Catégorie : Économie

  • COMMERCE – Plus du quart des biens importés par Madagascar fournis par la Grande Chine durant les huit premiers mois de 2025

    COMMERCE – Plus du quart des biens importés par Madagascar fournis par la Grande Chine durant les huit premiers mois de 2025

    Antananarivo, 23 Septembre, 7h15 – La valeur totale des importations de biens de Madagascar s’élève à 15 250,1 milliards d’ariary durant les huit premiers mois de cette année. 3 978,1 milliards d’ariary, soit plus de quart de ces biens importés ont été fournis par la Grande Chine, selon la situation du commerce extérieur partagée par la direction générale des Douanes.

    Ce bloc géo-économique regroupant la Chine, le Taiwan, Hong Kong et Macao est ainsi le premier fournisseur de Madagascar durant cette période. Le Moyen Orient le talonne en fournissant 21,92% des importations malgaches, dont principalement des produits pétroliers. La valeur des biens importés par Madagascar en provenance de cette destination s’élève à 3 342,3 milliards d’ariary.

    Concernant les biens importés, Madagascar a dépensé 4 022,3 milliards d’ariary pour des matières premières. Le pays avait également importé 2 950,4 milliards d’ariary d’équipements, 2 531,5 milliards d’ariary d’énergie, 2 221,4 milliards d’ariary d’alimentation et 3 524,5 milliards d’ariary d’autres biens durant ces huit premiers mois.

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  • COOPÉRATION – Madagascar parmi les bénéficiaires du projet de Renforcement des normes de sécurité alimentaire et de nutrition en Afrique

    COOPÉRATION – Madagascar parmi les bénéficiaires du projet de Renforcement des normes de sécurité alimentaire et de nutrition en Afrique

    Antananarivo, 22 Septembre, 10h15 – Le projet de Renforcement des normes de sécurité alimentaire et de nutrition en Afrique (SFNA) avait été récemment lancé par la Banque africaine de développement (BAD) et le Commission de l’océan Indien. Et Madagascar figure parmi les dix pays à en bénéficier, selon cette institution panafricaine.

    Ce projet est lancé afin de renforcer la sécurité alimentaire, la santé publique et le commerce sur le continent. Financé par le Fonds africain de développement à travers un don de 8,57 millions de dollars, il s’articule autour de trois composantes clés que sont l’harmonisation des normes de sécurité alimentaire et le renforcement de capacités des laboratoires, la promotion de la sécurité alimentaire, du genre et de la nutrition ; et la gestion efficace du projet pour obtenir des résultats dans la transparence et avec efficacité.

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  • RELATIONS COMMERCIALES – Échanges économiques modestes entre Madagascar et la Suisse

    RELATIONS COMMERCIALES – Échanges économiques modestes entre Madagascar et la Suisse

    Antananarivo, 22 Septembre, 9h30 – Modeste mais stable. C’est ainsi que se présentent les échanges économiques entre Madagascar et la Suisse en 2024. Elles s’établissent à 51 millions de francs suisses (CHF) l’année dernière, contre 46 millions CHF en 2023. L’ambassade de Suisse à Antananarivo en a fait part dans son rapport économique sur la Grande île, publié en ce mois de septembre.

    En matière de commerce, la balance commerciale entre les deux pays a été davantage en faveur de Madagascar. Les exportations malgaches vers la Suisse ont atteint 35,953 millions de CHF en 2024, portées par les produits agricoles et textiles. Les exportations suisses vers la Grande île se sont limitées, pour leur part, à 3,648 millions de CHF et concernent principalement les produits de l’industrie chimique et pharmaceutique.

    L’ambassade de Suisse soutient alors qu’un potentiel de développement notable existe pour les échanges économiques entre les deux pays. La présence de plusieurs entreprises suisses à Madagascar, comme SGS, MSC ou encore Givaudan témoignerait d’ailleurs de leur intérêt pour le marché malgache.

    La promotion du commerce extérieur est néanmoins limitée, souligne cette ambassade. C’est pourquoi elle organise périodiquement des rencontres pour les acteurs économiques suisses présents à Madagascar pour encourager les échanges. Elles font partie des diverses initiatives visant à débloquer le potentiel de ces relations bilatérales, en particulier dans les secteurs porteurs.

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  • DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE – Les avantages d’investir à Madagascar présentés aux investisseurs marocains 

    DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE – Les avantages d’investir à Madagascar présentés aux investisseurs marocains 

    Antananarivo, 21 Septembre, 16h30 – Un webinaire pour présenter le pays comme une destination d’affaires attractive. L’événement, organisé par l’ambassade de Madagascar au Maroc, a été animé par Éric Beantanana, expert en stratégies économique. Celui-ci a détaillé auprès des participants le climat des affaires et les opportunités disponibles. Selon l’ambassadeur Johary Rajobson, l’objectif est de renforcer la diplomatie économique et de rendre Madagascar plus visible auprès des investisseurs étrangers. Eric Beantanana a insisté sur le dynamisme du secteur privé et le potentiel d’une population jeune, tout en rappelant les défis liés aux infrastructures et à la bureaucratie.

     

    Le pays offre des atouts dans le tourisme, l’exportation d’épices, de produits agricoles et de minéraux, souligne Éric Beantanana. Il a également comparé les indicateurs économiques avec ceux du Maroc : un PIB malagasy de 16 milliards de dollars pour une croissance de 4 %, contre 141 milliards et 3,2 % pour le Maroc. Le PIB par habitant reste faible, à 528 dollars, et le SMIG à 50 dollars.

     

    Ces chiffres reflètent à la fois le potentiel du marché et les obstacles à surmonter pour attirer des investissements durables.

    Le webinaire a mis l’accent sur les échanges commerciaux entre Madagascar et le Maroc. Eric Beantanana a notamment encouragé les investisseurs à saisir les opportunités de collaboration, insistant sur la transparence et l’accompagnement offerts par les autorités locales.

     

    L’ambassadeur Johary Rajobson a rappelé que Madagascar ne se limite plus à attendre les investisseurs, mais agit pour les rencontrer et valoriser ses atouts. Ces démarches visent à rendre le climat des affaires plus favorable et à développer des relations économiques solides et mutuellement avantageuses entre les deux pays.

     

    Plusieurs autres webinaires et rencontres sont prévus pour consolider l’image de Madagascar comme un partenaire sérieux et compétitif. Le pays mise sur ses ressources naturelles, son capital humain et la volonté politique de faciliter l’investissement. Les intervenants ont reconnu que certains obstacles demeurent, mais ont insisté sur le potentiel de croissance à long terme. L’initiative illustre la volonté de Madagascar de diversifier ses partenariats économiques et d’attirer des investisseurs capables de contribuer au développement durable, tout en adaptant les stratégies pour répondre aux défis structurels existants.

  • CLIMAT DES AFFAIRES – L’insécurité juridique demeure une réalité pour les entreprises selon le Syndicat des industries de Madagascar

    CLIMAT DES AFFAIRES – L’insécurité juridique demeure une réalité pour les entreprises selon le Syndicat des industries de Madagascar

    Antananarivo, 15h15 – Un point à améliorer. L’environnement juridique dans lequel elles évoluent ne permet pas aux entreprises de se fier pleinement à la stabilité des lois et des réglementations qui régissent leurs activités. “L’insécurité juridique demeure une réalité”, et ce, “malgré les efforts du gouvernement”, expose le Syndicat des industries de Madagascar (SIM). C’était en marge du lancement de la collection Madagascar-Ohada du Centre de recherche juridique de Madagascar (CRJ) ce vendredi.

     

    La loi sur la signature électronique qui reste difficilement applicable au pays, avait été prise comme exemple par le SIM. De même que la lenteur de publication des décrets qui continue de freiner l’activité économique, selon cette association professionnelle.

     

    Des pistes avaient alors été avancées par le SIM pour pallier ces lacunes. Et elle qualifie l’adhésion de Madagascar à l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) de “solution prioritaire”. Intégrer l’Ohada offrirait, selon le SIM, un cadre juridique clair et harmonisé pour garantir une justice plus prévisible et équitable, tout en renforçant la confiance des investisseurs et en favorisant la création d’entreprises et de partenariats. Cette disposition permettrait également à la Grande île de consolider sa place dans l’espace africain des affaires, a exposé cette association.

     

    “L’adhésion à l’Ohada permettrait d’offrir aux entreprises malgaches un environnement plus sûr et plus fluide, ouvrant ainsi la voie à une meilleure compétitivité et à une intégration régionale renforcée”, lance le président du SIM, Tiana Rasamimanana. Il estime d’ailleurs que “l’harmonisation du droit des affaires constitue une condition essentielle afin de soutenir l’activité industrielle, sécuriser les transactions et faciliter les échanges commerciaux”.

     

    Photo : SIM

  • RECRUTEMENT – 200 postes à pourvoir durant la caravane de l’emploi chez Intelcia

    RECRUTEMENT – 200 postes à pourvoir durant la caravane de l’emploi chez Intelcia

    Antananarivo, 19 Septembre, 12h30 – Des postes à pourvoir chez Intelcia. La société annonce la disponibilité immédiate de 200 postes dans différentes activités. Pour rencontrer de nouveaux talents, cette société œuvrant dans le secteur de la relation client lance un concept innovant avec sa “caravane de l’emploi”. Il s’agit d’un concept de recrutement itinérante.

     

    Selon la société, la caravane traversera la ville d’Antananarivo toute la journée du 27 septembre, offrant aux candidats la possibilité de passer des entretiens sur place. Trois arrêts sont prévus à Talatamaty, à Ankorondrano et aux 67ha, avec une pause d’une heure et demie à deux heures à chaque fois. Intelcia mobilisera ainsi ses équipes, des recruteurs, pour identifier leurs futurs collaborateurs. “Ce dispositif mobile est une manière de simplifier le processus de candidature tout en valorisant les talents locaux”, indique la société dans son communiqué.

     

    Avec plus de 40 000 collaborateurs à travers le monde, Intelcia conçoit des solutions efficaces, agiles et sur mesure en combinant l’intelligence artificielle, l’engagement humain et une expertise sectorielle approfondie. L’entreprise est implantée à Madagascar depuis 2017 avec près de 2 000 salariés répartis sur deux sites à Andranomena et Tanjombato, et opère dans plus d’une vingtaine de domaines d’activités.

  • INDICATEURS ÉCONOMIQUES – Le produit intérieur brut de Madagascar estimé à 100 181 milliards d’ariary en 2026

    INDICATEURS ÉCONOMIQUES – Le produit intérieur brut de Madagascar estimé à 100 181 milliards d’ariary en 2026

    Antananarivo, 19 Septembre, 16h05 – Avec un taux de croissance prévu s’établir à 4,8%, le ministère de l’Economie et des finances estime à 100 181 milliards d’ariary le Produit intérieur brut (PIB) de Madagascar en 2026. C’est ce qui est prévu être la valeur totale de tous les biens et services finaux produits à l’intérieur de Madagascar l’année prochaine. Cette projection a été présentée durant la présentation de la lettre de cadrage du projet de Loi de finances (PLF) 2026 en Conseil des ministres, mercredi.

     

    Dans la loi de finances 2025, la prévision du PIB nominal pour 2026 était de 99 826,3 milliards d’ariary. Ce PIB en valeur mesurait la valeur de la production économique de Madagascar à l’aide des prix qui étaient en vigueur au moment de la production. Et il se différencie du PIB réel qui est le PIB nominal ajusté de l’inflation.

     

    La croissance économique que vise l’État pour 2026 devra être axée sur l’agriculture à travers la transformation du système de production et l’autosuffisance en riz, ainsi que l’énergie qui appelle au recours aux énergies renouvelables. Elle repose également sur les infrastructures comme les routes, les ports et les aéroports, ainsi que la promotion du capital humain et la gestion rigoureuse des finances publiques.

     

    Pour l’année 2025, la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) estime que le redressement de l’activité économique au second trimestre devra se poursuivre. Cette dynamique devrait continuer au cours du deuxième semestre de l’année, avec une croissance projetée à 4,3 % pour l’année 2025, qui est soutenue principalement par le secteur tertiaire. Les services du Fonds monétaire international (FMI) ont néanmoins souligné à l’issue de leur dernière mission à Madagascar que les perspectives macroéconomiques de Madagascar sont entachées par des chocs majeurs cette année.

  • TOURISME – Madagascar cible l’Asie comme marché émetteur de touristes en 2026

    TOURISME – Madagascar cible l’Asie comme marché émetteur de touristes en 2026

    Antananarivo, 19 Septembre, 6h15 – Un marché à percer. Madagascar se tournera vers l’Asie en 2026 pour attirer davantage de touristes. Une orientation de stratégie que la ministre du Tourisme et de l’artisanat, Viviane Dewa, avait avancée durant la présentation du film promotionnel “We are Nosy-Be”, la semaine dernière.

    “Nous allons nous tourner davantage vers l’Asie dans la promotion de la destination Madagascar”, lance ce membre du Gouvernement. C’est un marché émetteur où l’on enregistre plusieurs touristes qui s’intéressent à la nature et la biodiversité de la Grande île, avance-t-elle pour justifier cette orientation.

     

    Viviane Dewa rappelle alors qu’une campagne de promotion de Madagascar auprès du public asiatique avait déjà été lancée. Le tournage de l’émission de voyage et d’exploration au pays “Divas hit the road”, qui est une émission de téléréalité chinoise à succès suivie par des milliards de spectateurs, est un exemple cité par la ministre en charge du Tourisme.

     

    Pour l’heure, c’est l’Europe qui est le principal marché émetteur de touristes pour Madagascar, note-t-elle. La France et l’Italie étant les pays les plus importants. Cette prédominance s’explique par la croissance constante des arrivées, en partie due au renforcement de la connectivité aérienne et à des campagnes de promotion ciblées sur le marché européen. Et cette promotion s’effectue le plus souvent, soit à travers des partenariats avec des tours opérateurs, soit par des participations à des salons du tourisme en Europe.

  • FILIÈRE AVICOLE – Les provendiers industriels poussés à l’importation face à l’insuffisance de l’offre couplée avec la spéculation du maïs produits localement

    FILIÈRE AVICOLE – Les provendiers industriels poussés à l’importation face à l’insuffisance de l’offre couplée avec la spéculation du maïs produits localement

    Antananarivo, 18 Septembre, 19h15 – L’importation pour combler une rareté artificielle. Les provendiers industriels se voient contraints de s’approvisionner en maïs à l’extérieur du pays face à l’insuffisance de la production locale, intensifiée par la spéculation des produits qui devraient s’écouler sur le marché. L’Interprofession aviaire de Madagascar (IPA), regroupant les professionnels de la filière avicole, parle d’une disposition d’urgence pour contrer la flambée des prix du mais générée par cette situation.

    C’est toute la filière avicole qui est menacée par cette flambée du prix du maïs, note cette association professionnelle dans un communiqué publié ce jeudi. Cette céréale représente en effet près de 60% de la composition de la provende. Ainsi, son coût élevé va non seulement faire bondir le prix des produits avicoles comme le poulet et les œufs, mais c’est également la survie de nombreux petits éleveurs qui est en péril. Et c’est une situation qui aura comme impact des pertes d’emplois, une dégradation des conditions de vie et une aggravation de l’insécurité alimentaire pour la population.

    L’importation se présente ainsi comme la seule option viable à court terme face à la crise actuelle du maïs. Comme en 2023 et en 2024, l’approvisionnement en maïs importé s’avère plus simple et moins coûteux pour les industriels, que de se procurer ce produit sur le marché local, soumis donc aux aléas de la spéculation. La disposition devra entre autres permettre de réguler le marché, de stabiliser les prix et d’éviter l’effondrement du secteur avicole.

    Importer ne devra toutefois être qu’une réponse temporaire, souligne l’organisation. Les provendiers industriels restent persuadés que la vraie solution réside dans le développement durable de la filière maïs locale. Sur ce point, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) avait déjà élaboré une feuille de route ambitieuse, en collaboration avec des acteurs privés comme l’IPA et l’Association Agro-industrie de Madagascar (AIM).

    Cette feuille de route s’articule autour de trois éléments essentiels. Il s’agit de l’augmentation des superficies cultivées grâce à un meilleur accès au foncier agricole, l’amélioration de la productivité via l’utilisation de semences améliorées, de nouvelles techniques culturales et l’irrigation, ainsi que la mise en place d’une unité de coordination intersectorielle pour piloter efficacement la filière.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines étend son accord de codeshare avec Corsair à la Réunion

    TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines étend son accord de codeshare avec Corsair à la Réunion

    Antananarivo, 18 Septembre, 18h35 – Un partenariat commercial qui prend de plus en plus d’altitude. Madagascar Airlines commercialise depuis ce jeudi, sous le code MD, des vols opérés par Corsair à la Réunion. Une opération qu’elle pourra effectuer avec l’accord de codeshare que les deux compagnies viennent de signer.

    Cette liaison en partage de code entre Antananarivo et Saint-Denis vient s’ajouter à la ligne Antananarivo-Paris Orly déjà en service depuis le mois de janvier de l’année dernière. Pour Madagascar Airlines, cette coopération lui permet d’étendre son réseau international ainsi qu’à augmenter son offre vers la Réunion, tout en offrant à ses clients la simplicité unique pour voyager entre les deux villes, avec deux fréquences hebdomadaires.

    Mais Corsair peut également avoir accès au réseau domestique de Madagascar Airlines grâce à un accord interline SPA (Special prorate agreement) que les deux compagnies ont aussi signé. Cet accord permet à cette compagnie française d’élargir son réseau pour les vols en correspondance via le hub d’Antananarivo.

    Les voyageurs des deux compagnies pourront donc effectuer avec un seul billet l’ensemble de leur parcours, avec des correspondances facilitées et un voyage plus confortable, se réjouit Madagascar Airlines. « Ce partenariat renforcé avec Corsair nous permet d’offrir à nos clients davantage de choix et de flexibilité. Il rapproche encore davantage Madagascar de La Réunion et de la France », soutient son directeur général, Thierry de Bailleul.