Catégorie : Économie

  • ENERGIE – La mise en service de la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola annoncée pour la fin de l’année 

    ENERGIE – La mise en service de la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola annoncée pour la fin de l’année 

    Antananarivo, 13 Juin, 8h50 – Un autre deadline avancé. Le gouvernement prévoit d’intégrer sur le réseau interconnecté d’Antananarivo les premiers mégawattheures de la nouvelle centrale thermique de 105 MW en construction à Ambohimanambola avant la fin de l’année. C’est ce que le Premier ministre Christian Ntsay a annoncé jeudi durant la présentation du rapport d’activités du gouvernement devant l’Assemblée nationale.

     

    Le début des travaux d’installation des blocs moteurs à Ambohimanambola, annoncé au 24 avril, a de nouveau été reporté. Les équipements mécaniques nécessaires à la construction de la centrale sont encore à Toamasina, attendant la fin des travaux de renforcement des ponts sur la route nationale RN2 avant de pouvoir être transportés jusqu’à leur site d’implantation finale à Antananarivo.

     

    Le calendrier prévisionnel du ministère des Travaux publics prévoit la fin de la pose des étais métalliques destinés à renforcer les 13 ponts au 11 juillet. Le départ des convois exceptionnels de “chars” chargés des sept blocs moteurs de 70 tonnes chacun, des sept alternateurs de 64 tonnes chacun et des trois transformateurs de 50 tonnes chacun doit donc se faire après cette date. Il reste ensuite à effectuer les travaux d’installation, les bases pour accueillir les matériels étant déjà terminées selon les autorités.

     

    Les blocs moteurs étaient déjà entreposés à Toamasina depuis 2024, mais leur transport avait attendu aussi bien les travaux de renforcement des ponts que l’arrivée du reste des matériels, notamment les alternateurs et les transformateurs. Ceux-ci sont arrivés le 6 juin dernier au port de Toamasina. Les équipements avaient par ailleurs été initialement prévus être transportés par voie aérienne mais l’aéronef ayant la capacité de les transporter n’était plus disponible.

  • HÔTELLERIE – Des réserves foncières touristiques sécurisées pour accueillir des ecolodges de luxe et des hôtels club haut de gamme, selon Andry Rajoelina

    HÔTELLERIE – Des réserves foncières touristiques sécurisées pour accueillir des ecolodges de luxe et des hôtels club haut de gamme, selon Andry Rajoelina

    Antananarivo, 13 Juin, 8h35 – Du Nord au Sud, d’Est en Ouest. L’Etat indique avoir sécurisé des réserves foncières touristiques pour accueillir des ecolodges de luxe, des eco-resorts ou encore des hôtels club haut de gamme. Cette disposition vise à inciter les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration à venir à Madagascar mais également à permettre à ceux déjà implantés au pays de se développer davantage. C’est ce qu’a exposé le président de la République Andry Rajoelina, lors de l’ouverture du Salon international du tourisme de Madagascar (ITM), jeudi.

     

    Au moins une dizaine de sites avaient été présentés durant cette cérémonie. On y trouve notamment les parcs nationaux de l’Ankarana et de Lokobe, de Bemaraha et de Tsimanampetsotse, de Nosy Hara et d’Analamazaotra-Mantadia, d’Evatraha ou encore d’Ehoala Park.

     

    Le président de la République estime qu’il est aujourd’hui “uoolrgent” d’augmenter le nombre des chambres disponibles sur l’ensemble du territoire pour satisfaire la demande croissante du secteur. Le Chef de l’Etat indique toutefois ne s’intéresser qu’aux “vrais investisseurs” qui sont “reconnus et connus dans le monde entier”. Il n’est pas, selon lui, question de travailler avec “les spéculateurs”.

     

    Andry Rajoelina annonce alors qu’au moins cinq projets hôteliers à cinq étoiles devraient sortir de terre d’ici quelques mois. “Nous ne sommes plus là pour faire un discours, nous sommes là pour travailler, pour déployer tous les moyens. Et dans quelques années, nous pourrons en récolter le fruit et faire de Madagascar une destination phare”, lance-t-il.

  • BANQUE – Bred Madagasikara remet à ses clients ses premiers chèques et cartes bancaires à ses couleurs

    BANQUE – Bred Madagasikara remet à ses clients ses premiers chèques et cartes bancaires à ses couleurs

    Antananarivo, 12 juin, 14h30 – Bred Madagasikara poursuit sa transition stratégique sur la Grande île avec un jalon symbolique et opérationnel. Elle a commencé à distribuer la semaine dernière ses premiers moyens de paiement, cartes bancaires et chéquiers, siglés Bred. Ce déploiement marque une nouvelle étape dans le processus de rebranding entamé en fin d’année 2024, après l’acquisition de BFV Société Générale.

    L’événement s’inscrit également dans la campagne de communication intitulée “Le bleu vous va si bien”, qui vise à asseoir durablement l’identité de la Bred dans le paysage bancaire malgache. Après une première phase axée sur la continuité des services, la banque affirme aujourd’hui sa marque à travers des supports visibles : affichage urbain, panneaux publicitaires, spots télévisés et radio.

    “Nous savons que la transition d’un nom à un autre prend du temps. Mais les retours sont positifs, et cette nouvelle étape avec les cartes et chéquiers siglés Bred vient renforcer la présence concrète de notre identité auprès des clients”, confient les responsables de la banque lors d’une rencontre avec la presse, la semaine dernière.

    Cette étape fait suite au rebranding des agences, menées avec la volonté ferme de “ne pas perturber la clientèle”. Selon la banque, 35 agences ont pu être transformées en un week-end. Les collaborateurs et les services sont restés identiques, seuls les visuels et l’environnement des agences ont changé.

    Dans la foulée de cette dynamique de transformation, la banque a également lancé en début juin une offre promotionnelle. Et pour confirmer sa présence au service des acteurs économiques, Bred Madagascar se positionne comme sponsor officiel de la 11ème édition de l’International Tourism Fair (ITM) et du deuxième Salon de l’Artisanat, qui se tiennent depuis ce jeudi à Ivato. L’occasion pour la banque de proposer pendant les trois jours d’événement des offres spécifiques aux acteurs du tourisme, notamment des conditions avantageuses sur les terminaux de paiement électronique (TPE) et des solutions de financement dédiées.

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  • JUSTICE – Huit ressortissants sri-lankais accusés de pêche illégale placés en détention préventive

    JUSTICE – Huit ressortissants sri-lankais accusés de pêche illégale placés en détention préventive

    Antananarivo, 12 Juin, 15h45 – Huit ressortissants sri-lankais, membres de l’équipage du navire Ruth Baba 6, ont été placés en détention provisoire après leur comparution devant le parquet de Mahajanga, mardi. Ces prévenus sont accusés de pêche illégale de requins dans les eaux malgaches. Ils ont été interpellés le 5 juin dernier par le Centre de surveillance de pêche (CSP) lors d’une opération conjointe avec les Comores au large de Cap Saint-André du côté de Besalampy,

    D’après les informations partagées par le ministère de l’Environnement et du développement durable, plus de 17 tonnes de requins ont été découverts sur le navire après le déchargement. Ces requins appartiennent à trois espèces menacées inscrites à l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Le ministère indique qu’une enquête est en cours pour identifier de possibles complicités locales.

    Madagascar abrite 80 espèces de requins dont 37 sont classées “menacées” alors que 22 autres sont classées parmi les espèces aux “données insuffisantes”, selon la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Malgré les efforts contre la pêche illégale, les requins continuent d’être ciblés pour leurs ailerons.

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  • EXPORTATION VERS LES ÉTATS-UNIS – Des envois par avion pour honorer les commandes dans les délais, selon le GEFP

    EXPORTATION VERS LES ÉTATS-UNIS – Des envois par avion pour honorer les commandes dans les délais, selon le GEFP

    Antananarivo, 11 Juin, 18h00 – Les exportateurs malgaches vers les États-Unis sont engagés dans une véritable course contre la montre. Une partie d’entre eux, notamment dans le secteur textile, ont dû opter pour le transport aérien afin de livrer leurs produits à temps sur le marché américain. Cette situation a été exposée ce mercredi par Béatrice Chan Ching Yiu, présidente du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP).

    Certains opérateurs prennent cette décision pour livrer leurs commandes avant le 8 juillet, date marquant la fin de la suspension temporaire de 90 jours du nouveau régime douanier américain, lequel prévoit une taxe de 47 % sur certains produits malgaches. “Le véritable défi, c’est le temps. Les marchandises envoyées par voie maritime risquent d’arriver après cette échéance. Les entreprises font donc tout leur possible pour exporter un maximum de produits, d’où le recours au transport aérien”, explique la présidente du GEFP.

    Cette mesure dépend toutefois des clients. Ceux qui souhaitent profiter du régime actuel pour expédier le plus possible acceptent de supporter le surcoût du fret aérien. D’autres choisissent encore la voie maritime, tout en sachant qu’ils s’exposent à une éventuelle taxation après le 8 juillet.

    Pour l’heure, les opérateurs restent dans l’incertitude. “Nous espérons que les autorités américaines et malgaches entreront rapidement en discussion pour parvenir à un accord. Cela permettrait à nos clients de se positionner et de continuer à faire confiance à Madagascar pour leurs commandes, car ils restent encore en observation”, souligne Béatrice Chan Ching Yiu.

    L’État malgache a validé la semaine dernière les mesures stratégiques à présenter lors des négociations bilatérales avec le Bureau du représentant américain au commerce (USTR).

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  • SECTEUR MINIER – Le projet de graphite « Maniry » d’Evion Group reconnu comme projet stratégique pour l’Union Européenne

    SECTEUR MINIER – Le projet de graphite « Maniry » d’Evion Group reconnu comme projet stratégique pour l’Union Européenne

    Antananarivo, 12 Juin, 8h15 – Un statut plus que symbolique. Le projet de graphite « Maniry » d’Evion Group, dans le Sud de Madagascar, vient d’être reconnu comme projet stratégique dans le cadre de la législation européenne sur les matières premières critiques (CRMA). Celui-ci figure dans la liste des projets stratégiques pour l’Europe situés dans des pays tiers et dans des pays ou territoires d’outre-mer qu’avait dernièrement publiée la Commission Européenne.

    C’est plus qu’une reconnaissance pour le directeur général d’Evion Group, David Round. “Le fait d’être le seul projet à Madagascar à bénéficier du statut de projet stratégique en vertu de la loi sur les matières premières essentielles est à la fois un honneur et une validation de la qualité, de l’ampleur et de l’importance de Maniry”, lance-t-il. Il estime que ce statut ouvrira non seulement la porte à de précieuses opportunités de financement et de subvention de l’Union Européenne, mais il positionne également Evion comme un futur fournisseur clé de graphite naturel pour l’Europe.

    Mais ce statut de “projet stratégique” ne manquera pas non plus de peser sur les négociations de cette compagnie avec les autorités malgaches. Evion Group se concentre actuellement sur la finalisation des exigences en matière de licences et de permis, sur l’avancement des discussions de financement et sur la conclusion d’accords stratégiques d’exploitation qui soutiendront le succès à long terme de son projet “Maniry”.

    Comme rappelé par Evion Group dans son communiqué, L’obtention du statut de projet stratégique dans le cadre de la CRMA permettra à une société minière de bénéficier d’un soutien renforcé et d’une facilitation rationalisée pour ses plans de développement minier. Elle devra contribuer notamment à l’accélération des processus d’autorisation, au renforcement des possibilités de financement et à un attrait accru pour les parties prenantes stratégiques.

    Evion Group estime par ailleurs que ce statut de “projet stratégique” attribué par la Commission Européenne souligne le rôle essentiel de son projet Maniry dans le soutien de l’objectif stratégique de l’Europe qui vise à garantir un approvisionnement fiable et durable en graphite naturel. C’est d’ailleurs un minerai essentiel pour la chaîne d’approvisionnement des batteries et la transition vers l’énergie propre de l’Europe, rappelle cette compagnie.

  • ÉNERGIE – L’acheminement des équipements de la centrale de 105 MW d’Ambohimanambola prévu après le 11 juillet

    ÉNERGIE – L’acheminement des équipements de la centrale de 105 MW d’Ambohimanambola prévu après le 11 juillet

    Antananarivo, 11 Juin, 16h25 – Un nouveau délai pour assurer le transport des équipements nécessaires à la construction de la centrale thermique de 105 MW à Ambohimanambola. Le ministère des Travaux publics prévoit de terminer les travaux de renforcement des ponts de la route nationale RN2 d’ici au 11 juillet. Les sept blocs moteurs pesant 70 tonnes chacun, ainsi que les sept alternateurs de 64 tonnes chacun et les trois transformateurs de 50 tonnes chacun ne pourront être acheminées vers la capitale qu’après cette date.

    Selon les informations transmises par le ministère, les derniers travaux attendus consistent entre autres à installer des étais métalliques pour consolider les structures. Au 6 juin, date d’arrivée des derniers matériels au Port de Toamasina, trois étais sont en cours d’installation, un est terminé, cinq sont en cours d’acheminement et sept restent à transporter et à poser.

    En janvier, le ministère avait annoncé la fin des travaux sur les différents ouvrages, mais avait indiqué ne vouloir procéder à l’installation des étais métalliques que lorsque les convois étaient prêts à passer. Initialement prévu pour décembre 2024, le transport des moteurs avait été reporté en attendant la livraison des dernières pièces, reçues ce week-end.

    Lancé en 2022 pour réduire la dépendance de la Jirama aux prestataires privés, ce projet de 28 milliards d’ariary, selon le président de la République, a connu plusieurs retards, notamment en raison des défis logistiques et techniques liés au transport des équipements. Ceux-ci avaient été initialement prévus débarquer dans la capitale par avion, mais l’indisponibilité de l’aéronef censé les transporter a dû décider les autorités à les acheminer par voie maritime jusqu’à Toamasina.

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  • SOCIETE ANONYME – Le capital social de la Jirama fixé à 52 milliards d’ariary avec 2,6 millions d’actions de 20 000 ariary de valeur nominale chacune

    SOCIETE ANONYME – Le capital social de la Jirama fixé à 52 milliards d’ariary avec 2,6 millions d’actions de 20 000 ariary de valeur nominale chacune

    Antananarivo, 11 Juin, 11h15 – Quand la Jirama a été créée en 1975, son capital social était fixé à 1 million de francs malgaches (FMG), soit 200 000 ariary. C’est du moins ce qui est indiqué dans “l’ordonnance 75-024 portant création de la société Jiro sy rano malagasy et fixant les statuts de ladite société”.

    50 ans plus tard, les nouveaux statuts de la compagnie, publiés en avril dans le journal officiel et signés par le directeur général du trésor, indiquent que ce capital social est désormais de 52 milliards d’ariary. Celui-ci est divisé en 2,6 millions d’actions de 20 000 ariary chacune de valeur nominale, numérotées de 1 à 2 600 000.

    Comme déjà indiqué dans les statuts adoptés en 1975, le capital reste entièrement souscrit par l’Etat malgache. Il reste également variable et peut être augmenté en une ou plusieurs fois, et ce, conformément aux dispositions légales en vigueur.

    Par ailleurs, la Jirama est toujours régie par le droit commun des sociétés anonymes, même si en 1975, ses statuts parlaient d’une Société d’Etat. En 2025, les nouveaux statuts parlent de société anonyme à participation publique, avec l’Etat donc comme seul actionnaire.

    La Jirama n’est par ailleurs pas la seule société détenue à 100% par l’Etat. Dans la liste établie par le ministère de l’Économie et des finances dans la Loi des finances 2025, l’Etat est également actionnaire unique dans neuf sociétés. Il s’agit, en l’occurrence de la Caisse d’épargne de Madagascar, le Fonds de portage et de privatisation, Madagascar Estate Company (Madeco), Pharmalagasy, la Société de gestion et de recouvrement, la Société de manutention des marchandises conventionnelles (SMMC), la Société théicole de Madagascar (Sothemad), la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) et la State Procurment of Madagascar (SPM).

  • PÊCHE ILLÉGALE – Un navire srilankais avec 16 tonnes de requins saisi au large de Besalampy

    PÊCHE ILLÉGALE – Un navire srilankais avec 16 tonnes de requins saisi au large de Besalampy

    Antananarivo, 11 Juin, 6h15 – Un coup de filet en haute mer. Le navire de surveillance des pêches « Atsantsa », affrété par le Centre de surveillance des Pêches (CSP), a intercepté un bateau de pêche illégal srilankais dans la nuit du 5 juin. Selon un communiqué du ministère de la Pêche et de l’Économie Bleue, publié ce mardi, le navire transportait déjà 16 tonnes de requins à son bord.

     

    Huit membres d’équipage ont été interceptés par les patrouilleurs malgaches et comoriens au nord de Cap Saint-André, puis conduits à Mahajanga. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la 65ème mission régionale du patrouilleur de pêches « Atsantsa », qui s’est déroulée du 28 mai au 8 juin 2025 dans les zones économiques exclusives de Madagascar et des Comores.

     

    Ces pêcheurs illégaux dans les eaux malgaches sont soupçonnés de nombreuses infractions, notamment l’absence de permis de pêche, l’incapacité du navire à pêcher au large, et la capture d’espèces protégées dont la pêche est interdite, à savoir les requins.

     

    Cette saisie fait partie des efforts déployés par le CSP pour éradiquer la pêche illégale. La mission a été menée par des civils du CSP, incluant des inspecteurs des pêches de Madagascar et des Comores, ainsi que des gendarmes et des militaires de la Marine nationale, qui ont dirigé le navire de surveillance des pêches « Atsantsa ».

     

    Cette saisie s’inscrit dans le cadre des efforts menés par le CSP pour éradiquer et lutter contre la pêche illégale. Il est à noter que cette mission a été assurée par des civils du CSP, notamment des inspecteurs des pêches de Madagascar et des Comores, des gendarmes et des militaires de la Marine nationale, qui ont dirigé le navire de surveillance des pêches « Atsantsa ».

     

    Mokhtar Salim Andriatomanga, gouverneur de Boeny a sollicité davantage de patrouilles sur les eaux malgaches lors de la clôture du 65ème mission régionale du CSP, ce samedi. Il a indiqué dans son discours que “ces petits bateaux ne peuvent pas parcourir sans ravitailleur le trajet marin Madagascar-Sri Lanka”. Cependant, il a évoqué qu’“il est possible qu’un bateau mer ravitaille ces embarcations et emmagasine les produits des pêches”. Et “celui qui était saisi pourrait ne pas être le seul dans les eaux malgaches”, conclut-il.

     

    Photo : MPEB

  • ÉCONOMIE – La valeur des exportations de produits artisanaux doublée en cinq ans

    ÉCONOMIE – La valeur des exportations de produits artisanaux doublée en cinq ans

    Antananarivo, 10 Juin, 10h15 – Un important potentiel de développement de l’artisanat se confirme. La valeur en devises des exportations de produits artisanaux malgaches a doublé en cinq ans. Elle est passée d’environ 17 millions d’euros en 2020 à 35 millions d’euros en 2025. Ces chiffres ont été communiqués par le gouvernement malgache à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans le cadre du quatrième examen des politiques commerciales de la Grande Île.

    L’année 2024 a été marquée par le renforcement des capacités des artisans, afin de favoriser la création d’emplois et d’améliorer leur employabilité. L’État ambitionne d’ailleurs de faire de l’artisanat le premier pourvoyeur d’emplois à Madagascar dans les dix prochaines années, avec pour objectif l’intégration annuelle d’au moins 150 000 jeunes dans la filière ou dans des activités connexes.

    Comme le souligne l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM), “l’artisanat représente bien plus qu’un héritage culturel. C’est un secteur stratégique, au cœur de l’économie et de l’identité du pays”, indique l’agence.

    L’EDBM précise que près de 500 000 artisans exercent à travers tout le pays, du tissage de la soie à Ambositra à la vannerie dans le Sud. Ce secteur représenterait 15 % du PIB national et générerait plus de 3 millions d’emplois directs et indirects.

    Madagascar marquera la célébration de la Journée mondiale de l’artisanat ce mardi. “En valorisant nos artisans, nous reconnaissons leur rôle essentiel dans la transformation de la tradition en richesse économique, du savoir-faire en opportunités durables, et du talent en moteur de développement”, conclut l’EDBM.