Catégorie : Économie

  • TOURISME – Un besoin de 11 500 chambres supplémentaires d’ici 2028 pour compléter les 8 000 chambres recensées

    TOURISME – Un besoin de 11 500 chambres supplémentaires d’ici 2028 pour compléter les 8 000 chambres recensées

    Antananarivo, 3 Juillet, 18h15 – Une capacité de près de 20 000 chambres à atteindre. Madagascar devra se doter de 11 500 chambres d’hébergement supplémentaires pour pouvoir accueillir le million de visiteurs par an à l’horizon 2028. Pour l’heure, le pays compte un peu plus de 8 000 chambres, soit environ 15 000 lits répartis dans plusieurs centaines d’établissements. Un chiffre jugé insuffisant pour soutenir l’ambition de faire du tourisme un levier économique majeur.

     

    La priorité est donnée à la diversification de l’offre d’hébergement et à l’optimisation des structures existantes. Plusieurs initiatives concrètes ont déjà été lancées sur le terrain. Dans le même temps, les démarches de formalisation des structures d’accueil sont accélérées.

     

    L’État mise également sur la montée en compétence des acteurs locaux, avec le lancement du programme « Tourisme chez l’habitant », initié en février 2025 en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Le projet propose des formations sur l’accueil, la gestion, la restauration et le marketing digital, afin d’encourager une offre de proximité, durable et professionnalisée.

     

    Ces actions coordonnées traduisent la volonté des autorités d’adapter l’écosystème touristique aux ambitions nationales, en misant à la fois sur l’extension de l’offre, la qualité de l’accueil et l’inclusion des territoires.

    Photo de Pixabay

  • PROGRAMME FEC-FRD – Décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars de la part du FMI pour Madagascar

    PROGRAMME FEC-FRD – Décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars de la part du FMI pour Madagascar

    Antananarivo, 4 Juillet, 6h15 – Madagascar passe son deuxième examen. Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé jeudi la deuxième revue des programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la Grande île. Une évaluation positive permet à Madagascar de bénéficier d’un décaissement immédiat d’environ 107 millions de dollars de la part cette institution de Bretton Woods.

     

    Le FMI fait part de “résultats satisfaisants” et de “progrès notables”, en indiquant que tous les critères de performances quantitatifs à fin décembre 2024 pour la FEC avaient été remplis, avec trois des quatre objectifs indicatifs atteints. Et que seulement un des repères structurels qui avaient été fixés n’a pas été respectés, rapporte-t-il. Ce qui a permis à Madagascar de bénéficier d’un décaissement d’environ 50 millions de dollars dans le cadre de ce programme.

     

    Madagascar avait parallèlement adopté un nouveau cadre pour la séquestration du carbone forestier pour favoriser la participation du secteur privé au reboisement. Il s’agit d’une action que le pays devait entreprendre en matière environnementale, de même pour l’opérationnalisation du Fonds national de contingence pour la gestion des risques de catastrophes. La Grande île a ainsi pu obtenir un décaissement d’environ 56 millions de dollars au titre de l’accord FRD.

     

    Madagascar est néanmoins appelé à poursuivre ses efforts. C’est le cas de la mise en œuvre rapide du plan de redressement financier de la Jirama récemment adopté ou la mise en œuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. C’est également le cas pour la mobilisation des recettes intérieures, l’amélioration de la gestion des finances publiques et le processus d’investissement public ou encore la mise en œuvre rapide de la stratégie gouvernementale de lutte contre la corruption, lance le Fonds monétaire international.

  • MONDE DES AFFAIRES – Le secteur privé malgache composé à moins de 1% par les grandes entreprises en 2022, d’après la BAD

    MONDE DES AFFAIRES – Le secteur privé malgache composé à moins de 1% par les grandes entreprises en 2022, d’après la BAD

    Antananarivo, 3 Juillet, 16h15 – Les grandes entreprises représentent moins de 1 % des 332 000 entreprises du secteur privé formel à Madagascar en 2022. La grande partie, soit près de 93 % étaient des entreprises individuelles, selon le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement (BAD), publié en juin.

    Ces grandes structures opèrent principalement dans les secteurs extractif, pétrolier et bancaire. Les micro et petites entreprises, elles, dominent le commerce, l’agro-industrie, le textile et le bois, précise l’institution panafricaine.

    La compétitivité du tissu entrepreneurial reste limitée, poursuit encore la BAD, en raison de l’insuffisance des infrastructures de transport, d’énergie et de télécommunications. Les difficultés liées à l’approvisionnement en électricité constituent un obstacle majeur à l’investissement privé. Les coupures fréquentes de l’électricité fournie par la société nationale Jirama, contraignent de nombreuses entreprises à produire elles-mêmes leur électricité, ce qui augmente leurs coûts.

    La Banque mondiale avait déjà proposé des pistes pour stimuler la croissance : renforcer les capacités productives, faciliter la réaffectation des ressources vers des entreprises plus performantes et encourager l’entrée de nouvelles structures.

    Pour l’heure, la productivité des entreprises reste pénalisée par des facteurs externes comme l’accès limité au financement, les compétences inadéquates de la main-d’œuvre, les lacunes profondes en matière d’infrastructures ou encore le manque de fiabilité des services publics. Aussi, l’allègement de ces contraintes pourrait débloquer une croissance rapide de la productivité, avec des implications positives pour l’emploi, la pauvreté et le bien-être des ménages, soutient la Banque mondiale.

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  • IMPORTATION – Le volume du riz importé pour les cinq premiers mois de 2025 déjà largement supérieur au total annuel en 2024

    IMPORTATION – Le volume du riz importé pour les cinq premiers mois de 2025 déjà largement supérieur au total annuel en 2024

    Antananarivo, 3 Juillet, 7h55 – Une forte hausse. Le volume du riz mis à la consommation durant toute l’année 2024 est déjà largement dépassé par la quantité du riz importé et mis à la consommation à Madagascar durant les cinq premiers mois de cette année. Si le volume total de riz importé mis à la consommation s’établissait à environ 262 100 tonnes, en 2024, il tourne autour de 348 500 tonnes pour les cinq premiers mois de cette année, si on se réfère aux données rapportées dans les tableaux de bord économique de la direction générale des Douanes (DGD).

    Le montant CAF de ces 348 500 tonnes de riz importé durant les cinq premiers mois de 2025 s’élève à 795,8 milliards d’ariary. Pour la même période en 2024, ce volume s’élevait à 121 900 tonnes pour un montant CAF de 307 milliards d’ariary. C’est soit une hausse de 185,89% en volume et 159,22% en valeur.

    La Banky foiben’i Madagasikara avait fait part au mois de mai d’importations massives de riz au premier trimestre de cette année. Celles-ci ont été effectuées afin d’éviter des pénuries mais également pour stabiliser les prix de ce produit sur le marché, selon ce qu’avait expliqué la BFM dans sa Note de conjoncture économique à l’époque.

    Il avait été expliqué que les mauvaises conditions climatiques avaient engendré un déséquilibre entre l’offre et la demande de riz sur le marché local. C’est pourquoi des importations massives avaient été effectuées pour garantir un approvisionnement suffisant sur le marché national. Et il y a d’un côté la reprise des exportations indiennes qui avait fait baisser les cours mondiaux et qui avait stimulé l’accroissement du volume importé, avait exposé la BFM.

  • RÈGLEMENT DE DETTES – Le rachat de créances par des banques privées parmi les modalités proposées pour l’apurement des arriérés de la Jirama envers le secteur privé

    RÈGLEMENT DE DETTES – Le rachat de créances par des banques privées parmi les modalités proposées pour l’apurement des arriérés de la Jirama envers le secteur privé

    Antananarivo, 2 Juillet, 14h15 – Des dettes à vendre. Le règlement d’une partie ou de la totalité des dettes de la Jirama à travers des opérations de rachat de créances est une des modalités d’apurement des arriérés de cette société d’Etat envers ses prestataires privés. Ce sont les banques privées de la place qui seront sollicitées dans cette opération proposée dans le plan de redressement financier de la compagnie nationale.

    Cette modalité de paiement de dette par des banques privées avait été exposée par la ministre Rindra Rabarinirinarison, lors du récent face-à-face entre les sénateurs et le gouvernement. La ministre en charge des finances avait expliqué lors de cette rencontre que la Jirama est autorisée à faire cette cession de créance. Elle avait alors souligné que cette opération n’engage pas l’Etat, mais seulement la Jirama, ses prestataires privés qui acceptent cette modalité et les établissements financiers.

    Le plan de redressement financier de la Jirama avance toutefois que c’est “l’Etat et la Jirama qui se chargeront du remboursement aux banques privées sur une période de cinq ans ou avec des conditions favorables”. Le document parle entre autres de différés de paiement ou encore de période de remboursement plus longue.

    L’autre modalité d’apurement des arriérés de la Jirama envers le secteur privé c’est le paiement direct de l’Etat et de la Jirama sur une période de cinq ans. Celle-ci concerne les fournisseurs de carburant, les producteurs indépendants d’électricité et loueurs de groupes qui ne souhaitent pas recourir au rachat de leurs créances par les banques privées.

    A fin décembre 2024, la Jirama devait 1 747,90 milliards d’ariary d’arriérés envers ces fournisseurs privés. Ceux-ci sont notamment composés des arriérés de location de groupe, des arriérés accumulés envers les entreprises qui lui produisent de l’électricité de manière indépendante et qui lui vendent pour distribution, ainsi que d’autres arriérés envers divers acteurs comme ses clients, des organismes sociaux et de son personnel.

    La Jirama avance dans son plan de redressement que c’est le paiement des arriérés au secteur privé et notamment aux producteurs indépendants d’électricité qui sera priorisé. Une disposition qui devra permettre une incitation pour les investissements dans de nouveaux projets d’énergies renouvelables et pour permettre la fourniture de carburant nécessaire pour la production électrique d’origine thermique.

    A part ses arriérés envers la Jirama, elle doit également de l’argent envers le gouvernement, des organismes publics, en plus des taxes communales qu’elle doit régler. A fin décembre 2024, le total des arriérés de paiements de la compagnie nationale d’eau et d’électricité s’élevait à 2 784,54 milliards d’ariary.

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  • LOI DE FINANCES – L’application de la TVA sur les intérêts bancaires en attente des modalités d’application

    LOI DE FINANCES – L’application de la TVA sur les intérêts bancaires en attente des modalités d’application

    Antananarivo, 2 Juillet, 6h15 – Un répit. Les banques ne devraient pas encore collecter la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) prévue sur les intérêts des crédits bancaires. La direction générale des impôts (DGI) vient d’“inviter les banques concernées à demeurer en attente des précisions officielles sur la mise en œuvre de cette mesure”. Dans une publication postée sur sa page Facebook dans la nuit du mardi à mercredi, l’administration fiscale souligne que “les modalités d’application de cette mesure feront [encore] l’objet d’un communiqué officiel du gouvernement”.

    Il y a quelques jours, l’Association professionnelle des banques (APB) avaient annoncé l’entrée en vigueur dès le 1er juillet de la décision des autorités de soumettre à une TVA de 20% les intérêts des crédits bancaires. La banque centrale avait cependant déjà annoncé que les modalités d’application devraient encore être discutées entre les différents acteurs. Une déclaration reprise par la ministre de l’Economie et des finances Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison en marge de la cérémonie d’ouverture de la réunion annuelle des centres régionaux de formation du Fonds monétaire international (FMI), l’Afritac Sud et l’Institut africain de formation (ATI).

    Dans sa déclaration, la ministre avait aussi insisté sur la non-rétroactivité de la loi de finances 2025 qui prévoit cette mesure de “soumettre à une TVA de 20% les intérêts prélevés par les établissements de crédit sur les financements par caisse et par signature accordés à la clientèle”. L’APB, dans son avis aux clients, elle, avait annoncé la rétroactivité de la mesure sur les intérêts des crédits contractés depuis janvier 2025 mais avant la date effective de son entrée en vigueur annoncée au 1er juillet, la loi étant entrée en vigueur depuis janvier 2025. Le communiqué à venir du gouvernement devrait donc clairement préciser la date de signature des crédits dont les intérêts seront effectivement soumis à la TVA.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar au “stade intermédiaire avec un cap clair” dans son alignement à la Vision minière africaine

    SECTEUR EXTRACTIF – Madagascar au “stade intermédiaire avec un cap clair” dans son alignement à la Vision minière africaine

    Antananarivo, 1er Juillet, 15h45 – “Au stade intermédiaire avec un cap clair”. C’est l’appréciation générale reçue par Madagascar, avec son score global de 50.60 à l’issue de l’évaluation de son alignement à la Vision minière africaine (VMA). Le rapport de cette évaluation avait été validé et remis officiellement la semaine dernière.

    La Vision minière africaine est un cadre stratégique régional. Elle vise à orienter les politiques minières nationales des pays africains vers un développement durable et inclusif, en maximisant les retombées économiques et sociales du secteur minier.

    Comme rappelé par l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Itie) Madagascar, l’évaluation de l’alignement de Madagascar sur la VMA portait sur six piliers stratégiques. Elle avait considéré le cadre juridique et institutionnel, les systèmes d’information géologique et minérale, le régime fiscal et la gestion des revenus, les liens, investissements et diversification, l’exploitation artisanale et à petite échelle, ainsi que les enjeux environnementaux et sociaux.

    La Grande île avait enregistré son meilleur score à 63.13 points dans le pilier “cadre juridique et institutionnel”. Parmi les points forts du pays dans ce domaine figure entre autres la révision en hausse des Droits et taxes spéciaux sur les produits miniers (DTSPM), la valorisation locale pour les substances minières stratégiques ou encore l’institution du Fonds minier d’investissement social et communautaire (FMISC). La faiblesse de capacité de négociation de l’État, du système judiciaire en cas de conflits miniers liés au contenu local ou les incitations fiscales inéquitables sont considérées comme des “limites” dans ce rapport.

    C’est dans le pilier “régime fiscal et gestion des revenus” que Madagascar a obtenu son score le plus bas, qui est de 31.12 points. La révision à la hausse des DTSPM dans le code minier et dans la convention d’établissement entre l’Etat et QMM y est considérée comme des points forts. De même pour la mise en place des dispositifs sur l’encadrement des prix de transfert ou encore sur le régime des bénéficiaires effectifs. Parmi les limites de la Grande île dans ce pilier, il y a entre autres la présence de pratiques informelles et les risques de flux illicites liés au manque d’encadrement et de traçabilité dans certaines zones artisanales, le manque d’informations en temps réel pour la société civile et les citoyens ou encore l’absence de comptes séparés pour les recettes minières, à cause notamment du principe d’unicité de caisse.

    Pour les quatre autres piliers, Madagascar a obtenu un score de 58.72 points dans “les enjeux environnementaux et sociaux”. Son score est de 57.32 points dans “l’exploitation artisanale et à petite echelle”, 53.42 points dans “les systèmes d’information géologique et minérale” et 39.87 points dans “les liens, investissements et diversification”.
    Pour l’ITIE Madagascar, les recommandations qui en découlent serviront de feuille de route stratégique. Et ce, afin de renforcer la cohérence des politiques minières nationales avec les aspirations du continent africain.

  • FISCALITÉ – Rindra Rabarinirinarison indique que l’Etat n’a pas constaté de différences “en termes de chiffre” depuis que les intérêts des crédits bancaires ont été exonérés de TVA en 2006

    FISCALITÉ – Rindra Rabarinirinarison indique que l’Etat n’a pas constaté de différences “en termes de chiffre” depuis que les intérêts des crédits bancaires ont été exonérés de TVA en 2006

    Antananarivo, 30 Juin, 15h15 – L’Etat justifie son choix. Puisqu’elles devaient faire un choix sur les incitations fiscales qui devaient être supprimées cette année, compte tenu de leurs engagements envers le Fonds monétaire international (FMI), les autorités disent avoir préféré “retaxer” les intérêts des crédits bancaires d’une TVA à un taux de 20%. Il n’y avait d’ailleurs pas eu de différence “en termes de chiffre” entre la période de taxation et la période d’exonération en vigueur depuis 2006, souligne la ministre de l’économie et des finances Rindra Rabarinirinarison pour justifier ce choix.

    La réduction d’à hauteur de 280 milliards d’ariary par an et pendant trois ans des dépenses fiscales est un engagement de l’Etat vis-à-vis du FMI, dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), rappelle la ministre Rindra Rabarinirinarison. Et Madagascar avait enregistré des dépenses fiscales importantes, ne serait-ce qu’en 2024 où elles s’élevaient à 2 400 milliards d’ariary, soit 3% de son PIB.

    A en croire la ministre, les autorités avaient alors été encouragées à réduire ces dépenses fiscales, qui concernaient en grande partie la filière riz. “Nous avons été invités à penser à taxer ce produit qui pourrait améliorer considérablement nos recettes. Mais c’est une décision que nous n’avons pas prise. Il nous fallait donc trouver d’autres rubriques dans lesquelles nous pouvions réduire nos dépenses fiscales. Et notre choix s’est porté sur les intérêts des crédits bancaires”, expose la ministre en charge des Finances. Les mêmes arguments avaient déjà été avancés par le grand argentier pour expliquer l’instauration de la taxe sur les transactions mobiles.

    Sur les 144,23 milliards d’ariary de recettes supplémentaires attendues par l’Etat dans la Loi des finances 2025 avec l’élimination des exonérations à la TVA, 80% soit 116,64 milliards devraient provenir de la TVA sur les intérêts bancaires. Et cette mesure consiste en la « retaxation à la TVA des intérêts prélevés par les établissements de crédit sur le financement par caisse et par signature accordé à la clientèle ».

    La modalité d’application de cette TVA sur les intérêts des crédits bancaires n’est pas encore définie. Les discussions autour de ce sujet se poursuivent encore entre le Gouvernement et les établissements financiers concernés, indique la ministre Rindra Rabarinirinarison. Outre les intérêts sur les crédits bancaires, la loi de Finances prévoit aussi la retaxation des souscriptions de contrats d’assurance vie et d’assurance retraite.

  • DIGITALISATION – Le traitement des demandes d’autorisation d’emploi pour les travailleurs étrangers réduit à cinq jours ouvrables

    DIGITALISATION – Le traitement des demandes d’autorisation d’emploi pour les travailleurs étrangers réduit à cinq jours ouvrables

    Antananarivo, 28 Juin, 17h25 – Un gain de temps notable. Le traitement des demandes d’autorisation d’emploi pour les travailleurs étrangers est passé d’à plus de deux semaines à cinq jours ouvrables. Cette performance est obtenue depuis le lancement de l’e-work, l’une des trois plateformes numériques mises en place par l’Economic development board of Madagascar (EDBM) pour faciliter les démarches administratives des entreprises. Et c’est un des services digitalisés du guichet unique au niveau de cette agence qui avaient été présentés vendredi.

    Mais c’est une performance qui est amenée à s’améliorer, soutient Josielle Rafidy, la directrice générale de l’EDBM. Ce qui nécessite des efforts supplémentaires en matière de paperasserie, avance-t-elle.

    Les délais d’immatriculation des entreprises ont également été réduits à 48 heures contre environ une semaine auparavant. Et ce, grâce à la plateforme Orinasa, dont le déploiement régional est en cours afin de garantir son accessibilité à l’ensemble du territoire. Et l’autre plateforme numérique destinée aux entreprises est Madazef. Celle-ci est pour sa part mise en place pour le traitement digitalisé des demandes d’agréments en zones et entreprises franches.

    La mise en place de ces plateformes avait bénéficié de l’appui de l’Union Européenne, à travers le Projet de réformes liées au climat des investissements, qui est arrivé à son terme après trois années de mise en œuvre. C’est un projet qui avait été lancé en réponse à la nécessité de relancer l’économie post-Covid et de renforcer l’attractivité de Madagascar en matière d’investissement privée.

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  • FINANCEMENT – Les dirigeants de banques et établissements financiers d’Afrique autour des réformes et alternatives à la dette publique

    FINANCEMENT – Les dirigeants de banques et établissements financiers d’Afrique autour des réformes et alternatives à la dette publique

    Antananarivo, 28 Juin, 11h55 – “L’endettement doit être utile, et il doit aussi être libératoire pour l’Afrique”. C’est le message lancé par le président du Club des dirigeants de banques et établissements financiers du continent, Ngueto Tiraina Yambaye lors de l’ouverture du Forum d’été de cette association à Antananarivo. La gestion de l’endettement africain avait été discutée au cours de ce Forum.

     

    L’objectif de ce forum d’été qui regroupe toutes les têtes pensantes des banques et établissements financiers d’Afrique était de trouver de nouveaux instruments financiers qui puissent faciliter l’endettement et le remboursement de la dette. Car bien que la situation dans des pays africains comme Madagascar ne soit pas alarmante, Ngueto Tiraina Yambaye souligne la nécessité de trouver des voies pour que cette dette ne vienne pas étrangler l’économie malgache.

     

    Il avait alors été ressorti de cette concertation d’acteurs financiers l’importance de réformes règlementaires nécessaires et des alternatives à la dette publique. Et ce, en mettant l’accent sur les partenariats publics-privé et le développement des marchés de capitaux locaux. C’était d’ailleurs pour les participants l’occasion de présenter le Mécanisme africain de stabilité financière (AFSM) comme une solution potentielle pour offrir des refinancements à grande échelle et à coût abordable.

     

    Le défi pour Madagascar c’est de s’assurer que la dette serve d’instrument pour financer son développement, et qu’il puisse contribuer à une croissance soutenue et inclusive. Et bien que le risque de surendettement du pays reste modéré, le Gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara, Aivo Andrianarivelo, préconise la prudence.

     

    Néanmoins, Aivo Andrianarivelo estime que les dettes que Madagascar avait contractées “avait quand-même apporté des impacts”. Il explique que ces retombées expliquent que le niveau de surendettement de la Grande île soit maintenu à un niveau modéré. Car selon lui, si le Produit intérieur brut augmente, c’est parce que l’endettement avait apporté une création de valeur et de production.

     

    Par ailleurs, selon le Fonds monétaire international (FMI), la dette publique africaine avait connu une croissance alarmante, passant de 38,4% du PIB en 2010 à 65,1% en 2021. Ce qui, d’après ce qui avait été exposé durant ce forum, soulève des questions importantes sur la gestion des risques et le soutien à la croissance économique.