Catégorie : Économie

  • GOUVERNANCE – Une compression de personnel de la Jirama prévue dans son plan de redressement, selon la ministre Rindra Rabarinirinarison

    GOUVERNANCE – Une compression de personnel de la Jirama prévue dans son plan de redressement, selon la ministre Rindra Rabarinirinarison

    Antananarivo, 17 Juin, 7h55 – Un effectif qui devrait être revu à la baisse. La Jirama devrait voir son personnel réduit, suivant ses réels besoins. Cette disposition figurerait dans le plan de redressement avait préparé présenté par l’équipe dirigeante de la compagnie nationale, rapporte la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, lors de la séance de questions-réponses entre le Gouvernement et les sénateurs ce lundi.

     

    A en croire la ministre, la Jirama compterait actuellement plus de 4 000 salariés. Son plan de redressement prévoit cette compression de personnel dans la partie relative à la stratégie de gestion des ressources humaines de la compagnie nationale d’eau et d’électricité, explique-t-elle.

     

    Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, avait également insisté sur l’importance de “suivre de près” ces ressources humaines de la Jirama. La direction générale de cette entreprise publique avait déjà procédé avec des partenaires à des évaluations pour pouvoir établir des bilans et entreprendre les réformes nécessaires.

    C’est ce qui avait d’ailleurs motivé le changement des statuts de la Jirama, en raison notamment de l’obsolescence de certains textes qui la régissent. L’une des réformes les plus importantes prévues dans les nouveaux statuts porte sur la précision des fonctions et sur les critères d’évaluation non seulement de la direction générale mais également du Conseil d’administration de la compagnie, a soutenu le ministre Olivier Jean-Baptiste.

     

    Le Fonds monétaire international (FMI) avait rapporté dans le cadre des négociations autour du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) que le plan de redressement de la Jirama était déjà prêt. Celui-ci se concentre sur l’augmentation de la production grâce à des projets hydroélectriques. Il s’appuie également sur la réduction des pertes, par l’amélioration et l’extension des réseaux de transport et de distribution, et sur l’augmentation des tarifs pour réduire les pertes d’exploitation, d’après l’un des rapports sur ce programme.

  • SECTEUR EXTRACTIF – Une Loi sur les grands projets d’exploitation minière à la place de la LGIM en préparation

    SECTEUR EXTRACTIF – Une Loi sur les grands projets d’exploitation minière à la place de la LGIM en préparation

    Antananarivo, 15 Juin, 19h55 – On ne devrait plus parler d’ici peu de Loi sur les grands investissements miniers (LGIM). La révision de ce cadre, entreprise depuis l’année dernière, devra aboutir à une nouvelle loi qui portera le nom de Loi sur les grands projets d’exploitation minière ou la (LGPEM). Le ministère des Mines a fait part de cette réforme annoncée durant la présentation du bilan de la mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat par le Premier ministre Ntsay Christian devant les parlementaires de la Chambre de Basse.

    C’est la LGPEM qui régira les grands projets miniers qui seront menés à Madagascar. Et un des objectifs attendus de cette réforme est le développement de partenariat entre l’Etat et les promoteurs de projets qui apportera des retombées pour le pays, avanc l’administration minière.

    Le ministère des Mines avait déjà estimé que la mise à jour de la LGIM est impérative afin d’intégrer des améliorations qui répondent aux réalités actuelles et aux obligations définies par le nouveau pour prendre en compte les intérêts des parties prenantes et pour s’assurer que cette loi actualisée soit en adéquation avec les attentes du secteur minier. Elle devra d’ailleurs contribuer efficacement à la réalisation de la Politique générale de l’État, dont le programme de mise en œuvre prévoit l’ouverture de vingt grands projets miniers dans les cinq prochaines années.

    La LGIM est un régime spécial destiné aux projets miniers de grande envergure. Elle devait instaurer un régime juridique, fiscal, douanier et des changes qui se veut attractif et original, destiné à accompagner sur le long terme des projets miniers de très grande envergure. A ce jour, seul le projet Ambatovy est éligible à la LGIM. Base Resources est pour sa part la seule compagnie qui a déjà annoncé publiquement son aspiration à l’éligibilité à ce régime.

  • VOYAGE – Plus de 350 000 passagers transportés par voie aérienne durant les quatre premiers mois de 2025, selon l’Aviation civile de Madagascar

    VOYAGE – Plus de 350 000 passagers transportés par voie aérienne durant les quatre premiers mois de 2025, selon l’Aviation civile de Madagascar

    Antananarivo, 15 Juin, 19h05 – L’Aviation civile de Madagascar (ACM) fait part de plus de 350 000 passagers transportés par voie aérienne durant les quatre premiers mois de l’année 2025. C’est le cumul des 241 000 passagers rapportés pour le premier trimestre de cette année, ajoutée aux 109 000 passagers qu’elle vient de relever dans sa revue mensuelle du trafic aérien.

     

    La majeure partie de ces voyageurs ont voyagé sur le réseau régional. Viennent ensuite ceux qui ont été transportés via le réseau domestique et puis ceux via le réseau long-courrier. Cette répartition s’est poursuivie concernant le trafic passager du mois d’avril. Sur plus de 109 000 passagers rapportés pour cette période, 47% d’entre eux avait été transportés sur le réseau régional. 31% de ces voyageurs étaient transportés via le réseau domestique et 22% par le réseau long-courrier.

     

    L’ACM note une reprise significative du trafic passager au mois d’avril qui a gagné 32 points par rapport au mois précédent. Elle évoque une progression de 18% de trafic par rapport à la même période en 2024 et un dépassement de 12 points comparativement au niveau de 2019.

  • RÉSEAU MOBILE – Analanjirofo, Analamanga et Diana desservies à plus de 90 % en 4G en décembre 2024

    RÉSEAU MOBILE – Analanjirofo, Analamanga et Diana desservies à plus de 90 % en 4G en décembre 2024

    Antananarivo, 15 Juin, 15h30 – Analanjirofo, Analamanga et Diana forment le top 3 des régions les mieux couvertes par le réseau 4G. Leurs taux de couverture avaient dépassé les 90 % au 1er décembre 2024, comme présenté sur la nouvelle plateforme interactive de cartographie dédiée à la couverture mobile nationale, récemment lancée par l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec).

    Une commune est considérée comme couverte si elle reçoit un signal du réseau d’un ou de plusieurs opérateurs mobiles, même partiellement. Ainsi, Analanjirofo se classe première en matière de couverture régionale 4G. Dans cette région, 61 communes sur 64 sont desservies par cette technologie, selon la cartographie interactive de l’Artec. Un opérateur y assure la couverture dans ces 61 communes, tandis que les deux autres n’en couvrent respectivement que 11 et 14.

    Avec un taux de couverture de 93 %, la région Analamanga arrive en deuxième position durant cette période d’évaluation, avec 129 communes couvertes sur 139. La région Diana complète ce top 3, avec 60 communes sur 66 desservies, soit un taux de couverture de 91 %.

    Cinq régions affichent des taux de couverture 4G compris entre 80 et 89 % en décembre 2024. Il s’agit de Sava (89 %), Vakinankaratra (87 %), Matsiatra Ambony (82 %), Alaotra Mangoro (80 %) et Amoron’i Mania (80 %). Quatre autres régions présentaient des taux de couverture situés entre 70 et 79 % : Fitovinany (77 %), Boeny (73 %), Itasy (73 %) et Sofia (70 %), selon toujours l’Artec.

    Deux régions affichaient un taux de couverture de 69 % : 18 communes sur 26 sont desservies en 4G dans la région Ihorombe, tout comme 18 communes dans la région Bongolava. Enfin, deux régions présentaient des taux de couverture compris entre 50 et 59 %. Dans la région Atsinanana, 46 communes sur 84 étaient couvertes (soit 55 %) ; et 18 sur 35 dans la région Betsiboka, soit 51 %.

    Le reste du pays, soit sept régions, affichaient des taux de couverture inférieurs à 50 % : Atsimo Andrefana (46 %), Menabe (43 %), Atsimo Atsinanana (41 %), Vatovavy (38 %), Androy (35 %), Anosy (30 %) et Melaky (30 %).

  • FINANCES PUBLIQUES – Un Conseil des ministres restreint spécial pour adopter un projet de loi attendu par le FMI 

    FINANCES PUBLIQUES – Un Conseil des ministres restreint spécial pour adopter un projet de loi attendu par le FMI 

    Antananarivo, 15 Juin, 9h25 – Une réunion extraordinaire de l’Exécutif pour adopter un texte en urgence. Un Conseil des ministres spécial, restreint aux deux chefs de l’Exécutif et quelques ministres s’est tenu samedi à Ambohitsorohitra. Un seul sujet était discuté au cours de la réunion dirigée par le président de la République. Il s’agit de l’adoption du projet de loi sur la gestion de la trésorerie, une des “conditions de décaissement des appuis du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre des programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité pour la résilience et de la durabilité (FRD) pour l’année 2025”, selon le compte-rendu du Conseil des ministres de samedi.

     

    Ce texte, en préparation depuis 2017 selon le plan stratégique de modernisation des finances publiques, constitue une réforme majeure destinée à moderniser le cadre légal hérité de l’ordonnance de 1962. “L’actuel cadre juridique est obsolète et ne correspond plus à la réalité économique, technologique ni institutionnelle actuelle”, précise le Conseil des ministres dans son communiqué. L’objectif du nouveau texte est alors d’aligner le système malgache de gestion de trésorerie sur les standards internationaux. Il prévoit la mise en place d’un dispositif de gouvernance plus clair et plus efficace, permettant une meilleure coordination entre les différents acteurs publics.

     

    Selon le plan de modernisation des Finances publiques publié en 2022, une nouvelle loi sur la gestion de la trésorerie et ses textes d’application devraient permettre, “d’une part, la mise en oeuvre du système de gestion du patrimoine de l’Etat, et d’autre part, l’encadrement des modalités d’opérations du Trésor en décentralisé ou dans des guichets uniques et la production de statistiques financières aux nouveaux standards internationaux”. Le défaut d’adoption de ce texte, dont un premier draft avait été finalisé en 2019 mais qui a encore fait l’objet de nombreuses discussions, avait été présenté par le ministère de l’Economie et des finances comme une insuffisance persistante dans la mise en oeuvre des réformes de la gestion des finances publiques.

     

    Le nouveau projet de loi devrait encore passer par l’aval du Parlement et par la loupe de la Haute cour constitutionnelle avant sa promulgation définitive. Il devrait également être transmis au Conseil d’administration du FMI qui devrait examiner le dossier de la deuxième revue des programmes FEC et FRD pour Madagascar en ce mois de juin, si l’on en croit la déclaration faite en avril par le ministère de l’Economie et des finances. Après avoir obtenu l’accord au niveau technique de la mission du FMI après la deuxième revue en avril, les autorités malgaches avaient évoqué le traitement nécessaire de trois dossiers avant la réunion du Conseil d’administration du FMI en juin.

     

    Pour l’heure, Madagascar ne figure pas encore sur l’agenda du Conseil d’administration du FMI. Le calendrier publié sur le site de cette institution de Bretton Woods publie un agenda jusqu’au 25 juin, mais l’examen du dossier de Madagascar ne figure pas sur cet ordre du jour. A la fin de la première revue, Madagascar a dû attendre fin février 2025 pour voir se décaisser la deuxième tranche de la FEC et la première tranche de la FRD, annoncées pour novembre 2024.

  • ENERGIE – Olivier Jean Baptiste annonce l’hybridation de la production d’électricité dans tous les districts dotés de centrale thermique 

    ENERGIE – Olivier Jean Baptiste annonce l’hybridation de la production d’électricité dans tous les districts dotés de centrale thermique 

    Antananarivo, 14 Juin, 20h00 – Des solutions annoncées au problème d’approvisionnement électricité des régions. Le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Olivier Jean Baptiste annonce l’hybridation de la production d’électricité dans tous les districts dotés de centrale thermique. Il évoque l’installation de parcs solaires avec batterie dans les districts qui n’en disposent pas encore, et l’ajout de batterie pour les centrales déjà hybridées.

     

    L’annonce de cette hybridation a été faite vendredi par le ministre devant les députés durant la séance de questions réponses à l’Assemblée nationale. Il parle d’un projet de 600 MW à répartir sur les districts non concernés par les projets actuels. Il indique qu’il s’agit de la solution décidée par les autorités après que le projet de parcs solaires de 50 MW initialement prévu pour 47 districts a été affecté à d’autres localités, les six chefs lieux de province en l’occurrence, par le Conseil des ministres après prise en compte de nouvelles priorités.

  • ECONOMIE BLEUE – Madagascar dans le top 10 mondial des producteurs d’algues en 2022, selon le Cnuced

    ECONOMIE BLEUE – Madagascar dans le top 10 mondial des producteurs d’algues en 2022, selon le Cnuced

    Antananarivo, 14 Juin, 10h45 – Avec environ 15 800 tonnes produites, Madagascar se plaçait 10ème producteur mondial d’algues en 2022. Ces chiffres sont rapportés par la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) dans sa publication mensuelle pour ce mois de juin. Celle-ci indique s’être référée aux données de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

    Mais bien que Madagascar se soit trouvée à la dixième place, la production de la Grande île est modeste par rapport à celles des autres pays qui forment ce top 10. En 2022, la Chine était par exemple en tête de la production mondiale d’algues avec 22,4 millions de tonnes, suivie par l’Indonésie avec 9,2 millions de tonnes. Seules la Russie et Madagascar avaient produit moins de 150 000 tonnes parmi ces dix premiers pays producteurs d’algues.

    En termes d’exportations, l’Indonésie et la République de Corée sont en tête, représentant ensemble 56% des exportations mondiales durant cette période sous revue. Le Chili et le Pérou jouent également un rôle clé dans le commerce malgré des niveaux de production plus faibles, reflétant des stratégies orientées vers l’exportation et une utilisation domestique limitée, rapporte la Cnuced.

    Madagascar entend miser davantage dans ce secteur, à en croire les déclarations récentes du ministre de la Pêche et de l’économie bleue, Paubert Mahatante. Et le pays compte bien pousser à fond l’algoculture, a indiqué ce membre du Gouvernement.

     

     

    Photo : MPEB

  • HÔTELLERIE HAUT DE GAMME – Le Centell deviendra Marriott au dernier trimestre de 2025

    HÔTELLERIE HAUT DE GAMME – Le Centell deviendra Marriott au dernier trimestre de 2025

    Antananarivo, 13 Juin, 17h45 – Le Centell ne tardera plus à être exploité sous l’enseigne de la chaîne hôtelière Marriott international. Ce changement s’opérera au dernier trimestre de cette année, confient les responsables de cet hôtel d’affaires haut de gamme au président de la République, Andry Rajoelina, en marge de l’ouverture du salon International du tourisme (ITM) de Madagascar, jeudi.

    Annoncé au second semestre de l’année dernière, le groupe hôtelier Marriott International spécialisé dans l’hôtellerie de luxe, devrait exploiter deux établissements hôteliers à Antananarivo sous son enseigne, avec une capacité de plus de 200 chambres. Un projet que celui-ci devrait mener avec le groupe Luceo.

  • FILIÈRE VANILLE – Justin Tokely demande l’ouverture de la campagne de commercialisation de vanille verte avant le 26 Juin dans la Sava

    FILIÈRE VANILLE – Justin Tokely demande l’ouverture de la campagne de commercialisation de vanille verte avant le 26 Juin dans la Sava

    Antananarivo, 13 Juin, 16h55 – La question de l’ouverture anticipée de la campagne de commercialisation de la vanille verte refait surface. C’est le président de l’Assemblée nationale, Justin Tokely, également député élu à Sambava, qui a relancé le débat devant les membres du gouvernement lors d’une rencontre entre l’Exécutif et le Parlement à Tsimbazaza ce vendredi. Il a plaidé pour la faisabilité d’une collecte et d’un achat précoces de cette épice avant le 26 juin dans la région Sava.

    “Puisque les prix sont très bas, je pense qu’il est possible d’ouvrir la campagne avant le 26 Juin pour que la population puisse faire la fête avec joie”, évoque-t-il dans son intervention. Le président de la Chambre basse a également souligné que de nombreuses gousses sont déjà matures dans les zones littorales et prêtes à être récoltées.

    Cette revendication revient presque chaque année. Les décideurs n’ont jamais accepté cette demande arguant que la plupart des gousses ne sont pas encore suffisamment matures pour être cueillies. Néanmoins, des dérogations sont accordées pour certaines communes.

    Le député élu à Sambava a également accentué son intervention concernant la distribution d’agrément pour les exportateurs. “Je demande pour que l’octroi de l’agrément pour les exportateurs soit effectué dans la transparence. Il faut bien vérifier qui est prêt et qui ne fait rien”, s’adresse-t-il au ministre de l’Industrialisation et des commerces. “Seuls ceux qui sont prêts devraient recevoir l’agrément”, conclut-il.

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  • PERSPECTIVES – La Banque mondiale revoit à la baisse sa prévision de croissance économique pour Madagascar à 3,7% pour 2025 et à 3,9% pour 2026

    PERSPECTIVES – La Banque mondiale revoit à la baisse sa prévision de croissance économique pour Madagascar à 3,7% pour 2025 et à 3,9% pour 2026

    Antananarivo, 13 Juin, 13h15 – La croissance du PIB réel de Madagascar pour cette année devrait s’établir à 3,7% pour être à 3,9% l’année prochaine, estime la Banque mondiale. Ce qui représente respectivement un écart de -0,9 et -0,8 point par rapport aux projections de cette institution financière au mois de janvier 2025. La Banque mondiale en a fait part dans ses Perspectives économiques mondiales qu’elle vient de publier en ce mois de juin.

    Les autorités malgaches se veulent, eux, plus optimistes en avançant une croissance économique estimée à 3,8% pour l’année 2025 et à 4% pour 2026. Cette croissance devrait notamment être tirée par les investissements dans les secteurs clés comme les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, la protection sociale et le développement du capital humain, indique le ministère de l’Economie et des finances à l’issue de la restitution du rapport de performance du portefeuille de la Banque africaine de développement (BAD).

    Sur le plan régional, la Banque mondiale estime que la croissance de l’Afrique subsaharienne, où se trouve Madagascar, devrait se renforcer pour atteindre 3,7 % en 2025 et s’établir en moyenne à 4,2 % en 2026-2027. Et ce, en supposant que l’environnement extérieur ne se détériore pas davantage, que l’inflation diminue comme anticipé et que les conflits régionaux s’apaisent. L’Afrique subsaharienne serait d’ailleurs l’une des deux régions du monde qui devraient voir sa croissance s’accélérer au cours de la période de prévision.

    Le revenu par habitant en Afrique subsaharienne pour sa part devrait augmenter en moyenne de 1,6 % par an sur la période 2025-2027, avec une révision à la baisse de 0,4 point pour cette année. Cela signifie, d’après la Banque mondiale, que cette région conservera son retard en termes de niveau de vie par rapport aux autres économies émergentes et en développement.

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