Catégorie : Économie

  • TRANSPORT AÉRIEN – Démission de Thierry de Bailleul après les pressions du personnel de Madagascar Airlines 

    TRANSPORT AÉRIEN – Démission de Thierry de Bailleul après les pressions du personnel de Madagascar Airlines 

    Antananarivo, 15 Octobre, 22h15 – Une nouvelle crise secoue Madagascar Airlines. Thierry de Bailleul a annoncé, par voie de communiqué, sa démission immédiate de la direction générale de Madagascar Airlines ce mardi. Quelques heures plus tôt, plusieurs représentants du personnel, menés par le syndicaliste Rado Rabarilala, ont tenu un point de presse à l’aéroport d’Ivato pour réclamer le départ du directeur général, Thierry de Bailleul. Selon eux, le mandat de celui-ci aurait pris fin en juillet dernier et sa reconduction aurait manqué de transparence

     

    Les employés de la société ont notamment dénoncé la présence prolongée du dirigeant français et de ses collaborateurs étrangers à la tête de la compagnie. Rado Rabarilala a fixé au vendredi 17 octobre la date limite pour leur départ, estimant qu’au-delà de ce délai, les autres directeurs ne devraient plus exécuter les ordres du DG.

     

    Dans son message adressé au personnel pour faire part de son départ, Thierry de Bailleul affirme que le climat de défiance provoqué par certains employés rendait la poursuite de sa mission impossible. Il indique avoir proposé que le comité exécutif assure collégialement la continuité des opérations en attendant les décisions du conseil d’administration. Cette décision, selon lui, vise à éviter toute rupture dans la gestion et à préserver la crédibilité de la compagnie auprès de ses partenaires internationaux.

     

    Le désormais ex-directeur général s’est également dit préoccupé par la fragilité financière persistante de Madagascar Airlines. Il avertit qu’une instabilité managériale prolongée pourrait compromettre le soutien de la Banque mondiale et des bailleurs de fonds.

     

    La contestation s’inscrit dans un contexte administratif délicat. Le contrat de Thierry de Bailleul courait officiellement jusqu’au 31 juillet 2025, selon les clauses internes. Par ailleurs, la compagnie est engagée dans le plan de redressement « Phœnix 2030 », soutenu par la Banque mondiale, qui exige une stabilité de gestion pour garantir la poursuite des réformes engagées.

  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – L’inflation devrait rester élevée pour Madagascar cette année, selon la Banque mondiale

    PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – L’inflation devrait rester élevée pour Madagascar cette année, selon la Banque mondiale

    Antananarivo, 14 Octobre, 9h30 – L’inflation devrait rester élevée en 2025 pour Madagascar, avant de diminuer progressivement grâce à la baisse des prix du pétrole et à une meilleure production de riz. C’est la prévision avancée par la Banque mondiale, qui a mis à jour le profil-pays de la Grande île, lundi.

    Dans l’édition d’octobre 2025 du rapport Africa’s Pulse, la Banque mondiale table sur un taux d’inflation de 8,5% pour 2025, avant de baisser à 8,1% en 2026 et à 7,7% en 2027. Le coût moyen du panier de biens et services couramment achetés par les ménages, tel que mesuré par l’Indice des prix à la consommation (IPC) pourrait donc augmenter de 8,5 % à la fin de cette année, selon les prévisions de cette institution de Bretton Woods. Ce qui conduira à la diminution du pouvoir d’achat de la monnaie locale.

    Ce niveau d’inflation est jugé élevé par la Banque mondiale. Il est d’ailleurs supérieur à l’objectif national avancé par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui est de parvenir à un taux d’inflation à 5% à moyen terme. Avant la tension socio-politique actuelle, la Banque centrale avait prévu une décélération graduelle du rythme de l’inflation. Il devrait s’établir autour de 7,8 % à la fin de l’année 2025, suivant une trajectoire alignée à cet objectif de 5,0 %.

    58,5% des banques commerciales sondées par la BFM anticipent déjà une inflation supérieure à 10% à la fin de cette année, bien avant le début de la tension sociale actuelle qui traverse le pays. Et ce, avec un éventail général de prévisions s’étendant jusqu’à 12,7%.

    Si l’inflation signifie une perte de valeur réelle de la monnaie, l’absence d’augmentation de revenu équivalente contraint par exemple les ménages à réduire leurs consommations. Ils pourront également être amenés à piocher dans leurs épargnes ou encore à arbitrer leurs dépenses, en achetant des produits moins chers ou se priver de certains biens.

  • RÉSERVES DE CHANGE – La valeur marchande du stock d’or monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara augmente à 140 millions de dollars

    RÉSERVES DE CHANGE – La valeur marchande du stock d’or monétaire de la Banky foiben’i Madagasikara augmente à 140 millions de dollars

    Antananarivo, 14 Octobre, 10h15 – L’actif “or” de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) s’apprécie. La valeur marchande des lingots d’or monétaire certifiés LBMA (London bullion market association), stockés dans ses réserves de changes, est passée de 120 millions de dollars au mois de juin à 150 millions de dollars en ce mois d’octobre. Le Gouverneur Aivo Andrianarivelo a fait le point sur le sujet la semaine dernière.

    L’affinage en Turquie des 1 003,58 kilos de doré de la BFM en 2023, d’une pureté moyenne initiale de 95,96%, selon les normes fixées par la LBMA, avait permis de produire 963,10 kilos d’or monétaire d’une pureté moyenne à 99,91% et 31 kilos d’argent pur 24 carats. Cette quantité d’or monétaire stockée dans les réserves de la BFM vaut donc actuellement 150 millions de dollars.

    La valeur attribuable à l’or monétaire est déterminée à partir du prix de réévaluation dérivé du cours de l’or publié quotidiennement par la LBMA et calculé, article par article, en fonction de leur titre et de leur poids fin. “En examinant les marchés internationaux, nous constatons que la contre-valeur en dollars de l’or ne cesse de croître. Le volume physique reste ainsi inchangé, mais sa valeur augmente intrinsèquement” ,se réjouit Aivo Andrianarivelo.

    “Pas un seul gramme de ces lingots d’or n’avait jusqu’à ce jour été cédé”, rassure le Gouverneur. “Aucune personne n’est d’ailleurs habilitée à mobiliser cet or, à moins que le Comité d’Investissement de la BFM ne donne l’instruction de le vendre en raison d’une insuffisance de nos réserves en dollars”, rappelle-t-il. Or, les réserves en dollars de la Banque centrale s’établissent actuellement à 3,2 milliards de dollars. “Ce qui ne justifie absolument pas la cession de notre stock d’or”, note Aivo Andrianarivelo.

    C’est sur la base de cette dynamique que la BFM a revu sa stratégie et prévoit de reprendre ses achats de doré localement. Un appel d’offres a déjà été lancé par la BFM pour les fournisseurs intéressés, et diverses mesures ont été mises en place pour cette opération. Parmi elles, la publication d’un décret établissant des points d’achat d’or sous la responsabilité de la BFM dans quatre localités de Madagascar, à savoir Maevatanana, Betsiaka, Mananjary et Miandrivazo. L’opérationnalisation de ces points d’achat d’or est prévue pour les mois d’octobre ou de novembre.

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  • BUDGET – Le secteur privé sollicite un nouveau dialogue public privé en vue de l’élaboration de la loi de finances 2026

    BUDGET – Le secteur privé sollicite un nouveau dialogue public privé en vue de l’élaboration de la loi de finances 2026

    Antananarivo, 14 Octobre, 8h15 – Les opérateurs économiques malgaches montent au créneau. Au lendemain des manifestations menées par les jeunes de la génération Z, un membre influent du secteur privé a affirmé vendredi dernier la nécessité urgente de relancer le Dialogue Public Privé (DPP). Selon lui, la conjoncture actuelle, marquée par des tensions sociales et une incertitude économique croissante, impose de revoir plusieurs dispositions du futur projet de Loi de Finances 2026 afin de mieux adapter la fiscalité à la réalité du pays. Les groupements d’entreprises souhaitent replacer la concertation au centre des décisions économiques.

    Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le Fivondronan’ny mpandraharaha malagasy (Fivmpama) ont réaffirmé leur engagement à collaborer avec les autorités pour trouver des solutions durables à la crise. Lors de la dernière rencontre avec le président de la République Andry Rajoelina, ils ont souligné que la stabilité politique et la sécurité des biens et des personnes sont des conditions indispensables pour la continuité des activités économiques. Ils appellent à un climat d’apaisement et à un encadrement responsable des manifestations, craignant que les violences n’affectent davantage la confiance des investisseurs.

    Dans leur communiqué commun faisant suite à cette rencontre, le GEM et le Fivmpama ont mis en avant trois priorités pour relancer la croissance dont la restauration de l’attractivité du pays, l’intégration des impacts socio-économiques de la crise dans la Loi de finances 2026 et la relance des filières industrielles, agricoles et touristiques. Ces mesures visent à préserver les acquis économiques, notamment ceux liés à l’AGOA et aux partenariats financiers internationaux. Les opérateurs souhaitent également que la nouvelle loi tienne compte des réalités des entreprises et des ménages les plus touchés par la crise.

    De plus, le dernier DPP, tenu en juillet dernier, avait permis d’identifier plusieurs priorités communes entre le ministère des Finances, l’Economic development board of Madagascar (EDBM) et les groupements d’entreprises. Cependant, les récents rebondissements politiques et économiques ont profondément modifié les paramètres de discussion. Les opérateurs estiment qu’un nouveau dialogue est nécessaire pour actualiser les propositions fiscales initialement prévues. L’objectif est d’éviter une déconnexion entre les politiques publiques et la situation économique réelle du pays.

    Par ailleurs, les groupements du secteur privé indiquent attendre une déclaration officielle de la part des représentants du mouvement des manifestants avant d’envisager une grève générale. Jusqu’ici, aucune revendication formelle n’a été déposée, soulignent-ils. Les acteurs économiques appellent donc à la responsabilité et au dialogue national, estimant que seule une concertation ouverte entre l’État, les opérateurs et la société civile permettra de rétablir la confiance et de stabiliser l’économie.

  • OCTROI DE CRÉDITS – Une prévision de financements davantage destinés aux zones franches industrielles au troisième trimestre de 2025

    OCTROI DE CRÉDITS – Une prévision de financements davantage destinés aux zones franches industrielles au troisième trimestre de 2025

    Antananarivo, 14 Octobre, 8h55 – Les banques commerciales avaient prévu de renforcer l’accompagnement financier des sociétés de la Zone franche industrielle (ZFI) au troisième trimestre de cette année. Et ce, en leur octroyant plus de crédits pour faire face à l’augmentation des droits de douane appliqués dans le cadre des échanges avec les Etats-Unis, qui devrait avoir un impact sur les exportations malgaches à destination de ce marché. Ces établissements ont fait part de cette intention, dans le cadre de l’Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire menée par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM).

    Les projections indiquent que la part des crédits bancaires destinés aux ZFI atteindrait 5,6% du total au troisième trimestre, marquant une progression par rapport aux 4,4% enregistrés au trimestre précédent. Cette augmentation de 1,2 point de pourcentage pourrait ainsi témoigner de la volonté des institutions financières d’accompagner les entreprises exportatrices dans un contexte de turbulences commerciales.

    Les activités de “commerce” et de “transport” devraient constituer les principaux secteurs financés par les banques au troisième trimestre 2025, bénéficiant respectivement de 25% et de 16,7% du total des crédits prévus être octroyés par les banques durant cette période. Il s’agit d’une orientation classique dans un contexte de recherche de liquidité à court terme et de soutien aux flux économiques domestiques.

    Le financement des industries extractives était par ailleurs appelé à s’intensifier après plusieurs mois d’interruption. Ce secteur devrait bénéficier de 4,2% des crédits à octroyer durant cette période. Et la reprise du crédit aux activités minières et extractives pourrait être un indicateur de la confiance retrouvée dans des projets à plus long terme et à forte intensité capitalistique.

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  • TRANSPORT AÉRIEN – Plusieurs vols commerciaux annulés à l’aéroport d’Antananarivo

    TRANSPORT AÉRIEN – Plusieurs vols commerciaux annulés à l’aéroport d’Antananarivo

    Antananarivo, 14 Octobre, 08h05 – Grosse perturbation du trafic aérien depuis le début de la crise à Madagascar. Des compagnies aériennes ont annulé leurs vols à destination d’Antananarivo prévus lundi. Il s’agit des vols Air France et Air Mauritius, selon le communiqué de Ravinala Airports.

    La compagnie française a déjà fait savoir cette interruption temporaire de sa desserte entre Paris Charles de Gaulle et Antananarivo, depuis samedi et jusqu’au lundi 13 octobre inclus, en invoquant “la situation sécuritaire”. Cette mesure restera “soumise à une évaluation quotidienne de la situation sur place”, précise la compagnie.

    Les vols de la compagnie aérienne Emirates desservant Antananarivo et Dubaï sont également annulés depuis dimanche. La reprise des opérations sera publiée à une date ultérieure.

    Par ailleurs, les autres vols internationaux opérés par d’autres compagnies aériennes restent maintenus pour le moment, sauf nouvelle annonce, selon le communiqué du gestionnaire de l’aéroport international d’Ivato.

    Pour Madagascar Airlines, elle continue d’assurer ses opérations sur l’ensemble de son réseau intérieur avec ses cinq aéronefs. L’aéroport international d’Antananarivo demeure quant à lui ouvert à la circulation aérienne.

  • IMPORTATION FRAUDULEUSE – La Douane estime à 9 milliards d’ariary les amendes prévues suite à une contrefaçon de cigarette

    IMPORTATION FRAUDULEUSE – La Douane estime à 9 milliards d’ariary les amendes prévues suite à une contrefaçon de cigarette

    Antananarivo, 13 Octobre, Le 22 septembre dernier, une opération douanière au port de Mahajanga a permis de saisir un conteneur de 40 pieds renfermant plus de 57 600 cartouches de cigarettes de la marque “Good Look”. Cette cargaison frauduleuse, estimée à près de 4 milliards d’ariary, comportait aussi deux cartons de rubans siglés “Imperial Tobacco” et 94 cartons de serviettes usagées. Les droits et taxes s’élèvent à 2 milliards d’ariary, tandis que les responsables encourent des amendes d’un peu plus de 9 milliards d’ariary. Conformément aux procédures en vigueur, les cigarettes contrefaites seront détruites et enfouies sous supervision des autorités compétentes, afin d’empêcher leur réintroduction sur le marché.

    “La contrefaçon de cigarettes représente un manque à gagner considérable pour les caisses publiques. Ces produits illicites échappent totalement aux droits et taxes, privant l’État de ressources essentielles destinées au financement des services publics”, explique Ernest Lainkana Zafivanona, directeur général de la douane. En plus des pertes fiscales, cette pratique crée une concurrence déloyale pour les fabricants et distributeurs légaux qui s’acquittent de leurs obligations. Selon les estimations, le commerce de tabac illicite fait perdre chaque année plusieurs milliards d’ariary au Trésor, fragilisant le tissu économique national.

    Derrière ces enjeux économiques se cache aussi une dimension sanitaire majeure. Les cigarettes contrefaites échappent à toute vérification de conformité et peuvent contenir des substances toxiques issues de circuits de fabrication clandestins. “Ces produits, dépourvus de tout contrôle sur les taux de goudron, de nicotine ou de métaux lourds, représentent un risque réel pour la santé publique”, souligne Francis Rabarijohn, directeur général d’Imperial Tobacco. Leur destruction vise donc à éviter leur circulation et à protéger les consommateurs.

    La société Promodim, détenteur exclusif de l’autorisation de fabrication des cigarettes “Good Look”, appelle ses distributeurs à la vigilance. L’entreprise rappelle l’importance de s’approvisionner uniquement auprès de fournisseurs agréés pour éviter toute implication dans la commercialisation de produits contrefaits. Parallèlement, la coopération entre la Douane malagasy et le groupe Imperial Brands Madagascar se renforce pour démanteler les réseaux de contrebande.

     

     

  • TRÉSOR PUBLIC – Les dépenses de l’Etat autres que les salaires, les indemnités et les pensions de retraite gelées

    TRÉSOR PUBLIC – Les dépenses de l’Etat autres que les salaires, les indemnités et les pensions de retraite gelées

    Antananarivo, 13 Octobre, 14h45 – Une restriction budgétaire extrême annoncée. Les décaissements de la trésorerie de l’Etat seront strictement limités au paiement des salaires, indemnités et pensions de retraite uniquement. Il s’agit d’une décision que l’ensemble des groupements syndicaux et associations de la direction générale du Trésor (DGT) indique prendre face à la situation socio-politique au pays.

    Ces agents syndiqués de l’État, au niveau du personnel, des inspecteurs, des percepteurs principaux, des contrôleurs et des comptables du Trésor public indiquent agir dans ce sens pour “la défense des deniers publics”. Et cette restriction budgétaire ne sera levée que lorsque le fonctionnement normal des affaires sera rétabli, notent-ils.

    Toutes les autres dépenses de l’Etat sont donc gelées. La mesure annoncée par ces agents affecte ainsi entre autres les achats de biens et services, les investissements ou encore les subventions autres que les salaires. “Nous nous assurons de veiller au fonds publics”, rassurent-ils.

  • SITUATION SÉCURITAIRE – Report et annulation de vols pour des compagnies desservant Madagascar

    SITUATION SÉCURITAIRE – Report et annulation de vols pour des compagnies desservant Madagascar

    Antananarivo, 12 Octobre, 7h00 – Priorité à la sûreté. Des compagnies, dont Ethiopian Airlines et Air Austral avaient décidé de reporter les vols qu’elles avaient prévu d’effectuer à Madagascar dans la soirée de samedi. Une décision qu’elles ont prise “en raison de la situation trouble qui prévaut actuellement à Antananarivo”, communique Ravinala Airports, le gestionnaire de l’aéroport international d’Ivato.

     

    Air France, de son côté, a tout simplement préféré annuler ses liaisons avec la Capitale de Madagascar avec le même contexte. L’annulation concerne les vols que la compagnie française avait programmé le 12 et 13 octobre.

    Des nouvelles dispositions et des solutions alternatives seront néanmoins proposées aux passagers qui sont directement concernés par cette perturbation de programme de vols. Ils en seront informés par leurs compagnies respectives.

     

    Malgré la situation sécuritaire au pays, l’aéroport international d’Antananarivo demeure ouvert à la circulation aérienne, précise Ravinala Airports qui en est son gestionnaire. Celle-ci précise d’ailleurs que l’Aviation civile de Madagascar (ACM) est la seule autorité habilitée à prononcer une éventuelle fermeture de cette plateforme de transport stratégique du pays.

  • ÉNERGIE – Le convoi des équipements pour la centrale d’Ambohimanambola attendu ce samedi à Antananarivo 

    ÉNERGIE – Le convoi des équipements pour la centrale d’Ambohimanambola attendu ce samedi à Antananarivo 

    Antananarivo, 11 Octobre, 6h15 – Plus que quelques heures et la première vague des équipements destinés à la nouvelle centrale thermique de 105 MW à Ambohimanambola devrait arriver à Antananarivo. Le convoi était à Moramanga vendredi soir, après avoir quitté Toamasina jeudi. Le Premier ministre, le général Fortunat Ruphin Zafisambo s’est rendu sur place pour suivre de près les opérations de transport.

     

    Une fois passée la grosse montée de Mandraka et ses épingles, ainsi que les rues étroites de Manjakandriana, le convoi devrait emprunter le ByPass puis traverser les 3,5 km menant vers le site d’implantation de la centrale à Ambohimanambola. Si l’on en croit le ministère des Travaux publics, il passera plutôt par Behintsy où il n’y a plus aucun pont à traverser pour rejoindre sa vraie destination finale.

     

    Le convoi exceptionnel comprend huit camions lourds, dont sept semi-remorques et un porte-chars, transportant 14 colis industriels. Parmi eux figurent des carters d’huile moteur, des rails de fixation et un bloc moteur de près de 74 tonnes. Ces composants représentent une partie essentielle de la future installation, qui doit accueillir sept moteurs de 15 MW chacun, fonctionnant au fuel lourd.

     

    Après ce premier convoi, huit autres sont encore prévus avant que l’ensemble des équipements nécessaires à la construction de la centrale de 105 MW soit au complet. En plus des sept blocs moteurs de plus de 70 tonnes chacun, sept alternateurs de 64 tonnes, et trois transformateurs de 50 tonnes chacun doivent également être transportés jusqu’à Ambohimanambola.

     

    Si l’on en croit le président de la République, trois groupes de 15 MW chacun, soit un total de 45 W devraient être fonctionnels en février. En attendant, ce sont des groupes électrogènes “plus petits” qui sont envoyés à la rescousse au niveau des universités.