Catégorie : Économie

  • SOMMET D’AFFAIRES – Les intérêts communs de Madagascar et les Etats-Unis au centre des discussions lors de l’US-Africa Business Summit

    SOMMET D’AFFAIRES – Les intérêts communs de Madagascar et les Etats-Unis au centre des discussions lors de l’US-Africa Business Summit

    Antananarivo, 25 Juin, 9h30 – Tous ont à y gagner. Les rencontres de la délégation malgache avec les représentants américains, durant le 17ème Sommet des affaires Etats-Unis-Afrique au Rwanda, leur ont permis de discuter des intérêts des deux pays dans l’établissement d’une bonne relation commerciale. Une occasion pour la Grande île de démontrer son engagement à poursuivre dans ce sens, d’après le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa.

    Le Premier ministre, Ntsay Christian, a par exemple rencontré les représentants du Gouvernement américains qui étaient présents à ce Sommet, pour plaider la cause de Madagascar concernant la taxation des produits malgaches qui entreront aux Etats-Unis et qui pourrait avoir des impacts conséquents si elle s’appliquait de manière effective.

    Ces représentants américains auraient alors exposé les points de vue des Etats-Unis sur ce sujet et auraient même avancé la possibilité de repousser la date d’application de ces tarifs, d’après le ministre David Ralambofiringa. “Ils sont en train d’y penser sérieusement et ils ont rassuré concernant le cas de Madagascar car ils sont conscients des intérêts des deux parties dans ces négociations bilatérales”, indique le ministre.

    Le Premier ministre Ntsay Christian a par ailleurs participé à un panel sur le secteur minier. Une occasion durant laquelle il a non seulement partagé le positionnement de Madagascar dans ce secteur mais également pour mettre en avant les atouts de la Grande île devant les autres pays africains ainsi que les investisseurs américains, d’après toujours le ministre en charge de l’Industrialisation.

    Ce 17e Sommet des affaires États-Unis-Afrique avait réuni plus de 1 500 délégués, dont des présidents, des chefs de gouvernement et des ministres africains, de hauts fonctionnaires du gouvernement américain et des dirigeants d’entreprises américaines et africaines. Les sessions qui y avaient été organisées ont couvert toute la gamme des opportunités d’expansion des échanges commerciaux, des investissements et des relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique.

    “Nous avons signé notre retour dans la participation à ce grand évènement, auquel nous n’avons plus participé depuis un certain temps”, souligne l’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala. “Notre objectif dans la participation à ce Sommet d’affaires était de plaider notre cause sur la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) ainsi que sur la tarification de nos produits qui entrent aux Etats-Unis. Et il se poursuivra auprès de l’ambassade de Madagascar à Washington avec le ministère de l’Industrialisation et du commerce”, explique-t-elle.

  • TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines étend jusqu’en 2028 et 2029 la location de deux ATR-72 auprès du loueur d’avions irlandais Abelo

    TRANSPORT AERIEN – Madagascar Airlines étend jusqu’en 2028 et 2029 la location de deux ATR-72 auprès du loueur d’avions irlandais Abelo

    Antananarivo, 24 Juin, 8h10 – Madagascar Airlines continuera d’exploiter les deux ATR-72 qu’elle loue déjà auprès du loueur d’avion irlandais Abelo. Les deux parties ont convenu d’étendre les contrats de location d’aéronefs qui les lient, jusqu’à janvier 2028 pour l’ATR72-500 immatriculé 5R-MJF et jusqu’au mois de novembre 2029 pour l’ATR72-600 immatriculé 5R-EJB. Elles ont communiqué cette décision lundi.

    Ces appareils continueront ainsi à être utilisés pour desservir le réseau domestique. Ce qui devra renforcer la connectivité entre les régions de la Grande île et contribuer ainsi à la relance du transport aérien intérieur, d’après ce qui avait été exposé à l’issue de la signature de l’accord d’extension de location de ces avions. Le président directeur général d’Abelo, Steve Gorman, note d’ailleurs les progrès réalisés par Madagascar Airlines et fait ainsi part d’un engagement commun des deux parties à garantir une connectivité régionale fiable à Madagascar.

    Pour Madagascar Airlines, “ces prolongations de contrat s’inscrivent dans une logique de stabilité financière et opérationnelle”. Mais elle marque surtout une étape cruciale vers la stabilisation de sa flotte, souligne son directeur général, Thierry de Bailleul. Cette flotte est actuellement composée principalement d’ATR 72 500 et d’ATR 72-600. Ce sont des appareils turbopropulseurs, jugés efficaces par la compagnie nationale malgache sur les courtes et moyennes distances, avec une consommation de carburant et une empreinte carbone significativement inférieures à celles des avions à réaction de taille comparable.

  • SOMMET D’AFFAIRES – Le secteur privé malgache plaide sa cause à l’US-Africa Business Summit 2025

    SOMMET D’AFFAIRES – Le secteur privé malgache plaide sa cause à l’US-Africa Business Summit 2025

    Antananarivo, 23 Juin, 15h55 – Porter les intérêts du secteur privé malgache. Telle est la mission de Marcellin Andrianarivelo-Razafy, représentant du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) qui figure parmi les membres de la délégation malgache participant au 17ème Sommet d’affaires Etats-Unis-Afrique qui se tient en Angola.

    Ce membre du GEM engage sur place des discussions avec les représentants du Gouvernement américain. L’un des grands sujets abordés porte sur la tarification américaine. Il est alors question pour ce représentant du secteur privé malgache de plaider pour la facilitation de l’accès des produits malgaches au marché américain.

    Plusieurs hauts responsables américains se sont d’ailleurs déplacés en Angola pour ce Sommet qui s’avère stratégique pour la relation entre l’Afrique et les Etats-Unis. Le Bureau des affaires africaines, le Conseiller principal du Président, la Société américaine de financement du développement international, la Banque américaine d’import-export, le Représentant américain du commerce pour l’Afrique ou encore l’Agence américaine pour le commerce et le développement, y sont représentés.

    Le GEM indique ainsi agir de manière concrète, afin d’élargir les opportunités d’exportations des opérateurs économiques de la Grande île. Le Groupement œuvre également pour attirer les investissements et défendre la compétitivité de ses entreprises à l’échelle internationale, lance-t-il.

  • SITUATION FINANCIÈRE – 2 784,54 milliards d’ariary d’arriérés de paiements pour la Jirama à fin décembre 2024

    SITUATION FINANCIÈRE – 2 784,54 milliards d’ariary d’arriérés de paiements pour la Jirama à fin décembre 2024

    Antananarivo, 23 Juin, 12h50 – Une énorme ardoise à effacer à fin décembre 2024. La Jirama a cumulé des arriérés de paiements s’élevant au total à 2 784,54 milliards d’ariary à la fin de l’année dernière. C’est le total de ses arriérés envers le secteur privé, le gouvernement, les organismes publics, ajoutés aux taxes communales comptabilisés jusqu’à cet exercice, qui sont rapportés dans son plan de redressement financier 2025-2028.

    Selon ses comptes arrêtés à fin 2024, la Jirama devait 1 747,90 milliards d’ariary, soit 62,79% de ces arriérés envers ces fournisseurs privés. Ceux-ci étaient notamment composés des arriérés de location de groupe, des arriérés qu’elle a accumulés envers les entreprises qui lui produisent de l’électricité de manière indépendante et qui lui vendent pour distribution, ainsi que d’autres arriérés envers divers acteurs comme ses clients, des organismes sociaux et de son personnel.

    Ses arriérés envers le Gouvernement s’élevaient pour leur part à 733,94 milliards d’ariary. Il s’agit notamment d’arriérés fiscaux incluant spécifiquement les taxes d’Etat, ainsi que diverses redevances. A ceux-ci s’ajoutent les dettes rétrocédées par l’Etat qui sont des obligations financières initialement contractées par l’Etat mais transférées à la IIRAMA par le biais d’un accord de rétrocession. Et puis il y a les prêts directs de l’Etat empruntés par la JIRAMA directement auprès du Gouvernement.

    La Jirama devait également 132,38 milliards d’arriérés avec les organismes publics, à savoir l’Office de régulation de l’électricité (ORE) et l’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) ainsi que 170,32 milliards d’ariary de taxe communale. Il s’agit d’une répartition détaillée dans ce plan de redressement.

    La Jirama indique alors dans ce document que le paiement des arriérés au secteur privé sera priorisé. C’est une disposition pour permettre une incitation pour les investissements dans de nouveaux projets d’énergies renouvelables et pour permettre la fourniture de carburant nécessaire pour la production électrique d’origine thermique, explique-t-elle.

    Pour ce qui est de ces dettes et arriérés envers le Gouvernement, feront l’objet d’une consolidation progressive en capital de la Jirama, avance-t-elle. Ces dettes sociales ainsi que ces dettes envers ses autres fournisseurs devront être réglées en cinq ans, à partir de 2026.

    La Jirama s’engage par ailleurs à payer régulièrement les redevances périodiques de l’Ader et de l’ORE. Elle indique également prendre en charge l’apurement des taxes communales, et ce, après réconciliation des dettes et créances entre la compagnie et les Collectivités territoriales Décentralisées (CTD).

  • COOPÉRATION – L’examen du dossier de Madagascar par le FMI dans le cadre de la deuxième revue de la FEC et de la FRD prévu pour le 3 juillet

    COOPÉRATION – L’examen du dossier de Madagascar par le FMI dans le cadre de la deuxième revue de la FEC et de la FRD prévu pour le 3 juillet

    Antananarivo, 23 Juin, 14h15 – La date est fixée. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) examinera le dossier de Madagascar le 3 juillet 2025, dans le cadre de la deuxième revue des programmes de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). L’information figure dans le calendrier provisoire des réunions et séminaires du FMI.

    Cette présentation devant le Conseil s’effectuera avec un léger décalage par rapport aux prévisions des autorités malgaches, qui l’espéraient pour le mois de juin, surtout après l’obtention d’un accord au niveau des services (« staff level agreement ») à l’issue de la mission de revue menée par les équipes du FMI en avril dernier. À l’époque, la ministre de l’Économie et des Finances avait indiqué que les critères de performance et repères structurels pour décembre 2024 avaient déjà été remplis.

    Trois dossiers devaient toutefois encore être finalisés avant le passage devant le Conseil d’administration. Ils concernent les secteurs pétrolier aval, énergétique et environnemental. Dans le secteur pétrolier, il s’agissait de publier le décret sur le mécanisme d’ajustement automatique des prix à la pompe pour le second semestre 2025, ainsi que l’arrêté fixant la structure des prix des carburants. Côté énergie, l’État devait finaliser et faire adopter en Conseil des ministres le plan de redressement financier de la Jirama.

    Sur le volet environnemental, deux textes étaient attendus : le décret fixant le mandat du Comité interministériel pour l’environnement (CIME), et celui relatif aux évaluations d’impact environnemental, destiné à remplacer le décret Mecie de 2004, comme l’avait précisé la ministre Rindra Rabarinirinarison.

    Un avis favorable du FMI ouvrirait la voie au décaissement d’une troisième tranche de 36,66 millions de DTS au titre de la FEC, et d’une seconde tranche de 40,732 millions de DTS au titre de la FRD.

  • ENERGIE – Deux nouveaux transformateurs de 25 MVA à importer pour la sous-station Tana Sud

    ENERGIE – Deux nouveaux transformateurs de 25 MVA à importer pour la sous-station Tana Sud

    Antananarivo, 23 Juin, 9h30 – De nouveaux équipements pour la Jirama. Le président de la République Andry Rajoelina a annoncé jeudi l’importation de deux transformateurs de 25 MVA pour la sous-station Tana Sud sise à Anosizato. Ces nouveaux matériels devraient remplacer les transformateurs de cette sous-station déjà vieux et tombant fréquemment en panne, selon le chef de l’État durant son intervention sur la chaîne de télévision publique jeudi.

    A en croire Andry Rajoelina, ces deux transformateurs devraient arriver sur la Grande île dans deux mois. Il souligne que l’un des deux sera gardé comme réserve, et “sera utilisé en cas de panne”. Il estime que l’arrivée de ces nouveaux transformateurs apportera une solution aux problèmes d’approvisionnement en énergie dans les quartiers Sud d’Antananarivo mais aussi dans l’Atsimondrano, et dans les localités de la route nationale RN1.

    Dans son intervention, le chef de l’Etat a soulevé qu’en plus des délestages causés par l’insuffisance de production d’électricité, les longues coupures de courant dans ces zones sont surtout dues aux pannes répétitives du vieux transformateur de 40 tonnes à Anosizato. Il évoque également la surcharge subie par les lignes de haute tension pour expliquer les pannes fréquentes sur le réseau interconnecté d’Antananarivo.

    En attendant l’arrivée des nouveaux transformateurs, Andry Rajoelina indique que les techniciens de la Jirama procéderont à la réparation du transformateur de 25MVA, comme ils l’ont déjà fait en novembre 2024. Cette réparation doit être terminée avant le 26 juin, souligne le président de la République.

  • RELATION COMMERCIALE – Madagascar au 17ème Sommet d’affaires Etats-Unis-Afrique en Angola

    RELATION COMMERCIALE – Madagascar au 17ème Sommet d’affaires Etats-Unis-Afrique en Angola

    Antananarivo, 22 Juin, 16h35 – Présence confirmée. Madagascar est annoncée parmi les participants au 17ème Sommet d’affaires Etats-Unis-Afrique qui se tient en Angola. Le Premier ministre Ntsay Chistian figure parmi les Chefs d’Etat et de gouvernements africains dont la présence est confirmée par le Corporate Council on Africa (CCA), organisateur de l’évènement.

     

    Cette participation, proposée par le ministère de l’Industrialisation et du commerce, avait déjà été approuvée en Conseil de gouvernement. Le Premier ministre malgache devrait ainsi être accompagné du ministre en charge du Commerce, de l’ambassadrice de Madagascar à Washington ainsi que des membres du secteur privé, selon une source au courant de ce déplacement. Les enjeux de la vanille, du textile ainsi que des minerais critiques de la Grande île devraient y être abordés, indique-t-elle.

     

    Du côté américain, plusieurs hauts responsables sont confirmés participer à ce Sommet. Ils représentent entre autres le Bureau des affaires africaines, le Conseiller principal du Président, la Société américaine de financement du développement international, la Banque américaine d’import-export, le Représentant américain du commerce pour l’Afrique ou encore l’Agence américaine pour le commerce et le développement, annonce la CCA.

     

    Ce 17ème Sommet des affaires États-Unis-Afrique du CCA devrait réunir plus de 1 500 délégués, dont des présidents, des chefs de gouvernement et des ministres africains, de hauts fonctionnaires du gouvernement américain et des dirigeants d’entreprises américaines et africaines. Les sessions du Sommet 2025 couvriront toute la gamme des opportunités d’expansion des échanges commerciaux, des investissements et des relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique, indique-t-il.

     

    Photo : Primature

  • OPPORTUNITES D’AFFAIRES – L’Egypte en mission économique à Madagascar

    OPPORTUNITES D’AFFAIRES – L’Egypte en mission économique à Madagascar

    Antananarivo, 22 Juin, 14h30 – Pas moins d’une dizaine de dirigeants d’entreprises égyptiennes se rendront à Madagascar dès le début de la semaine prochaine. Ils se déplaceront sur la Grande île du 22 au 25 juin, dans le cadre d’une mission économique dirigée par le vice-ministre égyptien chargé des Transports maritimes, Nehad Shahin et le président directeur général de l’Administrative Capital for Urban Development (ACUD), Khaled Abbass.

     

    L’ambassade d’Egypte à Madagascar est fortement impliquée dans l’organisation de ce Business Forum qui se tiendra à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo. La mission sera menée en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’Industrialisation et du commerce, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures, le ministère des Transports et de la météorologie, le ministère des Travaux publics, et le secrétariat d’Etat en charge des nouvelles villes et de l’habitat. L’Economic development board of Madagascar (EDBM) y apporte également son appui.

     

    Mis à part le Forum d’affaires ainsi que le networking avec le secteur privé malgache qui sont programmés pour cette délégation égyptienne, des visites de sites sont également dans leur agenda. La prospection qu’elle entend mener ne concernera donc pas seulement les échanges entre les deux pays mais également les investissements sur lesquels les entreprises égyptiennes peuvent se lancer à Madagascar.

     

    Le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, et le secrétaire d’Etat en charge des nouvelles villes et de l’habitat, Gérard Andriamanohisoa, s’étaient déjà rendus en Egypte au mois de novembre de l’année dernière. Ces membres du gouvernement s’y étaient rendus pour des rencontres bilatérales, avec notamment l’Elswedy Electric, l’Arab Contractors, le Rowad Engineering, et l’Orascom. Et ce, en vue de partenariats stratégiques dans des grands projets prévus à Madagascar.

     

    Des grands groupes égyptiens avaient alors déjà fait part de leur intérêt à entrer en partenariat avec des acteurs de la Grande île. Cette précédente mission s’inscrivait dans l’objectif de mobiliser des financements pour des projets à Madagascar et d’attirer des investisseurs égyptiens qui, comme l’a souligné le ministère des Transports, représente des partenaires stratégiques pour le développement du pays.

  • COMPRESSION DE PERSONNEL – La Jirama projette de se séparer de 1 037 salariés en cinq ans, selon son plan de redressement

    COMPRESSION DE PERSONNEL – La Jirama projette de se séparer de 1 037 salariés en cinq ans, selon son plan de redressement

    Antananarivo, 22 Juin, 12h45 – Passer d’un effectif de 4 542 à fin 2024 à 3 505 d’ici 2029. Ce qui entraînerait une réduction progressive de 1 037 personnes à prévoir sur le nombre des agents et collaborateurs de la Jirama. C’est une disposition figurant dans les réformes des ressources humaines de cette compagnie nationale, avancées dans son Plan de redressement financier 2025-2028.

    Cette mesure avait déjà été évoquée par la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, lors de la séance de questions-réponses entre le Gouvernement et les sénateurs. Il est exposé dans ce plan de redressement que “l’optimisation de l’effectif dans cinq ans sera adaptée à la politique générale de l’entreprise en tenant compte de l’évolution technologique et des métiers à forte valeur ajoutée”.

    Ainsi, l’effectif de la Jirama devrait être à 3 505 collaborateurs et agents, d’ici 2029 selon ce plan de redressement élaboré par son équipe dirigeante. 70% d’entre eux, soit 2 457 employés devraient être affectés dans les métiers techniques et 30% soit 1 048 employés dans les métiers administratifs. Mais ce sont des métiers qui vont évoluer progressivement chaque année, précise ce document.
    En 2024, 2 174 employés de la Jirama travaillaient dans le domaine technique, dont 60% dans l’électricité. Et ils étaient 2 923 dans l’administration de cette compagnie.

    Le plan de redressement de la Jirama souligne que les mesures RH sont importantes pour sa stabilité. Et la politique de ressources humaines qui y est envisagée serait “en parfaite cohérence avec les objectifs de redressement”. Cette politique conduirait à la réduction progressive de l’effectif de la compagnie par le rajeunissement des collaborateurs et le renversement de la répartition des effectifs par métier, selon ce qui y est expliqué. Les priorités de la Jirama se concentreront ainsi sur des actions à fort impact économique, notamment celles qui améliorent de façon fondamentale sa production, a-t-elle avancé.

    Les membres des divers Syndicats de la Jirama se sont récemment réunis en vue de discuter de la situation de cette société d’Etat. Une rencontre entre leurs représentants et le directeur général de la compagnie était même prévue au début de cette semaine, si on s’en tient à une de leurs publications sur Facebook.

  • RALLYE DES INDUSTRIES – Un premier test sur transmission et la compréhension pour les binômes université-industrie 

    RALLYE DES INDUSTRIES – Un premier test sur transmission et la compréhension pour les binômes université-industrie 

    Antananarivo, 21 Juin, 17h45 – Un premier défi relevé. Après un mois d’immersion en entreprises, les étudiants participants au Rallye des Industries ont été testés sur la connaissance de leurs entreprises marraines. Ils ont été amenés à démontrer leur compréhension fine de l’environnement d’accueil et des valeurs qu’incarnent leur binôme industriel lors de cette première épreuve.

     

    Ce concours vise à mettre en lumière le lien stratégique entre les jeunes talents issus de l’enseignement supérieur et les entreprises industrielles du pays. Dix binômes université-industrie y participent, à savoir Altitude Business School/Arbiochem Group, ESCM Business School/Alpha Ciment, ESPA Vontovorona/NEA Madagascar, ESS Agro/Groupe Basan, ESTI/Savonnerie Tropicale, la Faculté EGS/TAF Madagascar, l’Inscae/Star Madagascar, Iscam/Inviso Group, l’IST/Enduma et Université Aceem/Groupe Sipromad.

     

    Aussi, lors de cette première épreuve, ces binômes devaient présenter les entreprises marraines de manière créative, sur le thème “Industrie malgache, notre fierté, notre avenir”. Chacun s’y est mis notamment avec des vidéos originales, des pitchs dynamiques, ou encore des scénarisations audacieuses.

     

    C’est la première phase du Rallye des Industries qu’ils viennent de passer. Le concours, qui se déroulera encore sur six étapes, vise à allier compétition, transmission et innovation. Les participants bénéficieront alors d’un programme de renforcement de capacités pour les préparer pour les prochaines phases.

     

    Pour le ministre de la Jeunesse et des sports, Abdulah Marson Moustapha, le Rallye des Industries est plus qu’un concours. Il s’agit d’un “événement qui honore la jeunesse, qui célèbre l’innovation et projette l’avenir industriel de Madagascar sous le signe de l’intelligence collective”, lance-t-il. L’objectif, est alors de sensibiliser les jeunes sur le label « Malagasy ny Antsika », mais surtout de les sensibiliser sur l’importance de l’entreprenariat, et à les aider vraiment à s’immerger dans le monde de l’entreprise et de l’industrie, souligne de son côté le président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), Tiana Rasamimanana.