Catégorie : Économie

  • ÉVÉNEMENT – La Banque africaine de développement au Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements de la SADC d’Antananarivo

    ÉVÉNEMENT – La Banque africaine de développement au Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements de la SADC d’Antananarivo

    Antananarivo, 15 Août, 17h30 – La Banque africaine de développement (BAD) est de la partie. Elle sera représentée au 45ème Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernements de la Communauté de développement de l’Afrique Australe (Sadc) qui se tient à Antananarivo. Son directeur général pour la région Afrique australe, Kennedy Mbekeani est déjà à Madagascar depuis ce vendredi pour y participer, comme annoncé par le ministère de l’Economie et des finances.

    Le Sommet de la Sadc est l’organe directeur suprême de cette Communauté régionale. Il est chargé de l’orientation et du contrôle d’ensemble de ses fonctions. Il se déroulera cette année sous le thème “Promouvoir l’industrialisation, la transformation du système agricole et la transition énergétique pour une Sadc résiliente”. Et ce, pour souligner l’engagement de ses États membres à renforcer leur développement économique et social face aux défis mondiaux

  • MANIFESTATION ÉCONOMIQUE – Les potentiels de la région d’Amoron’i Mania exposés à la Foire Ambalasira

    MANIFESTATION ÉCONOMIQUE – Les potentiels de la région d’Amoron’i Mania exposés à la Foire Ambalasira

    Antananarivo, 15 Août, 11h05 – L’Amoron’i Mania se dévoile. C’est l’ensemble des acteurs de développement de ses quatre districts qui vont s’impliquer pour mettre en avant le potentiel de cette région durant la Foire Ambalasira. Il s’agit d’une manifestation économique qui démarrera mercredi prochain à Ambositra, annonce le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Amoron’i Mania (CCI-AM), Fenolaza Rabenarivo.

    Les principales activités économiques de cette région, comme l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat, les mines ou encore le tourisme seront mis en avant, indique-t-il. Les exposants vont des producteurs jusqu’aux industriels dans la transformation des produits phares de cette localité, ainsi que les établissements de financement, ajoute le président de la CCI-AM. “Mais bien que la foire soit régionale, d’autres participants d’autres régions de Madagascar seront de la partie”, précise-t-il.

    La foire Ambalasira mettra alors en relation les vendeurs et acheteurs qui s’y rendront pour développer leurs opportunités d’affaires. Expositions, rencontres B2B, tout comme un programme de formation en entrepreneuriat destiné aux porteurs de projets y sont par ailleurs programmés.

  • LANTOSOA RAKOTOMALALA :“Quand on dit transactionnelle, c’est qu’il y a des bénéfices mutuels entre les deux économies”

    LANTOSOA RAKOTOMALALA :“Quand on dit transactionnelle, c’est qu’il y a des bénéfices mutuels entre les deux économies”

    Comment les discussions autour du partenariat entre la Grande île et les Etats-Unis vont se poursuivre ? Pour l’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala, la question considère les bénéfices mutuels qu’en tireront les deux parties. La diplomate malgache parle d’une base transactionnelle dans ce partenariat. Extraits.

     

     

    “Quand on dit transactionnelle, c’est qu’il y a un intérêt mutuel d’abord. Il y a des bénéfices mutuels aussi entre les deux économies. Par exemple, si on ne cite que la vanille, aujourd’hui, nous sommes le seul pays qui exporte 80% de vanille par les Etats-Unis. Ce qui constitue pour les Etats-Unis, après, un leadership mondial en matière d’extraction de vanille. Et donc nous contribuons aussi à l’essor de l’économie américaine à travers tout ça”, explique Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice de Madagascar aux Etats-Unis.

    Elle souligne que les Etats-Unis demeurent un important partenaire pour Madagascar. C’est un partenariat qui devrait être amené à se renforcer, estime-t-elle. Les deux parties veillent en tout cas à y trouver chacun leur compte.

    “ C’est comme toute négociation, vous le savez très bien que nous sommes face à une administration transactionnelle. Tout est sur la base de la transaction de comment Madagascar va entrevoir et va encore continuer dans la réflexion stratégique, la proposition hautement stratégique dans nos relations de commerce et d’investissement avec les Etats-Unis. Et donc tout est question de préparation, comme si nous allons dans une négociation comme d’habitude. Mais encore une fois, le plus important aujourd’hui, c’est la concertation entre le secteur privé malgache et le secteur public pour aller de l’avant vers la compétitivité de notre économie. Et de pouvoir ainsi aussi, en concurrence avec les autres pays, asseoir notre compétitivité pour réussir encore une fois à améliorer nos exportations et à attirer davantage d’investisseurs vers le pays”, a déclaré la diplomate.

    « Quand on dit transactionnelle, c’est qu’il y a un intérêt mutuel d’abord. Il y a des bénéfices mutuels aussi entre les deux économies. Par exemple, si on ne cite que la vanille, aujourd’hui, nous sommes le seul pays qui exporte 80% de vanille par les Etats-Unis. Ce qui constitue pour les Etats-Unis, après, un leadership mondial en matière d’extraction de vanille. Et donc nous contribuons aussi à l’essor de l’économie américaine à travers tout ça. Et l’approche transactionnelle dont on parle aujourd’hui, c’est que qu’avons-nous de stratégique ? Quelles sont leurs priorités ? Et donc de mixer les deux et de trouver un approche gagnant-gagnant et de trouver un accord qui va au-delà du simple accord d’investissement ou accord commercial. Mais comme vous le savez, l’administration américaine actuelle parle tout le temps de rendre l’Amérique sécuritaire, rendre l’Amérique prospère et rendre l’Amérique encore plus forte. Et donc, toutes ces dimensions devraient être dans le bilatéral. Ensemble nous devrions être dans les mêmes sphères aussi pour la population malgache », conclut-elle.

  • PARTENARIATS – Les États-Unis se projettent dans des collaborations régionales avec les Etats membres de la SADC

    PARTENARIATS – Les États-Unis se projettent dans des collaborations régionales avec les Etats membres de la SADC

    Antananarivo, 14 Août, 14h35 – Porter les partenariats au niveau régional. Les Etats-Unis entendent aller au-delà des partenariats bilatéraux entre gouvernements et se projettent également dans des collaborations régionales avec les Etats membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc). Une façon de relever collectivement les défis que cette communauté régionale doit relever, soutient la secrétaire adjointe aux Affaires africaines des Etats-Unis, Melanie Higgins. C’était lors du Forum de dialogue entre les hauts fonctionnaires de la Sadc et une délégation américaine, mercredi.

    La sécurité alimentaire, l’éradication de la pauvreté, le développement de l’économie ou encore la fourniture de soins aux populations sont autant de défis pour la région d’Afrique Australe exposés par la secrétaire exécutive adjointe en charge de l’intégration régionale de la Sadc, Angèle Makombo N’Tumba. Mais il y a également les défis mondiaux qui viennent s’y ajouter, reprend Mélanie Higgins. Elle parle entre autres de l’accès à un financement concessionnel à long terme, l’aide au développement ou encore les investissements directs étrangers.

    “Le gouvernement américain reste engagé à travailler avec la SADC en tant qu’organisation et à travailler avec ses États membres pour tenter de résoudre ces défis. Et nous sommes ouverts au dialogue pour des résultats mutuellement bénéfiques pour les deux parties ”, lance-t-elle alors.

    Le Forum de dialogue entre les hauts fonctionnaires de la Sadc et des États-Unis marque donc une avancée significative dans l’approfondissement de la coopération entre les deux blocs. La réunion leur a permis de traiter plusieurs domaines prioritaires comme la paix, la sécurité et la gouvernance démocratique, la coopération en matière de santé, le développement économique, le commerce et l’investissement ainsi que l’énergie et l’exploitation minière.

    La SADC et le gouvernement des États-Unis ont un partenariat de longue date et une riche histoire de coopération, tant au niveau bilatéral que régional, note le président du Comité permanent des hauts fonctionnaires de la SADC, Éric Ratsimbazafy. “Cette coopération s’est matérialisée par des initiatives transformatrices, notamment dans les domaines de la santé, du commerce et du développement économique”, souligne-t-il.

    Éric Ratsimbazafy n’a alors pas manqué d’évoquer la coopération commerciale entre les deux parties qui est facilitée par la Loi sur la croissance et les possibilités en Afrique (Agoa). De même pour le Millennium Challenge Account qui, d’après ses explications, a contribué de manière significative à la promotion de la bonne gouvernance, de la liberté économique, de l’investissement et de la croissance durable.

  • VOYAGE – Madagascar enregistre plus de 573 000 passagers transportés par voie aérien au premier semestre de 2025

    VOYAGE – Madagascar enregistre plus de 573 000 passagers transportés par voie aérien au premier semestre de 2025

    Antananarivo, 12 Août, 20h30 – Plus de 573 000 passagers ont été transportés par voie aérienne durant le premier semestre de cette année. C’est le cumul des 241 000 passagers au premier trimestre et plus de 332 000 passagers rapportés par l’Aviation civile de Madagascar (ACM), dans ses revues mensuelles du trafic aérien.

     

    46,66% de ces passagers ont été transportés via le réseau régional. 31,16% ont pour leur part voyagé sur le réseau domestique et 22,16% via le long courrier. C’est la moyenne enregistrée durant ces six premiers mois de l’année concernant la répartition du trafic passager par réseau.

     

    Le ministère du Tourisme et de l’artisanat avait rapporté de son côté 150 757 visiteurs internationaux durant cette période sous revue. Il s’agit d’un chiffre provisoire représentant une hausse modeste de 1,99% par rapport au nombre d’arrivées touristiques au premier semestre de 2024 qui s’établissait à 147 822 touristes étrangers.

  • MARCHÉ DU TRAVAIL – La région Atsinanana ouvre officiellement sa Maison de l’emploi et de la formation

    MARCHÉ DU TRAVAIL – La région Atsinanana ouvre officiellement sa Maison de l’emploi et de la formation

    Antananarivo, 12 Août, 19h15 – Adéquation formation-emploi, compétitivité des jeunes sur le marché du travail. Ce sont autant d’enjeux partagés par les acteurs économiques et académiques, auxquels s’attaquent la Maison de l’emploi et de la formation de la région Antsinanana (Mefra). Cette structure vient d’ouvrir officiellement lundi.

    La Mefra, qui est fruit d’un partenariat public-privé, se veut être une réponse concrète et coordonnée aux défis de l’emploi et de la formation professionnelle dans la région Atsinanana. Elle est conçue pour être un carrefour sur l’emploi et la formation, ayant pour mission de centraliser les données sur l’offre et la demande d’emploi dans la région, faciliter l’accès des jeunes et des populations actives à des parcours de formation alignés aux besoins des entreprises ou encore accompagner les entreprises dans l’identification et la montée en compétence de leurs futurs collaborateurs.

    Le Gouverneur par intérim de la région Atsinanana, Andry Rakotovao, souligne l’importance de cette structure, qui va désormais capitaliser des bases de données sur l’emploi et d’orientation professionnelle afin de répondre aux besoins des entreprises sur place. La région dispose d’ailleurs de ressources qualifiées et expérimentées, lance-t-il.

    Le secteur privé est fortement engagé dans cette démarche. Plusieurs entreprises dans cette localité ont contribué à l’opérationnalisation de la Mefra, à travers des appuis financiers ainsi que des dotations d’équipements et de matériels. “Adhérer à cette structure d’appui est une réponse favorable à l’apprentissage, aux autres formes de formation professionnelle et à l’emploi des jeunes”, soutient alors Rémy Huber de la Compagnie générale hydroélectrique de Volobe, représentant des entreprises fondatrices de la Mefra.

    “Cette Maison de l’emploi et de la formation servira de modèle pour les autres régions”, lance la ministre de l’Emploi, du travail et de la fonction publique, Hanitra Razakaboana. “Cette opérationnalisation de la Mefra ouvre une nouvelle page pour la promotion de l’employabilité dans la région, à travers les différents services qu’elle offre. Elle répond d’ailleurs aux attentes liées à la Politique générale de l’Etat, visant à valoriser notre capital humain”, souligne-t-elle.

  • DIPLOMATIE ECONOMIQUE – Madagascar et le Maroc donnent un nouvel élan à leur coopération

    DIPLOMATIE ECONOMIQUE – Madagascar et le Maroc donnent un nouvel élan à leur coopération

    Antananarivo, 12 Août, 17h30 – Prélude. Une délégation de l’ambassade de Madagascar au Maroc, conduite par l’ambassadeur Johary Rajobson et la première conseillère Clara Randrianjara, a rencontré Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur du Maroc la semaine dernière. Cette visite de courtoisie avait pour objectif de relancer des échanges commerciaux jugés encore trop modestes entre les deux pays.

    À cette occasion, le responsable marocain a remis une invitation officielle au ministre malgache de l’Industrialisation et du commerce, Herizo Ralambofiringa, pour participer à la deuxième édition du Forum d’affaires sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), prévue les 11 et 12 décembre 2025 à Marrakech.

    En parallèle, Madagascar poursuit sa stratégie pour attirer davantage d’investisseurs notamment à travers l’organisation de webinaire entre les opérateurs des deux pays. L’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) joue un rôle central dans cette démarche en facilitant la création d’entreprises, en offrant un accompagnement personnalisé et en promouvant un environnement fiscal incitatif dans des secteurs stratégiques tels que l’agro-industrie, le tourisme et le numérique. Les réformes engagées, comme l’adoption du nouveau Code des investissements en 2023, garantissent l’égalité entre investisseurs locaux et étrangers ainsi que la stabilité des conditions d’investissement.

    Le Maroc, de son côté, a exprimé sa volonté d’élargir les domaines de partenariat avec Madagascar. Les deux pays envisagent de mettre en place une feuille de route commune incluant l’agro-industrie, les énergies renouvelables, le tourisme, les transports et la formation professionnelle. L’ouverture récente de l’ambassade malgache à Rabat et la relance prochaine d’une commission mixte économique sont perçues comme des leviers pour concrétiser ces ambitions. Ces initiatives visent à transformer les échanges encore limités en véritables opportunités commerciales mutuellement bénéfiques, tout en favorisant des collaborations plus ciblées et structurées.

    Le secteur du tourisme illustre déjà cette dynamique de coopération renforcée. En mars 2025, les discussions entre la ministre marocaine du Tourisme, Fatim-Zahra Ammor, et l’ambassadeur Johary Rajobson ont abouti à l’annonce de la participation du Maroc en tant que pays invité d’honneur au Salon international du tourisme de Madagascar, tenu en juin 2025. Un protocole d’entente est également en cours de finalisation pour développer des échanges dans ce domaine, tandis que le Maroc accueillera prochainement un Bureau thématique de l’ONU-Tourisme dédié à l’innovation en Afrique.

  • IMPORT-EXPORT – Un déficit commercial de 1 278,1 millions de dollars pour Madagascar au premier semestre de 2025

    IMPORT-EXPORT – Un déficit commercial de 1 278,1 millions de dollars pour Madagascar au premier semestre de 2025

    Antananarivo, 11 Août, 9h10 – Le déficit commercial se creuse pour Madagascar. Il s’établit à 1 278,1 millions de dollars au premier semestre de 2025, en se référant aux données livrées par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans sa dernière Note de conjoncture économique.

    Cette situation s’explique par une baisse plus marquée des exportations de biens par rapport aux importations du pays. D’après le rapport de la Banque centrale, la Grande île a vu ses exportations baisser de 10,8% pour les six premiers mois de cette année, pour s’établir à 1 116,6 millions de dollars. Alors que de l’autre côté, ses importations ont poursuivi une tendance haussière, dont à 11% pour cette période sous revue, pour se situer à 2 394,7 millions de dollars.

    Le déficit de la balance commerciale de Madagascar s’est ainsi accentué. Il atteint -5,5% du Produit intérieur brut (PIB) au premier semestre de cette année contre -4,1% du PIB à la même période de l’année dernière, note la BFM.

    Madagascar a vu les exportations de ses produits phares se contracter. C’est le cas pour la vanille qui a diminué de 29,2%, avec une diminution de 29,4% du volume exporté et malgré la stabilité de son prix à l’exportation. Les revenus générés par le girofle ont également baissé de 45,5 %, en raison d’une baisse de 48,9 % du volume exporté, alors que son prix à l’export a augmenté de 6,7 %.

    Les recettes d’exportation de nickel et de cobalt se sont aussi repliées respectivement de 22,1 % et 21,2 %. Les exportations de la “zone franche” ont néanmoins été en hausse de 7,6%, tirées essentiellement par une augmentation de 13,1% du secteur textile.

    Les importations ont, de l’autre côté, continué d’augmenter pour la majorité des catégories de produits, à commencer par la hausse de 28,2% pour les “alimentations”, générée par l’augmentation à 153% des achats de “riz”. Il y a également les importations des “matières premières” qui ont augmenté de 23,1%. Celles des “biens d’équipement”, des biens de consommation et les intrants pour les entreprises franches ont aussi connu respectivement des hausses de 11,3 %, de 9,0 % et de 4,3 %. Les importations d’“énergie” ont, en revanche, reculé de 14,1 %.

  • PROTECTION DES CONSOMMATEURS – L’opérationnalisation du Fonds de garantie des dépôts annoncée pour 2026

    PROTECTION DES CONSOMMATEURS – L’opérationnalisation du Fonds de garantie des dépôts annoncée pour 2026

    Antananarivo, 11 Août, 17h05 – Les autorités travaillent pour la mise en place du Fonds de garantie des dépôts (FDG). Ce fonds destiné à rembourser partiellement les déposants en cas de défaillance des établissements bancaires est prévu être opérationnel d’ici 2026. Elles en ont fait part au Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la deuxième revue des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD).

    Le processus d’adoption du décret relatif à la création et au fonctionnement de ce Fonds de garantie de dépôts pour renforcer la protection des consommateurs est déjà lancé, indiquent les autorités malgaches. L’instruction relative aux contributions des établissements de crédit au FDG est également finalisée, avancent-elles.

    C’est la Loi bancaire qui ordonne la mise en place de ce Fonds de garantie des dépôts. Et sa mise en place servira au remboursement partiel des déposants au niveau des prestataires de services bancaires collectant des dépôts, comme les banques, les institutions de microfinances ainsi que les établissements d’épargne.

    Les établissements de crédit (EC) autorisés à collecter des dépôts du public contribuent à l’approvisionnement dudit Fonds à travers le versement d’une participation annuelle et conformément aux modalités fixées par instruction de la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF). Une participation additionnelle peut être requise par la CSBF à l’égard d’un EC lorsque sa situation l’exige, entre autres en cas de non-respect des règles prudentielles.

  • ANTANANARIVO – De nombreux chantiers visant à améliorer l’approvisionnement en eau annoncés

    ANTANANARIVO – De nombreux chantiers visant à améliorer l’approvisionnement en eau annoncés

    Antananarivo, 11 Août, 15h30 – Une longue série de projets visant à améliorer l’approvisionnement en eau est en cours de déploiement. C’est ce que la Jirama annonce dans un communiqué de presse ce lundi. Les travaux concernent le remplacement des groupes électropompes. “Toutes les stations de pompage et de distribution d’eau d’Antananarivo en sont les cibles. L’entreprise en charge du projet a déjà effectué un état des lieux des infrastructures afin de mener à bien les travaux, qui débuteront prochainement”, indique la Jirama dans son document.

    Vendredi, en marge de la remise de camions-citernes à la Jirama, le ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Lalaina Andrianamelasoa, a déjà prévenu la population de la capitale d’une éventuelle perturbation dans la distribution d’eau. En pleine phase de rénovation des infrastructures vétustes, certaines âgées de plus de 50 ans, la capitale traverse un chantier d’envergure. Le ministre rappelle que les travaux en cours, combinés à la période d’étiage à venir, entraîneront inévitablement des coupures temporaires. “On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs”, a-t-il lancé, invitant la population à s’armer de patience.

    La Jirama, appuyée par la Banque mondiale via le Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable (PAAEP), multiplie les chantiers. À Mandroseza, la rénovation complète de la station de traitement d’eau est engagée, avec l’ajout d’une unité complémentaire. En parallèle, 64 kilomètres de conduites d’eau dans la capitale seront remplacés, afin de rétablir un réseau qui ne couvre plus aujourd’hui que 60 % de la zone urbaine. D’autres initiatives sont en cours comme l’extension de Mandroseza III pour produire 40 000 m³ d’eau supplémentaires par jour, construction d’une nouvelle station à Amoronakona d’une capacité de 50 000 m³ et exploitation accrue des forages, dont 24 sur 35 sont déjà opérationnels.

    Le déficit de production d’Antananarivo, estimé à 100 000 m³ par jour, s’explique par la vétusté des installations, la hausse démographique et les vols sur les réseaux. Face à cette situation, le ministère a déployé de nouveaux camions-citernes 4×4 capables d’atteindre les zones les plus reculées et de distribuer directement l’eau, même en l’absence de bornes-fontaines. L’objectif est de limiter l’impact des coupures sur les foyers, tout en assurant un approvisionnement minimal pendant les travaux et les périodes de sécheresse.

    Pour les habitants, la promesse est double car à court terme il s’agit d’un dispositif de secours plus efficace grâce aux camions-citernes et à long terme, une amélioration notable de la qualité et de la quantité d’eau distribuée. Mais le ministre prévient que la transition ne se fera pas sans heurts. Les travaux, lourds et indispensables, nécessitent ainsi des sacrifices temporaires.