Catégorie : Économie

  • EMEUTES – Les grandes enseignes de distribution alertent sur l’aggravation de la pénurie et leur capacité d’approvisionnement en marchandises face aux pillages

    EMEUTES – Les grandes enseignes de distribution alertent sur l’aggravation de la pénurie et leur capacité d’approvisionnement en marchandises face aux pillages

    Antananarivo, 27 Septembre, 14h30 – L’approvisionnement en biens essentiels pour Madagascar menacé. Il faudra jusqu’à trois mois aux supermarchés pour rétablir les stocks de marchandises dérobées lors des actes de pillage et de vandalisme auxquels ces grandes enseignes ont été récemment victimes. Et c’est une situation qui aura pour conséquence d’aggraver la pénurie ainsi que le retard de l’approvisionnement de l’ensemble du pays, alerte le Groupement des professionnels de la grande distribution dans un communiqué publié ce samedi 27 septembre.

    Ces actes de pillage et de vandalisme ont causé plus que des dommages matériels. En plus de la mise en danger de la sécurité des équipes dans ces grands magasins, ces grandes enseignes font part d’un “gaspillage massif” de produits. Et compte tenu des difficultés logistiques, notamment l’acheminement maritime, le réapprovisionnement des grandes surfaces prendra donc un temps considérable.

    La priorité de ces professionnels de la grande distribution serait pour le moment la protection de leurs collaborateurs et la préservation de leurs outils de travail. Ils espèrent néanmoins pouvoir rouvrir au plus vite et continuer à approvisionner la population dans les meilleures conditions possibles.

    Ce groupement lance alors “un appel solennel à la responsabilité et à la solidarité de tous pour protéger ces infrastructures vitales”. Ces membres soutiennent d’ailleurs que “protéger les magasins, c’est protéger la possibilité pour chaque famille malgache de continuer à se nourrir et à accéder aux produits de première nécessité”.

  • TRANSPORT AERIEN – L’aéroport international d’Ivato opérationnel et sans restriction d’activités, selon l’Aviation civile de Madagascar

    TRANSPORT AERIEN – L’aéroport international d’Ivato opérationnel et sans restriction d’activités, selon l’Aviation civile de Madagascar

    Antananarivo, 27 Septembre, 10h15 – L’aéroport international d’Antananarivo maintient ses activités sans interruption, du moins jusqu’à ce samedi matin. La principale plateforme aéroportuaire de Madagascar demeure “pleinement opérationnelle” et “poursuit ses activités dans le strict respect des normes internationales de sûreté et de sécurité”, indique l’Aviation civile de Madagascar (ACM) dans un communiqué publié vendredi après-midi.

     

    L’ACM indique alors n’avoir pas émis de Notam (Notice to Airmen) pour aviser notamment les pilotes d’une restriction de vol. Ce qui ne peut que confirmer que l’aéroport d’Antananarivo fonctionne dans ses conditions normales, et signaler aux compagnies aériennes qu’elles peuvent opérer leurs vols vers et depuis Tana sans obstacle réglementaire. “Toute décision relative à la restriction ou la fermeture d’un aéroport relève d’ailleurs exclusivement des autorités compétentes, en fonction des circonstances”, rappelle l’ACM.

     

    Mais bien que l’aéroport reste ouverte, certaines compagnies aériennes choisissent d’ajuster leurs programmes de vols. Jeudi soir, Air France a décidé, par exemple, de dérouter son vol vers Maurice. Madagascar Airlines a également annoncé des possibles perturbations, voire des annulations en raison de la situation socio-politique du pays.

  • ÉVÉNEMENT – La célébration de la Journée mondiale du Tourisme prévue ce week-end à Morondava reportée

    ÉVÉNEMENT – La célébration de la Journée mondiale du Tourisme prévue ce week-end à Morondava reportée

    Antananarivo, 27 Septembre, 8h30 – La célébration de la journée mondiale du Tourisme 2025 annulée. Cet événement était prévu se tenir ce week-end dans la ville de Morondava. Elle a été repoussée pour une date ultérieure. Selon une source auprès du ministère du Tourisme et de l’artisanat, “une fois le calme sera de retour, une nouvelle date sera annoncée et ce sera toujours à Morondava”.

     

    Cette annulation a été prise face à “la situation socio-politique actuelle” poursuit le ministère. Les autorités locales et l’équipe du ministère du Tourisme avaient encore une réunion jeudi pour évaluer la situation. A l’issue de la réunion, le département de Viviane Dewa fait le choix de la prudence.

     

    Un carnaval, une course traditionnelle de pirogue, des conférences, un zumba géant, ainsi que des visites de sites touristiques aux alentours de Morondava étaient au rendez-vous durant ces deux jours. L’édition 2025 de la Journée mondiale du tourisme est placée sous le thème “Tourisme et transformation durable”. Son objectif est de mobiliser les acteurs touristiques autour des enjeux de durabilité et accélérer la transition vers un tourisme responsable à Madagascar.

  • SITUATION SOCIO-POLITIQUE – Des perturbations voire des annulations de vols à prévoir pour les passagers de Madagascar Airlines

    SITUATION SOCIO-POLITIQUE – Des perturbations voire des annulations de vols à prévoir pour les passagers de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 26 Septembre, 12h30 – Les voyageurs sont avisés. Madagascar Airlines annonce que son programme de vol pourrait connaître des perturbations, voire des annulations. Et ce, en raison de la situation socio-politique actuelle au pays, d’après ce qu’elle a communiqué la nuit du jeudi.

    Ces modifications importantes pourraient être prises afin d’assurer avant tout la sécurité des passagers, face notamment à l’incertitude et aux potentiels troubles liés au contexte actuel. La compagnie fait apparemment le choix de la prudence pour garantir des opérations sûres.

    Les passagers sont alors invités à consulter régulièrement le site web de la compagnie pour les informations les plus récentes sur l’état de leur vol. Celles-ci seront en effet mises à jour en temps réel.

  • EMEUTES – Antananarivo sous le choc après une nuit de pillages où des milliards d’ariary ont été perdus

    EMEUTES – Antananarivo sous le choc après une nuit de pillages où des milliards d’ariary ont été perdus

    Antananarivo, 26 Septembre, 9h40 – La Capitale se réveille ce vendredi dans un décor de chaos et de stupeur. Ce vendredi matin, les propriétaires d’entreprises et leurs employés découvrent, les yeux embués et les mains tremblantes, l’ampleur des dégâts laissés par une nuit de violences et de pillages.

    La veille, jeudi soir, des groupes d’individus ont pris d’assaut plusieurs sites commerciaux. Bureaux éventrés, vitrines brisées, stocks emportés, équipements arrachés : rien n’a été épargné.

    “On a tout perdu”. Le constat revient en boucle chez les victimes de ces actes. “Tana Water Front est actuellement à genoux”, se désole le centre commercial. Ce vendredi matin à 7h encore, le site est envahi de “pilleurs”, en train de prendre ce qui peut encore être pillé, sous les regards impuissants de ceux qui tentent de remettre un peu d’ordre dans le chaos laissé par les pilleurs de la veille.

    Mais au-delà des pertes et des dégâts matériels, ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés après les pillages. Derrière chaque local détruit, ce sont des familles entières qui voient leur avenir basculer.

    Aucune donnée officielle n’a encore été communiquée sur le nombre total de commerces visés, ni sur les pertes financières globales. Les autorités ont promis de rétablir l’ordre et de prendre des mesures drastiques contre ceux qui seraient tentés d’enfreindre la loi et de s’adonner à des pillages. Jeudi, après les manifestations réprimées de la matinée, des pillages ont été signalés dans plusieurs quartiers d’Antananarivo.

     

  • TENSION SOCIALE – Le secteur privé appelle les autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des entreprises et des salariés

    TENSION SOCIALE – Le secteur privé appelle les autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des entreprises et des salariés

    Antananarivo, 26 Septembre, 6h00 – La situation est critique. Le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) lance un appel pressant aux autorités compétentes à prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des entreprises ainsi que de leurs salariés. Un appel que cette organisation patronale vient de lancer à la suite des actes de pillage et de dégradation qui ont ciblé plusieurs entreprises jeudi soir.

    Le GEM souligne que ces mesures de protection immédiate sont plus qu’indispensables avec la situation actuelle pour deux raisons majeures. Elles permettront de garantir la continuité des activités économiques, mais surtout de sauvegarder les emplois qui dépendent de ces entreprises, souligne ce groupement.

    Le GEM exprimé par ailleurs sa vive préoccupation ainsi que sa ferme condamnation suite à ces actes de vandalisme et de pillage. Cette organisation patronale soutient que ces agissements “portent atteinte non seulement aux biens des opérateurs économiques, mais également à l’image et à l’attractivité de notre pays”. Elle ne manque pas de soulever ses craintes quant à la sécurité et la stabilité nécessaires aux activités économiques au pays.

    Le secteur privé qui est rappelé comme “acteur essentiel du développement et de l’emploi” insiste alors sur l’importance d’un environnement de confiance. Les entreprises ne pourront opérer que dans un “climat de sécurité, de stabilité et de confiance”, insiste le GEM. Le Groupement appelle alors l’ensemble des parties prenantes, à faire preuve de responsabilité et de dialogue. Il s’agit de facteurs indispensables au développement durable de Madagascar, note-t-il.

  • NATIONS-UNIES – Andry Rajoelina évoque une augmentation de plus de 66% de l’accès à l’électricité à Madagascar en six ans

    NATIONS-UNIES – Andry Rajoelina évoque une augmentation de plus de 66% de l’accès à l’électricité à Madagascar en six ans

    Antananarivo, 25 Septembre, 8h05 – “Des progrès notables ont été réalisés”, en matière d’accès à l’électricité à Madagascar, assure le président de la République Andry Rajoelina à la tribune des Nations unies. A l’entendre, “ce taux d’accès à l’électricité est passé de 24% à 40% en six ans”, soit une hausse de 66,67%.

    Dans son discours, le chef de l’Etat ne donne pas de détails sur ce qui a été fait pour atteindre cette hausse en six ans. Il indique juste que “à Madagascar, nous sommes en train d’accélérer la transition énergétique afin d’atteindre une production énergétique à 70% verte d’ici 2028”. Il ajoute, par ailleurs, que “dans de nombreux pays africains, comme à Madagascar, la production d’électricité repose principalement sur des centrales thermiques”.

    Avec un taux d’accès à l’électricité de 40%, Andry Rajoelina reconnaît que “beaucoup reste à faire”. Il parle d’efforts à intensifier “afin d’augmenter la production d’énergie propre”. L’objectif, selon son discours est surtout s’assurer que “les populations rurales isolées ne soient pas laissées pour compte”.

    Selon les données récentes affichées par les partenaires techniques et financiers, le taux d’accès à l’électricité est de 36% avec un accès au réseau de 23% en 2025. La fiche-pays de la Banque africaine de développement (BAD) confirme que “les zones rurales sont gravement mal desservies avec seulement 7% d’accès” alors que les “zones urbaines ont un taux d’accès de 57%”.

    La même fiche de la BAD parle néanmoins de 31% de pertes en raison de la vétusté du réseau. Un document de la Banque mondiale souligne, pour sa part, que “même pour ceux qui en bénéficient, le service reste souvent instable”. Il évoque notamment les “récents délestages massifs qui perturbent lourdement les ménages et les entreprises.

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  • ENERGIE – Le premier convoi exceptionnel d’équipements pour la centrale d’Ambohimanambola attendu à Antananarivo en milieu de semaine prochaine

    ENERGIE – Le premier convoi exceptionnel d’équipements pour la centrale d’Ambohimanambola attendu à Antananarivo en milieu de semaine prochaine

    Antananarivo, 24 Septembre, 8h15 – Sauf changement, les premiers équipements lourds destinés à la construction de la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola devraient quitter Toamasina mardi prochain. Selon une source proche du dossier, le convoi exceptionnel qui les transportera est prévu arriver à Antananarivo trois jours plus tard, après deux haltes de nuit sur la route nationale RN2.

    Le chargement des porte-chars devrait avoir lieu lundi pour un départ effectif mardi. Un premier arrêt est prévu à Brickaville mardi soir, puis un deuxième à Moramanga mercredi soir. L’arrivée à Ambohimanambola est ainsi prévue jeudi.

    Comme déjà annoncé par les autorités, des perturbations seront annoncées sur la RN2 durant les jours de passage de ce convoi exceptionnel. Après ce premier départ qui amènera des porte-chars chargés de matériels de plus de 70 tonnes sur les routes en pleine semaine, le transport des équipements devrait se faire en week-end, avec un départ prévu le vendredi et une arrivée à Ambohimanambola le dimanche.

    Il faudra plusieurs semaines, et donc plusieurs convois pour que l’ensemble des sept blocs moteurs de 70 tonnes chacun, des sept alternateurs de 64 tonnes chacun et des trois transformateurs de 50 tonnes chacun arrive à Ambohimanambola.

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  • INVESTISSEMENT – Le groupe Esanandro annonce la réouverture de ses entreprises à l’exception de La Balançoire 

    INVESTISSEMENT – Le groupe Esanandro annonce la réouverture de ses entreprises à l’exception de La Balançoire 

    Antananarivo, 24 Septembre, 6h30 – Les employés des entreprises du groupe Esanandro peuvent retrouver leurs bureaux. Tahina Razafindramalo, actionnaire du groupe, annonce la réouverture de la majorité des établissements du groupe placés sous scellés depuis samedi dans le cadre d’une enquête relative à une suspicion de trafic de drogue. Seul l’établissement La Balançoire reste fermé, le temps que se poursuivent les investigations liées à au dossier, explique l’ancien ministre au cours d’une rencontre avec la presse, mardi en fin d’après-midi.

     

    A en croire Tahina Razafindramalo, “de la drogue d’une quantité de l’ordre de la consommation personnelle” avait effectivement été découverte dans les locaux de La Balançoire lors d’une perquisition policière. Et “l’usage de la drogue dans un lieu de divertissement, même en quantité minime ne saurait être toléré”, poursuit-il. Il indique alors “accepter la fermeture de La Balançoire” pour cette raison. “Je condamne fermement l’usage de stupéfiants dans ce lieu, car ce sont les jeunes Malgaches qui en sont les premières victimes”, ajoute-t-il encore.

     

    L’actionnaire rapporte que la perquisition fait suite à une enquête menée par les autorités après “un incident qui avait impliqué l’un des dirigeants du groupe Esanandro auquel appartient La Balançoire et un de ses amis qui n’a aucun lien avec le groupe”. Il explique que les bureaux des autres entreprises du groupe ont été scellés parce que leur local avait été indiqué comme étant l’adresse du suspect. “Un différend commercial ou un différend pénal n’aurait pas conduit aussi vite à une fermeture administrative”, ajoute-t-il encore. Il précise également que dans le cadre d’une suspicion de trafic de drogue, il revient à l’établissement soupçonné d’apporter les arguments juridiques indiquant qu’il n’est pas impliqué.

  • COMMERCE – L’huile importée frappée de 17,5 % de droit additionnel l’année prochaine

    COMMERCE – L’huile importée frappée de 17,5 % de droit additionnel l’année prochaine

    Antananarivo, 23 Septembre, 15h40 – L’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) annonce l’imposition d’un droit additionnel ad valorem sur certaines importations d’huiles végétales, appliqué progressivement sur quatre ans. Le calendrier publié par l’ANMCC indique un taux élevé à 17,5 % en 2026. La mesure s’applique aux positions tarifaires listées dans l’avis officiel et s’accompagne d’une procédure de Déclaration Préalable d’Importation (DPI) validée par l’ANMCC.

    L’ouverture de l’enquête de sauvegarde, notifiée à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) l’année dernière, résulte d’une requête de la branche nationale qui pointe du doigt une hausse significative des importations et un dommage grave aux producteurs locaux. La notification OMC détaille des baisses de production nationale et des pertes de parts de marché liées à l’afflux d’huiles importées, et précise la liste des pays exportateurs principalement concernés par la concurrence : l’Argentine, l’Égypte et la Malaisie.

    L’enquête a prévu de recueillir observations et données des parties intéressées avant une décision finale.
    Sur le contexte international, le marché mondial des huiles végétales (palme, soja, tournesol) a connu des tensions d’offre et une forte variabilité des prix ces dernières années, facteurs qui expliquent en partie l’afflux d’importations vers des marchés petits et ouverts comme Madagascar. Des décisions politiques, comme la hausse des mandats biodiesel en Indonésie, des limites de production et une demande accrue expliquent la pression sur les marchés et la volatilité des prix, incitant certains importateurs à rechercher des sources moins chères. Ces dynamiques pèsent sur la compétitivité des raffineries locales et motivent les autorités à protéger la filière nationale.

    Cette taxe additionnelle devrait rendre plus onéreuses certaines huiles importées, ce qui pourrait conduire à une hausse des prix pour les consommateurs à court terme mais aussi à une réduction progressive des importations hors exemption. L’avis prévoit des exemptions pour les huiles brutes destinées à la raffinerie et une liste d’exclusions pour plusieurs pays en développement. L’ANMCC invite importateurs, producteurs et distributeurs à se conformer à la date préalable d’importation via le système Module d’information des Douanes, agences et des contrôles (Midac) et à participer à l’enquête en fournissant éléments et commentaires pendant les délais impartis.