Catégorie : Économie

  • MINERAIS CRITIQUES – L’Etat approuve l’adhésion de Madagascar au Mineral security partnership Forum initié par les Etats-Unis

    MINERAIS CRITIQUES – L’Etat approuve l’adhésion de Madagascar au Mineral security partnership Forum initié par les Etats-Unis

    Antananarivo, 9 Juin, 17h30 – Une intégration stratégique. Madagascar devrait désormais pouvoir rejoindre le Partenariat pour la sécurité des minerais rares ou le Mineral security partnership (MSP) Forum. L’Etat a approuvé en Conseil des ministres, mercredi dernier, cette adhésion de la Grande île à cette plateforme lancée par les Etats-Unis, qui regroupe plusieurs pays s’engageant à promouvoir des chaînes d’approvisionnement responsables en minerais critiques.

     

    Madagascar, avec ses différents minerais critiques convoités, aurait été officiellement invité à rejoindre le MSP Forum. Et l’Etat y voit des opportunités, puisque l’adhésion à cette plateforme devrait présenter plusieurs avantages pour le pays. Le compte rendu du Conseil des ministres, durant lequel ce sujet avait été abordé, parle par exemple de visibilité internationale de Madagascar, avec notamment sa participation à des événements et l’attraction d’investisseurs.

     

    Le MSP Forum devra également contribuer au développement de partenariats stratégiques, grâce au partage d’informations avec les membres, les institutions financières et le secteur privé. Mais c’est aussi une plateforme qui permettra à Madagascar de faire valoir ses intérêts, échanger sur les bonnes pratiques et relever les défis communs, détaille le rapport de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

     

    Comme indiqué par le Gouvernement américain, le MSP examine les projets tout au long de la chaîne de valeur de l’énergie propre, allant de l’exploitation minière, de l’extraction et de la récupération secondaire, en passant par le traitement et le raffinage, jusqu’au recyclage. Il se concentre sur les chaînes d’approvisionnement en minéraux et métaux les plus pertinentes pour les technologies d’énergie propre, comme le lithium, le cobalt, le nickel, le manganèse, le graphite, les terres rares et le cuivre.

  • DÉVELOPPEMENT – “Des statistiques solides et vraies constituent une arme essentielle dans la lutte contre la pauvreté”, estime l’historien, Pr Richard Ranarivony

    DÉVELOPPEMENT – “Des statistiques solides et vraies constituent une arme essentielle dans la lutte contre la pauvreté”, estime l’historien, Pr Richard Ranarivony

    Antananarivo, 9 Juin, 16h15 – “Pour développer un pays il faut des chiffres”. Le professeur Richard Ranarivony, historien de l’économie, met en avant le rôle indispensable des statistiques fiables dans le développement d’un pays. “Des statistiques solides et vraies constituent une arme essentielle dans la lutte contre la pauvreté”, souligne-t-il lors d’une conférence internationale organisée à Ankatso, jeudi.

     

    Le chercheur en histoire a souligné dans son intervention sur le thème “Les institutions de statistiques : histoires et pratiques croisées : Cameroun -France – Madagascar” que les statistiques “peuvent être manipulées”. Pourtant, “pour lutter contre la pauvreté, en général, il faut disposer de chiffres vrais et transparents et fiables”.

     

    A l’en croire, diriger un pays sans consulter les statistiques constitue “un pilotage à vue”. C’est avec ces instruments qu’un dirigeant ou un décideur peut prendre de décision politique. “Si vous ne pouvez pas mesurer, vous ne pouvez pas diriger, vous ne pouvez pas prendre des décisions devant un phénomène ou un problème”, conclut-il.

     

    Raymond Ebalé, professeur à l’Université d’Yaoundé rapporte que l’Institut national de statistique du Cameroun tourne mal. Il soulève, par exemple, le dernier recensement de la population camerounaise qui date de deux décennies et dont les résultats restent à désirer. Ce qui constitue un “blocage pour différents projets de développement”, signale-t-il.

     

    Cette conférence internationale organisée par la mention Histoire de l’Université d’ Antananarivo a regroupé une quinzaine de chercheurs dont des jeunes doctorants. Durant deux jours, ces historiens malgaches, français et du Grand continent ont pu partager leur recherche sur “Du sens des chiffres et de leur usage à Madagascar du XVIIIe eu XXIe siècles”.

  • ENTREPRENEURIAT – 45 startups des régions entrent en incubation dans la cadre du programme Miary Digital

    ENTREPRENEURIAT – 45 startups des régions entrent en incubation dans la cadre du programme Miary Digital

    Antananarivo, 8 Juin, 11h00 – Elles sont 45 startups à composer la deuxième cohorte de Miary Digital, le programme d’appui à l’entrepreneuriat innovant dans le secteur du numérique. Ces jeunes porteurs de projets sélectionnés, issus de huit régions, vont intégrer un programme d’incubation intensif durant plus de trois trimestres.

     

    Ce parcours d’incubation intensif devra permettre de renforcer les capacités techniques et managériales de ces entreprises. Il devra également les aider à structurer leurs modèles économiques ainsi qu’à accroître leur impact à l’échelle locale et nationale, indique le projet Pôle intégré de croissance (PIC).

     

    Miary Digital est un programme d’incubation et de subvention à destination des startups Malagasy. Ce programme vise à appuyer le secteur privé et à stimuler l’entrepreneuriat innovant. Pour cette deuxième cohorte, les entreprises sélectionnées proviennent des régions Analanjirofo, Atsinanana, Vatovavy, Fitovinany, Atsimo Atsinanana, Atsimo Andrefana et Anosy.

     

    Trois incubateurs se chargeront de leur fournir des accompagnements personnalisés. NextA se chargera de la zone Nord, tandis qu’Orange Digital Center s’occupera de la Zone Sud. Zafy Tody, pour sa part, accompagnera les startups sélectionnées de la zone Est.

     

    Photo : Zafy Tody

  • CONDITION DE VIE – Les personnes vivant avec moins d’environ 15 000 ariary par jour désormais considérées en situation de pauvreté absolue

    CONDITION DE VIE – Les personnes vivant avec moins d’environ 15 000 ariary par jour désormais considérées en situation de pauvreté absolue

    Antananarivo, 8 Juin, 18h00 – Un paramètre de classification révisé. Le seuil de pauvreté international pour les pays à faible revenu n’est plus à 2,15 dollars ou environ 10 750 ariary par personne par jour. La Banque mondiale l’a relevé à 3 dollars depuis ce mois de juin. Ce qui veut dire que les personnes qui vivent avec moins d’environ 15 000 ariary sont désormais considérées comme étant dans une situation de pauvreté absolue.

     

    La Banque mondiale indique avoir procédé à l’actualisation des seuils de pauvreté, en tenant compte du changement des niveaux de vie dans le monde au fil du temps. Aussi, cette institution de Bretton Woods indique avoir tenu en compte dans cette révision l’augmentation du coût de la vie, afin d’améliorer les mesures de la consommation des ménages et pour tenir compte des changements dans les seuils de pauvreté nationaux.

     

    Mais ce seuil international de pauvreté mesure toujours le pourcentage de personnes vivant dans l’extrême pauvreté, de la même manière qu’il le fait depuis 1990, précise la Banque mondiale. Et Il indique la proportion de personnes en situation de pauvreté absolue selon les normes des pays les plus pauvres du monde, a-t-elle souligné.

     

    Ce n’est par ailleurs pas seulement le seuil de pauvreté international pour les pays à faible revenu comme Madagascar qui avait été actualisé. Le seuil pour les pays à revenu intermédiaire inférieur avait également été relevé, passant de 3,65 dollars à 4,20 dollars. De même pour les pays à revenu intermédiaire supérieur qui passe de 6,85 dollars à 8,40 dollars.

     

    Madagascar affiche l’un des taux de pauvreté les plus élevés au monde, même avec l’ancien seuil de 2,15 dollars par personne par jour. En 2024, 80% de la population malgache devait vivre quotidiennement en dessous de 10 750 ariary avec le cours actuel du dollar, d’après ce qu’a avancé la Banque mondiale dans son rapport 2025 sur les Perspectives macroéconomiques de la pauvreté ou le « Macro poverty outlook » (MPO), publié en ce mois d’avril.

  • ÉCONOMIE BLEUE – Madagascar parmi les pays leaders en Afrique dans la lutte contre la pêche illégale, selon le ministre Paubert Mahatante

    ÉCONOMIE BLEUE – Madagascar parmi les pays leaders en Afrique dans la lutte contre la pêche illégale, selon le ministre Paubert Mahatante

    Antananarivo, 8 Juin, 14h45 – Madagascar serait aujourd’hui l’un des pays leaders en Afrique dans la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN). Une position que le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue, Paubert Mahatante, a défendue lors d’une émission diffusée par la Présidence de la République.

    La Grande Île s’est dotée de moyens pour intensifier cette lutte. Le ministre rappelle que Madagascar ne disposait que de deux bateaux de surveillance il y a quelques années ; aujourd’hui, la flotte en compte 23, et devrait bientôt passer à 25, rapporte-t-il.

     

    Le pays a rejoint, il y a quelques années, le Centre de coordination du suivi, du contrôle et de la surveillance des pêches (MCSCC), afin de réaffirmer son engagement dans la lutte contre la pêche illégale et la promotion d’une pêche durable. En avril, Madagascar a également présenté son Plan d’action national (PAN-INN) 2025-2029. Ce plan prévoit une série de mesures pour renforcer les mécanismes de suivi, améliorer la transparence du secteur et garantir la conformité des pratiques de pêche aux normes internationales.

  • ENERGIE – Sept alternateurs de 64 tonnes chacun à Toamasina pour compléter les sept blocs moteurs de 70 tonnes de la centrale thermique d’Ambohimanambola 

    ENERGIE – Sept alternateurs de 64 tonnes chacun à Toamasina pour compléter les sept blocs moteurs de 70 tonnes de la centrale thermique d’Ambohimanambola 

    Antananarivo, 8 Juin, 8h45 – Des équipements supplémentaires pour la centrale thermique de 105 MW d’Ambohimanambola. Sept alternateurs de 64 tonnes chacun sont arrivés au port de Toamasina vendredi, annonce le ministère de l’Energie et des hydrocarbures. Trois transformateurs de 50 tonnes chacun sont également inclus dans le lot des matériels supplémentaires arrivés vendredi pour compléter les sept blocs moteurs de 70 tonnes chacun déjà arrivés à Toamasina depuis début 2024.

     

    Photo ,: Ministère de l’Energie et des hydrocarbures

     

    Avec l’arrivée de ces équipements supplémentaires, le ministère annonce que “tous les matériels nécessaires à la construction de la centrale de production d’électricité d’une puissance de 105 MW à Ambohimanambola sont désormais complets”. Mais “la prochaine étape consiste à les transporter jusqu’à Ambohimanambola”, poursuit le ministère. Ce qui ne s’annonce pas facile, “une immense tâche est à faire pour renforcer les 13 ponts sur la route nationale RN2 de façon à supporter les charges”, indique-t-il.

     

    Les travaux de renforcement des ouvrages sur la RN2 avaient déjà été annoncés en phase d’achèvement en décembre 2024. A l’époque, le ministère des Travaux publics avait annoncé que les structures métalliques avaient été installées et qu’il restait à placer les socles métalliques sur les supports. Mais il était prévu que ces socles ne soient placés que quelques jours avant le départ des convois de façon à éviter les actes de vandalisme et les vols.

     

    L’objectif des travaux de renforcement était de permettre le passage de nombreux convois exceptionnels de plus de 70 tonnes, sachant que les charges autorisées sur les routes nationales ne devaient pas dépasser les 45 tonnes. Lors du Conseil des ministres délocalisé à Toamasina le 17 avril 2024, il avait même été recommandé que les charges sur la RN2 ne devraient pas dépasser 28 tonnes.

     

    Les travaux devraient cependant pouvoir commencer dès que les matériels arriveront à Ambohimanambola. Les autorités avaient déjà annoncé en novembre 2024 que “les fondations destinées à accueillir les groupes sont déjà terminées”. Le Conseil des ministres du 23 octobre avait déjà aussi “accordé un paiement partiel à la Société Trigu Entreprise pour faire avancer la construction de la centrale HFO de 105 MW à Ambohimanambola”.

     

    A l’époque, il avait été demandé à l’entreprise titulaire des travaux et à la Jirama de boucler les travaux en avril 2025, un deadline “retardé” par le Conseil des ministres du 9 avril qui avait estimé que les travaux pourraient démarrer le 24 avril.

  • TRANSPORT AERIEN – Un projet de codeshare entre Air Austral et Madagascar Airlines annoncé par le ministère du Tourisme 

    TRANSPORT AERIEN – Un projet de codeshare entre Air Austral et Madagascar Airlines annoncé par le ministère du Tourisme 

    Antananarivo, 7 Juin, 6h45 – Un autre partage de code à l’horizon pour Madagascar Airlines. L’avancement de l’accord de codeshare entre la compagnie nationale malgache et Air Austral figure parmi les sujets abordés lors d’une soirée pour la promotion de l’île Sainte Marie à la Réunion. Un accord qui devrait permettre l’achat d’un billet unique reliant la Réunion à Sainte-Marie via Antananarivo et Toamasina, d’après le ministère du Tourisme et de l’artisanat qui a relayé cet événement.

     

    Mais l’un des gros sujets qui avaient été discutés lors de cette soirée était l’ouverture d’un vol direct entre La Réunion et Sainte-Marie. C’est un objectif jugé prioritaire, notamment pour Hugues Marchessaux, le président d’Air Austral, rapporte le ministère.

     

    Cet évènement visait à mettre en avant l’île de Sainte-Marie qui devrait être une destination phare de l’Océan Indien. De nombreux acteurs institutionnels, économiques et touristiques s’y étaient réunis dans le but de promouvoir cette destination.

     

    Photo : Ministère du Tourisme

  • ENERGIE – Une équipe spéciale auprès de la Présidence pour la mise en œuvre du Pacte énergétique de Madagascar

    ENERGIE – Une équipe spéciale auprès de la Présidence pour la mise en œuvre du Pacte énergétique de Madagascar

    Antananarivo, 6 Juin, 18h05 – Un sujet qui sera traité par la plus haute instance. Une équipe spéciale au sein de la Présidence s’assurera de la mise en œuvre du Pacte énergétique de Madagascar (PEM). Les parties qui y sont déjà impliquées, à savoir les représentants de l’administration, ceux du secteur privé et les partenaires de développement se sont concertées sur la mise en place de cette équipe dédiée, jeudi. Mais un autre service qui y sera également dédié s’avèrerait aussi nécessaire. Cette équipe sera cette fois-ci à mettre en place au niveau du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH).

    Ce document national en matière d’énergie avance la nécessité de la mise en place d’une équipe spéciale de contrôle et de suivi des progrès, non seulement des objectifs mais également du plan d’action du Pacte énergétique de Madagascar, au sein de la Présidence. Et il y est souligné que cette équipe dédiée sera soutenue par les partenaires au développement dans la mise en œuvre de son plan de travail et de ses activités de suivi.

    Le Pacte énergétique de Madagascar va servir de feuille de route pour accélérer l’accès à une énergie abordable, fiable, inclusive, durable et propre pour le peuple malgache. Il devrait contribuer à l’engagement de l’Etat malgache à garantir l’accès à une électricité fiable, abordable et durable à 80% de la population d’ici 2030 et à garantir l’accès à des solutions de cuisson améliorées et propres au moins à la moitié de la population jusqu’à ce délai.

    Comme rappelé lors de cette réunion des parties prenantes du PEM, un investissement supplémentaire total d’environ 7,2 milliards de dollars est nécessaire pour l’atteinte de ces objectifs. Environ 40% de cet investissement devrait provenir du Gouvernement, dont 10% en ressources propres internes et 30% via des prêts et subvention de partenaires de développement. 60% par contre devraient être fournis par le secteur privé.

  • PARTENARIAT COMMERCIAL – L’Etat valide les mesures stratégiques à négocier avec le Bureau du représentant américain au commerce

    PARTENARIAT COMMERCIAL – L’Etat valide les mesures stratégiques à négocier avec le Bureau du représentant américain au commerce

    Antananarivo, 6 Juin, 16h45 – Un feu vert donné. L’Etat a approuvé en Conseil des ministres les mesures stratégiques proposées qui vont être exposées lors des négociations bilatérales avec le représentant du Bureau du représentant américain au commerce (USTR). Ce sujet qui touche la future relation commerciale de Madagascar avait été abordé lors de cette réunion de l’Exécutif.

    Il avait déjà été annoncé au mois d’avril de cette année que les autorités malgaches devaient soumettre un projet d’accord commercial entre Madagascar et les Etats Unis ; et mettre en place d’un groupe de travail technique bilatéral dirigé par l’USTR et qui intègrera des représentants malgaches. Et le projet d’accord commercial devait intégrer les ajustements tarifaires proposés par Madagascar

    La partie américaine, de son côté, aurait déjà contacté le ministère de l’Industrialisation et du commerce pour fixer le délai pour entamer les discussions sur ses échanges commerciaux avec Madagascar. Elle aurait déjà même proposé plusieurs points en vue de parvenir à un consensus avec la partie malgache. L’Etat a en tout cas déjà donné son aval aux représentants de la Grande île de procéder à ces négociations, selon le compte rendu du dernier Conseil des ministres.

    L’ambassadrice de Madagascar à Washington, Lantosoa Rakotomalala, avait dernièrement déjà indiqué qu’un Task force composé de représentants de l’administration américaine et de l’Etat malgache a été mis en place, pour établir justement le calendrier des négociations sur ce futur partenariat. Mais celles-ci devraient être menées durant la suspension de 90 jours de l’application du nouveau régime douanier qui avait imposé un droit de 47% sur certains produits malgaches entrant aux Etats-Unis.

    La diplomate malgache avait avancé que l’étape importante pour l’Etat et le secteur privé malgache c’est d’amener le dealmaking de Madagascar sur la table des négociations. C’est une démarche entreprise afin de préserver l’intérêt de la Nation, ainsi que les emplois qui pourraient être perdus, de même pour les investissements qui pourront partir ailleurs, avait exposé Lantosoa Rakotomalala au mois de mai.

  • FACILITATION DES ÉCHANGES – Des guichets uniques électroniques pour améliorer les performances des douanes africaines

    FACILITATION DES ÉCHANGES – Des guichets uniques électroniques pour améliorer les performances des douanes africaines

    La quinzième Assemblée générale et la 25ème réunion du Comité exécutif de l’Alliance Africaine pour le Commerce Electronique (AACE) a démarré à Antananarivo mardi dernier. Une occasion pour ces opérateurs de guichet unique électronique africains de se partager les expériences ainsi que de renforcer leur collaboration pour mettre en avant les meilleures pratiques. Madagascar, à travers GasyNet (Malagasy Community Network Services) y participe activement.

    Les guichets uniques électroniques jouent un rôle clé dans le développement de l’économie d’un pays. Ils sont notamment les artisans de la digitalisation des procédures administratives. Et grâce à leur mise en place, les procédures se trouvent grandement facilitées. Dans un environnement commercial qui évolue, ils nécessitent toutefois des mises à jour régulières. Et c’est pour apprendre des expériences des uns et des autres que leurs opérateurs se rencontrent régulièrement. L’Alliance africaine pour le commerce électronique (AACE) entend justement promouvoir le partage d’expériences.
    Cette association se réunit à Madagascar depuis ce mardi.

    “ Alors, l’objectif des rencontres de l’Alliance africaine, l’objectif est le même à chaque fois. C’est du partage d’expériences entre les différents pays. C’est du partage d’expertises. Et c’est de réfléchir ensemble sur des questions clés ou des problématiques clés auxquelles on essaie de trouver des solutions à travers les guichets uniques électroniques. Maurice, qui est très avancé actuellement, d’intelligence artificielle », explique Lisiniaina Razafindrakoto, Présidente directrice générale de GasyNet

    “Aujourd’hui, on va parler beaucoup de différents types de guichets uniques. C’est un concept. Donc, l’île Maurice le fait différemment. Madagascar le fait différemment. Et les autres pays qui sont là vont avoir l’expérience de différents guichets uniques. Mais à la fin, ce qui est très important, c’est de voir comment on apporte la digitalisation en facilitant le commerce. Et l’intelligence artificielle aujourd’hui, c’est quelque chose qui est très, très en demande. On a besoin dans la facilitation du commerce et principalement pour réutiliser les données, pour faire cet échange de données entre le secteur privé et le public. Donc, il y a beaucoup d’expériences qu’on va discuter pendant ces deux jours, trois jours, je vais dire, de cette conférence », a déclaré Charansingh Dabeesing, Directeur général de Mauritius Cargo Community Service.

    Quels rôles tiennent les guichets uniques électroniques dans les échanges commerciaux ?
    Lisiniaina Razafindrakoto : “ Alors, le guichet unique électronique, d’une manière générale, que ce soit pour Madagascar, mais pour n’importe quel autre pays, en fait, est un élément important du programme de digitalisation des procédures administratives. Donc, à Madagascar, par exemple, nous avons le système TradeNet. Donc, c’est un élément, comme je l’ai dit tout à l’heure, qui contribue à la digitalisation des procédures, à la modernisation des procédures au niveau de l’administration. C’est également un élément important de la mise en œuvre de l’accord sur la facilitation des échanges. Et, in fine, c’est aussi un élément important du système e-gouvernement d’une manière générale.
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    Quels sont les résultats obtenus depuis l’opérationnalisation de ces guichets uniques électroniques ?
    Charansingh Dabeesing : “En fait, à Maurice, on a commencé le guichet unique depuis peut-être les années 2000. Mais on a vu auparavant, le temps pour le dédouanement prenait environ trois semaines pour le dédouanement des conteneurs, des colis. Mais aujourd’hui, ça se fait à travers le guichet unique électronique, ça se fait dans une heure, dans moins de trois jours parce qu’il y a des colis qui ont besoin des inspections pour les phytosanitaires, pour l’agro, tout ça. Donc, ça passe à travers le guichet unique. Ça prend un peu plus de temps, mais trois jours comparés avec trois semaines qui étaient auparavant”.

    Lisiniaina Razafindrakoto : “Les transitaires et les commissionnaires agréés en douane de l’époque, alors je dirais 2005-2006, se souviendront certainement qu’il fallait à peu près trois semaines pour dédouaner en ces temps-là. Aujourd’hui, nous sommes à peu près pareils que l’île Maurice. Nous sommes à moins de trois jours de délai moyen de dédouanement. Donc, moi, je dirais que c’est l’une des principales réalisations en matière du guichet unique. Au-delà de tout ce qui est aspect digitalisation, modernisation et sécurisation à côté, qui est également important.

    Quels sont alors les grands chantiers qui attendent le guichet unique électronique malgache ?
    Lisiniaina Razafindrakoto : “Alors, nous, on travaille à un refresh des systèmes. Donc, on redéveloppe certaines parties du système pour qu’ils puissent être à jour par rapport aux technologies d’aujourd’hui. (Ça, c’est un grand point. Et puis, vraiment, ce que j’ai mentionné tout à l’heure, c’est qu’on est vraiment maintenant dans du partage d’expériences. Donc, on va essayer autant que possible de partager notre expérience avec les autres administrations de Madagascar pour qu’elles aussi puissent mener à bien leur projet de digitalisation”