Catégorie : Économie

  • INCLUSION FINANCIERE – La Foire aux Crédits & Investissements ouvre ses portes

    INCLUSION FINANCIERE – La Foire aux Crédits & Investissements ouvre ses portes

    Antananarivo, 5 Août, 16h05 – Une foire pour mieux faire connaître les produits financiers au grand public les 30 et 31 août prochains. L’événement, intitulé Foire aux Crédits et Investissements, organisé par Assist&Co, vise à rendre l’accès aux outils financiers plus simple et plus accessible à tous les Malgaches. Le prix d’entrée a d’ailleurs été fixé de façon à rendre l’événement accessible au grand public.

    En lançant la Foire aux Crédits et Investissement, les organisateurs entendent répondre à un besoin réel car face à une population encore largement méfiante ou mal informée sur les produits financiers. La Foire devrait alors contribuer à briser les idées reçues sur le crédit et l’investissement. Elle devrait rassembler autour d’un même événement travailleurs, entrepreneurs, familles ou porteurs de projets des institutions financières, tout en promouvant une culture économique inclusive et participative.

    Pendant deux jours, les visiteurs auront l’opportunité d’échanger directement avec des banques, microfinances, sociétés d’investissements, incubateurs, promoteurs immobiliers, concessionnaires, et bien d’autres acteurs économiques. Des stands interactifs, des panels thématiques, notamment sur le “coût du crédit selon la LFI 2025”, ainsi que des ateliers pratiques seront proposés pour mieux comprendre le fonctionnement des prêts, l’épargne, ou encore les options de financement adaptées à chaque profil.

    Les organisateurs prévoient aussi un concours de projets mettant en avant les entreprises à fort potentiel de croissance. L’initiative est soutenue par Nexta et les candidats retenus auront accès à une visibilité médiatique et à des récompenses destinées à booster leur développement.

    Loin d’être réservée aux initiés, la foire se veut un espace ouvert et pédagogique. “L’éducation financière est un droit pour tous les Malgaches”, soutient l’équipe organisatrice, qui souligne que cet événement s’adresse aussi bien aux jeunes en quête de financement qu’aux PME, familles et structures en recherche de partenariats.

  • PERFORMANCE FINANCIÈRE – Un bénéfice de 233,018 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara pour l’exercice 2024

    PERFORMANCE FINANCIÈRE – Un bénéfice de 233,018 milliards d’ariary pour la Banky foiben’i Madagasikara pour l’exercice 2024

    Antananarivo, 5 Août, 12h30 – La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) améliore sa performance financière. Son résultat net de l’exercice 2024 s’est soldé par un bénéfice de 233,018 milliards d’ariary. C’est soit 22,135 milliards de plus que le bénéfice de 210,883 milliards d’ariary qu’elle a enregistré au titre de l’exercice 2023. Il s’agit de chiffres rapportés dans les états financiers de la BFM, arrêtés au 31 décembre 2024 après audit.

    Ce résultat net était composé cette fois-ci pour l’exercice 2024 d’un gain de change latent à hauteur de 182,740 milliards d’ariary, c’est à dire le profit qu’avait fait la BFM de la conversion d’actifs ou de passifs résultant d’opérations conclues en monnaie étrangère. La Banque centrale fait également part d’un produit net bancaire positif de 401 836 millions d’ariary, bien que celui-ci soit en baisse de 1 647 millions d’ariary comparée au 31 décembre 2023. Et à ceux-ci s’ajoute son coût d’exploitation net qui s’élevait à 326,187 milliards d’ariary.

    Pour les auditeurs externes des états financiers de la BFM, ce résultat bénéficiaire de 233,018 milliards d’ariary “présente sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs, et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de Banky Foiben’i Madagasikara”. Et ce, conformément à son Plan comptable (PCBFM).

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  • INVESTISSEMENT – Madagascar parmi les pays les moins attractifs pour les sociétés minières

    INVESTISSEMENT – Madagascar parmi les pays les moins attractifs pour les sociétés minières

    Antananarivo, 15h55 – Madagascar plutôt mal perçu par les sociétés extractives. La Grande île se trouve en bas de tableau du classement de l’Enquête 2024 de Fraser Institute auprès des sociétés minières. Sur 82 nations qui y étaient classées, Madagascar figure parmi les 10 pays les moins attractifs, que ce soit sur la base de ses politiques pour le secteur, que sur la base de ses scores globaux d’attractivité pour les investissements.

    Ce rapport présente les résultats de l’enquête annuelle 2024 de l’Institut Fraser auprès des sociétés d’exploration et d’exploitation minière. L’enquête a été menée afin d’évaluer comment les dotations en minéraux et les facteurs de politique publique tels que la fiscalité et l’incertitude réglementaire affectent les investissements dans l’exploration.

    L’enquête avait été menée du 7 août au 15 décembre 2024, et avait été diffusée par voie électronique à environ 2 289 sociétés d’exploration, de développement et autres sociétés liées à l’exploitation minière dans le monde entier. Les réponses recueillies avaient ensuite été compilées pour classer les États et les pays en fonction de la mesure dans laquelle les facteurs de politique publique encouragent ou découragent l’investissement minier. Fraser Institute indiquait avoir reçu suffisamment de données pour évaluer 82 juridictions.

    Sur la base des politiques en lien avec le secteur minier, la Grande île figure parmi les 10 dernières du classement de l’Enquête aux côtés de sept autres juridictions africaines. Outre Madagascar (81e), font également partie de la liste, l’Éthiopie (79e), le Mozambique (78e), la République démocratique du Congo (77e), le Niger (75e), le Mali (74e) et la Guinée Conakry (73e).

    Cet indice de perception des politiques (IPP) mesure l’attractivité globale des politiques des 82 juridictions étudiées. Il tient compte des réponses à l’enquête sur les facteurs politiques qui affectent les décisions d’investissement. Parmi ces facteurs, il y a l’incertitude concernant l’administration des réglementations actuelles, les réglementations environnementales, le système juridique et le régime fiscal, l’incertitude concernant les zones protégées et les revendications territoriales contestées, ou encore la disponibilité de la main-d’œuvre et des compétences.

    L’indice d’attractivité des investissements est construit à travers la combinaison de l’indice du potentiel minéral des meilleures pratiques, qui évalue les régions en fonction de leur attractivité géologique, et l’indice de perception de la politique, un indice composite qui mesure les effets de la politique gouvernementale sur les attitudes à l’égard de l’investissement dans l’exploration.

  • AÉROPORT D’IVATO – Une nouvelle gare de fret capable de traiter annuellement jusqu’à 110 000 tonnes en projet

    AÉROPORT D’IVATO – Une nouvelle gare de fret capable de traiter annuellement jusqu’à 110 000 tonnes en projet

    Antananarivo, 4 Août, 16h05 – Un autre grand chantier en projet au niveau de l’aéroport international d’Antananarivo. Son gestionnaire, Ravinala Airports, prévoit d’y construire une nouvelle gare de fret capable de traiter annuellement jusqu’à 110 000 tonnes.

    Ce chantier sera toutefois confié à un investisseur, constructeur et opérateur qui assurera la construction, l’exploitation, la maintenance et le développement de cette nouvelle infrastructure, sous un contrat BOT ou contrat de Construction-exploitation-transfert. Et l’Appel à manifestation d’intérêt correspondant est déjà lancé.

    Ravinala Airports indique se lancer dans ce projet par rapport à la nécessité de moderniser et de mettre les infrastructures aéroportuaires sur place en conformité aux meilleurs standards internationaux. Il tient également compte du développement du trafic aérien, dont le trafic cargo en particulier.

    Aussi, le lancement de l’Appel à manifestation d’intérêts par ce gestionnaire devra aboutir à la sélection d’un ou de plusieurs partenaires qui seront chargés de financer, construire, exploiter, maintenir et développer cette nouvelle gare de fret à l’aéroport d’Antananarivo selon un modèle BOT.

    D’abord, ces partenaires devront assurer la construction de cette gare de fret en premier front aéronautique, dont la capacité de traitement devra atteindre jusqu’à 111 000 tonnes par an à l’horizon 2044. La phase de son développement suivra l’évolution du trafic et du volume traité.

    Ce sont ces mêmes opérateurs qui vont exploiter et maintenir cette gare de fret et développer des infrastructures en fonction de la croissance du trafic sur toute la durée d’exploitation. Et ils auront à transférer la gare et ses équipements à Ravinala Airports ou à l’État à l’issue de la durée d’exploitation convenue dans le contrat BOT.

  • SECTEUR BANCAIRE – Le manque de mécanismes financiers adaptés aux projets à impact social et environnemental souligné

    SECTEUR BANCAIRE – Le manque de mécanismes financiers adaptés aux projets à impact social et environnemental souligné

    Antananarivo, 3 août, 14h15 – Une lacune à combler. Les projets à impact social ou environnemental ne bénéficient pas d’un accompagnement financier suffisant. Le manque de mécanismes adaptés à leur financement a été l’un des points soulevés lors d’une rencontre entre la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) et les acteurs économiques de la Grande Île, la semaine dernière.

     

    La Banque africaine de développement (BAD) fait partie des institutions qui se sont penchées sur cette problématique, en mettant l’accent sur l’accès au financement des entrepreneurs du secteur des énergies renouvelables à Madagascar. Elle avait notamment mis en lumière la perception des banques commerciales, qui considèrent les projets d’énergies renouvelables à petite échelle comme risqués, les poussant à privilégier les prêts aux grandes initiatives connectées au réseau.

     

    Les projets à impact social ou environnemental sont pourtant reconnus comme des “initiatives souvent porteuses d’innovation et d’utilité publique”, comme cela a été souligné lors de la récente rencontre entre la CSBF et les acteurs économiques du pays. La promotion de la finance durable, notamment pour les projets d’énergie verte, figure ainsi parmi les pistes de solution à concrétiser.

     

    D’autres obstacles à l’accès au financement ont également été évoqués. La Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) cite notamment la difficulté à répondre aux exigences de garantie, le coût élevé du crédit, le manque de transparence des conditions bancaires, ou encore l’insuffisance de financements à moyen et long terme pour les projets d’investissement.

     

    Face à ces constats, la CSBF s’est engagée à soutenir les mécanismes de garantie pour faciliter l’accès au crédit. Elle annonce aussi la poursuite des réformes du secteur financier, le développement d’un marché des capitaux et le renforcement de l’encadrement des services financiers digitaux pour mieux protéger les usagers. Les institutions financières ont, de leur côté, exprimé leur volonté de renforcer le financement du secteur privé et de promouvoir l’inclusion financière, selon la BFM.

  • SECTEUR BANCAIRE – La Banque centrale à la recherche d’un concepteur en billets et monnaies

    SECTEUR BANCAIRE – La Banque centrale à la recherche d’un concepteur en billets et monnaies

    Antananarivo, 2 Août, 11h35 – Une nouvelle gamme de billets serait-elle en préparation ? La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) annonce être à la recherche d’un concepteur en billets et monnaies. Celui-ci figure parmi une dizaine de postes à pourvoir dans l’avis de recrutement publié par l’autorité monétaire, ce samedi.

     

    Ce concepteur aura à participer à la conception des billets et monnaies difficiles à contrefaire mais facile à authentifier. Il devra aussi garantir la fiabilité des études techniques sur les billets de banque et de pièces de monnaies et contribuer à la prévention et à la lutte contre le faux monnayage, notamment à l’implémentation de la stratégie nationale de la lutte contre la contrefaçon.

     

    Selon la pratique internationale, les Banques Centrales procèdent au changement de billets tous les dix ans environ. La dernière émission de billets de Banque à Madagascar date de 2017.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar s’ouvre à des investisseurs miniers engagés dans les pratiques responsables

    SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar s’ouvre à des investisseurs miniers engagés dans les pratiques responsables

    Antananarivo, 2 Août, 9h45 – Le profil-type des investisseurs recherchés reconfirmé. Madagascar compte attirer des investisseurs engagés dans des pratiques responsables mais qui garantissent également une répartition équitable des retombées économiques des projets qu’ils comptent menés au pays. Le directeur de cabinet du ministère des Mines, Tahiry Rakotomalala, l’a exposé lors de la présentation officielle du nouveau site web de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar et de la plateforme d’intégration des données, vendredi.

     

    “Le secteur minier malgache ne se résume pas à l’exploitation et aux ressources. Il ambitionne d’être un levier de développement inclusif respectueux des communautés locales et de l’environnement”, lance-t-il. Un point de vue partagé par l’ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar, Claire Pierangelo, qui estime d’ailleurs “essentiel de veiller à ce que les communautés locales des régions minières bénéficient directement de ces activités et des revenus du gouvernement, afin de favoriser un environnement pacifique et durable”. Et c’est une croissance qui va créer des opportunités en matière d’éducation, de formation et de programmes d’échange prestigieux qui renforceront l’autonomie des individus dans les régions concernées, lance-t-elle.

     

    Le code minier de Madagascar avait alors été traduit en deux langues, à savoir l’anglais et le chinois, afin de réduire d’abord les barrières linguistiques, qui sont sources d’incertitudes pour les investisseurs. Mais cette disposition va au-delà d’une simple facilitation linguistique, souligne Tahiry Rakotomalala. “En rendant notre cadre juridique accessible sans ambiguïté aux investisseurs étrangers, nous éliminons les risques d’incompréhension pouvant mener à des pratiques non conformes, ce qui nous permet de consolider les mécanismes de lutte contre la corruption”, soutient-il.

     

    Par ailleurs, pour encourager la redevabilité et la promotion d’une gestion équitable des ressources minières du pays, l’Itie Madagascar s’est doté d’un nouveau site web. Le directeur exécutif de cette organisation tripartite pour la transparence minière, Sergio Clerc Marc, parle d’un portail d’informations à jour destiné à l’ensemble des parties prenantes, gouvernement, société civile et industrie extractive. Celui-ci offre un accès à tous les rapports Itie, aux cadres légaux et réglementaires ainsi qu’aux actualités du secteur extractif.

     

    La plateforme de télédéclaration du secteur minier est également mise en service. Elle permettra aux sociétés déclarantes de soumettre en ligne leurs données de manière sécurisée et standardisée, conformément aux exigences de l’Itie. Il s’agit, selon Marc Sergio Clerc, d’un pas décisif vers la digitalisation de l’administration extractive, contribuant au renforcement de la confiance entre les acteurs et l’amélioration de la gouvernance du secteur minier à Madagascar.

  • COMMERCE – Le niveau de taxation imposé par Donald Trump sur les exportations malgaches vers les Etats-Unis accueilli positivement par Madagascar

    COMMERCE – Le niveau de taxation imposé par Donald Trump sur les exportations malgaches vers les Etats-Unis accueilli positivement par Madagascar

    Antananarivo, 1er Août, 17h15 – “C’est chose faite”. Les objectifs de Madagascar ont été atteints pour ce qui est de parvenir à la réduction des droits imposés initialement à 47% d’une part et d’avoir un niveau de taxation qui soit en équilibre par rapport à ceux de ses concurrents de l’autre. Non seulement la Grande île a obtenu un droit de douane de 15% pour ses exportations vers les Etats-Unis, mais ce niveau de taxation est également satisfaisant au regard des taxes qui sont prévus sur le continent africain et sur les acteurs majeurs asiatiques, lance le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM).

    Il s’agit là d’un “résultat positif”, s’exprime ce Groupement, au lendemain de la publication par la Maison Blanche des nouvelles tarifications auxquelles vont se soumettre les partenaires commerciaux des américains à partir du 7 août. Les autorités publiques malgaches parlent de leur côté d’exploit, en indiquant que “Madagascar obtient une réduction historique des droits des douanes des Etats-Unis”.

    Le secteur public comme le secteur privé malgache attribuent ce résultat au travail concerté, qui avait engagé toutes les parties prenantes dans les négociations autour du “Prosperity Deal” avec les Etats-Unis. Et les domaines du textile, de la vanille et des mines avaient grandement pesé dans ces négociations, selon le GEM. Ce Groupement rapporte que ces filières avaient apporté de la crédibilité et de la légitimité aux demandes formulées par Madagascar.

    Selon le président américain, Donald Trump, les droits fixés pour les pays partenaires des Etats-Unis dépendaient des postures de chacun d’entre eux. Il y avait ceux qui ont convenu, ou sont sur le point de conclure des engagements commerciaux et de sécurité significatifs avec ce pays. D’autres avaient entamé des négociations, et avaient proposé des conditions qui ne corrigent pas suffisamment les déséquilibres dans leurs relations commerciales avec les États-Unis. Et il y avait certains qui n’ont pas entamé de négociations avec les Américains ou qui n’avaient pas pris les mesures adéquates pour s’aligner suffisamment sur les États-Unis sur les questions économiques et de sécurité nationale.

    Le GEM estime par ailleurs que Madagascar devra œuvrer à l’amélioration de sa compétitivité. Et ce “pour accélérer notre croissance et attirer l’investissement local et international”, lance ce Groupement.

  • COMMERCE – Les premières simulations financières liés aux tarifs douaniers de 15% laissent craindre un effet domino sur la compétitivité de la vanille malgache

    COMMERCE – Les premières simulations financières liés aux tarifs douaniers de 15% laissent craindre un effet domino sur la compétitivité de la vanille malgache

    Antananarivo, 1er Août, 12h50 – Un taux “modéré mais significatif”. Madagascar, premier producteur mondial de vanille avec environ 65 à 80% du marché, doit désormais faire face à un tarif de 15% à l’entrée du marché américain. Les spécialistes du secteur vanille y voient un taux susceptible de redessiner les rapports de force entre producteurs.

    Si Georges Geeraerts, vice-président du Conseil National de la Vanille (CNV) et président du Groupement des Exportateurs de Vanille de Madagascar (GEVM), se veut prudent quant à l’application des nouveaux tarifs sur la vanille malgache, il n’en exprime pas moins des inquiétudes sur leurs effets sur la compétitivité de la vanille malgache.

    “Les choses ne sont pas encore claires car les épices ne sont peut-être pas encore inscrites officiellement dans les listes tarifaires”, confie-t-il, indiquant être en discussion avec le directeur général des douanes pour voir ce qu’il en est vraiment. Il rapporte néanmoins que les premières simulations financières laissent craindre un effet domino sur la compétitivité de la vanille malgache, déjà soumise aux caprices du marché mondial.

    Le contexte est d’autant plus préoccupant que d’autres pays producteurs bénéficient de conditions plus avantageuses. L’Ouganda, en pleine expansion sur ce créneau, est taxé à seulement 10 %. Le Mexique, berceau historique de la vanille, malgré une part minime sur le marché mondiale, est pour sa part totalement exempté de taxe grâce à l’accord de libre-échange USMCA (Accord États-Unis-Mexique-Canada). À cela s’ajoute la montée en gamme de la Papouasie-Nouvelle-Guinée ou des Comores, tous deux alignés sur des tarifs plus supportables malgré une faible production annuelle avoisinant les 50 à 60 tonnes, loin derrière Madagascar.

    “Si la vanille est finalement imposée à 0 %, peu importe le pays d’origine, alors nous resterons compétitifs. Mais si le tarif reste à 15 % pour Madagascar, et que l’Ouganda reste à 10 %, on peut s’attendre à un déplacement progressif des acheteurs”, s’inquiète le président du GEVM. Ce désavantage tarifaire s’ajoute à une tension persistante sur les coûts de production, et à une logistique de plus en plus incertaine sur le corridor Est de l’île.

    Et ce n’est pas tout. Côté textile, Madagascar est confronté à une autre source d’inquiétude. “Le Vietnam et le Cambodge, taxés à 20 % et 19 %, restent malgré tout plus compétitifs que nous en volume. Cela fragilise nos parts de marché sur le secteur de l’habillement”, ajoute-t-il.

  • TOURISME – L’Ortana publie “Visit Analamanga”, un guide de randonnée pour révéler les trésors des Hautes Terres

    TOURISME – L’Ortana publie “Visit Analamanga”, un guide de randonnée pour révéler les trésors des Hautes Terres

    Antananarivo, 1er Août, 9h15 – L’Office régional du tourisme d’Analamanga (Ortana) marque un tournant décisif dans la valorisation du tourisme nature à Madagascar en lançant le tout premier guide de randonnée pédestre du pays. Intitulé “Visit Analamanga”, cet ouvrage de 128 pages richement illustré propose une immersion complète au cœur de la région, à travers 49 parcours minutieusement sélectionnés. L’initiative ne vise pas seulement à promouvoir la marche, mais à créer une véritable dynamique de développement local durable autour de la randonnée.

     

    Fruit de quinze années d’efforts, ce guide témoigne du travail en profondeur mené par l’Ortana depuis les débuts de la vulgarisation de la randonnée dans la région. Dès ses premières années, la randonnée pédestre à dimension culturelle, animée par des guides, a su séduire un public varié. Aujourd’hui, près de 10 000 passionnés, petits et grands, participent chaque année aux activités de randonnée organisées à Analamanga selon l’Ortana.

     

    L’aspect culturel n’a pas été négligé dans la conception de cet ouvrage car le volet historique a été élaboré avec la contribution du professeur Rafolo Andrianaivoarivony et de Bako Rasoarifetra, docteur en archéologie ainsi que de leurs étudiants respectifs. Leur expertise a permis d’enrichir les itinéraires de récits et d’ancrages patrimoniaux, offrant ainsi au randonneur une lecture plus profonde des paysages traversés.

     

    Derrière ces itinéraires se dessine une ambition bien plus large qui est celle de structurer un véritable marché de la randonnée dans la région. Les 49 circuits répertoriés couvrent 27 communes rurales et 303 fokontany répartis sur les huit districts d’Analamanga et plus de 1 000km de sentiers ont ainsi été recensés par l’Ortana. 400 km de ces sentiers sont déjà balisés selon les standards de la Fédération Française de Randonnée.

     

    Les parcours proposés se déclinent en trois catégories : le “trek des collines sacrées” (182 km en 9 étapes), les circuits “balade” (23 parcours), et les randonnées classiques (14 parcours). Chaque itinéraire s’accompagne d’une fiche technique détaillant les points d’intérêt, les distances, les dénivelés, les codes de balisage et les possibilités d’hébergement.

     

    Au total, ce sont plus de 110 000 habitants, situés en dehors d’Antananarivo Renivohitra, qui sont directement ou indirectement concernés par cette mise en tourisme. Les retombées économiques sont significatives, avec une consommation locale estimée à plus de 1,5 milliard d’ariary par an, hors achat d’équipements.