Catégorie : Économie

  • VOYAGES – L’Office national du tourisme de Madagascar met en place un dispositif d’assistance aux visiteurs

    VOYAGES – L’Office national du tourisme de Madagascar met en place un dispositif d’assistance aux visiteurs

    Antananarivo, 10 Octobre, 9h15 – Préserver l’attractivité de la destination Madagascar malgré la crise socio-politique. Face à la montée des tensions sociales et économiques observées dans plusieurs régions du pays, l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) renforce ses actions. L’institution annonce ainsi la création de quatre numéros d’assistance dédiés aux visiteurs étrangers, joignables tous les jours entre 8h et 20h. Ce service vise à fournir des informations fiables, à conseiller les voyageurs sur la sécurité de leurs déplacements et à les orienter vers les sites accessibles. L’objectif est d’éviter que les touristes ne se sentent livrés à eux-mêmes dans un contexte incertain.

    Ce dispositif s’inscrit dans une stratégie plus large de maintien de la confiance des voyageurs. Le tourisme représente plus de 6 % du PIB national et fait vivre un large réseau d’acteurs : hôteliers, restaurateurs, transporteurs et guides. Une baisse de fréquentation, même temporaire, aurait des répercussions directes sur l’emploi et l’économie locale. Selon des professionnels du secteur, ces numéros d’assistance constituent une mesure bienvenue pour rassurer les visiteurs et maintenir le lien avec les opérateurs sur le terrain.

    Cependant, la situation demeure fragile. Plusieurs établissements signalent déjà des annulations de séjours et des circuits revus à cause des blocages de routes ou d’incertitudes sécuritaires. Les petites agences locales et les guides indépendants sont particulièrement touchés. Chaque annulation se traduit par une perte de revenus difficile à compenser pour ces travailleurs qui dépendent fortement de la haute saison. Certains opérateurs appellent à un accompagnement plus soutenu de la part des autorités.

    Les acteurs du secteur estiment que l’effort de l’ONTM, bien que salué, ne suffira pas à lui seul à stabiliser la situation. Ils plaident pour une coordination accrue entre les institutions, les forces de sécurité et les collectivités locales afin d’assurer des conditions de voyage sereines. Une communication transparente à l’international et un appui économique ciblé aux petits prestataires figurent également parmi les solutions avancées pour éviter un recul durable du tourisme dans le pays.

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  • CRISE – Ron Weiss appelle les agents syndiqués de la Jirama à améliorer le service plutôt qu’à faire la grève

    CRISE – Ron Weiss appelle les agents syndiqués de la Jirama à améliorer le service plutôt qu’à faire la grève

    Antananarivo, 9 Octobre, 11h30 – Un appel à la responsabilité. Ron Weiss soutient dans une lettre qu’il a adressée à ses collaborateurs auprès de la Jirama que l’heure n’est pas à la grève avec la situation socio-politique qui est actuellement tendue. Le directeur général de la compagnie nationale estime que les efforts doivent plutôt être déployés dans l’amélioration du service, qui est déjà la cause principale de l’insatisfaction populaire.

    Ron Weiss indique avoir été déjà informé des menaces de grève que certains agents de la Jirama prévoient d’observer. Il juge le mouvement “inopportun” car il ne ferait qu’empirer une situation déjà critique pour les usagers. “La grève n’est pas une solution du moins pour l’instant car elle n’aura pour conséquence que de grever une situation qui est déjà catastrophique pour la population, et ne pourrait qu’engendrer le résultat inverse”, expose-t-il dans sa lettre.

    “Il n’y a d’ailleurs aucune logique de faire la grève”, note Ron Weiss. Et ce, par rapport aux inquiétudes des employés qui pourraient motiver ce mouvement. Le directeur général de la Jirama parle par exemple du nouveau statut de la compagnie qui, selon ses explications, “ne prévoit pas de cession de capital et de licenciement”. Il parle également d’un “accord” qui vise à renforcer la participation active des travailleurs à la reconstruction de la compagnie qui ne tardera pas à être publié.

    La Jirama appelle jusque-là ses employés à prioriser la reconstruction et l’amélioration du service, afin de répondre aux attentes de la population. “On attend de nous des réponses concrètes et rapides, un renforcement des efforts et une action commune pour relever ces défis”, souligne Ron Weiss, en s’adressant à ses collaborateurs.

    Le DG de la Jirama appelle alors les employés à “l’unité constructive”, face aux travaux que la compagnie nationale d’eau et d’électricité doit entreprendre. Tous les agents de cette société d’Etat auront donc à intensifier leurs efforts dans la construction de nombreuses nouvelles centrales électriques et des installations d’approvisionnement en eau. De même pour le remplacement et le renforcement des réseaux de distribution d’électricité et d’eau que la Jirama avait déjà commencés, lance-t-il.

  • COMMERCE – Maminiaina Ravatomanga estime que la filière vanille peut encore être sauvée

    COMMERCE – Maminiaina Ravatomanga estime que la filière vanille peut encore être sauvée

    Antananarivo, 9 Octobre, 10h45 – Une filière à terre qu’il faut redresser. Et “nous pouvons encore sauver la filière vanille”, estime Maminiaina Ravatomanga, membre du Conseil national de la vanille (CNV). Lors de son émission télévisée diffusée sur trois chaînes audio-visuelles privées lundi, l’homme d’affaires a lancé un appel à l’action pour redresser ce secteur stratégique en pleine crise.

    Pour le président directeur général du Groupe Sodiat, les acteurs de cette filière « ont encore la capacité de bien la redresser aujourd’hui ». Mais encore faut-il que ceux-ci “ne se laissent pas distraire par les politiciens” et que le gouvernement et les décideurs du secteur “les laissent redresser la situation à leur manière”.

    Pour Maminiaina Ravatomanga, la libéralisation du secteur était l’une des causes principales de la décadence de la filière. « La libéralisation a été imposée sous pression politique en 2022-2023. Aujourd’hui, on en voit les conséquences », déplore-t-il.

    Le patron du groupe Sodiat, proche du pouvoir, affirme que le CNV avait pourtant élaboré une réforme structurelle pour relancer la filière. Mais à l’entendre, cette initiative aurait été stoppée net par des décisions d’ordre politique. Il reconnaît que “la réforme implique des défis”. Il insiste cependant sur “cette réforme pour obtenir des résultats durables”.

  • SITUATION SÉCURITAIRE – Des hôteliers et restaurateurs demandent l’allègement progressif du couvre feu

    SITUATION SÉCURITAIRE – Des hôteliers et restaurateurs demandent l’allègement progressif du couvre feu

    Antananarivo, 8 Octobre, 12h35 – Un appel pressant lancé. La Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (Fhorm) demande un allègement du couvre-feu pour bénéficier de plus d’heures d’activité, essentielles à leur survie économique et au maintien de l’emploi. Cette disposition constitue une nécessité économique et sociale, indique le communiqué que cette association professionnelle a publié ce mercredi.

    La Fhorm réitère que “la sécurité des citoyens reste une priorité absolue”. Elle souligne toutefois que “il est tout aussi essentiel de préserver la sécurité économique et sociale de notre population”. Car “une économie qui s’effondre fragilise tout le pays, y compris sa stabilité”, expose cette association. L’allègement progressif du couvre feu est avancé comme une voie d’équilibre qui contribuera à maintenir un niveau de sécurité tout en offrant aux opérateurs la marge nécessaire à leur survie et à la relance de l’activité économique.

    La Fhorm propose alors l’élargissement de la plage horaire de liberté de circulation en réduisant le couvre-feu à la plage horaire de 23h à 4h du matin. Et ce, dans l’attente de la levée complète de cette mesure sécuritaire. Cet ajustement permettra de sauver des milliers d’emplois menacés directement liés aux heures d’activités restreintes, de contribuer à la relance des établissements et de l’économie locale mais également d’éviter le chômage technique et ses impacts sociaux.

    Dans son allocution à l’occasion de la nomination des trois ministres en charge de la défense et de la sécurité, le président de la République Andry Rajoelina a annoncé que lever le couvre-feu sera l’une des actions prioritaires auxquelles les trois nouveaux membres du gouvernement devraient s’atteler en collaboration avec le Premier ministre.

  • BANQUE CENTRALE – 5 966 milliards d’ariary par semestre déployés en 228 opérations logistiques à travers tout Madagascar

    BANQUE CENTRALE – 5 966 milliards d’ariary par semestre déployés en 228 opérations logistiques à travers tout Madagascar

    Antananarivo, 8 Octobre, 6h15 – Chaque semestre, la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) orchestre une vaste opération logistique pour injecter 5 966 milliards d’ariary dans le circuit économique national. Cette somme colossale est déployée dans tout le pays via 228 mouvements de fonds, pour approvisionner 524 agences bancaires commerciales et 135 postes comptables du Trésor public répartis sur l’ensemble du territoire, comme l’indique le gouverneur de la BFM Aivo Andrianarivelo.

    Parmi ces 228 transferts, 133 sont effectués par voie terrestre à l’aide de véhicules sécurisés, tandis que 95 sont réalisés par voie aérienne, en collaboration principalement avec Madagascar Airlines. Toutefois, lorsque la capacité de la compagnie nationale est insuffisante, la BFM fait appel à des opérateurs aériens privés, sélectionnés sur appel d’offres en fonction de la disponibilité de leurs appareils et des créneaux de vol qu’ils peuvent assurer, selon le gouverneur. “Le choix de ces prestataires se fait en fonction de la disponibilité de leurs appareils, ainsi que des heures de décollage et d’atterrissage qu’ils peuvent garantir”, explique le gouverneur.

    Le gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo, précise que ces mouvements visent à garantir un approvisionnement continu des guichets bancaires et des postes comptables, même dans les zones les plus reculées. D’ailleurs, pour les localités du Trésor public qui ne sont accessibles ni par la route ni par avion, des solutions alternatives comme la location d’hélicoptères auprès de l’État sont mises en œuvre, en attendant une éventuelle mutualisation plus systématique des moyens aériens publics. “Étant donné que l’État dispose également d’une flotte d’aéronefs, nous étudions actuellement la possibilité pour la Banque Centrale (BFM) d’utiliser ces moyens pour le transport de ses fonds”, souligne Aivo Andrianarivelo.

    En parallèle, les versements au guichet de la BFM, c’est-à-dire les dépôts des banques commerciales et du Trésor, atteignent 6 075 milliards d’ariary sur la même période. Ces flux représentent notamment les recettes de l’État et les excédents de liquidités que les établissements financiers ne peuvent conserver dans leurs propres coffres.

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  • TOURISME – Des vagues d’annulation de voyage vers Madagascar rapportées par la CTM avec la conjoncture socio-politique

    TOURISME – Des vagues d’annulation de voyage vers Madagascar rapportées par la CTM avec la conjoncture socio-politique

    Antananarivo, 7 Octobre, 12h55 – Le tourisme malgache est une nouvelle fois plongé dans une zone de turbulences avec la conjoncture socio-politique actuelle. Et l’impact s’est déjà fait sentir sur les flux entrants des voyageurs, se matérialisant par une vague d’annulations de voyages au pays. Une situation que le président du Conseil d’administration de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM), Lytah Razafimahefa, avait exposé, lundi.

    Pour cet opérateur touristique, l’émission de « Travel advisory », ou des recommandations de voyage strict par certains pays émetteurs, est une des causes directes de ces annulations. Ils avaient recommandé à leurs ressortissants de reporter tout projet de voyage vers Madagascar sauf raison impérative. « Pour un primo-voyageur qui n’a aucune expérience client de la destination, quand ils voient ces conseils aux voyageurs émis, leur réflexe est d’annuler immédiatement le séjour, pas de le reporter », explique Lytah Razafimahefa.

    Il y a également la notoriété de la destination. Car le président du Conseil d’administration de la CTM estime que Madagascar reste encore peu connu. « Le manque de confiance s’installe alors d’autant plus facilement, une fois qu’il se passe quelque chose dans le pays », a-t-il exposé.

    Ainsi, au-delà d’une éventuelle baisse des arrivées touristiques, l’impact de ces annulations est immédiat et se traduit entre autres par du « no-show ». C’est-à-dire que des prestations touristiques déjà payées par les agences de voyages émettrices sont annulées à court terme, occasionnant des pertes directes pour les opérateurs réceptifs malgaches.

    Mais Lytah Razafimahefa fait également part de l’effet papillon de la situation sur la haute saison touristique, surtout que les annulations touchent l’ensemble des marchés clés. L’Allemagne, par exemple, est un marché majeur pour Madagascar. Sur les près de 7 000 touristes allemands enregistrés l’an dernier, 75 % arrivent pendant la haute saison, soit entre septembre et décembre, a-t-il indiqué. « Sur un seul marché, c’est l’équivalent d’un millier de touristes qui représente un panier moyen de 3 000 à 3 500 euros par personne. Juste en dépenses touristiques directes, cela peut avoisiner entre 3 et 5 millions d’euros ou de dollars », révèle le représentant du CTM.

    Celui-ci alerte alors sur le rôle des informations, en considérant que le « superlatif tue l’économie ». Il estime que la crise actuelle est le résultat d’une interprétation négative et d’une appréhension du risque par les marchés. Le PCA de la CTM souligne que quasiment 80 % de l’offre touristique et des sites touristiques phares à Madagascar fonctionnent normalement. Et que la tension se concentre dans des quartiers spécifiques des centres-villes, affectant principalement le tourisme d’affaires. Mais il faut encore que les clients arrivent. Lytah Razafimahefa souligne alors l’importance de multiplier les efforts marketing et les incentives pour reconquérir les marchés et restaurer la confiance des clientèles internationales.

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  • ENERGIE – Les équipements destinés à la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola prévus quitter Toamasina ce mardi 7 octobre

    ENERGIE – Les équipements destinés à la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola prévus quitter Toamasina ce mardi 7 octobre

    Le convoi exceptionnel de porte-chars transportant la première vague d’équipements destinés à la centrale thermique de 105MW d’Ambohimanambola devrait passer sur la route nationale RN2 à partir de ce mardi. Les premiers blocs-moteurs de 70 tonnes, alternateurs de 64 tonnes et transformateurs de 50 tonnes sont ainsi attendus jeudi à Antananarivo.

    Selon un communiqué du ministère des Travaux publics publié ce lundi, la circulation sera ainsi perturbée entre Toamasina et Brickaville ce mardi entre 5h et 18h lorsque le convoi passera sur cet axe. Mercredi, c’est le tronçon Brickaville – Moramanga qui connaîtra des perturbations entre 5h et 18h. Jeudi, le convoi fera le trajet entre Moramanga et Antananarivo.

    Un véhicule d’ouverture devrait précéder le convoi et un véhicule de fermeture est prévu le suivre. Des autorités en charge de la sécurité sont également annoncées le long du trajet pour coordonner et organiser le passage du convoi.

    Si l’on en croit le président de la République Andry Rajoelina, l’objectif est de faire fonctionner trois groupes de 15 MW, soit un total de 45MW d’ici au mois de février. Le sujet a été évoqué samedi lors de sa rencontre avec les groupements professionnels et les représentants des victimes des pillages du 25 septembre 2025.

    Le retard dans la mise en place de cette centrale de 105 MW, dont les premiers équipements sont arrivés à Toamasina depuis deux ans, est l’un des motifs avancés par le chef d’Etat pour limoger le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste. Après que l’avion cargo qui était censé transporter les machines jusqu’à Antananarivo a été déclaré indisponible, plusieurs travaux ont dû être faits sur la RN2 pour que celle-ci puisse supporter de lourdes charges de plus de 70 tonnes.

  • PRÊTS BANCAIRES – La TVA sur les intérêts considérée par les entreprises comme étant le principal facteur bloquant du crédit au second trimestre

    PRÊTS BANCAIRES – La TVA sur les intérêts considérée par les entreprises comme étant le principal facteur bloquant du crédit au second trimestre

    Antananarivo, 6 Octobre, 8h15 – Les banques de la place sont catégoriques. 91,7% de ces établissements bancaires estiment que la fiscalité constitue le principal facteur limitant le développement des activités de crédits au second trimestre de cette année, notamment depuis l’annonce de la mise en place d’une Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 20% sur les intérêts des crédits accordés aux entreprises. C’est la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) qui en fait part dans son Enquête de conjoncture économique (ECE) auprès du secteur bancaire, dont les résultats ont été partagés récemment.

    La question de fiscalité est ainsi devenue la préoccupation majeure du secteur bancaire, alors qu’elle occupait encore la cinquième place des contraintes identifiées par les banques. Ce facteur avait éclipsé d’autres obstacles traditionnels comme les incertitudes liées à la conjoncture économique, la concurrence entre les établissements de crédit ou encore l’insuffisance de garanties.

    Ces banques soutiennent alors que l’application de la TVA sur les intérêts des crédits bancaires pénalise les clients en difficulté de trésorerie. Cette taxe supplémentaire alourdit en effet le fardeau financier des entreprises qui ont besoin de financement. Et elle risque également d’accroître le portefeuille à risque des banques, étant donné que ces entreprises déjà fragiles peineraient davantage à honorer leurs échéances.

    Ces banques territoriales auraient alors confié à la BFM que “il serait souhaitable de revoir les conditions d’application de cette mesure”. Et ce, “dans l’intérêt de l’économie nationale”, selon les propositions de ces établissements rapportées par la Banque centrale.
    Les intérêts des crédits bancaires sont soumis à la TVA au taux de 20%, conformément à la disposition de la loi des Finances de 2025. Cette mesure est entrée en vigueur le 17 juillet et s’applique aux crédits octroyés à partir de cette date. Elle ne doit toutefois pas s’appliquer aux intérêts de prêt personnel appelé crédit à la consommation octroyé aux particuliers.

    L’ECE auprès du secteur bancaire est pour sa part réalisée quatre fois par an auprès des 13 banques territoriales à Madagascar. Les réponses pour le second trimestre avaient été recueillies aux mois de juin et juillet 2025. Les résultats permettaient notamment à la BFM de voir les conditions des activités des banques, dans le but d’ajuster le pilotage de la politique monétaire.

  • CARBURANTS – Hausse des prix du gazole et du pétrole lampant, baisse du prix du supercarburant

    CARBURANTS – Hausse des prix du gazole et du pétrole lampant, baisse du prix du supercarburant

    Antananarivo, 5 Octobre, 11h25 – Les prix des carburants à la pompe ont connu un ajustement ce dimanche, avec une variation contrastée. Celui du litre du supercarburant a connu une baisse de 30 ariary, tandis que ceux du gasoil et du pétrole lampant ont respectivement augmenté de 170 ariary et de 90 ariary, selon les chiffres affichés auprès des stations-services.

     

    Le prix du supercarburant s’établit donc pour ce mois d’octobre à 5 060 ariary par litre. Ce qui offre ainsi un petit répit aux usagers, dont notamment aux automobilistes, avec une baisse de -0,59% par rapport à son prix qui était à 5 090 ariary par litre au mois de septembre.

     

    Le gasoil, le produit pétrolier le plus consommé à Madagascar, grimpe pour sa part de 170 ariary pour atteindre 4 700 ariary. C’est soit une variation de +3,75% par rapport à son prix qui était à 4 530 ariary le mois précédent.

     

    Et le pétrole lampant, qui est souvent utilisé pour l’éclairage et la cuisson en milieu rural, est désormais vendu à 3 470 ariary le litre. C’est soit une progression de 2,66% par rapport son prix qui était encore à 3 380 ariary le litre au mois de septembre.

     

    Ces ajustements ont été entrepris dans le cadre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants en fonction des prix du marché. Ceux-ci sont principalement affectés par deux paramètres économiques, à savoir l’évolution des cours mondiaux des produits pétroliers et les variations des taux de change entre l’ariary et le dollar américain. La variation mensuelle des prix est plafonnée dans une fourchette entre -200 ariary et +200 ariary.

  • BUDGET – Le GEM demande l’intégration des conséquences socio-économiques de la crise dans la loi de finances 2026

    BUDGET – Le GEM demande l’intégration des conséquences socio-économiques de la crise dans la loi de finances 2026

    Antananarivo, 5 Octobre, 7h05 – Un exercice qui est loin d’être ordinaire. Le secteur privé estime qu’il est impératif d’intégrer la crise actuelle comme un paramètre fondamental dans la planification du budget national. C’est pourquoi les conséquences socio-économiques de cette crise devraient être intégrées dans l’élaboration de la loi des Finances 2026, suggère le président du Groupement des entreprises de Madagascar, Francis Rabarijohn. C’est l’une des propositions avancées par le secteur privé, lors de sa rencontre avec le Président de la République, Andry Rajoelina, à Iavoloha, ce samedi.

     

    “Nous ne pouvons pas faire fi des conséquences de ce qui s’est passé et qui est en train de se passer”, expose Francis Rabarijohn. Selon le rapport de la présidence de la République, les récents émeutes et pillages avaient non seulement engendré des pertes financières estimées à 200 milliards d’ariary mais aussi une perte d’environ 2 000 emplois. Aussi, intégrer les conséquences socio-économiques de la crise actuelle dans l’élaboration de la loi des Finances 2026 devra permettre de soutenir les entreprises ainsi que les ménages les plus touchés, a soutenu le président du GEM.

     

    L’approche habituelle de la loi des Finances ne peut ainsi plus tenir. “Nous ne pouvons pas raisonner de la même manière”, insiste Francis Rabarijohn. C’est pourquoi le secteur privé se dit disposé à discuter et à échanger avec les partenaires internationaux, en tenant compte des contraintes macroéconomiques et des exigences de ces bailleurs de fonds. “Nous nous permettons ainsi de nous proposer comme partie prenante sur cette loi des finances particulière par rapport à la crise que nous vivons actuellement”, poursuit-il.

     

    Plusieurs rencontres avaient déjà eu lieu entre les groupements du secteur privé et les entités gouvernementales impliquées dans l’élaboration de cette loi des Finances. Celles-ci avaient permis notamment au ministère de l’Économie et des finances de recueillir et d’analyser de manière progressive l’ensemble des mesures et propositions liées à l’environnement fiscal, dont les grandes orientations à prendre conjointement en matière d’incitations fiscales.

     

    La mobilisation des recettes fiscales domestiques demeure au cœur de la stratégie budgétaire des autorités nationales, dans les travaux engagés sur la loi des Finances 2026. C’est ce qu’avait indiqué le Fonds monétaire international (FMI) qui avait dernièrement envoyé une équipe pour discuter notamment des contours de ce budget national.