Catégorie : Économie

  • CARBURANT – Une hausse de 25% de la taxe sur les produits pétrolier applicable au gasoil prévue en 2026

    CARBURANT – Une hausse de 25% de la taxe sur les produits pétrolier applicable au gasoil prévue en 2026

    Antananarivo, 3 Novembre, 10h15 – L’Etat prévoit de réviser à la hausse la Taxe sur les produits pétroliers (TPP) applicable au gasoil. Elle devra augmenter de 25%, en passant de 228 ariary à 285 ariary par litre à partir de l’année prochaine, comme avancé dans le projet de loi des Finances initiale (PLFI) 2026.

    La TPP est une taxe spécifique appliquée sur les importations de produits pétroliers et collectée par l’administration douanière. L’Etat compte donc augmenter celle applicable au gas-oil à 285 ariary par litre. L’objectif est de renforcer le rendement budgétaire mais aussi d’aligner progressivement sa taxation sur celle de l’essence qui est actuellement de 503 ariary par litre. Les autorités justifient également cette disposition dans un but de réduction des distorsions fiscales entre carburants ainsi que la prise en compte des externalités négatives du gasoil, notamment ses émissions polluantes.

    Mais il s’agit avant tout d’une mesure de réformes que l’Etat malgache s’est engagé à entreprendre auprès du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre du programme sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD). Les autorités malgaches se sont engagées à augmenter progressivement les taxes et autres redevances sur le gasoil pour les aligner sur le niveau applicable à l’essence, avec un délai de mise en œuvre fixé à fin octobre 2026. Elles indiquent avoir obtenu le soutien de la Banque mondiale pour préparer et mettre en œuvre des mesures d’atténuation en faveur des groupes les plus vulnérables, y compris pour les véhicules de transport public et leurs usagers.

    La TPP est une des postes dans la composante « taxe et redevances » dans la structure des prix des carburants. Elle est pour le moment fixée à 503 ariary pour le supercarburant, à 10 ariary pour le pétrole lampant et à 228 ariary pour le gasoil. Les redevances pour le fonds environnement, la redevance OMH, la redevance allouée au Fonds routier (RER) et la redevance de Développement du secteur (RDS) sont également dans cette composante.

  • ENERGIE – Déploiement progressif de production dès décembre pour les centrales solaires de Mangatany et d’Ambohidrano 

    ENERGIE – Déploiement progressif de production dès décembre pour les centrales solaires de Mangatany et d’Ambohidrano 

    Antananarivo, 3 Novembre, 6h00 – Le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) s’apprête à recevoir l’injection de nouvelles puissances solaires. Les centrales photovoltaïques de 9,5 MWc de Mangatany et de 5 MWc d’Ambohidrano sont en phase terminale de raccordement. L’injection de leurs premiers mégawatts devrait commencer progressivement dès le mois de décembre, selon le calendrier établi pour leur mise en service.

     

    Le directeur général de la Jirama, Ron Weiss, avait déjà effectué une visite du site de Mangatany le 25 octobre. Il avait indiqué ce jour-là que 3,8 MWc de panneaux solaires étaient déjà opérationnels sur une capacité nominale de 9,5 MWc prévue.

     

    L’opérationnalisation de cette centrale s’effectuera en deux temps. Une première mise en service de 5 MW est attendue avant la mi-décembre, suivie de la connexion progressive de la puissance restante, a-t-il indiqué.

     

    Le lancement de la centrale solaire d’Ambohidrano Atsinanana, dans la Commune de Sabotsy Namehana est également imminent. Selon le calendrier établi par les techniciens, ce parc commencera à injecter progressivement de l’électricité dans le RIA au début du mois de décembre. Cette centrale solaire est prévue disposer d’une puissance totale de 7 MWc. Elle sera dotée d’un système de stockage par batterie d’une capacité de 4,2 MWh et de sept transformateurs pour une puissance totale de 6 500 kVA.

     

    En visite sur le site en fin de semaine, le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera, avait alors donné des instructions pour accélérer les travaux lors de sa descente sur le site, dimanche. La livraison du matériel nécessaire sur site sera également accélérée afin de permettre un travail jour et nuit, a-t-il annoncé. A l’heure actuelle, 60% des fondations sont déjà posées, et 35% des 12 180 panneaux photovoltaïques prévus pour ce site d’Ambohidrano sont déjà érigés.

     

    Photo : MEH

  • PROJET DE LOI DE FINANCES 2026 – Les purées et bouillies infantiles importées frappées de droits douanes et de TVA, le lait infantile reste exonéré

    PROJET DE LOI DE FINANCES 2026 – Les purées et bouillies infantiles importées frappées de droits douanes et de TVA, le lait infantile reste exonéré

    Antananarivo, 2 Novembre, 17h15 – Non. Le lait infantile importé ne sera pas frappé de droit de douane et de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation en 2026. Cette préparation pour l’alimentation des nourrissons et des enfants de bas âge devrait rester exemptée de taxes douanières en 2026. La sous-position 1901.10.13 qui correspond au “lait diététique pour l’alimentation des enfants conditionné pour la vente au détail” ne fait pas partie des sous-positions que le projet de loi de finances 2026 prévoit de frapper de TVA à l’importation.

     

    A la lecture du projet de loi de finances de 2026, le “réajustement à TVA 20% des préparations pour l’alimentation des nourrissons et des enfants en bas âge, conditionnées pour la vente au détail” concerne “les poudres sucrées ou non pour la fabrication de crème, pudding, entremets, desserts, etc, les extraits de malt, les autres farines grillées, dextrinifiées ainsi que les produits contenant du cacao”. Le texte donne, entre autres exemples, les purées de légumes et les bouillies infantiles. Ces produits avaient déjà été frappés de droits de douanes en 2025, et selon le projet de loi de finances 2026, l’objectif est “d’harmoniser le régime d’imposition des importations” et ainsi “de soumettre certaines lignes tarifaires déjà assujetties aux droits de douane à la TVA”.

     

    Les conserves de viande pour enfants importées qui font partie des “préparations homogénéisées comme aliments pour nourrissons et enfants en bas âge” devraient également être frappés de droits de douanes de 20% et de TVA de 20% si le projet de budget de 2026 passe. Pour les autorités, cette mesure de retaxation permettrait de “soutenir la production locale, plus nutritive et biologique, tout en réduisant les pertes de recettes douanières”. L’exposé des motifs du projet de loi de finances 2026 indique d’ailleurs que malgré leur exemption de droits de douane et de TVA ces produits restent “coûteux et peu accessibles”. L’objectif est alors aussi de les substituer par des “alternatives locales” et d’offrir une “opportunité pour le développement du marché national”.

     

    Photo d’illustration : Pexels

  • TOURISME – L’ONTM dégaine sa charte de neutralité dans la promotion de la destination Madagascar

    TOURISME – L’ONTM dégaine sa charte de neutralité dans la promotion de la destination Madagascar

    Antananarivo, 2 Novembre, 14h30 – La promotion touristique à dégager de tout enjeu partisan. L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) campe sur sa position de neutralité et d’indépendance politique dans sa mission. C’est pourquoi il indique se désolidariser “de toute initiative ou prise de décision émanant d’entités non mandatées pour s’exprimer au nom de la destination Madagascar, de même que de toute déclaration tendancieuse”.

     

    L’ONTM s’est exprimé à la suite des récentes annonces faisant part de la création de plusieurs nouvelles structures dans le paysage touristique national. Celui-ci rappelle alors assurer la représentation officielle de la destination Madagascar au niveau international, régional et national. Et ce, tout en indiquant regrouper 21 Offices régionaux du tourisme ainsi que l’ensemble des groupements professionnels du secteur, soit plus de 5 900 opérateurs répartis dans les 24 régions du pays.

     

    L’ONTM souligne d’ailleurs s’attacher à son principe qui est d’être une association apolitique et indépendante. “Cette neutralité et cette autonomie garantissent sa crédibilité auprès des partenaires internationaux et nationaux ainsi que la conduite rigoureuse et impartiale des ses actions de promotion, à l’abri de toute idéologie partisane”, lance-t-il.

  • BUDGET – Une revalorisation générale des salaires et une augmentation d’indemnités pour les agents publics annoncées dans le PLFI 2026

    BUDGET – Une revalorisation générale des salaires et une augmentation d’indemnités pour les agents publics annoncées dans le PLFI 2026

    Antananarivo, 2 Novembre, 7h45 – Un motif de réjouissance pour les agents publics. L’Etat entend investir dans le pouvoir d’achat et la sécurité de carrière de ses agents, en prévoyant une revalorisation générale des salaires des fonctionnaires ainsi que des primes ciblées pour les métiers clés comme l’éducation, la santé ou encore la sécurité. La masse salariale est ainsi prévue passer à 4 852,76 milliards d’ariary en 2026, soit une hausse de 1 006,36 milliards d’ariary, représentant une augmentation de 26,16% par rapport à 2025, selon le projet de loi de finances 2026.

    Le nouveau Gouvernement indique avoir engagé une “politique salariale orientée vers la justice, la reconnaissance et la performance”. Il s’agit, selon le projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026, de montrer “la place accordée par l’Etat à son capital humain, moteur essentiel de la performance publique et du développement national”. Dans un contexte où l’on parle de “sobriété budgétaire”, l’idée est alors de “concilier exigence budgétaire, attractivité de la fonction publique et refondation des valeurs du service public”.

    Diverses mesures sont ainsi prévues dans le projet de loi de finances 2026, allant de la revalorisation générale des salaires à l’amélioration des indemnités spécifiques pour certains métiers. Cela concerne notamment l’augmentation de l’indemnité de craie pour le personnel enseignant, “en reconnaissance du rôle central de l’éducation dans la construction du capital humain national”, ou encore l’indemnité de risque pour le personnel de la santé en reconnaissance de “leur dévouement et leur rôle vital dans la santé publique”.

    Mais ce sera également le cas des indemnités de logement pour les agents civils et militaires, dont le montant mensuel actuel “ne correspond plus aux réalités socio-économiques du pays”. La rubrique indemnitaire 508 sera par ailleurs intégrée dans la solde de tous les agents. Pareil pour les indemnités de sujétion et d’astreinte qui sont prévues être intégrées dans la solde des contractuels du ministère de la Justice.

    Parallèlement plusieurs actions sont prévues dans ce PLFI, afin d’améliorer l’équité, la stabilité de carrière et la dotation en personnel. Elles incluent l’intégration progressive dans le corps des fonctionnaires des agents contractuels (EFA et ELD) ayant plus de six années de service effectif. L’Etat prévoit également la création et mandatement de 13 274 nouveaux postes budgétaires pour répondre aux besoins des secteurs prioritaires, qui nécessitent le remplacement partiel des départs à la retraite et autres sorties. Les reclassements et validation des services sont aussi prévus l’année prochaine.

    Avec ces dispositions, l’Etat espère “renforcer la motivation, la dignité et la fierté d’appartenance des agents de l’État, pour bâtir une administration performante, responsable et au service du citoyen”. L’idée est aussi d’assurer “la soutenabilité des finances publiques à moyen terme par une allocation efficiente et prévisionnelle des ressources humaines”.

  • INFRASTRUCTURES – Henri Jacob Razafindrianarivo prône la continuité des grands chantiers publics

    INFRASTRUCTURES – Henri Jacob Razafindrianarivo prône la continuité des grands chantiers publics

    Antananarivo, 1er Novembre, 20h00 – Continuité. Le nouveau ministre des Travaux publics, Henri Jacob Razafindrianarivo, affirme sa volonté de poursuivre et d’achever les projets d’infrastructures déjà engagés par l’État. Et le projet d’“autoroute Antananarivo – Toamasina” fait partie de ces projets. “C’est déjà signé, et puisque c’est signé, ça doit se poursuivre et être mené à terme”, a-t-il déclaré en marge de la cérémonie de passation de services qui a eu lieu la semaine dernière à Anosy.

     

    Pour l’instant, le financement de l’ensemble du projet de l’“autouroute AR1” n’est pas encore bouclé. Mais le nouveau ministre entend travailler sur le sujet. “Pour le moment, on ne peut pas encore dire d’où viendra le financement. La passation vient de se faire et ensuite on verra comment trouver les fonds nécessaires pour pouvoir poursuivre tous ces travaux”, a-t-il précisé.

     

    “L’autoroute Antananarivo – Toamasina fait partie des infrastructures lancées par le régime d’Andry Rajoelina. Les huit premiers kilomètres du projet de 250 km ont déjà été officiellement inaugurés en août 2025.

  • PROJET HYDROÉLECTRIQUE – Les travaux de réfection de la route vers le site de Volobe progressent

    PROJET HYDROÉLECTRIQUE – Les travaux de réfection de la route vers le site de Volobe progressent

    Antananarivo, 1er Novembre, 15h30 – Le chantier bat son plein. Les travaux de réfection de la route reliant les communes de Fanandrana et d’Ambodilazana, menant vers le futur site de production hydroélectrique de Volobe II progressent. L’équipe sur place informe avoir quasiment atteint le village d’Andringaringa, juste avant la traversée du fleuve d’Ivondro.

     

    La Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) indique en parallèle que la construction d’une nouvelle barge pour la traversée de ce fleuve est en cours de finalisation. La prochaine étape consistera à engager les travaux après la traversée, en coordination étroite avec les autorités compétentes et les partenaires techniques, indique le Consortium.

     

    “La finalisation de cette première tranche représente déjà des impacts très positifs pour la relance économique de la zone de Volobe”, se réjouit le maire de la Commune rurale de Fanandrana. “Nous souhaitons la continuité des travaux sur la rive droite où se trouve le grenier de Toamasina en matière des produits locaux, comme les fruits, le girofle ou la vanille”, lance-t-il.

     

    La région Atsinanana, la commune de Fanandrana, la CGHV, et la Savonnerie tropicale et Ivondro carrière avaient signé une convention de collaboration pour la réfection de la route reliant la commune rurale de Fanandrana et la zone de Volobe. L’opération est conduite par la région Atsinanana et ayant comme objectif de sécuriser et fluidifier l’accès pour les populations de Volobe constituées par les communes de Fanandrana, Ambodilazana, Satrandroy et Ifito.

  • HYDROCARBURES – Les prix du gasoil et du pétrole lampant en baisse, celui de l’essence maintenu

    HYDROCARBURES – Les prix du gasoil et du pétrole lampant en baisse, celui de l’essence maintenu

    Antananarivo, 1er Novembre, 11h45 – Un nouvel ajustement des prix des carburants à la pompe vient d’être opéré pour ce mois de novembre. Si le prix de l’essence est maintenu à son niveau du mois d’octobre, les prix du Gasoil et du pétrole lampant ont connu respectivement des baisses de 150 ariary et de 70 ariary, d’après les données publiées par l’Office malgache des hydrocarbures.

    Ainsi, le prix du litre du super carburant reste à 5 060 ariary auprès des stations-services depuis ce samedi. Le litre du gasoil y est désormais proposé à 3 400 ariary par litre et celui du pétrole lampant est à 3 400 ariary.

    Ce nouvel ajustement est entrepris à travers le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Cette révision, qui est une pratique courante au plus tard au cinquième jour du mois, devrait refléter les fluctuations des coûts d’approvisionnement et des paramètres internes. Elle est affectée par l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers et les variations du taux de change entre l’ariary et le dollar, avec un plafonnement dans une fourchette entre -200 ariary et +200 ariary par mois.

  • TAXE ANNUELLE – La restauration de la “vignette” sur les véhicules à moteurs prévue par le projet de loi de finances 2026

    TAXE ANNUELLE – La restauration de la “vignette” sur les véhicules à moteurs prévue par le projet de loi de finances 2026

    Antananarivo, 1er Novembre, 10h35 – Etes-vous propriétaires de voitures, de véhicules utilitaires, de motos ou de scooters ? Si oui, attendez-vous à vous acquitter d’une obligation fiscale annuelle comme cela a été le cas avant 2006. Le projet de Loi des finances initiale (PLFI) 2026 prévoit en effet l’application d’une “taxe sur les véhicules à moteur” qui est prévue s’appliquer à la quasi-totalité des engins motorisés soumis à l’obligation d’immatriculation, quelle que soit leur affectation ou leur usage.

    Le tarif de cette taxe varie de 5 000 ariary à 340 000 ariary, suivant la puissance, la source d’énergie ainsi que de l’année de première mise en circulation des véhicules. La charge fiscale annuelle est généralement réduite pour les véhicules électriques et hybrides de faible puissance, en particulier s’ils sont récents. Inversement, la taxe devient particulièrement lourde pour les propriétaires de véhicules âgés, de grande puissance fiscale et fonctionnant au diesel.

    Cette taxe ne s’applique pas seulement aux véhicules terrestres motorisés. Elle concerne également les véhicules ferroviaires, les bateaux à moteur fixe ou amovible, ainsi que les aéronefs. Son tarif est fixé à 200 000 ariary par an et par appareil pour les navires de plaisance. Le forfait annuel est de 1 000 000 ariary par appareil pour les autres engins maritimes et de 2 000 000 ariary pour les aéronefs.

    Certains véhicules sont néanmoins exonérés de cette taxe. C’est le cas des véhicules non soumis à taxation en vertu des conventions internationales, les ambulances et les véhicules des sapeurs-pompiers ainsi que les véhicules administratifs.

    La taxe sur les véhicules à moteur, qui donnait droit à une vignette à afficher sur le pare-brise des véhicules, avait été abrogée par la loi de finances 2006. A l’époque, cette décision avait été prise dans un objectif de “mise en cohérence du texte fiscal consécutivement à la réforme totale qui a été opérée sur le droit des affaires”.

    Cela avait notamment impliqué “la suppression de certaines dispositions fiscales devenues obsolètes, dont la taxe sur les véhicules à moteur”. Dans le cadre de sa politique d’augmentation des recettes fiscales suite aux recommandations du Fonds monétaire international (FMI), l’Etat a décidé de réinstaurer cette taxe.

  • SECTEUR PRIVÉ – Une croissance négative anticipée à -0,7% pour le secteur manufacturier pour 2025

    SECTEUR PRIVÉ – Une croissance négative anticipée à -0,7% pour le secteur manufacturier pour 2025

    Antananarivo, 1er Novembre, 7h35 – La machine s’enraie. Le secteur secondaire, pilier de l’emploi et de la valeur ajoutée, s’attend cette année à une croissance négative de -0,7%. Une projection que le ministre de l’Economie et des finances, Hery Ramiarison, avait exposée et qui nécessitait, selon ses explications, une concertation avec le secteur privé. L’objectif est d’examiner conjointement les stratégies à mettre en œuvre pour développer ce secteur, accroître l’investissement privé et stimuler l’économie, a-t-il exposé lors de sa prise de fonction officielle, jeudi.

    Le Premier ministre du “gouvernement de la Refondation”, Herintsalama Rajaonarivelo, et quelques membres de son gouvernement, avaient déjà rencontré les représentants du secteur privé vendredi. Ils ont échangé avec le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement du patronat Malgache (Fivmpama) et la Fikambanan’ny orinasa Malagasy (FOM) sur le partenariat et la relance économique du pays.

    La restauration économique constitue l’un des défis majeurs dans le cadre actuel de la refondation de Madagascar, a exposé le Premier ministre Herintsalama Rajaonarivelo. Il avait souligné le rôle fondamental du secteur privé dans cet effort. Le Chef du Gouvernement n’avait alors pas manqué de saluer la volonté de collaboration manifestée par ces opérateurs économiques pour travailler main dans la main avec l’État. Et ce, en vue de la promotion et du développement des secteurs productifs malgaches.

    Les représentants du secteur privé ont d’ailleurs réitéré leur engagement à collaborer étroitement avec l’Etat sur la base de la transparence et d’une gestion exempte de corruption. Ils ont néanmoins fait part de leurs préoccupations. Ils ont notamment demandé à l’État de procéder à un examen approfondi des différentes charges fiscales et impôts dans le contexte des réformes structurelles en cours à Madagascar.

    Les autorités prévoient une croissance de +3,3% du secteur secondaire en 2026. Un rebond qui devrait reposer sur la relance de la branche “industrie” ou encore une timide croissance de la branche “textile”.