Catégorie : Économie

  • PROMOTION DES INVESTISSEMENTS : Madagascar parmi les quatre pays bénéficiaires du don de 5,3 millions de dollars de la BAD pour le renforcement des partenariats public-privé

    PROMOTION DES INVESTISSEMENTS : Madagascar parmi les quatre pays bénéficiaires du don de 5,3 millions de dollars de la BAD pour le renforcement des partenariats public-privé

    Antananarivo, 11 Août, 14h50 – La Banque africaine de développement (BAD) indique que son Conseil d’administration a approuvé un don de 5,3 millions de dollars pour la mise en œuvre du Projet de renforcement de l’environnement des partenariats public-privé. Quatre pays en sont les bénéficiaires, à savoir la Gambie, la Guinée, le Togo et Madagascar.

    Ce projet devra contribuer au renforcement de l’environnement des partenariats publics-privés dans ces pays, afin de catalyser les investissements privés. Et la BAD prévoit d’y apporter une assistance non seulement financière mais également technique.

    C’est avec la Facilité d’appui à la transition de la BAD que ce projet est financé. Cette Facilité fournit des ressources concessionnelles supplémentaires aux pays en situation de fragilité et de conflit.

     

  • PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES – La Banky foiben’i Madagasikara table sur une croissance économique de 4,3% pour Madagascar pour 2025

    PERSPECTIVES MACROÉCONOMIQUES – La Banky foiben’i Madagasikara table sur une croissance économique de 4,3% pour Madagascar pour 2025

    Antananarivo, 11 Août, 10h15 – Une prévision optimiste. Alors que des institutions financières ont avancé pour le premier semestre une croissance inférieure à 4%, la Banky foiben’i Madagasikara (BFM), elle, table sur une croissance économique de 4,3% pour Madagascar pour 2025. Elle avance cette estimation dans sa Note de conjoncture économique, publiée mardi.

    La BFM estime que l’activité économique s’est redressée au second trimestre, après un début d’année atone. Elle soutient alors que “cette dynamique devrait continuer au cours des deux prochains trimestres, avec une croissance projetée à 4,3 % pour l’année 2025, soutenue principalement par le secteur tertiaire”.

    Le ministère de l’Economie et des finances avait revu ses prévisions notamment à l’issue de la restitution du Rapport de performance du portefeuille de la Banque africaine de développement (BAD). Ce département avait avancé à l’époque une croissance économique estimée à 3,8% pour l’année 2025 et à 4% pour 2026.

  • EVÉNEMENT – 300 stands prévus pour le Bazar de la SADC au Parc des expositions international Enara au Lac Iarivo

    EVÉNEMENT – 300 stands prévus pour le Bazar de la SADC au Parc des expositions international Enara au Lac Iarivo

    Antananarivo, 10 Août, 19h45 – Le tout nouveau Parc des expositions international Enara du Lac Iarivo bientôt prêt pour accueillir son tout premier événement. Et ce seront 300 stands qui seront érigés sur le site à l’occasion du Bazar de la SADC. L’ouverture officielle est prévue le 14 Août et l’exposition du savoir-faire et des richesses de Madagascar et des autres pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) se tiendra jusqu’au 18 août.

     

    Outre les produits alimentaires et artisanaux qui y seront en vente-exposition, des animations culturelles sont également prévues sur place. Le Bazar de la SADC sera le volet grand public du 45ème Sommet de la SADC dont la partie officielle se tiendra au Centre de conférence international d’Ivato. Des navettes seront assurées par les nouveaux bus Foton récemment importées par l’Etat.

     

    Le président de la République Andry Rajoelina accompagné de nombreux ministres s’est rendu sur le chantier en cours de finition du Parc Enara ce dimanche pour voir l’avancée des travaux sur le nouveau site.

  • COMMUNAUTÉ RÉGIONALE – Le marché du commerce de service au sein de la SADC à percer pour Madagascar

    COMMUNAUTÉ RÉGIONALE – Le marché du commerce de service au sein de la SADC à percer pour Madagascar

    Antananarivo, 10 Juillet, 13h45 – Tourisme, services numériques, services professionnels… Ce sont autant de secteurs que Madagascar peut exploiter au sein du marché de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Les opportunités de partenariat sur ce marché régional avaient alors été exposées lors d’une conférence sur les exportations de services dans la SADC, mercredi.

    Malgré son potentiel, le commerce de services au sein de la SADC reste limité. Et pourtant, sa proximité linguistique et géographique avec plusieurs pays d’Afrique australe et des îles de l’océan Indien constitue un atout. Aussi, pour mieux s’intégrer à ce marché, il a été souligné l’importance pour Madagascar de renforcer son cadre réglementaire et les capacités de ses ressources humaines, ainsi que d’améliorer la qualité de ses services.

    Mais l’intérêt pour Madagascar de ratifier le protocole de la SADC sur le commerce des services y était surtout insisté. Cette ratification lui permettrait de bénéficier d’un accès préférentiel au marché de la SADC. Et c’est un avantage qui n’est pas garanti par la seule adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), selon ce qui était exposé lors de cette conférence.

    L’élaboration d’une stratégie nationale pour le commerce des services est alors recommandée pour Madagascar. Le pays est aussi encouragé à identifier les secteurs prioritaires, dont notamment le tourisme, le transport ou encore les services financiers, ainsi qu’à mettre en place des réformes réglementaires pour garantir la qualité et la sécurité des services.

    La Chambre du commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA) avait organisé cette conférence sur les exportations de services, afin de présenter les opportunités de partenariat avec l’Afrique en général et la SADC en particulier. La CCIA avait fait appel à un expert en commerce international pour expliquer la situation des échanges avec la SADC, notamment en commerce de service, la démarche d’intégration dans la SADC et surtout, le protocole sur le commerce de services, en constante évolution. Elle a également invité des entreprises qui travaillent déjà avec l’Afrique pour présenter leurs expériences et les opportunités de partenariat.

     

    Photo : CCIA

  • INFRASTRUCTURES PORTUAIRES – Le port de Toamasina se dote de trois nouvelles grues portiques RTG 

    INFRASTRUCTURES PORTUAIRES – Le port de Toamasina se dote de trois nouvelles grues portiques RTG 

    Antananarivo, 10 Août, 9h55 – Le Port de Toamasina se dote de moyens pour améliorer sa performance. La MICTSL (Madagascar international container terminal services limited), la société qui gère son terminal à conteneurs, vient de se faire livrer trois grues portiques RTG. Ces équipements vont améliorer significativement la manutention des conteneurs dans ce port qui traite la majeure partie du trafic maritime international de Madagascar.

     

    Le port de Toamasina fait, depuis déjà quelques années, l’objet d’extension pour faire face au besoin évolutive du secteur. “Et les partenaires du port comme la MICTSL s’y préparent déjà. En renforçant leurs moyens, ils anticipent les volumes à venir et investissent pour maintenir voire améliorer la performance globale du port”, se réjouit la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT).

     

    La SPAT indique avoir traité 220 000 conteneurs en 2023. Elle anticipe une hausse significative du volume des conteneurs qu’elle aura à traiter dans les prochaines années, à savoir un quadruplement de ces 220 000 conteneurs manipulés en 2023 d’ici 2035.

  • FONDS D’INVESTISSEMENT – Le FMI insiste sur la transparence dans l’affectation des ressources nationales au Fonds souverain Malagasy

    FONDS D’INVESTISSEMENT – Le FMI insiste sur la transparence dans l’affectation des ressources nationales au Fonds souverain Malagasy

    Antananarivo, 9 Août, 20h00 – Prise de participation, transfert. L’affectation des ressources nationales au Fonds souverain Malagasy (FSM), de même que leur utilisation doivent être transparentes et fondées sur le principe du “rapport qualité-prix”. C’est ce que souligne le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport sur la deuxième revue des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD).

     

    Le FMI indique insister sur cette transparence, “d’autant plus que l’aide publique au développement, dont Madagascar est fortement dépendante, est en baisse depuis plusieurs années”. Cette institution de Bretton Woods note d’ailleurs que malgré l’engagement du FSM à respecter les principes pour la gouvernance des fonds souverains, celui-ci n’a pas encore adopté de stratégie d’investissement qui guiderait ses opérations. Le FMI estime également que “les ressources du FSM ne sont pas clairement définies. “

     

    Le service du FMI souligne dans son rapport la nécessité d’éviter d’utiliser les ressources des entreprises publiques existantes vers des opérations qui ne passeraient pas le filtre budgétaire traditionnel. Il y est en effet rapporté que le FSM a déjà acquis une participation de 49 % dans le Consortium Neho qui mettra en œuvre le projet hydroélectrique de Sahofika. Il y a également le transfert de 50 millions d’euros du port de Toamasina vers le FSM en mars qui aurait pu être versé au budget, sous forme de dividende spécial. Et la décision concernant leur utilisation la plus efficace aurait pu être examinée de manière globale dans le cadre du processus budgétaire traditionnel, poursuit le rapport.

     

    Les autorités malgaches avaient alors réaffirmé leur engagement de renforcer la transparence et de limiter les risques budgétaires liés à la mise en œuvre du FSM. Après l’adoption du décret sur le taux de réserve qu’il va établir, la nomination de son directeur général, l’adoption prochaine du budget de fonctionnement de ce fonds d’investissement pour 2025 est avancée.

     

    L’Etat s’est également engagé à clarifier davantage les priorités du FSM afin d’éviter les conflits d’objectifs et de maximiser l’efficacité du fonds et à préciser les modalités de financement du fonds. Les autorités veillent aussi à limiter la capacité potentielle du FSM à engager la signature du gouvernement sur des projets d’investissement ou des PPP et à garantir la transparence et la bonne gouvernance du fonds par la soumission au Parlement et la publication régulière de rapports annuels et d’états financiers.

  • FINANCES – La Banque centrale rapporte une croissance annuelle de 13,9% des crédits bancaires 

    FINANCES – La Banque centrale rapporte une croissance annuelle de 13,9% des crédits bancaires 

    Antananarivo, 9 Août, 13h25 – Les activités de crédit en hausse. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) fait part d’une croissance annuelle de 13,9% au mois de juin de cette année. Des prêts qui avaient surtout bénéficié aux entreprises privées non franches et aux particuliers, selon ce qu’elle rapporte dans sa Note de conjoncture économique, publiée mardi.

     

    Cette nette amélioration témoigne, selon la BFM, de la poursuite du financement de l’économie par les banques. Et les prêts accordés ont surtout servi à couvrir les besoins de trésorerie de la clientèle et à soutenir les investissements, notamment à travers les crédits immobiliers et les crédits d’équipement, précise-t-elle.

  • CONSOMMATION – Une hausse de plus de 190% du volume du riz importé par Madagascar au premier semestre de 2025

    CONSOMMATION – Une hausse de plus de 190% du volume du riz importé par Madagascar au premier semestre de 2025

    Antananarivo, 8 Août, 21h30 – Le riz importé par Madagascar au premier semestre de 2025 dépasse déjà le volume total du riz importé pendant toute l’année 2024. Par rapport au premier semestre de 2024, la hausse est de 193,8% en volume. Alors que la Grande île avait importé 125 251 tonnes de riz de janvier à juin 2024, le volume importé est passé à 367 984 tonnes en 2025 à la même période.

     

    Avec une baisse de 13,9% du prix moyen du riz sur le marché international, la hausse n’a pas été aussi importante en termes de valeur. Selon les données de la Banky Foiben’i Madagasikara, la hausse est de 153% en termes de valeur, passant de 70,5 millions de dollars au premier semestre de 2024 à 178,4 millions de dollars en 2025 à la même période.

     

    Cet accroissement de l’importation du riz “a permis de stabiliser les prix de cet aliment de base sur le marché local”, souligne la Banque centrale. Cela a néanmoins conduit à une hausse notable des importations de la catégorie alimentations, avec une hausse de 28,2%.

     

    Avec une consommation annuelle par habitant estimée entre 135 et 153,5 kg, Madagascar ne parvient pas encore à couvrir entièrement ses besoins malgré une production locale importante, notamment à cause des aléas climatiques et du manque d’infrastructures agricoles et logistiques. La Grande île devient ainsi quasi-dépendante des importations pour garantir l’approvisionnement national.

     

    Pour inverser la tendance, Madagascar prévoit plusieurs actions, dont entre autres la production locale de riz hybride. Avec ce projet, la Grande île n’envisage pas seulement de réussir à nourrir sa population. Elle ambitionne de devenir le premier exportateur de riz en Afrique.

  • FISCALITÉ – Le système de facturation se tourne vers le numérique

    FISCALITÉ – Le système de facturation se tourne vers le numérique

    Antananarivo, 8 Août, 17h05 – Finies les reçus griffonnés à la main. Désormais, chaque opération devra être documentée, datée, signée et traçable en ligne. Le décret officialisant la mise en œuvre de la “e-Facturation” a été validé en Conseil des ministres le 2 Juillet dernier, enclenchant le virage numérique de la fiscalité. Le dispositif entend moderniser les pratiques commerciales et administratives. L’objectif est de simplifier et automatiser les échanges, de réduire les coûts et les délais, tout en renforçant la traçabilité et la sécurité des transactions.

    Concrètement, l’e-Facturation repose sur une plateforme centrale pilotée par l’administration fiscale, reliée à des systèmes homologués développés par des prestataires tiers. Ces outils, conformes à des normes techniques strictes, permettent la création, la transmission, le contrôle et l’archivage des factures numériques. Grâce à des interfaces de programmation (API), ils peuvent dialoguer avec les systèmes informatiques des entreprises, facilitant ainsi l’échange structuré des données. Cette interconnexion vise à assurer une couverture complète de la chaîne de valeur, du producteur au consommateur.

    Tous les acteurs économiques seront concernés après effectivité de la phase test qui sera d’abord appliquée uniquement pour les grandes entreprises. En sommes, industriels, artisans, prestataires de services et commerçants, qu’ils opèrent en gros ou au détail. Les achats destinés à la revente ou à la transformation devront également être accompagnés de factures conformes une fois que le système aura été validé pour le cas des grandes entreprises. Pour les autorités, cette réforme marque une étape clé dans la lutte contre l’évasion fiscale et l’assainissement du climat des affaires.

    Reste le défi de l’adoption. De nombreuses très petites, petites et moyennes entreprises (TPE/PME) ne disposent pas encore des outils informatiques ou d’une connexion stable. Le gouvernement assure que des campagnes de formation et un accompagnement seront mis en place pour éviter toute exclusion. L’enjeu est de taille et c’est de faire de l’e-Facturation un instrument de transparence et de confiance, tout en garantissant que les petits opérateurs ne soient pas laissés au bord de la route.

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  • CARBURANT – L’Etat maintient son engagement d’aligner progressivement les taxes sur le gasoil au niveau de celles de l’essence

    CARBURANT – L’Etat maintient son engagement d’aligner progressivement les taxes sur le gasoil au niveau de celles de l’essence

    Antananarivo, 8 Août, 14h30 – L’Etat cherche-t-il à encourager davantage l’usage des véhicules à essence ? Les autorités entendent en effet aligner progressivement les taxes sur le diesel sur les taux applicables au Super Carburant. C’est une des mesures de réformes qu’elles ont convenues avec le Fonds monétaire international (FMI), et maintenues lors de la deuxième revue du programme sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD).

    L’Etat explique que les droits et taxes d’entretien routier pour le diesel sont moins élevés que ceux pour l’essence. Déjà, c’est “une différence qui ne correspond pas aux externalités environnementales et à l’impact respectif des véhicules diesel et des voitures à essence sur les infrastructures”, mais elle a également “favorisé une structure du parc automobile fortement orientée vers le diesel qui représente 60 % de la consommation totale de produits pétroliers”.

    Les autorités s’engagent alors à augmenter progressivement la taxe et les autres prélèvements sur le carburant diesel afin de les aligner sur le niveau applicable à l’essence. Et c’est une disposition prévue être prise à fin octobre 2026, si l’on s’en tient au rapport de la deuxième revue de la FRD. Et elle devra être approuvée en Conseil des ministres.

    L’Etat indique d’ailleurs bénéficier du soutien de la Banque mondiale dans cette mesure. Un appui qui concerne la préparation et la mise en œuvre des mesures d’atténuation en faveur des groupes les plus vulnérables, notamment les véhicules de transport public et leurs utilisateurs.

    Si on se réfère à la structure des prix des carburants au premier semestre de 2024, la taxe sur les produits pétroliers (TPP) est de 228 ariary par litre pour le Gasoil contre 503 ariary par litre pour le Super Carburant. La Redevance allouée au Fonds routier (RER) est de 134 ariary par litre pour le Gasoil si elle est de 288 ariary par litre pour le Super Carburant.

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