Catégorie : Économie

  • COMMERCE – Quatre pays rejoignent Madagascar pour un plaidoyer conjoint sur la reconduction de l’Agoa

    COMMERCE – Quatre pays rejoignent Madagascar pour un plaidoyer conjoint sur la reconduction de l’Agoa

    Antananarivo, 9 Septembre, 14h30 – Une alliance se met en place. Pas moins de quatre pays rejoignent Madagascar pour un plaidoyer conjoint sur la reconduction de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Des représentants du Lesotho, du Kenya, de la Tanzanie et de Maurice ont été accueillis à l’ambassade de Madagascar à Washington, lundi, afin de se convenir sur un message unifié à adresser aux décideurs politiques américains dans ce lobbying.

    Ce n’est toutefois que le début de la mission menée par la délégation malgache de haut niveau qui s’est déplacée aux Etats-Unis. Sur place, des représentants de l’administration, à savoir le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, le ministre des Mines, Olivier Rakotomalala et le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana.

    Le secteur privé malgache y a également fait le déplacement, à l’instar du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) ou le Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar (GEVM). Tous sont mobilisés dans ce plaidoyer conjoint pour la reconduction importante de l’Agoa.

    L’ambassade de Madagascar à Washington parle d’une étape clé. Cette mission consiste à poursuivre les efforts déjà déployés contribuant à garantir que l’Agoa continue de profiter au commerce entre les Etats-Unis et l’Afrique en général et à Madagascar en particulier.

     

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  • TRANSPORT AÉRIEN – Une hausse de 32% du trafic passager rapportée pour le mois de juillet avec la haute saison touristique

    TRANSPORT AÉRIEN – Une hausse de 32% du trafic passager rapportée pour le mois de juillet avec la haute saison touristique

    Antananarivo, 9 Septembre, 11h45 – L’aviation civile de Madagascar (ACM) rapporte plus de 149 000 passagers transportés par voie aérienne au mois de juillet. Ce qui constitue une hausse de 32% par rapport au trafic passager au mois de juin mais également une hausse de 16% par rapport au même mois en 2024, détaille l’ACM dans sa dernière revue mensuelle du trafic aérien.

    Le trafic passager durant cette période sous revue avait donc connu une hausse significative. Elle avait été portée par la forte demande en haute saison, d’après les explications apportées par l’Aviation civile de Madagascar.

    Avec plus de 149 000 passagers au mois de juillet, Madagascar a enregistré plus de 722 000 voyageurs transportés par voie aérienne durant les sept premiers mois de cette année. Ceux transportés via le réseau régional avaient été les plus nombreux, selon la proportion partagée par l’ACM.

  • EXPORTATION – Madagascar perce le marché du bio au Moyen Orient

    EXPORTATION – Madagascar perce le marché du bio au Moyen Orient

    Antananarivo, 8 Septembre, 16h55 – Madagascar diversifie ses marchés d’exportation de produits bio. Quelques membres du Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) ont déjà commencé à expédier leurs produits vers le Moyen Orient, aux Emirats arabes unis plus précisément. La présidente de cette association professionnelle, Tahina Randriarilala, en a fait part la semaine dernière, durant la présentation du Forum international sur les filières d’excellence de Madagascar « Maeva 2025 ».

    La Grande île entend relever les défis de compétitivité et de diversification des débouchés de ses produits sur les marchés internationaux. Pour les filières bios en particulier, la majeure partie des produits malgaches sont exportés vers l’Europe et les Etats-Unis, indique Tahina Randriarilala du Symabio.

    Cette association regroupant tous les professionnels de l’agriculture biologique à Madagascar note par ailleurs un retour progressif au niveau d’exportation avant la pandémie du Covid-19. Une situation qui s’explique par les nouvelles demandes sur le marché, ainsi que la croissance des besoins sur lesquels la Grande île s’est déjà bien positionnée comme pour les huiles essentielles.

    La valeur des exportations du bio, en considérant toutes les filières, tourne annuellement autour de 200 millions de dollars par an. Et les membres du Symabio travaillent afin de l’augmenter. Cette association représente actuellement 80 entreprises environ, avec plus de 200.000 producteurs à travers le pays, indique sa présidente Tahina Randriarilala.

  • HYDROCARBURES – Khedija Ben Othman succède à Marieme Sav Sow à la tête de TotalEnergies Marketing Madagascar

    HYDROCARBURES – Khedija Ben Othman succède à Marieme Sav Sow à la tête de TotalEnergies Marketing Madagascar

     

    Antananarivo, 8 Septembre, 16h10 – La direction générale de TotalEnergies Marketing Madagascar change de mains, mais reste entre celles d’une femme. C’est la Tunisienne Khedija Ben Othman qui assure dorénavant cette fonction, succédant à la Sénégalaise Marieme Sav Sow.

    Khedija Ben Othman avait été vice-présidente adjointe pour la zone Méditerranée et Océan Indien de TotalEnergies avant cette désignation à Madagascar. Elle dispose d’une expérience internationale au sein de cette compagnie, notamment en Tunisie, en Algérie et en France. Ce qui, selon le Groupement pétroliers de Madagascar (GPM), constitue un atout décisif pour le développement du secteur et de l’avenir énergétique du pays.

    Marieme Sav Sow quitte pour sa part Madagascar. Elle assurera une nouvelle fonction qui est celle de la vice-présidente Engagement&Advocacy au sein de TotalEnergies EP Africa.

  • TRAFIC MARITIME – Les potentiels des ports d’Antsiranana et de Tolagnaro sous-exploités, selon un diagnostic initié par la Douane malgache

    TRAFIC MARITIME – Les potentiels des ports d’Antsiranana et de Tolagnaro sous-exploités, selon un diagnostic initié par la Douane malgache

    Antananarivo, 8 Septembre, 11h35 – Les ports d’Antsiranana et de Tolagnaro disposent de nombreux atouts. Il s’avère pourtant que ces potentiels soient sous-exploités, d’après ce qui est ressorti du diagnostic de normalisation des ports de Madagascar initié par la direction générale des Douanes. L’administration douanière en avait sorti un rapport vendredi.

    Le port d’Antsiranana, avec un rôle stratégique de port militaire et commercial, dispose d’un bassin profond ainsi que des infrastructures sous-utilisées. Malgré son potentiel stratégique de par sa proximité avec l’Océan Indien, il reste peu exploité. Ce port fait d’ailleurs face à des contraintes majeures, tels que le faible volume commercial ou ses équipements vieillissants.

    Le Port Ehoala à Taolagnaro est pour sa part un port moderne construit pour les exportations minières, disposant d’infrastructures modernes et suivant les standards internationaux. Mais au-delà des exportations de produits miniers, la diversification du trafic est limitée, note le rapport. Aussi, bien que ce port soit exemplaire sur le plan technique, il reste sous-utilisé pour le commerce général, selon ce qui y est exposé.

    Le diagnostic de normalisation des ports de Madagascar met ainsi en lumière le contraste que présente ces plateformes du pays, tant en termes d’infrastructures que de trafic et d’organisation. Pour la Grande île, c’est le port de Toamasina qui concentre près de 80% du trafic national.

    Cette position dominante du Grand Port “crée un goulot d’étranglement majeur et une dépendance excessive de l’économie”, note le rapport. Ce document souligne alors l’importance du projet de normalisation des ports qui vise à réduire cette dépendance. Et ce, en modernisant les ports secondaires, en améliorant la fluidité des flux, et en rendant la chaîne logistique plus résiliente et équilibrée à l’échelle du pays.

    Comme rappelé par l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF), Madagascar dispose depuis 2023 d’un schéma directeur national de développement portuaire à l’horizon 2040. Celui-ci est en cours de mise en œuvre, à travers les phases d’études qui sont déjà entamées au niveau de chaque port qui fera l’objet d’extension et de réhabilitation, indique cette agence nationale du domaine maritime.

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  • HYDROCARBURES – La présidence du Groupement pétrolier de Madagascar désormais assurée par Marc Renauld de Galana

    HYDROCARBURES – La présidence du Groupement pétrolier de Madagascar désormais assurée par Marc Renauld de Galana

    Antananarivo, 5 Septembre, 15h35 – Du changement dans le secteur pétrolier aval. C’est désormais Marc Renauld, directeur général de Galana, qui assure la présidence du Groupement pétrolier de Madagascar (GPM). Il succède à Mariem Sav Sow de TotalEnergies Marketing Madagasikara qui avait assuré cette fonction pendant deux ans et demi. La passation de flambeau entre la présidente sortante et le président entrant a eu lieu jeudi.

     

    Marc Renauld a donc pour mission de défendre les intérêts communs de la filière pétrolière, allant du raffinage, du stockage, en passant par le transport et la logistique, jusqu’à la distribution de produits pétroliers. C’est lui qui va être en première ligne dans l’établissement de relations de ce groupement avec les autorités gouvernementales, administratives, civiles et professionnelles de Madagascar.

     

    Il prend ainsi le relais transmis par Mariem Sav Sow, la première femme à présider le GPM et dont le mandat était marqué par le renforcement du dialogue entre ce groupement, les autorités publiques et les différents acteurs du secteur. Elle aurait également contribué à l’amélioration des conditions d’approvisionnement du pays et la promotion des meilleures pratiques au sein de la profession, souligne le GPM, reconnaissant.

     

     

    Le Groupement Pétrolier de Madagascar réunit six leaders du secteur pétrolier aval. On y compte Galana Distribution Pétrolière, Galana Raffinerie Terminal, Jovena Madagascar, Logistique Pétrolière S.A, Société Malgache des pétroles Vivo Energy et TotalEnergies Marketing Madagascar.

  • COMMERCE – Le plaidoyer de Madagascar pour le renouvellement de l’AGOA se poursuit à Washington

    COMMERCE – Le plaidoyer de Madagascar pour le renouvellement de l’AGOA se poursuit à Washington

    Antananarivo, 7 Septembre, 11h05 – Madagascar ne lâche pas l’affaire. La Grande île consolide sa position : c’est soit pour un renouvellement, soit, dans la pire des scénarios, pour la prorogation de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa). Une position qu’une délégation malgache va défendre durant une mission officielle à Washington qui a démarré samedi, selon ce qui était rapporté dans le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi.

     

    Une réunion sur la reformulation stratégique de l’Agoa et sur la consolidation de cette position de Madagascar avait déjà eu lieu au mois d’août. L’établissement d’un programme d’action, principalement en matière de lobbying, avait été convenu lors de cette réunion stratégique. Ce lobbying devrait être mené auprès du Congrès américain, du représentant américain au commerce (USTR) et du département américain du Commerce.

     

    La dernière réunion hebdomadaire de l’Exécutif avait rappelé l’importance “capitale” de l’Agoa pour Madagascar, en particulier pour ses exportations dans le secteur du textile. Mais au-delà de la question de l’Agoa prévu expirer ce mois de septembre, cette mission prévoit la présentation des différents secteurs d’investissement disponibles à Madagascar, notamment le textile, les ressources minières et la vanille.

  • SURVEILLANCE DES FRONTIÈRES – La douane prévoit l’acquisition de deux avions et de trois bateaux de patrouille

    SURVEILLANCE DES FRONTIÈRES – La douane prévoit l’acquisition de deux avions et de trois bateaux de patrouille

    Antananarivo, 6 Septembre, 9h55 – L’administration douanière balance du lourd. Le plan de normalisation et de sécurisation des zones non occupées qu’elle a présenté vendredi prévoit l’acquisition de deux avions et de trois bateaux de patrouille ainsi que des drones. Les spécifications techniques de ces matériels et équipements sont déjà connues, indique le directeur général de la Douane, Ernest Zafivanona Lainkana.

     

    Ce plan parle d’avion de type DA62 MPP. Et la douane se fixe comme objectif d’acquérir deux aéronefs de surveillance douanière équipés de radars et de systèmes de surveillance électronique avancés. Et ces appareils devront permettre d’effectuer une surveillance maritime et terrestre étendue et rapide, en appuyant les patrouilleurs maritimes dans la lutte contre la contrebande, les trafics illicites et pour la sécurité maritime.

     

    En mer, la douane avance l’acquisition de bateau Interceptor 1503FRP et de Fast Crew Supplier 3307. Ces bateaux effectueront la patrouille maritime en combinant leur capacité de surveillance, d’interception et d’intervention rapide.

     

    En les combinant avec la mobilisation active de ces agents, l’acquisition et l’utilisation de ces équipements et matériels devraient permettre à la douane d’augmenter sa capacité de surveillance et de contrôle des frontières maritimes. Ils contribueront également au renforcement de la capacité de réponse rapide aux menaces maritimes, à l’action de l’Etat en mer ainsi qu’au développement des capacités de coopération régionale et internationale.

     

    Le diagnostic qu’avait lancé l’administration douanière avait révélé la vulnérabilité des frontières, où de larges zones non occupées échappent justement à la surveillance douanière. Ces espaces fragilisent le contrôle du territoire et favorisent les flux illicites. Ce qui a justifié la mise en place d’un plan de normalisation et de sécurisation de ces zones sensibles.

  • PARTENARIAT – Le nouveau président de la BAD Sidi Ould Tah s’ouvre à de nouveaux acteurs comme les Fonds souverains

    PARTENARIAT – Le nouveau président de la BAD Sidi Ould Tah s’ouvre à de nouveaux acteurs comme les Fonds souverains

    Antananarivo, 5 Septembre, 7h30 – Ouverture. “J’ai l’intention d’étendre les partenariats de la Banque africaine de développement (BAD) à de nouveaux acteurs”, annonce le nouveau président de cette institution panafricaine, Sidi Ould Tah. Il fait notamment référence aux fonds souverains et aux fonds de pension, dans son discours d’investiture, lundi.

    Le neuvième président de la BAD qui vient de prendre officiellement ses fonctions insiste sur l’importance de partenariat. Et ce, compte tenu du fait que le Groupe de la Banque africaine de développement ne peut à lui seul répondre à toutes ces priorités, expose Sidi Ould Tah.

    La BAD est néanmoins déjà un membre actif de l’Association des banques multilatérales de développement (BMD) et de plus, cette institution panafricaine travaille en étroite collaboration avec la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI), rappelle-t-il. D’autres partenaires sont d’ailleurs déjà prêts à travailler avec la BAD, poursuit-il encore.

    Sidi Ould Tah a par ailleurs déjà présenté ses priorités urgentes. Il va se concentrer sur quatre points au cours de ces cent premiers jours de mandat, dont le premier qui est l’écoute attentive des actionnaires, des clients, des partenaires et du personnel de la BAD.

    Il entend également lancer un programme de réformes accéléré. Sidi Ould Tah prévoit aussi d’approfondir les partenariats de la BAD avec les institutions africaines et mondiales, ainsi qu’avec les acteurs du secteur privé, afin de pouvoir mobiliser des capitaux à grande échelle et avoir un impact durable. Et enfin, il compte accélérer la mise en œuvre de solutions concrètes de façon à élargir l’accès au financement, créer des emplois, autonomiser les femmes et les jeunes, et libérer le potentiel industriel et financier de l’Afrique pour les générations à venir, indique-t-il dans son discours.

  • FILIÈRE D’EXCELLENCE – Une mission d’acheteurs internationaux s’organise à Madagascar

    FILIÈRE D’EXCELLENCE – Une mission d’acheteurs internationaux s’organise à Madagascar

    Antananarivo, 5 Septembre, 7h30 – Des clients potentiels en déplacement à Madagascar pour ses filières d’excellence. Une mission d’acheteurs est attendue au pays en novembre sur trois axes stratégiques de production de ces produits, à savoir la partie du Nord, Est et Sud-Est de la Grande île. Il s’agit d’une initiative portée par le Comité exécutif de Maeva, le Syndicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio), et le Conseil national pour l’Industrialisation de Madagascar, qui avait été présenté, mercredi.

     

     

     

     

    Cette mission d’achat permettra à ces invités internationaux d’avoir l’opportunité de constater sur le terrain les réalités des agriculteurs ainsi que celles des entreprises qui manufacturent déjà des produits finis au pays, avance Kenny Raharison du comité exécutif de Maeva. L’objectif est de leur permettre d’explorer d’éventuels partenariats, lance-t-il.

     

     

     

     

    Un Forum international sur les filières d’excellence de Madagascar sera organisé en amont de cette mission. Cette rencontre va réunir des exportateurs malgaches, des acheteurs internationaux, des investisseurs et des partenaires institutionnels autour de conférences, panels thématiques, expositions et rencontres B2B. Son ambition est de positionner Madagascar comme un acteur incontournable sur les marchés internationaux des produits agricoles de haute valeur ajoutée. Et ce, en mettant à l’honneur six filières emblématiques que sont la vanille, le cacao, les huiles essentielles, le girofle, la baie rose et le café.

     

     

     

     

    “A travers ce forum et la mission d’acheteur qui s’en suivra, nous aurons l’opportunité d’ouvrir de nouveaux débouchés, renforcer la compétitivité de nos entreprises et surtout assurer de meilleures retombées économiques et sociales pour les producteurs malgaches”, souligne la présidente du Symabio, Tahina Randriarilala. Elle souligne alors que l’approche collaborative de Maeva, réunissant le secteur privé, les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers ainsi que de nombreux investisseurs étrangers témoignent d’une volonté commune faire de Madagascar un acteur incontournable sur les marchés agricoles internationaux.

     

     

     

     

    La campagne de promotion de ces filières d’excellence devrait d’ailleurs encore être renforcée, estime le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa. Il a néanmoins rassuré sur l’engagement de l’Etat à apporter ses appuis aux opérateurs qui se lancent dans ces filières.