Catégorie : Économie

  • COMMERCE – Le report de deux ans au moins de la date butoir de l’Agoa dans le plaidoyer malgache à Washington

    COMMERCE – Le report de deux ans au moins de la date butoir de l’Agoa dans le plaidoyer malgache à Washington

    Antananarivo, 18 Septembre, 17h05 – Du temps pour engager des discussions bilatérales plus approfondies avec les Etats-Unis. C’est ce que souhaite obtenir la délégation malgache, qui s’est récemment déplacée à Washington pour plaider la prolongation de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Il s’agit pour ces émissaires malgaches de parvenir à obtenir au moins un report de deux ans au moins de la date butoir de cette loi qui est prévue pour la fin de ce mois de septembre.

    Cette prorogation, qui sera encadrée par des procédures précises, permettra à chaque pays bénéficiaire de l’Agoa, dont Madagascar, d’engager les discussions bilatérales. L’objectif est alors de présenter les opportunités concrètes que leur relation représente pour les Etats-Unis. Et c’est aux Américains de comprendre ainsi que d’évaluer les bénéfices qu’ils pourraient tirer de ces partenariats, expose le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa.

    La prorogation de l’Agoa pour deux ans devrait par ailleurs permettre à Madagascar de s’aligner sur la politique américaine « America First ». Un point qui avait été soulevé en Conseil des ministres, mercredi. Les membres du Congrès et les parlementaires américains seraient déjà conscients des bénéfices de l’Agoa, tant pour les pays africains que pour les États-Unis eux-mêmes, indique le ministre David Ralambofiringa. Ils attendent toutefois “un signal” de la Maison Blanche. Ce qui n’est, pour le moment pas obtenu, selon ce qu’avait noté le ministre David Ralambofiringa.

    L’Etat insiste en tout cas sur l’importance capitale de la prolongation de l’Agoa pour Madagascar, en soulignant que celui-ci garantit des emplois pour des milliers de personnes et qui soutient également des secteurs stratégiques de l’économie malgache. Et ce sont des points qu’avait exposé la délégation malgache devant des représentants du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, des membres du Congrès américain, du Département d’État, ainsi que divers groupes professionnels comme l’Agoa Alliance ou encore le Conseil international du Coton.

    Des discussions avaient par ailleurs eu lieu sur le renforcement de la coopération entre Madagascar et les États-Unis. Et des négociations sont prévues entre les deux pays concernant le tarif réciproque ajusté, selon le compte rendu du dernier Conseil des ministres.

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  • ENGAGEMENT INTERNATIONAL – L’accord de l’OMC sur les subventions à la pêche entre en vigueur

    ENGAGEMENT INTERNATIONAL – L’accord de l’OMC sur les subventions à la pêche entre en vigueur

    Antananarivo, 17 Septembre, 8h55 – Un événement qualifié “d’historique” pour la gouvernance du commerce mondial. L’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les subventions à la pêche est officiellement entré en vigueur. Quatre pays, à savoir le Brésil, le Kenya, le Vietnam et les Tonga avaient déposé leurs instruments d’acceptation “de cet accord lors d’une réunion extraordinaire du Conseil général de l’OMC, lundi. Ce qui porte le nombre total d’acceptations au-dessus du seuil des deux tiers des membres de cette institution requis pour que cet accord entre en vigueur.

    En établissant des règles qui interdisent les formes les plus néfastes de subventions à la pêche, l’Accord de l’OMC sur les subventions à la pêche contribuera à protéger les stocks de poissons dans le monde et les moyens de subsistance de centaines de millions de personnes qui dépendent de la pêche pour se nourrir, se procurer un revenu et un emploi. Cet accord interdit alors les subventions à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, à la pêche de stocks surexploités et à la pêche en haute mer non réglementée.

    “L’entrée en vigueur de cet Accord nous rappelle que bon nombre des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés sont abordés plus efficacement au niveau multilatéral”, lance la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala. “Les peuples et les nations ont besoin d’un multilatéralisme qui soit efficace”, insiste-t-elle.

    La patronne de l’OMC encourage fortement tous les membres restants à finaliser leurs acceptations sans délai. Ngozi Okonjo-Iweala indique d’ailleurs que l’une de ses principales aspirations est de voir l’Accord ratifié par tous les membres de l’OMC d’ici sa 14e Conférence ministérielle prévue en mars 2026.

    Madagascar avait déjà été appelé à s’y engager, notamment dans le cadre du quatrième examen de sa politique commerciale au mois de février de cette année. De nombreux membres de l’OMC avaient demandé à l’époque à la Grande île de ratifier cet accord, mais pour l’heure, Madagascar ne l’a pas encore fait. .

    Le président du Conseil général de l’OMC Saqer Abdullah Almoqbel annonce par ailleurs le dépôt “dans un très proche avenir” des instruments d’acceptation de cet accord par deux pays. Il s’agit de l’Oman et du Mali, d’après ce qu’il a indiqué.

  • TRAFIC AÉRIEN – Un taux de remplissage moyen de 95% pour les gros porteurs desservant Nosy-Be

    TRAFIC AÉRIEN – Un taux de remplissage moyen de 95% pour les gros porteurs desservant Nosy-Be

    Antananarivo, 17 Septembre, 7h45 – Les vols vers Nosy-Be sont bien remplis. Les gros porteurs qui desservent cette destination affichent en moyenne un taux d’occupation de 95%. Elisabetta Gravellino, qui préside l’Office régional du tourisme de l’île aux parfums, avait fait part de cette forte affluence durant la présentation du film promotionnel “We are Nosy-Be”, la semaine dernière.

     

    L’augmentation de la demande de transport aérien vers Nosy Be a contribué à stimuler la croissance du trafic aérien dans cette partie de Madagascar, explique-t-elle. Aussi, mis à part les compagnies qui opèrent déjà et qui ont augmenté leurs fréquences de vols vers cette destination, il y a également Madagascar Airlines qui y a augmenté ses opérations avec ses nouveaux vols en correspondance depuis Antananarivo, ajoute la présidente de l’ORT Nosy-Be.

     

    Ces dessertes ont contribué à l’amélioration de la fréquentation touristique de cette partie de l’île qui a enregistré plus de 160 000 voyageurs durant les huit premiers mois de cette année, composés de 110 000 passagers internationaux et 50 000 nationaux. “Et nous allons redoubler d’efforts pour améliorer cette performance”, lance la ministre du Tourisme et de l’artisanat, Viviane Dewa.

     

    Une stratégie est déjà en place. Elle est orientée vers des partenariats stratégiques avec plusieurs compagnies aériennes pour faciliter de nouvelles opportunités de vol et de connectivité. Elle suggère également l’expansion des lignes aériennes, visant à offrir plus d’options de voyage et plus de liaisons directes vers Nosy-Be.

     

    Plusieurs compagnies aériennes, à la fois internationales et nationales, desservent l’aéroport de Fascène. Il y a Madagascar Airlines qui dessert Nosy-Be depuis Antananarivo. Il y a également Air Austral qui propose des vols directs depuis la Réunion, Ewa Air depuis Mayotte, Ethiopian Airlines depuis Addis-Abeba, Airlink depuis Johannesburg et Neos depuis Milan et Rome. Arkia et Lot Polish Airlines y effectuent pour leur part des vols charters.

  • PROJET MINIER – Energy Fuels indique négocier un « accord d’investissement » avec le Gouvernement malgache pour son projet à Toliara

    PROJET MINIER – Energy Fuels indique négocier un « accord d’investissement » avec le Gouvernement malgache pour son projet à Toliara

    Antananarivo, 17 Septembre, 6h35 – Energy Fuels aspire-t-elle à un accord juridique qui sera réservé à son projet à Toliara ? Cette entreprise américaine indique avoir négocié avec le Gouvernement malgache les termes d’un “investment agreement” ou d’un accord d’investissement lequel serait soumis au parlement malgache pour approbation en tant que loi. Energy Fuels fait part de cette négociation dans ses résultats financiers qu’elle avait présentés au mois d’août.

     

    Energy Fuels explique dans ce document que l’accord d’investissement en question vise à fournir les piliers essentiels pour un projet bancable à grande échelle. Il devrait tenir compte de la stabilité juridique et fiscale, certains avantages fiscaux et douaniers, les ajustements nécessaires aux règles de change, la protection contre l’expropriation et l’accès à l’arbitrage international pour le règlement des litiges.

     

    L’accord d’investissement en discussion permettrait également de clarifier les procédures existantes pour l’ajout de monazite au permis minier de son projet à Toliara. Ce permis qui n’autorise actuellement que la production d’ilménite, de rutile et de zircon.

     

    Energy Fuels indique alors qu’elle pourrait prendre une décision finale d’investissement sur son projet à Toliara dès 2026. C’est toutefois sous réserve de la finalisation de l’accord d’investissement ou d’autres arrangements de stabilité appropriés avec le gouvernement malgache, pour lesquels il n’y a aucune garantie de succès, note-t-elle.

     

    Base Resources, le promoteur de ce projet minier à Toliara acquis par Energy Fuels, avait déjà fait part de son intention de soumettre une demande de certification d’éligibilité en vertu de la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM) au mois de juillet de l’année dernière. La LGIM avait pourtant fait l’objet de révision.

     

    Dans le cadre de la deuxième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international, les autorités malgaches se disent déterminées à mettre en œuvre les dispositions du code minier de 2023 pour l’ensemble des projets miniers à Madagascar. Et ce, afin de maximiser les futures recettes de l’État. Elles ont indiqué que le projet de Loi sur les grands projets miniers (LGPEM), qui remplace l’ancienne LGIM, était en cours de finalisation. Il visait à renforcer la cohérence avec le Code minier, à actualiser les régimes de stabilité et à maximiser l’impact sur l’économie. L’adoption par le Parlement de cette LGPEM était déjà prévue pour mai 2025.

  • PARTENARIAT – Madagascar en tournée pour rencontrer les bailleurs de fonds sur l’environnement en Europe

    PARTENARIAT – Madagascar en tournée pour rencontrer les bailleurs de fonds sur l’environnement en Europe

    Antananarivo, 16 Septembre, 7h45 – Mobiliser davantage de partenaires autour de la vision environnementale et climatique de Madagascar. C’est l’objectif de la tournée des bailleurs de fonds sur l’environnement effectuée par une délégation malgache en Europe. La mission a déjà démarré à Bruxelles, pour se poursuivre à Francfort avant de se clôturer à Berlin.

    Sur place, Madagascar présente les réformes qui sont engagées au pays, ses projets prioritaires ainsi que les opportunités d’investissement qu’il offre dans le domaine de l’environnement, du climat et de la biodiversité. Et c’est le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine qui s’en charge. Il est assisté notamment par des responsables de la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (FAPBM), de Madagascar national parks (MNP), ou encore des représentants de la coopération allemande GIZ à Madagascar.

    La réunion de travail avec le responsable pour l’Afrique de la Direction générale des partenariats internationaux de l’Union Européenne (UE) avait alors été une occasion pour cette délégation malgache de démontrer que le climat, biodiversité et développement économique peuvent être des vecteurs de développement pour la Grande île. “Et nous voyons dans l’Union Européenne un partenaire stratégique pour y parvenir”, lance le ministre Max Fontaine.

    Les échanges entre les deux parties ont d’ailleurs porté sur la mise en place d’obligations vertes, ainsi que sur des instruments émergents. Il y a entre autres les crédits carbones, les crédits biodiversité ou les Paiements pour services écosystémiques (PSE).

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  • MONNAIE – Un nouveau fil de sécurité pour la nouvelle série de billets actualisés de 10 000 et 20 000 ariary

    MONNAIE – Un nouveau fil de sécurité pour la nouvelle série de billets actualisés de 10 000 et 20 000 ariary

    Antananarivo, 15 Septembre, 14h20 – Une nouvelle série de billets de 10 000 et 20 000 ariary bientôt mise en circulation sur le territoire national. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) fait part de l’émission d’une série “actualisée” de ces grosses coupures, bien qu’elles conservent le même design de la série précédente.

    Cette actualisation a amené la BFM à apporter des modifications d’impression et à intégrer un nouveau fil de sécurité pour cette nouvelle série. Il s’agit de dispositions consistant à renforcer la sécurité de ces billets contre les contrefaçons. Ils porteront par ailleurs la signature de l’actuel gouverneur de la Banque centrale, Aivo Andrianarivelo.

    Malgré l’arrivée de la nouvelle série de 2025, les billets 10 000 et 20 000 ariary arborant l’ancienne signature ont toujours cours légal et resteront utilisables, précise la BFM. La nouvelle série de ces grosses coupures n’est par ailleurs pas encore l’œuvre du nouveau concepteur en billets et monnaies de la BFM. Celui-ci est en effet dans l’opération depuis la conception des billets et monnaies locales.

  • INFRASTRUCTURES – L’extension du port de Toamasina achevée à 71%, rapporte la SPAT

    INFRASTRUCTURES – L’extension du port de Toamasina achevée à 71%, rapporte la SPAT

    Antananarivo, 15 Septembre, 11h35 – Des travaux terminés aux trois quarts environ. Le projet d’extension du port de Toamasina enregistre aujourd’hui 71% d’avancement global, indique la Société du port à gestion autonome de Toamasina (Spat) qui avait effectué une visite de chantier la semaine dernière, dans le cadre de la 33ème réunion du Comité de pilotage de ce projet.

    Plusieurs étapes importantes avaient déjà été franchies depuis le lancement de ce chantier en 2018. Sa première phase avait été achevée en 2021. Ce projet est actuellement à sa deuxième phase qui comprend des initiatives majeures telles que l’aménagement d’une aire de stockage de conteneurs de 10 ha au Récif Hastie, l’extension du brise-lames de 345 m, ou encore la construction du nouveau quai à conteneurs C4 de 470 m de longueur et de -16 m de profondeur.

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  • COMMERCE – Le déficit commercial de Madagascar prévu dépasser les 2 milliards de dollars en 2025

    COMMERCE – Le déficit commercial de Madagascar prévu dépasser les 2 milliards de dollars en 2025

    Antananarivo, 14 Septembre, 13h55 – Une dégradation continue. Le déficit commercial de Madagascar qui n’était que de 148 millions de dollars en 2000 pourrait dépasser les 2 milliards de dollars cette année. Ce déficit tournait déjà autour de 1,4 milliards de dollars, d’après ce qui avait été présenté durant l’atelier de validation finale de la Stratégie nationale d’exportation (SNE) de Madagascar, jeudi.

     

    Dans la note de conjoncture économique de la Banky foiben’i Madagasikara, le déficit commercial de la Grande île s’établissait à 1,278 milliards de dollars au premier semestre de 2025. Durant cette période, Madagascar a vu ses exportations baisser de 10,8% pour s’établir à 1 116,6 millions de dollars. Alors que de l’autre côté, ses importations ont poursuivi une tendance haussière à 11%, pour se situer à 2 394,7 millions de dollars.

    C’est une situation qui est à redresser.

     

    Cette stratégie pour l’exportation qui est fondée sur une dynamique d’action constitue un instrument essentiel pour répondre aux enjeux à court terme. Elle ambitionne également de réduire annuellement de 30% le déficit de la balance commerciale globale de Madagascar dans une perspective de moyen et long terme.

     

    Deux leviers pourraient être activés, selon les propositions soulevées durant la présentation de cette stratégie nationale. Il y a déjà l’augmentation des exportations ainsi que la réduction de la dépendance aux importations. Mais il y a également le changement des habitudes des consommateurs afin de développer la consommation des biens produits localement.

  • NÉGOCIATIONS – Devoir accompli pour le secteur privé malgache dans le plaidoyer pour le renouvellement de l’Agoa

    NÉGOCIATIONS – Devoir accompli pour le secteur privé malgache dans le plaidoyer pour le renouvellement de l’Agoa

    NÉGOCIATIONS – Devoir accompli pour le secteur privé malgache dans le plaidoyer pour le renouvellement de l’Agoa

     

    Antananarivo, 15 Septembre, 7h55 – Le secteur privé malgache estime avoir tout donné pour la défense des intérêts de Madagascar, dans son plaidoyer pour la prolongation de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Les représentants des groupements qui s’étaient récemment déplacés à Washington pour défendre cette cause, avec quelques membres de l’administration malgache, espèrent maintenant une issue positive du lobbying qu’ils ont mené auprès des autorités américaines.

     

    Les négociations avaient pourtant été complexes, rapporte Charles Giblain, du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). Bien que la délégation malgache ait été bien accueillie par les autorités américaines, aucune assurance quant à la reconduction de l’Agoa qui expire à la fin de ce mois de septembre, n’a été obtenue, indique-t-il.

     

    Et c’est compte tenu justement des incertitudes sur la reconduction à long terme de l’Agoa que le secteur privé malgache, bénéficiaire de ce régime préférentiel, s’assure que son renouvellement puisse au moins être accordé à court terme. “Le temps que nous puissions voir plus clair sur un long terme”, expose Kersley Ramdos, de la société Mazava.

     

    La délégation malgache espère que ses démarches seront considérées par le Congrès américain. Madagascar avait d’ailleurs démontré son leadership en associant d’autres pays à la campagne, à savoir Maurice, Lesotho, Tanzanie et le Kenya pour se convenir sur un message unifié adressé aux décideurs politiques américains. “Nous avons quand même fait entendre la voix de l’Afrique, et nous espérons que ça va aller dans le bon sens”, poursuit Kersley Ramdos.

     

    Cette mission avait également été l’occasion pour Madagascar que des filières comme la vanille soient des secteurs clés pour l’économie américaine. “L’Agoa n’est d’ailleurs pas uniquement au bénéfice des pays africains mais également pour les Etats-Unis”, souligne le président du Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar (GEVM), Georges Geeraerts.

     

    La balle est désormais dans le camp des américains. La décision finale sur le renouvellement de l’Agoa repose sur un processus législatif aux États-Unis, impliquant le Congrès et l’administration américaine.

     

    Photo : Capture d’écran vidéo Ministère de l’industrialisation et du commerce

  • AGRICULTURE – Madagascar accuse un retard significatif sur l’utilisation d’engrais minéraux

    AGRICULTURE – Madagascar accuse un retard significatif sur l’utilisation d’engrais minéraux

    Antananarivo, 13 Septembre, 14h15 – Madagascar reste l’un des pays d’Afrique où l’utilisation d’engrais minéraux est la plus faible. Selon les chiffres compilés par le Centre international de développement des engrais (IFDC) et la plateforme AfricaFertilizer, les importations de fertilisants ont atteint environ 28,9 millions de dollars en 2023, soit quelque 31 870 tonnes.

     

    Rapporté à la surface agricole, ce volume représente à peine 6,9 kg d’engrais par hectare en 2022, un niveau largement en dessous de la moyenne africaine et mondiale. À titre d’exemple, le programme Sustain Africa, une initiative visant à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des agriculteurs en Afrique subsaharienne, a distribué 17 274 tonnes à plus de 438 000 petits exploitants entre 2022 et 2023, ce qui souligne l’importance des interventions ponctuelles pour pallier le déficit structurel.

     

    En comparaison, plusieurs pays africains affichent des volumes d’importations et des intensités d’utilisation beaucoup plus élevés. L’Éthiopie, par exemple, a importé pour 1,2 milliard de dollars d’engrais en 2023, avec une utilisation moyenne de 37,8 kg/ha. Le Kenya se situe à 451 millions de dollars d’importations et 35,1 kg/ha, tandis que la Côte d’Ivoire dépasse 360 millions de dollars avec environ 50 kg/ha.

     

    L’Afrique du Sud, pour sa part, combine une valeur d’importations avoisinant 912 millions de dollars en 2024 avec une intensité d’utilisation dépassant 90 kg/ha, un des niveaux les plus élevés du continent. Même le Ghana, avec environ 254 millions de dollars d’engrais importés en 2023, affiche une consommation de près de 37 kg/ha, soit cinq fois plus que Madagascar. Ces écarts traduisent un retard significatif du pays par rapport aux standards régionaux.

     

    Cette faible consommation d’engrais minéraux à Madagascar a des conséquences contrastées. Du point de vue de la production agricole, elle se traduit par des rendements limités. Le riz, culture de base, affiche en moyenne 2,5 tonnes/ha, alors que les pays d’Asie atteignent souvent plus de 4 à 5 tonnes grâce à un apport régulier d’intrants. La productivité insuffisante accentue la dépendance du pays aux importations alimentaires et fragilise sa sécurité alimentaire.

     

    En revanche, une utilisation réduite d’engrais présente aussi des aspects positifs car moins de dépendance directe aux chocs de prix internationaux et une pression environnementale moindre sur les sols et les cours d’eau. Elle ouvre aussi la voie à des alternatives comme l’agroécologie et l’utilisation de fertilisants organiques, stratégies déjà expérimentées dans certaines régions. Le défi pour Madagascar reste donc de trouver un équilibre. Augmenter l’usage des engrais minéraux de manière raisonnée pourrait améliorer les rendements et réduire la vulnérabilité alimentaire, tout en intégrant des solutions durables adaptées aux réalités locales.