de manière structurée à la refondation de Madagascar.