Catégorie : Économie

  • ENERGIE – Madagascar entre officiellement dans le club vert de la SADC

    ENERGIE – Madagascar entre officiellement dans le club vert de la SADC

    Antananarivo, 30 Juillet, 9h55 – Madagascar renforce son engagement pour une transition énergétique durable. Le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Olivier Jean Baptiste, a signé cette semaine le protocole d’entente intergouvernemental officialisant l’adhésion du pays au Sacreee, le Centre de la SADC pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

    En clair, la Grande Île rejoint les États membres de la SADC dans une initiative régionale visant à améliorer l’accès à une énergie propre, moderne et fiable. “Cette signature est bien plus qu’un simple acte administratif. C’est un pas décisif vers un avenir énergétique plus sûr, plus vert, et plus connecté aux réalités de notre région”, déclare le ministre.

    Le Sacreee a pour objectif principal de soutenir les politiques nationales d’efficacité énergétique, de promouvoir les technologies propres, et d’aider les États membres à répondre aux besoins croissants des ménages et des industries. Pour Madagascar, l’enjeu est vital : moins de 30 % de la population a aujourd’hui accès à l’électricité, et une grande partie dépend encore des énergies fossiles.

    Avec cette adhésion, Madagascar pourra accéder à de nouveaux outils, financements et formations pour appuyer sa politique énergétique. Des actions concrètes sont déjà attendues : identification de projets pilotes, harmonisation des normes techniques avec les autres pays de la région, renforcement de la coopération entre acteurs publics et privés.

    Cette dynamique pourrait aussi attirer davantage d’investissements étrangers dans le secteur, grâce à la visibilité régionale offerte par le Sacreee. Reste maintenant à faire vivre cette adhésion sur le terrain. Pour le ministre, “ce n’est pas la signature qui va changer la donne, c’est ce qu’on fera derrière”. Une remarque qui en dit long sur les attentes du secteur, souvent freiné par des lenteurs administratives et un manque de coordination.

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  • COMMERCE – Le président du Groupement des exportateurs de vanille appelle au maintien de la qualité de la vanille malgache face à la menace de la vanille ougandaise

    COMMERCE – Le président du Groupement des exportateurs de vanille appelle au maintien de la qualité de la vanille malgache face à la menace de la vanille ougandaise

    Antananarivo, 29 Juillet, 11h55 – “La menace existe”. Interrogé sur la percée de la vanille ougandaise sur les marchés internationaux, George Geeraerts, président du Groupement des exportateurs de vanille de Madagascar reconnaît que “le risque est réel”. Il estime cependant que la qualité de la vanille malgache et l’expertise malgache dans le secteur constituent encore un avantage décisif. “La qualité reste notre principal atout”, souligne celui qui est également vice-président du Conseil national de la vanille (CNV).

    Avec une exportation de plus de 600 tonnes en 2024, contre 30 tonnes en 2019, l’Ouganda est en passe de devenir un concurrent sérieux pour Madagascar. Même si George Geeraerts émet des doutes sur les chiffres, il reconnaît que les Ougandais progressent. S’il soulève que “les chiffres qui circulent sont peut-être exagérés ou incluent des volumes malgaches réexportés via l’Ouganda”, il n’en admet pas moins qu’en matière d’organisation, de structuration de la filière, ainsi qu’en matière de traçabilité et de transformation intégrée, l’Ouganda avance. A cela s’ajoute une qualité de vanille qui semble de plus en plus convaincre certains acheteurs.

    Madagascar conserve une avance notable avec plus de 2 000 tonnes exportées chaque année et une renommée mondiale liée à la vanille Bourbon, riche en vanilline et très prisée des industries agroalimentaire et cosmétique. Mais en Ouganda, le développement rapide de la filière vanille est aussi soutenu par des conditions climatiques favorables, et deux récoltes par an, contre une seule à Madagascar. Sans parler de la vulnérabilité climatique liée aux cyclones ou encore la précarité structurelle et l’instabilité réglementaire.

    Face à la réalité de la concurrence, le président du GEVM insiste sur la “nécessité absolue d’engager des réformes en profondeur, de stabiliser les règles du jeu et d’améliorer la structuration de la filière”. “Cette situation, je l’avais déjà anticipée, et cela fait longtemps que j’alerte les autorités sur la nécessité d’une profonde restructuration de notre filière”, rappelle-t-il.

    Madagascar peut-il rester leader si l’Ouganda continue de monter en puissance? Pour Georges Geeraerts, la réponse dépendra des choix que fera le pays dans les mois à venir. Mais il ne faudrait plus tarder à agir. Pour l’heure, si l’Ouganda dispose d’un système de production “très proche du nôtre”, comme le souligne Georges Geeraerts, “il lui manque encore plusieurs paramètres que nous avons ici : une main-d’œuvre experte, une notoriété mondiale, et un marché habitué à notre qualité”.

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  • TOURISME – Un nouveau guide touristique pour explorer toutes les régions de Madagascar

    TOURISME – Un nouveau guide touristique pour explorer toutes les régions de Madagascar

    Antananarivo, 28 Juillet, 10h55 – Un nouvel outil de promotion touristique vient de voir le jour à Madagascar. L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) a lancé officiellement le guide intitulé « +261 Experiences Madagascar », lors d’une conférence de presse organisée à Antsahavola. Ce guide se veut une vitrine des expériences authentiques que les visiteurs peuvent vivre aux quatre coins du pays.

    Avec ce guide, l’objectif est de valoriser des activités touristiques concrètes, disponibles dès à présent, et représentatives de la diversité culturelle, naturelle et humaine de Madagascar. L’ONTM souhaite aller au-delà des images classiques de plages ou de baobabs, en mettant en lumière des expériences variées : balades en pirogue, randonnées, immersion dans des villages, soins traditionnels, découvertes artisanales, entre autres.

    Le guide est destiné à une double diffusion dont une version papier et une numérique, avec une distribution à l’international, notamment lors du Salon Solidarissimo qui se tiendra en France en novembre prochain. Ce sera l’une des premières vitrines du guide à l’étranger.

    Jusqu’au 17 août, les opérateurs touristiques malagasy, que ce soit hôteliers, restaurateurs, guides, artisans, mais aussi communautés locales, sont invités à soumettre leurs expériences pour intégration dans le guide. Seules les offres déjà opérationnelles, qualitatives et originales pourront y figurer. L’ONTM insiste sur la nécessité de présenter des prestations capables de marquer les esprits des voyageurs et de refléter l’identité du pays.

    Cette initiative est perçue positivement par plusieurs professionnels du secteur. “C’est une vraie opportunité pour nous, opérateurs en zone rurale, d’être enfin visibles au même niveau que les structures plus grandes ou plus connues”, explique un guide dans la région du Vakinankaratra. Selon lui, une telle vitrine pourrait permettre d’attirer plus de visiteurs dans des zones jusque-là peu médiatisées.

    Le guide vise aussi à contribuer à la désaisonnalisation du tourisme, c’est-à-dire à encourager les voyages vers Madagascar en dehors des périodes habituelles de haute saison. L’ONTM espère ainsi que cette dynamique favorisera une répartition plus équilibrée des flux touristiques dans le temps et dans l’espace.

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  • FORUM ECONOMIQUE – Madagascar ambitionne d’être une plateforme stratégique pour les investissements agroindustriels de la SADC

    FORUM ECONOMIQUE – Madagascar ambitionne d’être une plateforme stratégique pour les investissements agroindustriels de la SADC

    Antananarivo, 28 Juillet, 6h35 – Une ambition exprimée. “Notre objectif est de faire de Madagascar une porte d’entrée ainsi qu’une plateforme stratégique pour les investissements agroindustriels de l’Océan Indien et de la SADC”. Le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa en a fait part lors du Forum de promotion des investissements, organisé lundi, en marge de la Semaine de l’industrialisation de la SADC.

    Les réformes ciblées, notamment sur les zones économiques et sur les projets d’investissements orientés vers la transformation agricole déjà engagées, ont été exposées par ce membre du Gouvernement devant les investisseurs locaux et les opérateurs de la SADC présents à ce Forum. De même que les incitations en matière fiscale et douanière.

    Mais bien que Madagascar affiche sa volonté d’industrialiser ses filières agricoles de manière durable, compétitive et inclusive, c’est une ambition que la Grande île ne pourra porter seule, soutient le ministre David Ralambofiringa. “Nous avons besoin d’investisseurs privés pour accélérer les projets transformateurs, des partenaires financiers pour développer les mécanismes d’appui et d’une coopération renforcée entre les Etats membres pour harmoniser les normes, sécuriser les corridors logistiques, et valoriser ensemble les complémentarités”, lance-t-il.

    Madagascar est alors avant tout encouragé à miser sur les investisseurs nationaux. “Quand nous parlons d’investissement, nous ne devons pas seulement nous concentrer sur ceux apportés de l’étranger. Nous avons nos investisseurs locaux, qui doivent être facilités et encouragés. Nous devons nous assurer que tous les processus, toutes les stratégies et toutes les politiques qui sont mises en place leur soient favorables”, souligne Johansein Rutaihwa, de la direction de l’Industrie, du développement et du commerce auprès du Secrétariat de la SADC.

    Les investisseurs de la SADC sont également appelés à saisir les opportunités et exploiter le potentiel de la Grande île, en matière d’investissement. “Permettons-leur de venir à la table et de s’engager avec nous. J’espère que cette plateforme va offrir ces opportunités, et que le secteur privé puisse soulever les défis qu’ils rencontrent, avec les dispositions mises en place par le gouvernement de Madagascar pour s’assurer que les investissements dont nous parlons aujourd’hui se matérialisent” poursuit ce responsable de la SADC.

    Le forum de promotion des investissements de la SADC vise à mettre en réseau les acteurs économiques, à faire émerger des projets structurants à l’échelle régionale, et à mobiliser les instruments d’appuis aux investissements et au commerce pour une transformation économique tangible, souligne le président du Conseil d’administration de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Joël Randriamandranto. Et les échanges devraient déboucher à des synergies concrètes, des partenariats solides, et des engagements mutuellement bénéfiques entre les pays membres et le secteur privé de la SADC, lance-t-il.

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  • TRANSPARENCE FISCALE – L’OCDE recommande à Madagascar de garantir la disponibilité de renseignements exacts et à jour sur les propriétaires des sociétés étrangères au pays

    TRANSPARENCE FISCALE – L’OCDE recommande à Madagascar de garantir la disponibilité de renseignements exacts et à jour sur les propriétaires des sociétés étrangères au pays

    Antananarivo, 28 Juillet, 17h35 – Madagascar abriterait 344 succursales de sociétés étrangères immatriculées au Registre du Commerce au mois de février de cette année. Ce nombre d’établissements secondaires ouverts par des sociétés mères dans la Grande île pour l’extension géographique de leurs activités est rapporté par le Forum mondial OCDE, dans son rapport d’examen par les pairs sur l’échange de renseignements sur demande de Madagascar, publié en ce mois de juillet.

    Les renseignements disponibles sur les propriétaires des sociétés étrangères au pays, que ce soit auprès du Registre du Commerce, qu’au niveau de l’administration fiscale ne sont toutefois pas “satisfaisants”, estime l’OCDE. “Les renseignements relatifs aux propriétaires de sociétés étrangères fiscalement résidentes à Madagascar ne sont disponibles que s’ils sont inscrits dans les statuts de la société et mis à jour à chaque changement. Le contenu des statuts dépend du droit étranger applicable, et donc la disponibilité de ces renseignements n’est pas garantie”, explique-t-il.

    Le Forum mondial soutient que ces renseignements ne seront complets que si la loi étrangère prévoit la modification des statuts de la société à chaque changement d’associé ou actionnaire. “Il est recommandé à Madagascar de garantir la disponibilité de renseignements adéquats, exacts et à jour sur les propriétaires des sociétés étrangères pertinentes dans tous les cas”, avance l’OCDE dans son rapport.

    L’OCDE rappelle que la loi sur les sociétés commerciales soumet les sociétés étrangères aux règles générales prévues par la législation malgache pour les succursales ou autres établissements stables. Il rappelle alors qu’à la première ouverture d’un établissement à Madagascar, toute société commerciale dont le siège est situé à l’étranger est tenue de déposer deux copies de ses statuts en vigueur au greffe du tribunal de commerce dans le ressort duquel est situé cet établissement.

    Les sociétés étrangères doivent déposer ces documents, ainsi que tous actes ultérieurs modifiant les statuts au moment où ils se produisent. Des obligations fiscales s’appliquent également aux sociétés étrangères. Elles ne garantissent toutefois pas la disponibilité des renseignements sur leurs propriétaires, qu’elles soient ou non fiscalement résidentes à Madagascar, selon l’OCDE. C’est pourquoi donc sa recommandation pour Madagascar de garantir la disponibilité de renseignements adéquats, exacts et à jour sur les propriétaires des sociétés étrangères au pays.

  • COMMERCE RÉGIONAL – Les échanges intra-SADC handicapés par les infrastructures de transport

    COMMERCE RÉGIONAL – Les échanges intra-SADC handicapés par les infrastructures de transport

    Antananarivo, 27 Juillet, 15h10 – Un blocage à surmonter. Les pays membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) souffrent d’infrastructures de transports développées. C’est un des principaux facteurs faisant que leur commerce intrarégional demeure faible, a soulevé la secrétaire exécutive adjointe en charge de l’intégration régionale de ce bloc géoéconomique, Angele Makombo N’Tumba. C’était en marge de la Journée des médias pour la présentation de la Semaine de l’industrialisation de la Sadc, ce lundi.

    Pour l’heure, il est plus facile pour ces pays d’Afrique australe d’opérer en dehors de cette zone d’intégration régionale que d’effectuer des échanges entre eux, avec ce problème d’infrastructures de transport. Angele Makombo N’Tumba trouve alors “effarant de voir les richesses, les potentialités mais en même de constater les limitations pour la région, compte tenu des difficultés des opérateurs pour acheminer leurs produits d’un pays à l’autre”.

    C’est un défi logistique que Madagascar doit particulièrement relever, souligne le ministre de l’Industrialisation et du commerce. L’inexistence de liaison avec les autres pays de la SADC, par voie maritime ou voie aérienne, fait qu’il est plus facile pour les opérateurs malgaches d’expédier leurs produits vers l’Europe ou les Etats-Unis, a-t-il exposé. Développer le transport pour faciliter le déplacement des biens et personnes est donc un des points sur lequel se penchent les pays d’Afrique australe pour promouvoir les échanges intra-Sadc, lance ce membre du gouvernement malgache. Et c’est sujet qui sera particulièrement débattu durant la Semaine de l’Industrialisation de la SADC.

  • COOPÉRATION – La Jica maintient ses priorités en matière d’appuis au développement à Madagascar

    COOPÉRATION – La Jica maintient ses priorités en matière d’appuis au développement à Madagascar

    Antananarivo, 26 Juillet, 13h55 – Développement rural et agricole, développement économique et les infrastructures, développement social. Ce sont les trois domaines prioritaires autour desquels se structurent les actions de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) à Madagascar ; et dont les résultats ont été présentés durant le Salon du Japon, la semaine dernière.

     

    Du projet de Gestion des déchets solides d’Antananarivo (Gesda), en passant par les projets Shep et Papriz dans le développement rural, jusqu’au projet Tafita dans le domaine de l’éducation, la Jica a réitéré son engagement à renforcer ses appuis pour Madagascar. L’agence a d’ailleurs récemment eu son nouveau représentant dans la Grande île, en la personne de Kosuke Odawara, qui a succédé à Tanaka Kaori, partie au mois de mai de cette année.

     

    La Jica opte pour des approches participatives et des partenariats durables avec les institutions malgaches. Et ce, pour ouvrir la voie à de nouvelles perspectives de collaboration au service du développement du pays.

  • Le décaissement des 100 millions de dollars pour la Jirama de la part de la Banque mondiale conditionné par des résultats mesurables

    Le décaissement des 100 millions de dollars pour la Jirama de la part de la Banque mondiale conditionné par des résultats mesurables

    Antananarivo, 27 Juillet, 8h45 – Les 100 millions de dollars de la Banque mondiale prévus pour la Jirama se méritent. La compagnie nationale ne pourra espérer le décaissement de cet appui financier, attendu de l’Association internationale de développement (IDA), qu’en atteignant les objectifs qui lui sont fixés à atteindre. C’est une disposition convenue lors de la récente rencontre entre une délégation de cette institution de Bretton Woods et la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison.

    Les deux parties se sont convenues d’opter pour le mécanisme “Program for results” (PforR). Il s’agit, comme indiqué par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), d’un modèle de financement basé sur les résultats. Ce département indique alors que les fonds ne seront débloqués qu’en fonction des résultats effectivement atteints et mesurables. Cette approche encourage, selon ce département, la redevabilité, l’efficacité et la transparence dans la mise en œuvre des actions, tout en incitant à un engagement concret des autorités nationales.

    Ainsi, ce sont la Jirama et l’Etat qui se chargent de l’élaboration et de la réalisation du programme de réformes dans le cadre de cet appui. Et c’est “une fois ces cibles atteintes, la Banque mondiale procèdera aux décaissements, ce qui permettra de soutenir la continuité des efforts et de renforcer la dynamique de transformation”, précise ce département.

  • GOUVERNANCE – Le cadre juridique des renseignements à des fins fiscales de Madagascar à améliorer, selon le Forum mondial OCDE 

    GOUVERNANCE – Le cadre juridique des renseignements à des fins fiscales de Madagascar à améliorer, selon le Forum mondial OCDE 

    Antananarivo, 25 Juillet, 13h30 – Madagascar dispose d’un cadre juridique qui assure globalement la disponibilité, l’accès et l’échange de renseignements pertinents à des fins fiscales. Ce cadre nécessite toutefois des améliorations dans plusieurs domaines, souligne le Forum mondial OCDE, dans son rapport d’examen par les pairs sur l’échange de renseignements sur demande de Madagascar, publié en ce mois de juillet.

     

    Ce rapport présente l’analyse du Forum mondial quant au niveau de conformité de Madagascar à la norme de transparence et d’échange de renseignements sur demande (ERD). Il s’agit de la première évaluation de la Grande île après son adhésion au Forum mondial en 2017. Il avait évalué l’adéquation à la norme du cadre juridique en vigueur au pays au mois de mars de cette année.

     

    L’OCDE rapporte alors que le cadre juridique pour les “droits et protection des personnes” et la “confidentialité” sont en place. Le cadre pour la “disponibilité des renseignements comptables”, la “disponibilité des renseignements bancaires”, “l’accès aux renseignements”, le “mécanismes et le réseau de mécanismes d’ERD” ainsi que les “droits et protection” sont également en place mais nécessitent des améliorations.

     

    Le cadre pour la “disponibilité des renseignements relatifs à l’identité et à la propriété” n’est, pour sa part, pas en place. Celui pour “la qualité et la rapidité des réponses” est par ailleurs non applicable pour Madagascar, selon toujours l’OCDE.

     

    L’évaluation de la mise en œuvre de ce cadre juridique sera organisée ultérieurement. Elle devra débuter au plus tard au mois de novembre de 2027, avance le Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales.

  • ÉNERGIE – 435 000 litres de carburant économisés grâce au solaire à Mananara Nord, selon Olivier Jean-Baptiste

    ÉNERGIE – 435 000 litres de carburant économisés grâce au solaire à Mananara Nord, selon Olivier Jean-Baptiste

    Antananarivo, 25 Juillet, 10h30 – Moins de délestage pour Mananara Nord. Et moins de dépenses pour la Jirama. Si l’on en croit le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean Baptiste, le nouveau parc solaire d’une puissance de 1,5MW inauguré jeudi devrait permettre à la compagnie de faire des économies de carburant estimées à 435 000 litres par an, soit environ 2 milliards d’ariary. Mais il devrait aussi et surtout réduire la durée des coupures d’électricité subies par les Mananarois.

     

    “Bye bye l’électricité qui coupe dès minuit. Bye bye l’emprunt de gasoil auprès des opérateurs”, se réjouit le chef de district de Mananara Nord, dans son discours à l’occasion de la cérémonie d’inauguration de l’infrastructure qui s’est tenue vendredi, en présence du président de la République. “Avant, l’électricité était coupée avant minuit parce que nous devions économiser le gasoil, pour ne démarrer qu’à 7h”, confie-t-il. “Désormais, l’approvisionnement n’est interrompu qu’à 4h du matin”, poursuit-il, espérant un impact sur la sécurité de son district.

     

    Les 3 000 panneaux solaires et la batterie de 741 kWh ne pourront cependant pas suffire à couvrir l’ensemble des besoins de la localité. La centrale thermique gérée par la société Henri Fraise devrait encore continuer à fonctionner, principalement en soirée. La centrale solaire, confiée à la Jiraman, elle, devrait principalement assurer l’approvisionnement en électricité en journée. “Même quand l’ensoleillement est limité, le parc devrait de 1,5MW devrait pouvoir couvrir les besoins qui varient entre 400 et 600 kW en journée, et qui peuvent atteindre 900 kW en heure de pointe”, précise le ministre.