Catégorie : Économie

  • INFRASTRUCTURES – “La BAD prête à contribuer à la construction de l’autoroute”, selon le ministère de l’Economie et des finances 

    INFRASTRUCTURES – “La BAD prête à contribuer à la construction de l’autoroute”, selon le ministère de l’Economie et des finances 

    Antananarivo, 20 Août, 8h05 – Un autre intérêt manifesté pour participer au financement de “l’autoroute Antananarivo – Toamasina”. Si l’on en croit le ministère de l’Economie et des finances, le directeur général en charge des infrastructures au sein de la Banque africaine de développement (BAD, Kennedy Mbekeani, a fait part de la “volonté de la Banque à contribuer à la construction de l’autoroute reliant Antananarivo à Toamasina”.

     

    Ce responsable de la BAD a rencontré la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, lundi, après avoir participé au Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), rapporte le ministère. Son communiqué évoque ainsi “l’envoi d’une mission spéciale de la BAD pour commencer les discussions autour de cette grande infrastructure”.

     

    L’annonce de l’intérêt de la BAD vient s’ajouter aux intentions déjà évoquées par les autorités pour financer le projet présidentiel de l’autoroute. Après l’annonce présidentielle d’un appui de 60 millions de dollars provenant du Fonds de développement d’Abu Dhabi, la ministre de l’Economie et des finances a rencontré mardi le directeur régional du Fonds, Ahmed Al Kabani. Ils ont évoqué “les procédures relatives au soutien financier” annoncé, rapporte le ministère.

     

    En février 2025, la présidence de la République avait déjà annoncé un éventuel financement de la part de la Banque arabe pour le développement en Afrique (Badea) pour la deuxième phase des travaux. Elle avait notamment évoqué un montant allant de 250 à 350 millions de dollars annoncé par le président de l’institution financière, Sidi Ould Tah lors de sa rencontre avec le président de la République Andry Rajoelina en marge du Sommet mondial des gouvernements à Dubaï.

  • HYDROCARBURES – Une livraison de 829 057 tonnes métriques de carburant à Madagascar attendue de la société omanaise OQ Trading de juin 2025 à mai 2026

    HYDROCARBURES – Une livraison de 829 057 tonnes métriques de carburant à Madagascar attendue de la société omanaise OQ Trading de juin 2025 à mai 2026

    Antananarivo, 20 Août, 6h55 – Les livraisons de carburants à Madagascar confiées à OQ Trading pour un an de plus. Cette société de trading omanaise devrait, dans son nouveau contrat, livrer 829 057 tonnes métriques de produits blancs pour Madagascar de juin 2025 à mai 2026. C’est ce qu’a indiqué l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) dans sa dernière Revue de l’aval pétrolier.

     

    Ces importations devraient être constituées en grande partie de Gasoil (GO), s’élevant à 617 973 tonnes métriques. A celui-ci s’ajoutent 153 897 tonnes métriques de Super Carburant (SC) et 57 197 tonnes métriques de kérosène et de pétrole lampant (DPK), détaille l’OMH.

     

    Cet organe de régulation du secteur pétrolier aval indique que c’est au début de cette année que l’appel d’offres relatif à l’approvisionnement en produits blancs de Madagascar avait été lancé par le Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM). Sur dix soumissionnaires qui avaient été retenus, c’est OQ Trading, la branche de trading de matières premières du Sultanat d’Oman qui a de nouveau été l’adjudicataire de ce marché.

  • IMPORTATION – 25 400 tonnes de friperies et chiffons d’une valeur de 180,9 milliards d’ariary mis à la consommation au premier semestre de 2025

    IMPORTATION – 25 400 tonnes de friperies et chiffons d’une valeur de 180,9 milliards d’ariary mis à la consommation au premier semestre de 2025

    Antananarivo, 19 Août, 11h25 – Environ 25 400 tonnes de friperies et chiffons avaient été importés et mis à la consommation à Madagascar au premier semestre de cette année. Le montant CAF de ses opérations s’élève à 180,9 milliards d’ariary, d’après la compilation des données publiées dans les tableaux de bord de la direction générale des Douanes.

    Ce volume constitue le cumul de la quantité de friperies et chiffons mis à la consommation qui était de 9 200 tonnes au premier trimestre de cette année. A cela s’est ajouté un volume plus conséquent à 16 200 tonnes au second trimestre de 2025, pour un montant CAF atteignant 116,4 milliards d’ariary.

    La quantité de ces biens importés durant le premier semestre a néanmoins connu une baisse de 20,13% par rapport à la même période l’année dernière. Le volume des friperies et chiffons mis à la consommation durant les six premiers de 2024 s’élevait à environ 31 800 tonnes, pour un montant CAF de 193,3 milliards d’ariary.

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  • INTÉGRATION RÉGIONALE – La SADC appelle à accélérer la mise en œuvre de son Fonds de développement régional

    INTÉGRATION RÉGIONALE – La SADC appelle à accélérer la mise en œuvre de son Fonds de développement régional

    Antananarivo, 19 Août, 8h20 – Une mission pour le secrétariat exécutif de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Les chefs d’État et de gouvernement de l’organisation ont appelé, à l’issue de leur 45ème Sommet tenu le 17 août, “à prendre toutes les mesures nécessaires de sorte que le Fonds de développement régional de la SADC (FDR) opère sans délai”.

     

    Pour l’instant, ce mécanisme destiné à financer des solutions africaines afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs, tarde à se mettre en place concrètement malgré des avancées palpables. Dans son discours d’ouverture, Elias Magosi, secrétaire exécutif de la SADC, rappelle que sur les 16 Etats membres, seuls neuf ont signé l’accord portant création du Fonds. Et sur les neuf, seuls deux ont déposé leurs instruments de ratification. Il a ainsi invité les pays qui n’ont pas encore signé l’accord créant le Fonds à le faire, ainsi qu’à contribuer à sa capitalisation.

     

    Elias Magosi souligne cependant que “avec l’appui de la Banque africaine de développement, des progrès significatifs ont déjà été accomplis vers la mise en œuvre opérationnelle” du Fonds. Lors de leur réunion en juin, les ministres des finances et de l’investissement de la Communauté ont aussi “salué les progrès importants réalisés dans la mise en œuvre de la Phase 1 du Fonds de développement régional de la SADC (FDR), notamment concernant les initiatives de mobilisation des ressources et de préparation au lancement des opérations”.

     

    Conçu comme une entité financière spécialisée, le FDR devrait donner accès aux pays de la SADC un instrument indépendant, pouvant financer leurs infrastructures, le développement industriel, l’intégration économique et les risques de catastrophe. Ses objectifs sont “d’accroître la résilience économique régionale, d’appuyer le développement durable et de mobiliser les investissements à long terme en faveur des programmes de la Région de la SADC”.

  • BUDGET 2026 – L’enveloppe pour les transferts vers la Jirama à mettre en cohérence avec son plan de redressement

    BUDGET 2026 – L’enveloppe pour les transferts vers la Jirama à mettre en cohérence avec son plan de redressement

    Antananarivo, 18 Août, 17h50 – Des dépenses suivies à la loupe. L’enveloppe pour les transferts, que l’Etat aura à effectuer dans le budget 2026 vers la Jirama devrait être cohérente avec le plan de redressement de la compagnie nationale. C’est ce qui a été convenu dans les discussions entre les autorités malgaches et le service du Fonds monétaire international (FMI) lors de la deuxième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

    Le rapport sur cette revue de la FEC ne donne pas de détails sur ces transferts dont la Jirama pourra bénéficier de la part de l’Etat. Selon le scénario de référence avancé dans son plan de redressement, la compagnie nationale d’eau et d’électricité indique néanmoins qu’elle pourrait avoir besoin de 819 milliards d’ariary d’aide étatique.

    Il est avancé dans ce plan de redressement financier de la Jirama la nécessité de bien planifier les transferts venant du Gouvernement. Aussi, il est souligné dans ce document l’importance de mettre en place une planification rigoureuse de ces transferts financiers. Et cela inclut la coordination des dates de transfert et la prévision des montants nécessaires pour permettre à l’entreprise de couvrir ses obligations financières.

    La Jirama explique par ailleurs dans son plan de redressement qu’une planification efficace permettrait de garantir que les fonds sont disponibles au moment opportun. Ce qui réduira ainsi le risque d’accumulation de dettes. La Jirama, de son côté, devra respecter la destination et l’utilisation des fonds reçus de l’Etat.

  • INFRASTRUCTURES – 60 millions de dollars du Fonds de développement d’Abu Dhabi pour poursuivre les travaux sur l’autoroute

    INFRASTRUCTURES – 60 millions de dollars du Fonds de développement d’Abu Dhabi pour poursuivre les travaux sur l’autoroute

    Antananarivo, 18 Août, 14h45 – Un autre bailleur de fonds prêt à soutenir la construction de la première autoroute de Madagascar AR1 reliant Antananarivo à Toamasina. Si l’on en croit le président de la République Andry Rajoelina, le Fonds de développement d’Abu Dhabi serait prêt à mettre la main à la poche pour contribuer au financement de cette infrastructure. “Je tiens à remercier déjà la présence du General Manager du Fonds de développement d’Abu Dhabi qui a annoncé son soutien et son financement pour la continuité de l’autoroute jusqu’à hauteur de 60 millions de dollars”, déclare le chef d’Etat lors de la cérémonie d’inauguration du premier tronçon de 8km de l’autoroute, ce lundi.

    Ce montant devrait s’ajouter aux quelque 250 millions à 350 millions de dollars que Madagascar pourrait obtenir de la Banque arabe pour le développement de l’Afrique et que le président de la République a annoncé en février 2025. A l’époque, Andry Rajoelina avait laissé entendre la volonté des dirigeants de la Badea à soutenir “un projet ambitieux” qui constitue “une infrastructure révolutionnaire” pour Madagascar.

    Avec l’autoroute, l’objectif des autorités est de réduire la distance entre la capitale et le principal port du pays de 370 à 260 kilomètres, et le temps de trajet de près de dix heures à seulement deux heures et demie. L’achèvement des huit premiers kilomètres représente une avancée symbolique, mais l’essentiel du chantier reste à réaliser. Pas moins de 252 kilomètres doivent encore être construits pour mener le projet à son terme. Une partie du budget global estimé à 924 millions de dollars reste encore à mobiliser.

    Lors de l’ouverture du tronçon Ambodifasina – Ambohimanga Rova de ce lundi, Andry Rajoelina a été entouré du Roi Mswati III de l’Eswatini, du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, du Premier ministre du Lesotho Ntsokoane Samuel Matekane, ainsi que du secrétaire exécutif de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), Elias Magosi.

  • SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – La SADC souligne l’urgence de la transformation de son agriculture 

    SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – La SADC souligne l’urgence de la transformation de son agriculture 

    Antananarivo, 18 Août, 7h05 – “Le Sommet a exhorté les États membres à adopter des stratégies régionales visant à renforcer la productivité agricole et la résilience climatique, en mettant l’accent sur l’agriculture intelligente face au climat, l’irrigation, les ressources côtières et la croissance économique régionale”. Les mesures destinées à transformer l’agriculture ont figuré en bonne place dans les conclusions du 45ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), dimanche.

     

    Dans son discours à l’occasion de l’ouverture du Sommet, Elias M. Magosi, secrétaire exécutif de la SADC a rappelé que 60 millions de personnes, soit 17% de la population de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) étaient en situation d’insécurité alimentaire en 2024. Il évoque une “sombre réalité” qui fait de la transformation de l’agriculture “une urgence” pour la région.

     

    Cette transformation de l’agriculture devrait permettre d’assurer la sécurité alimentaire, créer d’emplois décents ainsi que stimuler la croissance économique. L’agriculture contribue d’ailleurs à environ 33% du PIB de la SADC, dont 62% de la population y tirent leurs moyens de subsistance, poursuit encore Elias M. Magosi. “Des investissements adéquats et la modernisation du secteur sont ainsi essentiels pour libérer tout son potentiel”, lance-t-il.

     

    Promouvoir l’agriculture ne consiste pas seulement à nourrir la population, souligne d’ailleurs le président de la Commission africaine de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf. Il vise à “soutenir les communautés rurales” ainsi qu’à “créer des emplois durables”, expose-t-il. Ce responsable de l’Union Africaine recommande alors aux États de la SADC l’investissement dans l’agriculture climato-intelligente et le développement des industries agricoles. Et ce, tout en priorisant les jeunes et les femmes dans l’agribusiness, afin d’assurer l’inclusivité dans les économies rurales.

     

    “Nous allons faire de la transformation agricole une priorité pour que le Sud puisse se nourrir par lui-même », lance alors le président de la République de Madagascar, et non moins nouveau président de la Sadc, Andry Rajoelina. Le Chef de l’Etat malgache insiste que la transformation agricole est la clé pour combattre la pauvreté. Selon lui, la souveraineté alimentaire de la Sadc est le socle de son indépendance économique. “Alors plantons aujourd’hui les graines de la prospérité, de la dignité et de l’autonomie pour que demain, nos peuples se nourrissent eux-mêmes”, exhorte-t-il.

     

    Dans son discours d’acceptation de la présidence de la SADC, Andry Rajoelina n’a pas manqué de rappeler la citation qu’il dit avoir créée, “un bon père de famille est celui qui sait nourrir sa famille. Et un bon président est celui qui sait nourrir sa population”. C’est ainsi qu’ “en tant que président de la Sadc et président de Madagascar, je serai et je veux être un bon président pour notre population et pour notre communauté », déclare-t-il. Prenant exemple sur les actions de Madagascar, il soulève qu’en modernisant les méthodes de culture et en accompagnant les agriculteurs, les pays membres de la Sadc peuvent augmenter leurs rendements pour passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de transformation et d’exportation.

  • EXPORTATION – Les produits miniers stratégiques de Madagascar non soumis au tarif additionnel de 15% imposé par les Etats-Unis

    EXPORTATION – Les produits miniers stratégiques de Madagascar non soumis au tarif additionnel de 15% imposé par les Etats-Unis

    Antananarivo, 17 Août, 8h55 – Plus de précision. Alors que le droit additionnel de 15% s’applique en complément des régimes tarifaires déjà en vigueur, notamment ceux de la Nation la plus favorisée (NPF) ou de l’African Growth Opportunity Act (Agoa), celui-ci ne s’applique pas aux produits miniers exportés par Madagascar. L’administration douanière malgache parle particulièrement des minerais stratégiques, d’après la précision qu’elle a apportée sur son site web.

    Mais d’autres marchandises ne sont pas non plus soumises à ce tarif additionnel. Il s’agit entre autres des matériaux à caractère informatif, les dons humanitaires, les effets personnels accompagnant les voyageurs ou encore les marchandises soumises à des droits particuliers liés à la sécurité nationale.

    Les produits ne figurant pas dans la liste des exemptions, comme la vanille ou encore le textile, sont pour leur part soumis à ce droit de douane additionnel de 15% à leur entrée sur le territoire américain depuis le 7 août. Le taux appliqué dépend toutefois de la date d’arrivée des marchandises sur le sol américain, de leur date d’embarquement, et dans certains cas, de leur date de dédouanement, précise la direction générale des Douanes de Madagascar.

    Selon l’administration douanière, ce taux est de 10 % pour les marchandises importées ou extraites d’un entrepôt entre le 5 et le 8 avril 2025, à condition qu’elles n’aient pas été embarquées avant le 5 avril 2025. Il est également de 10% pour les marchandises importées entre le 10 avril et le 6 août 2025 inclus. Et il est de 15 % pour les marchandises importées ou extraites d’un entrepôt à partir du 7 août 2025 à 00h01 (heure des États-Unis), sauf si les marchandises ont été embarquées avant cette date et dédouanées avant le 5 octobre 2025. Car dans ce cas, c’est le tarif réduit de 10 % qui s’applique.

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  • EXPLOITATION MINIÈRE – Baisse de la consommation pétrolière rapportée pour Ambatovy et QMM

    EXPLOITATION MINIÈRE – Baisse de la consommation pétrolière rapportée pour Ambatovy et QMM

    Antananarivo, 16 Août, 16h30 – Les deux grandes exploitations minières de Madagascar ont enregistré une baisse de leur consommation pétrolière au premier trimestre de 2025. Si ce recul était dû au ralentissement de ses activités minières pour Ambatovy, il s’explique surtout par la réduction du recours aux énergies fossiles avec la mise en service de ses installations éoliennes et solaires pour QMM. L’Office malgache des hydrocarbures (OMH), en a fait part dans son Rapport sur le marché pétrolier aval pour les trois premiers mois de cette année.

    Ambatovy est un grand consommateur de produits pétroliers du pays pour ses activités pétrolières, dont notamment de gaz, de gasoil et exclusivement de Naphta. Sa consommation pétrolière s’est vue réduite de 28% pour s’établir 7 150m3 au premier trimestre. Tous les produits que consomme la compagnie étaient en recul, de 24% pour le gaz, de 39% pour le gasoil et de 27% pour le naphta.

    QMM pour sa part est un grand consommateur de gasoil et de fuel lourd, que cette compagnie utilise dans l’extraction et le traitement de l’ilménite qu’elle exploite. Sa consommation pétrolière a baissé de 13%, pour un cumul de 8 851m3 de produits livrés. L’OMH fait part d’une baisse de 18% pour le fuel lourd essentiel pour les engins lourds et les systèmes de production d’ilménite et de 8% pour le gasoil qui alimente ses groupes électrogènes dans sa production d’électricité. La baisse de la consommation pétrolière chez QMM s’explique par la mise en service, depuis février 2024, des installations éoliennes et solaires, réduisant le recours aux énergies fossiles, souligne l’organe de régulation du secteur pétrolier aval.

    Au niveau global, l’OMH a rapporté une hausse de 283 507m3 de produits pétroliers au premier trimestre de 2025. C’est soit une hausse de 6% par rapport à la même période en 2024. Cet organe de régulation indique que cette croissance était principalement tirée par la hausse de la consommation de gasoil et de fuel lourd ainsi que la consommation pour les transports, les travaux et celle de la Jirama.

  • COMMERCE – Madagascar consolide sa position sur l’Agoa pour ses exportations vers les Etats-Unis

    COMMERCE – Madagascar consolide sa position sur l’Agoa pour ses exportations vers les Etats-Unis

    Antananarivo, 15 Août, 18h30 – Madagascar s’accroche. A plus d’un mois de l’échéance de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa), une réunion stratégique “Madagascar-Etats-Unis”, s’est tenue jeudi pour rassembler les représentants du secteur public et ceux du secteur privé concernés par le sujet. Au menu : la “Reformulation stratégique de l’Agoa – Consolidation de la position de Madagascar”.

     

    Ce fut pour les parties une occasion de se mettre à jour sur le contexte commercial mondial ainsi que les tarifs douaniers des Etats-Unis. La poursuite des discussions autour de la compétitivité du secteur textile malgache y était également menée. Un secteur qui, d’après le directeur général des douanes, Ernest Zafivanona Lainkana, est actuellement le plus menacé.

     

    Bien que Madagascar ait toujours plaidé pour le renouvellement de l’Agoa, la Grande île se prépare à toutes les éventualités. Pour l’ambassadrice de Madagascar à Washignton, Lantosoa Rakotomalala, le pays devra anticiper non seulement ce renouvellement, mais également la possible prolongation du deadline de l’Agoa et bien évidemment son non-renouvellement.

     

    La Task Force, composée des membres du secteur public et du secteur privé devra se consolider. Après s’être attaquée dernièrement à la nouvelle tarification des exportations malgaches vers les Etats-Unis, aboutissant à un droit de douane additionnel qui est finalement fixé à 15%, le renouvellement de l’Agoa est actuellement l’objectif de ce groupe de travail.

     

    Par ailleurs, il était convenu lors de cette réunion stratégique l’établissement d’un programme d’action, principalement en matière de lobbying auprès du Congrès américain, du représentant américain au commerce (USTR) et du département américain du Commerce. Et comme Madagascar préside la SADC, Madagascar pourrait s’allier au groupe des ambassadeurs de cette Communauté régionale dans ce lobbying.