Antananarivo, 3 Juin, 12h35 – Les premiers touristes polonais de la saison arrivent à Nosy Be. 351 touristes en provenance de ce pays de l’Europe de l’est ont débarqué hier, lundi 2 juin, à l’aéroport de Fascène à bord d’un vol de la compagnie Neos Air. L’arrivée de ces touristes représente ainsi une belle opportunité pour renforcer les échanges touristiques entre la Pologne et Madagascar.
La Pologne est l’un des marchés cible du tourisme malgache. Depuis quelques années, Madagascar participe de façon continue à des événements touristiques en Pologne ou ses pays voisins. L’année dernière, par exemple, Madagascar a pris part au salon Tourism Trade Warwas qui s’est tenue dans la ville de Varsovie en Pologne du 29 Novembre au 1er décembre 2024. Durant cet évènement, la destination Madagascar a été distinguée par le prix Meilleur Qualité & Innovation.
“Cette reconnaîssance souligne l’attractivité croissante de Madagascar auprès des touristes polonais. En effet, le nombre de visiteurs en provenance d’Europe de l’Est a considérablement augmenté, passant de 6 472 en 2019 à 19 440 en 2023”, explique l’Office nationale de tourisme de Madagascar.
Durant son séjour dans le Nord Ouest du pays, les touristes polonais pourront profiter des magnifiques plages, des eaux cristallines et de la riche biodiversité qui font la renommée de Nosy Be, la principale destination touristique du pays.
Antananarivo, 3 Juin, 9h15 – Bientôt des “badges” et des certifications de qualité pour les gîtes et les maisons d’hôtes de Madagascar. L’Association des gîtes, des maisons d’hôtes et de charme de Madagascar (AGMHCM) annonce la signature d’un partenariat avec SGS, leader mondial de l’inspection, du contrôle et de la certification, en vue de l’instauration d’un système officiel de classification des gîtes et maisons d’hôtes.
Ce système de classification reposera sur un processus et un référentiel rigoureux défini par SGS. Des audits réguliers permettront de vérifier la conformité des établissements aux critères établis. Les gîtes et maisons d’hôtes certifiés se verront alors attribuer un badge distinctif, afin de rassurer les voyageurs quant au niveau de service proposé. Afin d’apporter sa contribution à “l’ambition nationale d’accueillir un million de touristes par an”, l’AGMCHM entend surtout “élever les standards qualitatifs du secteur”.
Parallèlement, l’AGMHCM officialise un deuxième partenariat stratégique avec Media Click, éditeur de gite.mg, dans le but d’accroître la visibilité numérique de ses membres. Les hébergeurs affiliés à l’association bénéficieront de fiches de présentation détaillées, incluant descriptions, photos, tarifs et disponibilités. Les établissements classifiés ou certifiés pourront également être mis en avant avec leur badge.
“Ces partenariats stratégiques avec SGS et Media Click marquent un tournant décisif pour le tourisme chez l’habitant à Madagascar”, confie Henintsoa Moretti, présidente de l’AGMHCM. Elle espère qu’avec ces partenariats, son groupement peut contribuer à positionner Madagascar comme une destination privilégiée pour les voyageurs en quête d’authenticité et d’expériences uniques”.
La digitalisation et la standardisation de l’offre d’hébergement sont perçues comme des leviers clés pour renforcer la compétitivité de Madagascar sur la scène touristique. “Avec gite.mg, nous simplifions la découverte et la réservation d’expériences authentiques”, soutient Tojo Raminoharijaona, directeur général de Media Click.
Parallèlement à ses missions de structuration du secteur et d’accompagnement de ses membres en vue de leur formalisation, l’AGMHCM entend aussi bien améliorer les standards d’accueil que promouvoir un tourisme responsable, durable et authentique.
Antananarivo, 3 Juin, 7h35 – C’est à Madagascar que se tient depuis ce mardi la 15ème assemblée générale et la 25ème réunion du Comité exécutif de l’Alliance africaine pour le commerce électronique (AACE). Cette association qui regroupe les opérateurs de guichet unique en Afrique se concertera entre autres sur ses portées réelles ou ses contributions dans la mise en œuvre de l’Accord sur la facilitation des échanges.
Cette assemblée en terre malgache est une occasion pour les membres de cette Alliance de se partager les expériences et de collaborer. Et ce, afin de mettre en avant les meilleures pratiques, de promouvoir et de renforcer les guichets uniques électroniques en Afrique. Ils auront également à traiter les sujets actuels, comme les aspects liés à la cybersécurité ou encore le recours à l’intelligence artificielle.
L’Alliance africaine pour le commerce électronique regroupe actuellement 15 pays dont le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Djibouti, le Gabon, l’Ile Maurice, le Kenya, la Libye, Madagascar, le Maroc, le Mozambique, le Nigeria, la RD Congo, le Sénégal et la Tunisie. Madagascar, à travers la Société Malagasy Community Network Services (GasyNet), fait partie des membres fondateurs.
C’est GasyNet qui est l’opérateur du guichet unique électronique TradeNet à Madagascar. Ce guichet, déployé depuis 2007 interconnecte les différents intervenants de la procédure de dédouanement, dont l’administration douanière, les commissionnaires agréés en douane et transitaires, les importateurs et exportateurs, les compagnies maritimes, les autorités portuaires, les manutentionnaires, les banques commerciales ainsi que les différents ministères et agences de Contrôle.
Ce guichet unique contribue à la simplification et à la facilitation de la procédure pour la réduction des délais de dédouanement. Il participe également à la modernisation et à la digitalisation de la procédure qui est totalement dématérialisée depuis 2014, à la transparence du process avec la disponibilité en temps réel des données et des statistiques et à la sécurisation à la fois de la procédure et des recettes.
Antananarivo, 2 Juin, 19h15 – Décideurs politiques, investisseurs de haut niveau, acteurs du secteur privé et partenaires au développement. Pas moins de 500 participants issus des 16 États membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) sont attendus à la huitième édition de la SADC Industrialisation Week (SIW), prévue du 28 juillet au 1er août. Cette grande manifestation économique, qui se tiendra à Madagascar, a été présentée ce lundi.
L’Afrique australe se donne donc rendez-vous sur la Grande île pour se mobiliser autour de trois piliers essentiels à sa résilience et sa compétitivité. Le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, évoque l’industrialisation comme moteur de croissance et de création d’emplois durables, la transformation du système agricole comme garante de la sécurité alimentaire et de la création de valeur ajoutée locale, ainsi que l’accélération de la transition énergétique.
Plusieurs événements sont au programme de cette Semaine de l’industrialisation de la SADC. Outre les sessions plénières et les tables rondes animées par des experts internationaux, des rencontres B2B (Business to Business) et B2G (Business to Government) sont également prévues. Les 3 000 visiteurs attendus auront aussi accès à des expositions mettant en lumière les innovations industrielles des participants, a précisé la CEO de Becom, Tantely Rakotomalala.
Les industriels malgaches y voient une occasion à ne pas manquer. “La SADC représente un marché important, même si notre balance commerciale y reste déficitaire. Nous restons convaincus que si nous prouvons notre capacité à établir un partenariat solide avec nos confrères africains, en particulier ceux de la SADC, nous pourrons avancer ensemble et faire face aux défis que représente le marché africain”, soutient le président du Syndicat des industries de Madagascar, Tiana Rasamimanana.
Cette Semaine de l’industrialisation ne sera pas une simple foire commerciale ou un forum économique de plus, tient à préciser la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata. “Ce sera un rendez-vous économique majeur pour toute la région de la SADC”, affirme-t-elle. Elle ajoute que cet événement permettra également de porter haut les priorités fixées par l’État malgache : la transformation agricole, la transition énergétique et l’industrialisation.
Au-delà des enjeux économiques, cet événement sera aussi une vitrine culturelle. “Nos hôtes auront le plaisir de découvrir la richesse patrimoniale et l’authenticité de l’île Rouge, ce qui renforcera les liens humains et culturels entre les peuples de la SADC”, conclut le ministre David Ralambofiringa.
Antananarivo, 2 Juin, 7h15 – Des efforts à déployer. Le score de Madagascar n’est que de 33,36 sur 100 en matière de souveraineté alimentaire. Ce qui met la Grande île à la 49ème place dans ce domaine parmi les pays africains classés dans le rapport 2024 sur l’Indice de fourniture des services publics (PSDI) en Afrique, lancé en marge des Assemblées annuelles 2025 du groupe de la Banque africaine de développement (BAD).
La souveraineté alimentaire figure parmi les cinq dimensions évaluées dans cet Indice de fourniture des services publics en Afrique. Cette dimension évalue les performances des pays africains en matière de fourniture aux citoyens d’aliments en tant que service durable, leur garantissant l’accès à des quantités stables et suffisantes d’aliments nutritifs pour mener une vie saine, productive et active. Elle recouvre ainsi les aspects de la disponibilité, de l’accès, de l’utilisation et de la stabilité des aliments. Et ce, en tenant compte des paramètres de faim, de pauvreté, de développement de la chaîne de valeur agricole, d’exportations agricoles nettes, de diversité des produits et de nutrition.
Concernant le “développement de la chaîne de valeur agricole”, Madagascar a obtenu un score de 27,96 sur 100. Pour ce qui est de “mettre fin à l’extrême pauvreté”, le score de la Grande île est de 20,63 sur 100. Il est de 25,27 sur 100 pour “l’élimination de la faim”. Madagascar obtient toutefois un score élevé de 76,33 sur 100 pour ce qui est “des exportations agricoles nets”, indique ce rapport.
Comme exposé par les auteurs de ce rapport, l’agriculture à Madagascar est dominée par des pratiques agricoles traditionnelles basées sur des cultures vivrières, l’élevage et la pêche traditionnelle, et employant près de 70 % de la population active. Ces auteurs estiment qu’il existe des possibilités pour développer des secteurs générateurs de revenus, notamment les produits de la pêche, les litchis, la vanille, les clous de girofle, le café et les épices.
Les autorités malgaches avaient réitéré que la souveraineté alimentaire est une priorité nationale. Un engagement qu’elles ont notamment soutenu lors du dernier Sommet “Nutrition for Growth” de Paris. Le secrétariat d’Etat en charge de la souveraineté alimentaire avait exposé à l’époque que “l’accès à une alimentation suffisante et nutritive ne peut être assuré qu’en renforçant la production locale et en réduisant la dépendance aux importations”. Cette souveraineté alimentaire ne se limite par ailleurs pas à la production mais repose aussi sur une gestion efficace et une distribution équitable des ressources, avait avancé le premier responsable de ce département durant ce Sommet.
Antananarivo, 1er Juin, 19h15 – Les opérations se poursuivent. La direction générale des Douanes (DGD) rapporte 8 06,1 milliards d’ariary d’importation pour les quatre premiers mois de 2025. Un montant qui inclut les opérations des entreprises franches et les opérations non taxables ainsi que les droits et taxes exonérés sur notes de Conseil durant cette période de l’année.
Ces opérations comprennent les 980 700 tonnes de matières premières qui s’élevaient à 2 050,5 milliards d’ariary. Elles incluent également les 72 000 tonnes d’équipements ayant valu 1 568,6 milliards d’ariary, les 474 800 tonnes d’énergies pour 1 321,3 milliards d’ariary, les 484 000 tonnes d’alimentation qui valaient 1 302,8 milliards d’ariary et les 106 500 tonnes d’autres biens qui s’élevaient à 1 816,8 milliards d’ariary rapportés durant cette période sous revue.
La Douane indique avoir collecté 1 320,7 milliards d’ariary de recettes de ces opérations d’importation. Ce qui représente une plus-value de 15% comparée à celle de la même période en 2024, d’après ce qu’a indiqué l’administration douanière.
La prévision de recettes douanières pour cette année est établie à 4 366 milliards d’ariary. 72% de ces recettes devraient être tirées par la taxation des importations de produits non pétroliers et 28% par la taxation des importations de produits pétroliers.
Antananarivo, 1er juin, 8h45 – Changement des prix à la pompe dès ce dimanche. L’ajustement automatique des prix des carburants est intervenu dès ce 1er juin ce mois, alors que depuis février, le changement n’intervenait que le 5 du mois. Et comme annoncé le mois dernier, le prix du gasoil a connu une baisse de 70 ariary, passant de 5 170 ariary à 5 100 ariary. Celui du super sans plomb par contre connaît une augmentation de 10 ariary, passant de 5 510 ariary à 5 520 ariary.
Le pétrole lampant, pour sa part, continue sa progression, en cohérence avec la politique de l’Etat de cesser toute subvention sur les produits pétroliers. La hausse est alors de 200 ariary, le plafond prévu par le décret relatif au mécanisme d’ajustement automatique instauré en janvier. Le litre passe ainsi de 3 320 ariary à 3 520 ariary. Il s’agit de la cinquième hausse mensuelle consécutive de ce produit, après celles observées depuis février.
La diminution du prix du gasoil s’inscrit dans la dynamique prévue par le gouvernement et l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), à la faveur d’un contexte international marqué par la baisse des cours du pétrole brut et un taux de change plus favorable pour l’ariary. Comme récemment rappelé par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), les prix appliqués sont calculés sur la base des données du mois M-2.
Malgré l’annonce d’une baisse simultanée des prix du gasoil et du sans plomb, seul celui du gasoil a baissé pour juin. Le sans plomb connaît ainsi sa deuxième hausse successive après avoir été en baisse continue depuis janvier. De 5 900 ariary en début d’année, le sans plomb a ainsi connu une baisse de 390 ariary en cinq mois. Le prix du gasoil, qui était à 4 900 ariary en début d’année a connu une hausse de 200 ariary après cinq mois de variation mais devrait revenir à son ancien prix le mois prochain si l’on se fie aux déclarations des autorités.
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Antananarivo, 31 Mai, 8h40 – L’IA en renfort. Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) fait part de son ambition de développer une plateforme d’intelligence artificielle dédiée aux industriels malgaches. Le projet est en cours de conception, expose le syndicat lors d’un atelier sur ce thème, ce vendredi.
Pour le SIM, il s’agit de mettre en place une plateforme qui mettra à la disposition de ses membres un accès à des données fiables et pertinentes. Ce qui leur permettra de mieux comprendre leur environnement économique, et à promouvoir plus efficacement leurs produits et services, souligne-t-il. Et l’intelligence artificielle sera ainsi au service de la compétitivité industrielle.
L’importance de l’intégration de l’intelligence artificielle pour avoir des industriels compétitifs que ce soit localement ou à l’international, a été évoquée durant cet atelier. Il en est notamment ressorti que l’IA permet de mieux exploiter les données clés comme les marchés, les clients, la concurrence, ou encore les textes et réglementations. Elle contribue également dans l’optimisation des fonctions critiques de l’entreprise telles que la gestion des ressources humaines, la fiscalité et les douanes, les approvisionnements, les circuits de vente, le réseautage, détaille le SIM.
TRANSACTION FINANCIÈRE – Tout savoir sur l’eAriary, la monnaie numérique officielle en projet de la Banky Foiben’i Madagasikara
La Banky Foiben’i Madagasikara a lancé la phase d’expérimentation de l’eAriary, la nouvelle forme numérique de la monnaie malgache. Un projet qui vise avant tout à faciliter l’accès aux services financiers pour les populations non bancarisées. Mais il servira également à la modernisation des paiements, pour qu’ils soient rapides, sécurisés, traçables et digitaux. Alors, c’est quoi cette monnaie numérique que la Banque centrale entend émettre ? Explications.
Une version digitale du cash. C’est la manière la plus simple de définir l’eAriary, la monnaie numérique officielle nationale que la Banky Foiben’i Madagasikara entend émettre prochainement. La Banque centrale projette en effet d’émettre une nouvelle version des billets de banque et des pièces de monnaie sous une forme numérique.
Mais déjà, qu’est-ce qui pourrait différencier cette monnaie numérique qu’est l’eAriary des monnaies électroniques déjà émises par les opérateurs locaux ?
« Ce qui les différencie, c’est que lorsqu’on parle d’argent, ce sont surtout les monnaies électroniques qui nous sont familières, comme Orange Money, Airtel Money ou MVola. Ce sont des moyens de paiement, mais ce ne sont pas de l’argent. C’est-à-dire que vous avez un téléphone et un compte ; vous avez de l’argent liquide que vous déposez sur ce compte, et vous utilisez ensuite ce moyen de paiement selon vos besoins. Que ce soit pour payer ou envoyer de l’argent à quelqu’un. En revanche, l’eAriary est une véritable monnaie sous forme digitale ou électronique que nous recevons directement de la Banque centrale de Madagascar. Cela signifie qu’elle a la même valeur et le même statut que toute autre monnaie, que les gens peuvent utiliser pour toutes les dépenses et les besoins de la vie quotidienne. », explique Aivo Andrianarivelo, Gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara
Aussi, si la monnaie électronique est avant tout une représentation d’un solde que les émetteurs de monnaie électronique mettent dans un compte bancaire bloqué pour leurs clients, l’eAriary, elle, est créée et émise uniquement par la Banque centrale. Puis, elle est distribuée par les acteurs du marché, dont justement les émetteurs de monnaie électronique, les banques ou les institutions de microfinance. Alors, la différence pourrait ne pas être perceptible pour l’usager. Toutefois, des différences importantes sont justement à retenir dans les transactions, dont la première, c’est le tarif.
« Notre principal objectif dans ce projet est de réduire les frais, et non d’ajouter des frais supplémentaires à ceux déjà existants. Par exemple, dans d’autres modes de transfert, vous pouvez payer 2 000 ariary pour envoyer 200 000 ariary. Avec l’eAriary, normalement, ce coût devrait être nettement réduit. », continue d’expliquer le gouverneur.
Le second point, c’est l’expérience utilisateur, car le recours aux QR Codes est par exemple faisable pour les transferts et les paiements marchands. Puis, il y a la programmabilité de l’eAriary, avec des fonctionnalités spécifiques qui peuvent y être ajoutées, comme programmer des paiements à certaines heures ou rajouter des services pour les organisations, pour leur permettre d’effectuer, entre autres, des transferts de masse. Le quatrième point, c’est l’ouverture instantanée. Si, pour un transfert, la personne qui doit recevoir l’argent ne dispose pas de compte eAriary, elle peut instantanément ouvrir un compte pour être en mesure d’accepter tout de suite le transfert.
Et ce, en tapant juste un code ou en ouvrant l’application mobile eAriary. Ce qui n’est pas possible pour le moment avec un compte bancaire ou avec la monnaie électronique.
Alors, comment fait-on pour ouvrir un compte eAriary
Comme la plupart des services financiers digitaux, l’ouverture d’un compte eAriary nécessite un point d’entrée. Celui-ci peut être un numéro de téléphone ou une adresse e-mail. Il y aura également une application mobile qui sera développée pour l’eAriary, tout comme le recours à l’USSD pour les utilisateurs sans connexion Internet.
La possibilité de tester un usage hors ligne, voire même sans dispositifs spécifiques, est à l’étude pour les zones enclavées dans les prochaines étapes du projet.
Pour l’heure, l’eAriary est dans sa phase d’expérimentation.
Antananarivo, 30 Mai, 11h25 – Désindustrialisation, ralentissement de la croissance, hausse de la pauvreté. Telles sont les conséquences possibles, à moyen terme, de la conjonction des chocs actuels et de la diminution généralisée de l’aide au développement à Madagascar. C’est ce que met en avant la Banque africaine de développement (BAD) dans son rapport 2025 sur les Perspectives économiques de l’Afrique.
La BAD souligne que les risques liés aux chocs climatiques, aux tensions géopolitiques et commerciales “restent élevés”. La suspension de l’aide américaine et la mise en place d’un droit de douane de 47 % sur les exportations malgaches vers les États-Unis viennent encore fragiliser les perspectives économiques de la Grande île.
Selon la Banque, cette hausse tarifaire pèserait sur les exportations, creusant le déficit extérieur, provoquant une dépréciation de l’Ariary, une inflation accrue et des pertes d’emplois. Elle évoque également une chute importante de l’aide américaine : de 226,7 millions de dollars en 2024. Celle-ci chuterait à 9,2 millions en 2025. Une réduction qui, selon la BAD, “aggraverait la situation sociale, notamment dans les secteurs sociaux”.
Face à ces menaces, l’institution recommande une réponse forte, fondée sur l’accélération des réformes et la diversification des partenariats, jugée “essentielle”. Côté perspectives, la BAD prévoit une croissance du PIB réel de 3,8 % pour 2025, qui pourrait atteindre 4 % en 2026. Cette dynamique serait portée par l’agriculture, les industries extractives, le tourisme et les télécommunications. L’inflation devrait, elle, poursuivre sa baisse : 7 % en 2025 et 6,7 % en 2026.
En revanche, le déficit budgétaire global devrait s’alourdir, atteignant 3,9 % du PIB en 2025, puis 4 % en 2026. La dette publique augmenterait pour s’établir à 52,9 % du PIB en 2025, puis 53,5 % l’année suivante. Enfin, le déficit de la balance courante devrait se creuser, atteignant 6,1 % du PIB en 2025 et 6,4 % en 2026, selon la BAD.