Catégorie : Économie

  • DIRECTIVE PRÉSIDENTIELLE – La Jirama amenée à se constituer en permanence une réserve de carburant pour éviter les coupures prolongées

    DIRECTIVE PRÉSIDENTIELLE – La Jirama amenée à se constituer en permanence une réserve de carburant pour éviter les coupures prolongées

    Antananarivo, 6 Juin, 8h55 – Du surplus à sécuriser. La Jirama devra continuer à constituer des stocks stratégiques de carburant. Cette mesure est prise conformément aux directives du président de la République, selon le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi. La constitution de cette réserve vise à garantir l’approvisionnement en électricité d’Antananarivo, précise le rapport. L’objectif est d’éviter les coupures prolongées en cas de défaillance des centrales hydroélectriques.

     

    Ce type de mesure n’est pas inédit. Une compagnie pétrolière avait par exemple prolongé son contrat d’approvisionnement pour le premier trimestre de cette année. À l’époque, son engagement portait sur 15 000 m³ de carburant, une quantité supérieure aux 12 000 m³ estimés nécessaires à la production d’électricité. Cette décision visait à constituer un stock de réserve pour faire face à d’éventuelles situations imprévues.

     

    Selon la Jirama, qui a dû recourir au délestage depuis plusieurs semaines en raison d’une baisse de sa production d’électricité, les coupures tournantes ne devraient pas dépasser deux heures, sauf dans les localités concernées par les problèmes techniques de distribution, comme c’est le cas des lignes desservies par la sous-station Tana Sud. Depuis quelques jours, pourtant, les coupures nocturnes de l’électricité se multiplient et s’ajoutent aux coupures déjà programmées en journée.

     

    Selon une source proche du dossier, pour faire face à l’insuffisance de production des centrales hydroélectriques et des centrales solaires, la Jirama utilise déjà ses centrales thermiques, mais “celles-ci ne tournent pas à pleine capacité”. Sur le court terme, les solutions annoncées par le directeur général adjoint en charge de l’électricité de la compagnie, Manda Ny Aina Nomena, sont la mise en service de la centrale solaire d’Ambatomirahavavy et de deux groupes électrogènes à Antsirabe.

     

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • CIRCULATION FIDUCIAIRE – Des charges de 88,589 milliards d’ariary pour la fabrication de billets et monnaies en 2024

    CIRCULATION FIDUCIAIRE – Des charges de 88,589 milliards d’ariary pour la fabrication de billets et monnaies en 2024

    Antananarivo, 6 Juin, 7h40 – Des dépenses en hausse. Les charges liées à la fabrication de billets et de pièces pour l’exercice 2024 se sont élevées à 88,589 milliards d’ariary. C’est le montant supporté par la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) pour l’émission de signes monétaires durant cette période, selon ses états financiers arrêtés au 31 décembre 2024 et récemment publiés après audit.

     

    Comparées à celles de 2023, ces charges ont augmenté de 8,893 milliards d’ariary. La Banque centrale explique cette hausse par l’augmentation du volume d’émission, passé de 7 922 à 9 213 caisses entre 2023 et 2024. S’y ajoute la prise en compte, en 2024, des coûts liés aux billets neufs déjà émis mais encore stockés dans les caisses auxiliaires à la fin de l’année précédente.

     

    Le coût de fabrication ne représente cependant qu’une partie des dépenses liées à la circulation fiduciaire, qui totalisent 91,016 milliards d’ariary. Cette enveloppe inclut également les frais de transport de fonds et d’assurance, les coûts de destruction des billets et pièces usagés, ainsi que d’autres charges diverses.

     

    La BFM avait déjà souligné le poids élevé de ces coûts d’exploitation. En 2023, elle avait conclu des contrats avec trois nouveaux fournisseurs pour réduire les charges liées à l’approvisionnement en billets de 100, 200, 500 et 1 000 ariary.

     

    Des études ont également été menées pour optimiser les coûts d’émission des billets de 2 000, 5 000, 10 000 et 20 000 ariary. La commande de ces coupures a été contractualisée le 18 juin 2024, dans le but de renforcer la maîtrise et l’efficacité des dépenses liées à la gestion des signes monétaires.

     

    La réduction de ces coûts figure aussi parmi les objectifs du projet eAriary, dont la phase d’expérimentation de cette version numérique de l’ariary a déjà été lancée.

  • GOUVERNANCE – Des consultants et des experts pour composer le Comité de redressement de la Jirama

    GOUVERNANCE – Des consultants et des experts pour composer le Comité de redressement de la Jirama

    Antananarivo, 5 Juin, 18h30 – Un autre squad impliqué dans le redressement de la Jirama. Cette fois-ci, ce sont des consultants et des experts que le Conseil d’administration de la compagnie aura à nommer pour composer un « comité de redressement ». Ce sera l’organe de suivi des opérations managériales, organisationnelles et financières de la Jirama.

    Ce comité se chargera “de définir les actions nécessaires au rétablissement de la bonne conduite des affaires de la Jirama et de suivre la gestion de sa direction générale”, indiquent les nouveaux statuts de cette société d’Etat. Aussi, ses membres devront disposer d’expertises avérées en matière financière, managériale et maîtriser les enjeux techniques relatifs aux activités de la compagnie. Les personnels en activité au sein de la Jirama ne peuvent toutefois pas siéger dans ce Comité.

    Les membres de ce Comité seront fortement impliqués dans la mise en œuvre du plan de redressement financier et technique de la Jirama. Ils auront à mener le suivi des opérations financières de la compagnie, veiller sur la gestion des approvisionnements et l’optimisation de l’organisation interne. Formuler des stratégies pour la transition énergétique, s’assurer de la performance opérationnelle ou encore la mise en œuvre des réformes sont dans leurs missions.

    Ce Comité est toutefois mis en place à titre transitoire. Il est amené à disparaître lorsque le Conseil d’administration de la Jirama juge que la situation de cette compagnie nationale d’eau et d’électricité ne nécessite plus un redressement. Selon les nouveaux statuts, il n’est plus besoin de redressement lorsque toutes dettes et arriérés au-delà d’une année sont effacées, lorsque la Jirama réalise des bénéfices équivalents à la moitié du capital social, quand un niveau de rentabilité jugé acceptable est atteint, ou quand il est constaté la réduction significative du taux d’endettement.

  • AGRICULTURE DURABLE – Soutien à près d’un demi-million de petits exploitants agricoles avec le projet DEFIS+

    AGRICULTURE DURABLE – Soutien à près d’un demi-million de petits exploitants agricoles avec le projet DEFIS+

    Antananarivo, 5 Juin, 9h15 – Valoriser les acquis et intensifier les interventions. Le projet Defis+ vient d’être officiellement lancé mercredi. Etalé sur une période de six ans, il sera mis en œuvre en faveur des petits exploitants agricoles dans six régions du Sud-Est et du Centre de Madagascar. En tout, près d’un demi-million de petits exploitants agricoles devraient en être les bénéficiaires, tandis que 3,5 millions de personnes dans les communes rurales y seront également indirectement soutenues.

     

    Le coût total de ce projet s’élève à 105,8 millions de dollars, dont 53,9 millions de dollars financés par le Fonds vert pour le climat (FVC). Le Fonds international de développement agricole (Fida) y contribuera pour sa part à hauteur de 97 millions de dollars dans le cadre du programme Defis qui est en cours.

     

    Comme expliqué par la directrice régionale pour l’Afrique orientale et australe du Fida, Sara Mbago-Bhunu, il s’agit d’une suite logique des réalisations de ce Fonds ainsi que de la volonté des parties engagées dans ce projet à renforcer la résilience aux changements climatiques et à consolider la sécurité alimentaire à Madagascar. “Les ressources financières additionnelles permettront donc au programme d’étendre les interventions, de répondre aux difficultés des petits agriculteurs et de leur fournir des solutions innovantes pour une résilience durable”, expose-t-elle.

     

    Le Fonds vert pour le Climat s’attend à de meilleurs impacts dans cette collaboration avec le Fida. “Conformément au programme pour le climat de la Grande île, cette collaboration devra permettre d’obtenir des résultats et d’améliorer la vie et les moyens d’existence des communautés exposées aux changements climatiques”, soutient le responsable sous-régional pour l’Afrique orientale et australe du FVC Euan Low.

     

    Ce projet sera mis en œuvre dans les régions Amoron’i Mania, Haute Matsiatra, Vatovavy, Fitovinany, Ihorombe et Atsimo Atsinanana. Il devra améliorer directement la résilience climatique de 447 201 bénéficiaires individuels, selon le bulletin d’information du programme pays Fida à Madagascar. “En renforçant ainsi la résilience des écosystèmes et des agricultures, nous améliorons la vie des populations rurales et nous avançons vers un développement plus durable”, soutient le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine.

  • GROUPEMENT – Rémy Huber à la tête de l’Association des producteurs d’énergies renouvelables et hybrides, la Marea

    GROUPEMENT – Rémy Huber à la tête de l’Association des producteurs d’énergies renouvelables et hybrides, la Marea

    Antananarivo, 4 Juin, 15h00 – Rémy Huber, directeur général de la Compagnie Générale d’Hydroélectricité de Volobe (CGHV), a été élu président de la Madagascar Renewable Energy Association (MAREA) à l’issue de l’assemblée générale du groupement. Il assurera la présidence de cette association des producteurs d’énergies renouvelables et hybrides pour une durée de deux ans.

    Il s’agit, selon lui, d’une “grande responsabilité”, l’énergie étant l’un des secteurs clés de l’économie nationale. Il se dit toutefois confiant dans l’engagement des membres de la Marea pour atteindre les objectifs fixés en matière énergétique à Madagascar.

    La Marea est une association fondée par plusieurs entreprises privées du secteur des énergies renouvelables, dont NEA, Sun Farming, First Energy, Anka, Welight, Tozzi Green et la CGHV. Ces opérateurs ont contribué à l’amélioration de l’accès à l’électricité, aussi bien en milieu urbain que rural, notamment à travers la mise en service d’infrastructures solaires photovoltaïques, hydroélectriques et hybrides.

    Les membres de la Marea déjà opérationnels injectent plus de 200 MW de puissance installée, incluant les productions off-grid (non raccordées au réseau). Ensemble, ils produisent en moyenne 380 GWh par an grâce à diverses technologies d’énergie renouvelable.

    Le groupement a été créé pour représenter les producteurs d’énergies renouvelables sur les grands enjeux liés au développement de la filière. Il entend également jouer un rôle d’interface fiable entre l’État et les partenaires techniques et financiers, en renforçant les mécanismes institutionnels de dialogue, et devenir un acteur clé de la valorisation des acquis et compétences au service du développement du secteur, indique la Marea.

    L’association estime que l’atteinte des objectifs nationaux en matière d’énergie passe par des conditions favorables à une transition énergétique équitable. Elle souligne notamment la nécessité d’un environnement politique et réglementaire propice, de mesures incitatives claires et stables, d’investissements accrus dans les infrastructures, et du renforcement des compétences humaines pour une croissance économique inclusive et durable.

  • COMMERCE EXTÉRIEUR – GasyNet rapporte un délai moyen de dédouanement réduit à trois jours grâce au guichet unique électronique TradeNet

    COMMERCE EXTÉRIEUR – GasyNet rapporte un délai moyen de dédouanement réduit à trois jours grâce au guichet unique électronique TradeNet

    Antananarivo, 4 Juin, 12h30 – La digitalisation des procédures a permis un gain de temps notable. Alors qu’en 2005 le dédouanement prenait plusieurs semaines, le délai moyen est aujourd’hui ramené à trois jours. Une performance rendue possible par la mise en service de TradeNet, le système qui connecte tous les acteurs du processus de dédouanement si l’on en croit Lisiniaina Razafindrakoto, présidente-directrice générale de GasyNet, l’opérateur du guichet unique électronique de Madagascar. Ces résultats ont été présentés à l’ouverture de l’Assemblée générale de l’Alliance africaine pour le commerce électronique (AACE), mardi.

    Le système intègre plusieurs modules et fonctionnalités, dont le module Douar pour la douane, Midac pour les ministères et agences de contrôle, le module Delivery Order pour les compagnies maritimes. Le module Paiement, pour sa part, permet le paiement électronique et la mise en place progressive du paiement unique.

    Ce système a permis de simplifier et de fluidifier les procédures, entraînant une nette réduction des délais de dédouanement. “La douane ne peut que se féliciter des avancées réalisées grâce à TradeNet. Il faut savoir que la compétitivité repose en grande partie sur la rapidité des opérations, à l’import comme à l’export. La digitalisation des tâches de tous les acteurs du processus a un impact direct sur les délais”, explique Ernest Zafivanona Lainkana, directeur général des douanes.

    Outre le guichet unique électronique, GasyNet est également chargée de la mise en place du Bordereau de Suivi des Cargaisons (BSC), une application en ligne permettant aux exportateurs d’informer la Douane malgache des marchandises à destination de Madagascar. Cette société, issue d’un partenariat public-privé entre le gouvernement malgache et SGS, gère également les scanners installés dans les zones fret de l’aéroport d’Ivato et des ports de Toamasina, Mahajanga, Toliara et Antsiranana. “GasyNet ne remplace en aucun cas le travail du douanier. Nous mettons simplement en place les outils et la technologie nécessaires”, tient à rappeler Lisiniaina Razafindrakoto.

  • APPUIS À L’ENTREPRENEURIAT – Près de 200 milliards d’ariary octroyés à plus de 87 000 bénéficiaires via Fihariana

    APPUIS À L’ENTREPRENEURIAT – Près de 200 milliards d’ariary octroyés à plus de 87 000 bénéficiaires via Fihariana

    Antananarivo, 4 Juin, 8h55 – Fihariana fait le point. Ce programme national de soutien à l’entrepreneuriat à Madagascar annonce avoir apporté un appui financier et technique à plus de 87 000 entrepreneurs dans les 23 régions de la Grande Île depuis son lancement en 2019. Au total, 199 milliards d’ariary auraient été décaissés pour les accompagner.

     

    Les demandes d’accompagnement entrepreneurial continuent d’augmenter. La région Amoron’i Mania vient ainsi d’accueillir sa première cohorte Fihariana, avec 71 entrepreneurs et porteurs de projets bénéficiaires à Ambositra. Ceux-ci ont déjà reçu des formations axées sur la culture entrepreneuriale et l’éducation financière. Par ailleurs, plus de 200 participants du district de Fandriana ont suivi la formation certifiante E-Voahary.

     

    Les délégués régionaux du programme sont particulièrement mobilisés, notamment pour recueillir les attentes des porteurs de projets et identifier les solutions adaptées. Fihariana a déjà mis en place un crédit d’investissement destiné aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) formelles, ainsi que des produits spécifiques pour les startups et les porteurs de projets, afin de mieux répondre à leurs besoins en accompagnement.

  • ENERGIE – La centrale solaire d’Ambatomirahavavy et deux groupes électrogènes d’Antsirabe annoncés pour réduire le délestage à court terme  

    ENERGIE – La centrale solaire d’Ambatomirahavavy et deux groupes électrogènes d’Antsirabe annoncés pour réduire le délestage à court terme  

    Antananarivo, 4 Juin, 8h30 – Une capacité de 7MW supplémentaire sur le réseau interconnecté d’Antananarivo dans les prochaines semaines. Ce qui devrait réduire l’intensité du délestage même si celui-ci ne sera pas tout à fait supprimé, cette année, estime le directeur général adjoint en charge de la production d’électricité de la Jirama, Manda Ny Aina Nomena sur la chaîne de télévision publique mardi soir.

     

    A en croire ce responsable au sein de la compagnie nationale de distribution de l’électricité, la centrale solaire d’Ambatomirahavavy, d’une capacité de 3 MW, devrait être mis en service à la fin du mois de juin. Il évoque également le recours à deux groupes électrogènes d’une puissance totale de 7 MW à Antsirabe. Il indique que ces capacités seront injectées sur le réseau interconnecté d’Antananarivo.

     

    Cependant, malgré ces solutions à court terme, le problème du délestage devrait encore persister cette année, prévient le directeur général adjoint. Outre la baisse du niveau des eaux alimentant les centrales hydroélectriques en raison de la précocité et de la longue durée de la saison sèche, il parle également d’une augmentation constante de la demande en électricité au cours des deux dernières années, avec une croissance annuelle estimée à 5 %.

     

    Manda Ny Aina Nomena attribue également l’intensité du délestage dans certaines localités aux problèmes techniques sur certaines lignes. Il parle notamment de la panne survenue sur l’un des deux transformateurs de la sous-station Tana Sud. Il indique que si les coupures tournantes devraient durer deux heures, elles sont plus importantes dans les zones desservies sur cette ligne où les charges sont importantes. Il s’agit notamment des départs vers les zones d’Arivonimamo, d’Itaosy et d’Andohatapenaka jusqu’à Andranomena.

  • GOUVERNANCE – Les nouveaux statuts de la Jirama prévoient quatre directeurs généraux adjoints

    GOUVERNANCE – Les nouveaux statuts de la Jirama prévoient quatre directeurs généraux adjoints

    Antananarivo, 21 Mai, 10h45 – Une équipe dirigeante à renforcer. La Jirama devrait désormais avoir quatre Directeurs généraux adjoints (DGA), tous responsables d’un domaine spécifique. Selon les nouveaux statuts de la compagnie nationale publiés dans le journal officiel, elle devrait avoir un DGA en charge des finances, un DGA en charge du Développement des énergies renouvelables, un DGA en charge des opérations pour le Secteur Électricité et un DGA pour les opérations pour le Secteur Eau.

    La création de ces postes était décidée lors des « Journées bloquées » approuvées en Conseil des ministres du 06 mars 2025 pour la finalisation de la révision des statuts de la Jirama. Et c’est le Conseil d’administration de cette société d’Etat qui aura à nommer ces directeurs généraux adjoints, à l’issue d’une procédure transparente. Leur sélection devrait se fonder sur la compétence et l’intégrité des candidats, soulignent ces nouveaux statuts.

    Le DGA en charge des Finances aura à assurer la gestion budgétaire, le suivi des indicateurs financiers, l’optimisation des coûts d’exploitation, et veille à la rentabilité des opérations financières. Il assure le règlement à date des factures des prestataires et la non-accumulation d’arriérés. Tout comme la supervision de la gestion des ressources stratégiques de la Jirama. Le Pacte énergétique national pour Madagascar avait déjà fait part de la nomination d’un directeur financier de la compagnie depuis fin octobre 2024.

    Le DGA en charge du Développement des énergies renouvelables se charge pour sa part de la conception et la mise en œuvre des projets de diversification énergétique. Celles-ci incluent la recherche de financements privés et les négociations avec les producteurs indépendants ou encore la recherche de financements et de partenariats stratégiques pour le développement des énergies renouvelables.

    Vient ensuite le DGA en charge des Opérations pour le Secteur de l’Electricité qui aura à superviser la production, le transport et la distribution de l’électricité. Il veillera également à la maintenance et à la modernisation des infrastructures électriques, et supervise la mise en œuvre des projets d’extension et de mise aux normes des réseaux et des programmes de branchement des usagers.

    Et enfin le DGA en charge des Opérations pour le secteur Eau va gérer l’approvisionnement en eau potable, tout en supervisant les infrastructures hydrauliques. Ce directeur devra aussi veiller à l’optimisation des ressources et à la modernisation des équipements ainsi qu’à superviser la mise en œuvre des projets d’extension et de mise aux normes des réseaux et des programmes de branchement des usagers.

    Tous ces directeurs généraux adjoints devront signer un contrat de performance avec le Conseil d’administration. Ce contrat détaille les objectifs à atteindre, ainsi que les critères et les indicateurs de performance sur lesquels ils seront évalués, précisent les statuts de la Jirama

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • INVESTISSEMENT – Les flux entrants d’investissements directs étrangers à Madagascar s’élèvent à 602 millions de dollars en 2024

    INVESTISSEMENT – Les flux entrants d’investissements directs étrangers à Madagascar s’élèvent à 602 millions de dollars en 2024

    Antananarivo, 3 Juin, 12h45 – Madagascar a enregistré un flux d’Investissements directs étrangers (IDE) de 602 millions de dollars en 2024, soit une hausse de 16 % par rapport aux 519 millions de dollars de 2023. Ces données, fournies par la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), figurent dans le rapport d’activités 2024 de l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM).

    Selon l’EDBM, cette performance est le résultat des réformes structurelles engagées depuis 2019 dans le cadre de l’amélioration de l’environnement des affaires. L’agence évoque notamment la nouvelle loi sur les investissements, la révision du code minier et la libéralisation du secteur des télécommunications.

    La mise en œuvre d’une “diplomatie économique offensive” a également joué un rôle clé, d’après l’EDBM. Il s’agit d’une “diplomatie proactive, qui ne reste pas dans l’attente, mais agit au quotidien pour créer des opportunités au secteur privé malgache”, précise la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata. Elle souligne l’implication active des ambassades et représentations extérieures de Madagascar.

    En 2023, la France s’est imposée comme le premier investisseur étranger à Madagascar, injectant 199 millions de dollars sur un total de 519 millions. Elle est suivie par les États-Unis (63 millions de dollars), tandis que l’île Maurice (61 millions de dollars), le Japon (58 millions de dollars) et le Royaume-Uni (37 millions de dollars), complètent le top 5.