Catégorie : Économie

  • TOURISME – 150 000 visiteurs internationaux à Madagascar au premier semestre 2025

    TOURISME – 150 000 visiteurs internationaux à Madagascar au premier semestre 2025

    Antananarivo, 8 Juillet, 12h30 – Un chiffre en légère hausse. Le ministère du Tourisme et de l’artisanat a récemment publié ses statistiques actualisées sur les arrivées touristiques à Madagascar. Entre janvier et juin 2025, la Grande Île a accueilli 150 757 visiteurs internationaux, selon les données provisoires communiquées par ce ministère. Par rapport à la même période en 2024, qui avait comptabilisé 147 822 visiteurs, il y a une légère hausse de 1,99%.

    Malgré cette hausse, la Grande île est pour le moment loin de son ambition. “Des efforts majeurs restent à faire pour ambitionner de faire de Madagascar une destination touristique mondiale phare d’ici 2028 en ce qui concerne la connectivité aérienne, l’accessibilité routière, le renforcement des compétences des travailleurs du secteur et l’augmentation de la capacité d’hébergement”, indique la Confédération du tourisme dans un communiqué publié sur sa page Facebook. A l’horizon 2028, Madagascar prévoit d’accueillir un million de visiteurs à l’année.

  • Ernest Zafivanona Lainkana : “15% est mieux que 47%, mais l’idéal reste l’Agoa”

    Ernest Zafivanona Lainkana : “15% est mieux que 47%, mais l’idéal reste l’Agoa”

    Vous voulez en savoir plus sur les produits frappés par le droit de douane additionnel de 15% décidé par l’administration Trump? Ou encore sur la façon dont la transition va être menée, sachant que le décret est entré en vigueur ce jeudi? Cliquez sur la vidéo, le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana donne des détails dans cette interview.

    Le directeur général des douanes donne des détails sur le droit de douane additionnel décidé par les Etats-Unis. Les 15% viennent en fait s’ajouter aux droits de douane déjà appliqués actuellement sur les exportations. Et comme une bonne partie des produits en provenance de Madagascar étaient sous Agoa, donc à 0%, Ils sont désormais taxés à 15%, sauf certains produits exemptés comme les minerais stratégiques.

    Comment réagissez-vous par rapport au droit de douane additionnel de 15% qui avait finalement été fixé pour les exportations malgaches vers les Etats-Unis ?
    Oui, effectivement, si nous remontons, je dirais, au mois d’avril, quand nous avons vu le taux qui était appliqué à Madagascar à 47 %, qui était vraiment, je dirais, une menace pour la compétitivité des produits en provenance de Madagascar à destination des Etats-Unis. Avoir ce nouveau tarif à 15 % est une amélioration comparée au scénario initial de 47 %. Donc, certes, c’est un soulagement. Mais il ne faut pas se méprendre, parce que l’idéal, pour nous, c’est quand on était dans l’AGOA. C’était avec un tarif, je dirais, préférentiel pour Madagascar, qui boostait notre exportation à destination des Etats-Unis. Et c’était même la raison pour laquelle on a eu un excédent commercial de plus de 90 %. Donc, certes, ce n’est pas l’idéal pour nous, mais en effet, c’est une avancée par rapport à l’ancien taux qui était initialement à 47 %.

    Comment comprendre ce droit de douane additionnel ?
    “Si je peux faire une petite comparaison par rapport à notre pratique : nous, quand nous appliquons les tarifs, ou bien le taux dans les tarifs, il y a les lois des finances que nous faisons. Et c’est pareil aussi aux États-Unis. Donc, c’est le Congrès qui fixe le taux et les réglementations en matière de la douane. Donc, il y a, par exemple, l’AGOA qui été fixée de cette façon car c’est une loi. Il y a aussi des taux MFN (Most favored nation) en anglais. Donc, c’est un taux qui s’applique à tous les pays d’une manière pratiquement uniforme sans accord de préférence commerciale spécifique. Mais au-delà de ça, donc, il y a ce taux additionnel de 15% qui s’applique, eu égard des autres, je dirais, différentes, soit des accords commerciaux, soit de ce taux MFN”.

    Sur quels produits ce droit additionnel s’applique-t-il ?
    L’exportation des produits de Madagascar à destination des États-Unis, je pense qu’on peut les catégoriser en trois types de produits. Donc, il y a tout ce qui est produit d’agroalimentaire. On peut mettre la vanille, les épices ainsi que les huiles essentielles et tout ça. Et en deuxième catégorie, il y a le textile. Et en troisième catégorie, les produits miniers. Et une bonne partie des produits miniers sont dans le décret du 2 avril. Ces produits, par exemple, les produits stratégiques, miniers stratégiques, font partie de cette liste d’exclusion. Les deux (premières catégories) ne sont pas dans la liste d’exclusion, effectivement.

    Qu’en est-il donc de ces produits qui sont censés être exemptés de droit de douane avec l’Agoa?
    “Comme je l’ai expliqué tout à l’heure, l’Agoa élimine les taxes, les autres taxes. L’Agoa permet de faire entrer nos produits en exemption de droits et taxes suivant cet accord. Sauf que le tarif additionnel s’additionne au-dessus de ça. Et donc, même si la vanille à travers l’Agoa, disons, ne payait pas avant, donc à partir de minuit aux États-Unis, minuit et une minute, il y a 15% qui s’additionnent.
    Le décret n’annule pas l’Agoa, mais il se superpose à l’Agoa. Et donc, il y a aussi, par exemple le MFN, si on regarde dans le site de CBP (US Customs and border protection), on voit que la vanille est MFN free. Donc il n’y a pas de taxe sur la vanille pour le MFN. Sauf qu’il y a les 15% qui s’additionnent, parce que c’est une taxe additionnelle.

    Comment cette nouvelle taxation va-t-elle s’appliquer, et qu’en est-il des marchandises déjà en transit ?
    « D’après nos échanges avec nos homologues de CBP (U.S Customs and border protection), donc de la Douane américaine, sur l’application réciproque de produits non exemptés, en provenance de Madagascar. Il a été annoncé qu’il y a 10% pour les marchandises importées ou extraites de l’entrepôt entre 5 et 8 avril 2025, à condition qu’elles ne soient pas encore embarquées avant le 5 avril. Et donc il y a aussi 10% pour les marchandises importées entre le 10 avril et le 6 août inclus. Et puis 15% pour les marchandises importées ou extraites de l’entrepôt à partir de 7 août 2025 à 00h01, sauf si elles ont été embarquées avant cette date et sont dédouanées avant le 5 octobre 2025, auquel cas le tarif de 10% s’applique. Donc c’est ça les conditions pendant la phase transitoire qu’ils ont envoyées ».

    Madagascar est-il préparé à ce taux?
    “Quand on parle de tarifs, effectivement, l’impact, c’est la compétitivité. Et je pense que c’est un devoir pour l’État de trouver un moyen à ce que le produit du pays soit compétitif. Et d’ailleurs, il y a beaucoup d’efforts qui ont été faits. Si vous vous souvenez, Madagascar était un des premiers pays à rentrer en négociation avec les États-Unis après le 2 avril. Il y a eu une délégation qui s’est déplacée aux États-Unis. Il y a aussi beaucoup d’efforts qui ont été faits par la représentation diplomatique de Madagascar à Washington pour essayer de faire en sorte que les choses s’améliorent. Et dans ce sens, comme je disais, l’idéal, c’est d’arriver à avoir, soit un accord bilatéral commercial avec les États-Unis. Soit, je dirais, dans une forme éventuellement de l’extension de l’Agoa. (Mais ça, ça regarde les États-Unis. On n’a pas le contrôle sur ça). Mais s’il y a une équivalence par rapport à ça, c’est l’idéal. Et je pense que l’État est toujours là pour accompagner le secteur privé pour que ça aille dans ce sens”.

    Les discussions et négociations se poursuivent donc ?
    “Oui. Comme je disais, je pense que quand on voit la mobilisation de tous les acteurs, qu’ils soient dans le secteur public ou le secteur privé, peuvent confirmer. Parce que c’est dans l’intérêt de tout le monde. Quand on a eu, par exemple, 47 %, tout le monde s’est mobilisé, il y a eu plusieurs réunions. Il y a même des réunions qui étaient très tardives. Je m’en souviens, on a eu plusieurs réunions qui commençaient à 10 heures du soir, qui terminaient à minuit, à 1 heure du matin. Et tout ça, c’est la mobilisation de tout le monde. Et tant que les choses ne sont pas, je dirais, optimales pour le pays, la mobilisation va toujours continuer à se faire.

  • COMMERCE – Les produits agroalimentaires, dont la vanille, frappés par le droit de douane additionnel de 15% imposés aux exportations malgaches vers les Etats-Unis, selon le DG de la douane

    COMMERCE – Les produits agroalimentaires, dont la vanille, frappés par le droit de douane additionnel de 15% imposés aux exportations malgaches vers les Etats-Unis, selon le DG de la douane

    Antananarivo, 7 Août, 15h55 – Pas de bol pour les opérateurs dans l’agroalimentaire. Les produits agroalimentaires exportés vers les Etats-Unis sont bel et bien frappés par le droit de douane additionnel de 15% imposé aux exportations malgaches vers les Etats-Unis. Le directeur général des Douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, indique avoir eu cette confirmation de l’administration douanière américaine. Et il en avait parlé lors d’une interview qu’il nous a accordée ce jeudi.

    Ces produits agroalimentaires en question font partie d’une des trois grandes catégories des produits exportés par Madagascar vers les Etats-Unis. Ils comprennent la vanille et d’autres épices, ou encore les huiles essentielles. Dans la seconde catégorie se trouve le textile, qui est également soumis à ce droit de douane additionnel de 15%. Une bonne partie des produits miniers, dans la troisième catégorie, en sont par contre exemptés. Le directeur général de la Douane prend l’exemple de certains minerais stratégiques.

    Le directeur général des Douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, avait insisté qu’il s’agit d’un droit additionnel résultant de l’application de tarifs réciproques sur les produits importés aux Etats-Unis. Il vient donc s’ajouter au droit de douane qui s’appliquait déjà sur les produits malgaches expédiés sur le marché américain, dont le taux est fixé par produit avec la clause de la Nation la plus favorisée (NPF).

    Or, en bénéficiant de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa), Madagascar a exporté presque la quasi-totalité de ces produits vers les Etats-Unis, avec des exemptions de droit de douane. Selon Ernest Zafivanona Lainkana, seulement 1,5 % des produits de Madagascar exportés à destination des Etats-Unis n’étaient pas dédouanés sous Agoa.

    “Le décret sur le droit de douane additionnel n’annule pas l’Agoa, mais s’y superpose”, explique alors le directeur général de la Douane malgache. “Vous pouvez voir sur le site de l’US customs and border protection (CBP) que la vanille est ‘NPF free’, c’est-à-dire que la vanille n’y est pas taxée. Sauf qu’il y a les 15% qui s’y ajoutent, en étant une taxe additionnelle”, prend-il comme exemple

  • ÉVÉNEMENT – Le « Bazar de la SADC » du 14 au 18 août au Centre d’exposition internationale du Lac Iarivo

    ÉVÉNEMENT – Le « Bazar de la SADC » du 14 au 18 août au Centre d’exposition internationale du Lac Iarivo

    Antananarivo, 7 Août, 14h15 – Le grand public aura aussi l’occasion d’être impliqué au 45ème Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Pour leur permettre de participer activement à l’événement, les autorités prévoient d’organiser au sein du tout nouveau Centre d’exposition internationale du Lac Iarivo le “Bazar de la SADC”.

    La manifestation qui se tiendra du 14 au 18 août verra mettra en valeur la richesse culturelle et artisanale de Madagascar à travers divers stands thématiques. Il comprendra des expositions de produits locaux, de spécialités culinaires ainsi que des démonstrations artisanales. Les pays membres de la SADC seront également représentés pour partager leurs cultures respectives.

    Si l’on en croit le communiqué du Conseil des ministres de mercredi, la coordination du « Bazar de la SADC » est assurée conjointement par le ministère du Tourisme et de l’artisanat, le ministère de l’Industrie et du commerce ainsi que la Commune urbaine d’Antananarivo.

    En parallèle, plusieurs autres manifestations culturelles et festives seront organisées dans la capitale pour marquer la tenue du sommet, qui rassemblera les dirigeants des pays membres de la SADC. Autant d’initiatives visant à renforcer l’implication citoyenne et à promouvoir l’image de Madagascar auprès des partenaires régionaux, selon le secrétariat d’État en charge des Nouvelles villes et de l’habitat.

  • LYTAH RAZAFIMAHEFA : “Madagascar a une opportunité de développer le Business Travel”

    LYTAH RAZAFIMAHEFA : “Madagascar a une opportunité de développer le Business Travel”

    Madagascar avait été le pays hôte de la Semaine de l’Industrialisation de la SADC. Un évènement en prélude au 45ème Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements de cette Communauté régionale, et qui avait présenté des opportunités à saisir notamment pour les acteurs touristiques de la Grande île. Le président du Conseil d’administration de la Confédération du tourisme (CTM), Lytah Razafimahefa, en parlé, dans cet interview réalisé dans le cadre de cette Semaine de l’industrialisation.

    Madagascar accueille de plus en plus d’événements régionaux et continentaux. Le tourisme de la Grande île ne manque pas d’en profiter. La dernière en date est la Semaine de l’Industrialisation de la SADC. Mais les opérateurs touristiques bénéficient aussi des retombées du Sommet de la SADC. Comment le pays peut-il se positionner en tant que destination, notamment sur le marché de la SADC?

     

     

    Madagascar a accueilli la Semaine de l’industrialisation de la SADC. Qu’est-ce que le secteur touristique avait à en tirer ?

    « Il est important de noter que la Confédération du tourisme de Madagascar fait partie de ce qu’on appelle le SADC Business Council Business Platform depuis 2022 et en même temps du Business Council Tourism Alliance de la SADC. À travers cette organisation, la CTM a pu vraiment s’ouvrir dans l’intégration régionale. Ce qui est très important parce qu’à travers la ZLECAF (Zone de libre échange continentale africaine), à travers aussi tout ce qu’on a appris, ce qu’on a vécu après le Covid, il faut se rendre compte que le marché de proximité, c’est très important pour nous. Il ne faut pas le négliger. Aujourd’hui la connaissance pour Madagascar en matière de tourisme, la connaissance de l’Afrique est quand même assez limitée. Et là ça nous permet vraiment d’avoir beaucoup plus de visibilité, beaucoup plus de compréhension de ce manche-là pour avoir justement un échange intra-africain ».

    Comment Madagascar se positionne-t-il auprès de ce vaste marché ?

    « Bon, il ne faut pas se voiler la face. Madagascar n’est pas encore une destination très connue, voire même connue. Ce qu’il faut, c’est qu’il y a beaucoup d’efforts que nous devrons faire en termes de marketing, de la promotion de la destination et à commencer par nos voisins dans le continent africain. On se trompe de se dire que l’Afrique n’est pas un marché. Mais si le marché ne vient pas à la destination, c’est que la destination n’est pas encore connue. Donc, il faut que la destination frappe à la porte des marchés, essaie de comprendre beaucoup plus comment les marchés fonctionnent. Mais en même temps, de partager les datas que ces manches-là détiennent pour orienter notre stratégie, que ce soit au niveau opérationnel ou au niveau des plans d’action, dans comment nous allons approcher tout ceci ».

    Certaines lacunes doivent donc encore être comblées ?

    « En tant que destination qui se développe aujourd’hui, Madagascar se doit d’apprendre ce que l’Afrique fait. Ces pays africains qui se développent énormément, qui ont atteint plus d’un million de touristes annuels, qui ont atteint plus d’un milliard de dollars de recettes touristiques, qu’est-ce qu’ils ont fait ? Et justement, en termes opérationnels, ce qui veut dire ceux qui sont dans le business, en termes promotionnels, avec l’agence de promotion touristique, et aussi au niveau institutionnel, quels sont ce qu’on appelle par exemple les textes réglementaires, qu’est-ce qui régit aujourd’hui le déplacement des gens et des personnes, mais aussi des biens et services au niveau de la SADC”.

    La CTM a scellé une alliance avec Africa’s Eden ? Qu’est-ce que cela implique concrètement?

    “L’alliance avec Africa’s Eden, avoir une plateforme de B2B pareil, c’est ce que toute entreprise recherche. Quand on fait du roadshow, quand on fait de l’éductour, quand on participe à des foires internationales, l’objectif final c’est quoi ? Avoir des partenaires qui sont dans les marchés et qui vont nous mettre en contact avec le consommateur final. Donc voilà, malheureusement en tant que destination encore pas très connue, Madagascar a besoin d’avoir de partenariats. Donc la plateforme Africa’s Eden qui regroupe à peu près plus de 700 entreprises dans le secteur au niveau régional en Afrique, va ouvrir la porte et même ouvrir des portes aux opérateurs touristiques de Madagascar. En particulier ceux qui sont membres de la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM). Justement de leur ouvrir beaucoup plus d’opportunités en termes d’affaires. Sans ces plateformes là, c’est difficile comme j’ai dit, pour une seule entreprise d’aller entamer une aventure en solo vers le marché”.

     Après ces divers évènements déjà accueillis par Madagascar, le pays peut-il être considéré comme une destination MICE (Meetings, Incentives, Conferences, Exhibitions)

    “C’est trop tôt de dire directement que voilà Madagascar est maintenant une destination MICE. Mais Madagascar rentre aujourd’hui dans le cadre et vraiment dans le panier des pays destinations MICE. On voit de plus en plus les événements majeurs qui sont organisés dans le pays. Fort heureusement ça va booster les investissements, ça va faire venir beaucoup plus de partenaires étrangers, investisseurs qui vont s’installer à Madagascar. Et vous savez quand ces investisseurs là et les marchés voient que quelque chose bouge, ils vont venir, ils vont s’y intéresser, ne serait-ce qu’à demander des informations. En même temps Madagascar a été connu pour être une destination de circuit, ce qu’on appelle le tourisme itinérant. Aujourd’hui on a une opportunité extraordinaire de développer ce qu’on appelle le “business travel”, donc le tourisme d’affaires relié à tout ceci, dans ce qu’on appelle le MICE ainsi de suite”.

  • COMMERCE – Le volume de girofle exporté réduit de presque de moitié pour le premier semestre de 2025

    COMMERCE – Le volume de girofle exporté réduit de presque de moitié pour le premier semestre de 2025

    Antananarivo, 6 Août, 21h00 – Les affaires ont été moins bonnes pour les exportateurs de girofle de la Grande île. Le volume de ce produit exporté au premier semestre de cette année a baissé de 48,9%. Une situation que la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) a rapporté dans sa note de conjoncture économique, publiée mardi.

     

    Madagascar avait encore expédié environ 21 200 tonnes de girofle durant le premier semestre de 2024. Le pays n’en a exporté qu’autour de 10 800 tonnes pour la même période, cette année. Comme exposé par la BFM, cette contre-performance en termes de volume exporté est principalement imputable aux récents passages cycloniques, et plus largement, aux perturbations climatiques. Une condition qui avait affecté la floraison des arbres et avait réduit, par conséquent, la production des clous de girofle, expose-t-elle.

     

    Le prix de ces girofles exportées avait néanmoins augmenté de 6,7%. Le kilo de ce produit qui se vendait à l’exportation à 5,8 dollars durant les six premiers mois de 2024 valait 6,2 dollars pour la même période de 2025. Ainsi, ces facteurs combinés ont fait que les revenus générés par le girofle ont chuté de 45,5 % pour la période sous revue.

  • POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient son taux directeur à 12%

    POLITIQUE MONÉTAIRE – La Banky foiben’i Madagasikara maintient son taux directeur à 12%

    Antananarivo, 6 Août, 11h30 – Inchangé. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) décide de maintenir son taux directeur à 12%. Une décision prise par son Comité monétaire lors de la revue trimestrielle de la politique monétaire tenue mardi. Ceci étant, le taux des Facilités de dépôt (FDD) et le taux des Facilités de prêt marginal, qui ne sont plus communiqués depuis la précédente revue menée par ce Comité, reste respectivement à 11% et à 13%.

    La BFM indique avoir pris cette décision, estimant que « les conditions monétaires actuelles restent suffisamment restrictives pour consolider le processus de baisse de l’inflation ». Maintenir le taux directeur à ce niveau permettrait également de préserver le dynamisme des activités économiques, avance l’autorité monétaire.

    La Banque centrale avait opté pour un resserrement de sa politique monétaire au mois de mai, afin de “prévenir une accélération de l’inflation dans un contexte mondial incertain”. Et les précédents resserrements monétaires ont eu leurs effets selon la BFM. Celle-ci indique que l’inflation sous-jacente, excluant les produits à prix volatils du panier de consommation, a poursuivi sa décélération, pour s’établir à 7,3%.

    Des institutions comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) avaient préconisé le maintien de l’orientation par la Banque centrale d’une politique monétaire restrictive dans un contexte d’inflation persistante. Une disposition qui d’après leurs explications permettrait de maintenir l’inflation sur une trajectoire descendante, expose-t-il. Et pour la BFM, “les conditions monétaires actuelles restent suffisamment restrictives pour consolider le processus de baisse de l’inflation”.

    La Banque centrale s’est par ailleurs accordée une période d’observation. Celle-ci “vise à évaluer, de manière appropriée, les effets de transmission de la précédente mesure de politique monétaire”, avance-t-elle. La BFM tient d’ailleurs compte des incertitudes, tant sur le plan international que national, que réserve cette année 2025.

     

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  • ELECTRICITÉ – La Jirama à la recherche de producteurs d’énergie solaire indépendants pour 17 sites d’exploitation 

    ELECTRICITÉ – La Jirama à la recherche de producteurs d’énergie solaire indépendants pour 17 sites d’exploitation 

    Antananarivo, 6 Août, 7h45 – Le privé à nouveau sollicité pour produire de l’électricité pour la Jirama. La compagnie nationale d’eau et d’électricité est actuellement à la recherche de producteurs d’énergie solaire indépendants, qui viendront renforcer les prestataires privés auprès desquels elle achète déjà l’électricité qu’ils produisent. La Jirama a lancé un appel d’offres international ouvert en vue de sélectionner ces producteurs indépendants pour 17 sites d’exploitation.

     

    Cet appel d’offres international est lancé à l’endroit d’entreprises ou de groupements d’entreprises. Elles auront à soumettre leurs propositions sur la conception, le financement, la construction, l’exploitation, et la maintenance de centrales solaires photovoltaïques avec stockage par batteries, dans ces 17 sites localisés dans des régions de Madagascar. Elles devront alors être en mesure de mettre en place des centrales photovoltaïques d’une capacité variant de 0,13MWc à 2,70MWc, avec un besoin de stockage allant jusqu’à 5,22MWh selon les besoins spécifiques, précise la Jirama.

     

    La Jirama conviendra avec ces prestataires sur des contrats avec un modèle BOT, c’est-à-dire des contrats de Construction-exploitation-transfert. Le deal inclura en même temps la signature d’un contrat d’achat d’électricité avec la Jirama pour une durée de 20 ans.

     

    Le mix de production d’électricité de Madagascar rapporté dans le Pacte énergétique national était constitué à 55% par les centrales thermiques et à 45% par celles fonctionnant avec des énergies renouvelables en 2022. 42% sur ces 45% d’énergies vertes étaient obtenus à partir de l’hydroélectricité et seulement 3% à partir du solaire photovoltaïque, incluant les sites hybrides.

     

    Par ailleurs, toujours selon ce document national, la capacité de production installée du pays était estimée à 828 mégawatts en 2024, dont 241 mégawatts sont détenus par la Jirama et 587 mégawatts gérés par le secteur privé. Sur la capacité totale installée, 478 mégawatts étaient disponibles, selon ce document.

     

    Lors de l’ouverture de la Semaine de l’industrialisation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), le président de la République Andry Rajoelina a indiqué que Madagascar avait l’ambition d’investir, à partir de cette année, dans l’installation de parcs solaires de 100 mégawatts par an pour atteindre un objectif de production de 70% d’énergie propre d’ici 2028.

  • TIANA RASAMIMANANA : “Que le secteur public soit un réel facilitateur et que les organisations internationales soient le pont entre le secteur privé et le secteur public”

    TIANA RASAMIMANANA : “Que le secteur public soit un réel facilitateur et que les organisations internationales soient le pont entre le secteur privé et le secteur public”

    L’industrialisation engage un ensemble d’acteurs qui ont chacun leurs rôles. Son développement nécessite également d’un côté un changement de comportement des consommateurs. Des points soulevés par le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana, durant le Forum de promotion des investissements, organisé en marge de la Semaine de l’industrialisation de la SADC. Extraits

  • SOCIETE COMMERCIALE A PARTICIPATION PUBLIQUE – La Société sino-malagasy de travaux publics (SMATP) à redresser

    SOCIETE COMMERCIALE A PARTICIPATION PUBLIQUE – La Société sino-malagasy de travaux publics (SMATP) à redresser

    Antananarivo, 5 Août, 18h20 – Il faut sauver la société SMATP, une autre société à participation de l’Etat. Le ministère de l’Economie et des finances annonce ce mardi une réunion des différentes entités impliquées dans la gouvernance de l’entreprise pour discuter des mesures à prendre en vue de son redressement. Selon le ministère, l’Etat est actionnaire de la société sino-malagasy des travaux publics (SMATP) à hauteur de 30,5%, aux côtés de la société chinoise CRBC.

    Si l’on en croit la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ce redressement fait suite au Conseil des ministres du 19 mars 2025. Il est nécessaire dans la mesure où la SMATP accumule les pertes, rappelle-t-elle. A cela s’ajoute la mauvaise gouvernance constatée ces dernières années, poursuit le ministère.

    Les parties prenantes, incluant les ministères de tutelle, celui de l’Economie et des finances ainsi que celui des Travaux publics, le ministère des Affaires étrangères, le Conseil d’administration dirigé par son président, Hery Rasoamaromaka, se sont notamment penchés sur les différentes étapes à suivre pour ce redressement. Le gouvernement chinois, via l’ambassade de Chine, qui s’est engagé à équiper la SMATP pour sa relance, est également impliqué dans le processus.

    A en croire la ministre, ce redressement devrait passer en premier lieu par le domaine de la gouvernance de l’entreprise. L’idée est alors de retirer la direction générale de l’entreprise à la CRBC à qui la gestion de l’entreprise a été confiée pendant plusieurs années. Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison évoque, entre autres, un conflit d’intérêt, sachant que la CRBC Madagascar Office et la SMATP, toutes deux des entreprises appartenant à la CRBC, sont concurrentes sur les marchés publics.

    La SMATP est gérée conjointement par la Chine et Madagascar, rappelle la CRBC sur son site internet. Elle y indique qu’au cours des 30 dernières années, le bureau de CRBC à Madagascar et le Smatp ont entrepris plus de 200 projets à Madagascar, qui couvrent la construction de routes, de ponts, de ports, d’équipements municipaux et d’autres infrastructures.