Catégorie : Économie

  • PLAN DE REDRESSEMENT – Des révisions à la hausse des tarifs de la Jirama à prévoir pour certaines catégories de clients au troisième trimestre de 2026

    PLAN DE REDRESSEMENT – Des révisions à la hausse des tarifs de la Jirama à prévoir pour certaines catégories de clients au troisième trimestre de 2026

    Antananarivo, 8 Juillet, 14h55 – La Jirama estime encore nécessaire d’ajuster ses tarifs. Cette révision ne concerne pas seulement les clients industriels de la compagnie en haute et moyenne tensions, mais touchera également ses clients basse tension « résidentiel » et « business » des catégories “Super Confort” et “Confort”. Cette disposition qui est prévue s’appliquer au mois d’octobre de 2026 est avancée dans le plan de redressement financier de la Jirama.

    Des ajustements à la hausse, qui s’effectuent de manière progressive en trois ans, pour les clients en hautes et moyennes tensions de la Jirama ont déjà été convenus entre le secteur privé et la Jirama. La première hausse était de 20% au mois d’octobre de 2024. Des révisions devront s’en suivre, dont 16% au mois d’octobre de cette année et 16% également au mois d’octobre de 2026.

    La Jirama explique pourtant que “pour atteindre les objectifs de redressement à partir de l’année 2028 et malgré la diminution des charges engendrée par la mise en service des projets d’énergies renouvelables, il est encore nécessaire d’ajuster les tarifs au fur et à mesure de l’amélioration de la qualité de service”. C’est pourquoi elle estime que de nouveaux ajustements futurs sont indispensables, et vont toucher ses clients en basses tensions. La disposition ne touchera néanmoins pas les catégories “économiques et sociales”, rassure-t-elle.

    Les ajustements prévus sont pour les clients en basses tensions “résidentiel” et “business » des catégories “Super Confort” et “Confort”. Et les révisions s’effectueront également en trois ans, dont une première révision à la hausse de 10% au mois d’octobre de 2026, suivie de hausses à 16% aux mois d’octobre 2027 et 2028, selon ce qui est avancé dans le plan de redressement financier de la Jirama.

    Les ajustements tarifaires sur les basses tensions feront encore néanmoins l’objet de discussion avec le secteur privé, comme cela a été fait dans les ajustements tarifaires sur les hautes tensions. Un audit sera d’ailleurs mené pour sortir une liste exhaustive des comptes clients qui seront affectés par cet ajustement tarifaire, annonce la Jirama.

    La Jirama va par ailleurs effectuer des demandes sur ces ajustements tarifaires qu’elle envisage auprès de l’Office de régulation de l’électricité (ORE). Étant donné que des projets de textes tarifaires sont en cours d’élaboration, la Jirama entend s’y conformer.

  • INFRASTRUCTURES PORTUAIRES – Le nouveau quai C4 du port de Toamasina réalisé à 83,63%

    INFRASTRUCTURES PORTUAIRES – Le nouveau quai C4 du port de Toamasina réalisé à 83,63%

    Antananarivo, 7 Juillet, 14h30 – Un chantier en cours d’achèvement. Le nouveau quai C4 du port de Toamasina est réalisé à 83,63% au mois de juin de cette année. Le Grand Port devrait ainsi bientôt disposer d’un quai de 470 mètres de longueur et de -16 mètres de profondeur. Ce qui devrait lui permettre d’accueillir des porte-conteneurs de type Panamax et Post-panamax, capables de transporter jusqu’à 20 170 EVP. La Société du port à gestion autonome de Toamasina (Spat), a fait part de cette évolution des travaux ce lundi.

    La mise en place de ce nouveau quai figure parmi les travaux entrepris dans le cadre de la deuxième phase de l’extension du port de Toamasina. Elle est entreprise parallèlement avec l’extension de brise-lames de 345 mètres, l’aménagement d’une aire de stockage de conteneurs de 10 hectares au récif Hastie. Et ce, dans l’objectif d’améliorer la capacité opérationnelle du Grand Port.

    La Spat estime que le Port de Toamasina devra renforcer sa compétitivité avec ce nouveau quai C4 et des équipements de manutention modernisés. Et en accueillant des navires de plus grande capacité, celui-ci devra se positionner en tant que hub stratégique régional et de tout le continent africain.

  • COMMERCE – Les autorités et les élus de Sofia demandent des mesures face à la baisse du prix de la vanille

    COMMERCE – Les autorités et les élus de Sofia demandent des mesures face à la baisse du prix de la vanille

    Antananarivo, 7 Juillet, 13h45 – Les autorités et les élus de Sofia montent au créneau. Exprimant leurs inquiétudes face à la baisse du prix de la vanille sur le marché local, le député élu à Mandritsara André Razakamanana, et le gouverneur de la région, René Lylison de Roland, montent au créneau.

    Dans une déclaration vidéo publiée ce lundi, ils évoquent un prix d’achat entre 2 000 et 2 500 ariary le kilo de la vanille verte, un prix qui ne permet pas de couvrir les coûts de production estiment-ils. Ils demandent alors l’organisation d’une réunion d’urgence entre le ministère en charge du Commerce et les représentants de la filière afin de trouver des solutions concertées.

    Parmi les propositions avancées figure l’idée d’un rachat des stocks par l’État à condition que les financements nécessaires soient mobilisés. Ils suggèrent ensuite que ces stocks soient brûlés de façon à à réduire l’offre disponible sur le marché, et faire ainsi remonter les prix. Les autorités locales souhaitent également la mise en place d’un prix plancher obligatoire pour les achats de vanille auprès des producteurs, ainsi qu’un allègement des procédures administratives relatives à la délivrance des agréments à l’exportation.

    Contacté au téléphone, Georges Geeraerts, président du groupement des exportateurs de vanille de Madagascar (GEVM) estime que le coût d’un éventuel rachat des stocks, estimé à 70 millions de dollars, dépasse largement les capacités budgétaires de l’État. Il met notamment en garde contre les effets négatifs d’une destruction volontaire des stocks, qui pourrait fragiliser davantage la position de Madagascar sur un marché déjà concurrentiel, notamment face à des pays comme l’Ouganda.

    Pour celui qui est également vice-président du Conseil national de la vanille (CNV), “une telle action ne ferait que détourner les acheteurs vers d’autres origines, notamment l’Ouganda, dont les volumes gagnent en attractivité”. Il réfute par ailleurs l’idée selon laquelle la réduction du nombre d’exportateurs serait la cause principale des difficultés actuelles. Il ajoute que la priorité doit aller à la professionnalisation des acteurs, à la conformité réglementaire, et à la valorisation de la vanille malgache par des produits à plus forte valeur ajoutée.

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  • TOURISME – Promotion de la destination Madagascar à travers l’émission de téléréalité chinoise “Divas hit the road”

    TOURISME – Promotion de la destination Madagascar à travers l’émission de téléréalité chinoise “Divas hit the road”

    Antananarivo, 6 Juillet, 19h30 – Madagascar s’offre une visibilité au cœur du continent asiatique. Hunan TV et Mango TV ont choisi la Grande île pour être la première destination de la nouvelle saison de l’émission de téléréalité chinoise à succès “Divas hit the road”. Le tournage qui a duré une semaine s’est clôturé avec la remise de certificats de reconnaissance aux acteurs et producteurs de cette émission à Ivato, samedi.

    Cette émission de voyage et d’exploration, suivie par des milliards de spectateurs, s’est donnée cette année comme mission de “relier la Chine au monde et favoriser les échanges globaux”. Ce choix de Madagascar pour être la première destination à visiter, consistait alors à promouvoir la culture chinoise de manière attrayante, tout en valorisant les richesses culturelles, touristiques et naturelles de la Grande île, lance le ministère malgache du Tourisme et de l’artisanat. Et cette visibilité devra contribuer à l’atteinte de l’objectif d’un million de touristes d’ici 2028, lance la ministre Viviane Dewa.

    Sept célébrités et influenceurs chinois ont participé au tournage de cette émission. Ils ont notamment visité Antananarivo, Andasibe, Morondava ou encore Sainte-Marie. Ils contribueront au rayonnement de Madagascar dans le secteur du tourisme C’est pourquoi, le ministère de tutelle estime qu’ils méritent reconnaissance et encouragement. D’où les certificats de reconnaissance qui leur ont été remis.

  • ENERGIE – La Jirama entend abandonner définitivement le papier et passer au 100% dans l’édition de ses factures 

    ENERGIE – La Jirama entend abandonner définitivement le papier et passer au 100% dans l’édition de ses factures 

    Antananarivo, 6 Juillet, 18h40 – Des abonnés de la Jirama ne recevront plus leur facture sous format papier dès ce mois de juillet. Pour les clients rattachés aux agences d’Ankadievo et d’Antsirabe les factures seront désormais sous format numérique et leur seront envoyées soit par courrier électronique soit par SMS. Si l’on en croit un communiqué publié samedi par la Jirama, le système numérique devrait s’étendre à l’ensemble des agences avant la fin de l’année 2025. En attendant, ces deux agences sont désignées comme sites pilotes du déploiement.

     

    Les abonnés, pour leur part, sont invités à “transmettre dès maintenant leur adresse e-mail, leur numéro de téléphone et leurs coordonnées complètes”, soit auprès des services d’accueil des sites et agences de la Jirama, soit par courrier électronique. La compagnie nationale d’eau et d’électricité ne donne pas de date butoir pour la transmission de ces informations, mais elle invite ses clients à ne pas tarder. “Cette étape est essentielle pour une transition fluide vers le numérique”, souligne-t-elle.

     

    En cessant d’imprimer ces factures et en les transmettant directement par e-mail et/ou SMS, la Jirama entend moderniser ses services. Son objectif, écrit-elle dans un communiqué publié samedi, est d’offrir à ses clients “un service plus rapide, plus pratique et plus écologique”.

     

    La Jirama avait commencé à entrer dans le système numérique depuis quelques années en mettant en place une agence en ligne et une application. La généralisation a cependant commencé en 2024 quand elle a comme,cé à proposer l’envoi des factures via courrier électronique, WhatsApp ou SMS, tout en permettant aux abonnés de consulter et de télécharger leurs factures via son agence en ligne.

  • CLASSIFICATION 2026 – Madagascar ne sort pas de la catégorie des « économies à faible revenu », avec un Revenu national brut par habitant inférieur à 1 135 dollars en 2024

    CLASSIFICATION 2026 – Madagascar ne sort pas de la catégorie des « économies à faible revenu », avec un Revenu national brut par habitant inférieur à 1 135 dollars en 2024

    Antananarivo, 6 Juillet, 15h15 – Madagascar stagne. La Grande île se trouve toujours dans la catégorie des “pays à faible revenu” pour l’exercice 2026 en cours. La Banque mondiale met à jour annuellement cette classification le 1er juillet, et cette fois-ci, les “économies à faible revenu” sont celles dont le Revenu national brut par habitant (RNB) était inférieur ou égal à 1 135 dollars en 2024.

     

    Madagascar se trouve dans cette catégorie depuis la fin des années 1980. Et pourtant, si 30 % des pays étaient encore classés dans la catégorie “à faible revenu” en 1987, cette proportion est passée à 12 % en 2024. La proportion de pays à faible revenu a également reculé de 75% à 45% entre ces deux périodes pour la région Afrique subsaharienne où se trouve la Grande île.

     

    Comme souligné par la Banque mondiale, la catégorie de revenu d’un pays reflète non seulement son niveau de développement, mais elle peut aussi influer sur sa trajectoire de développement. Cette institution de Bretton Woods indique alors que ce critère conditionne l’accès à l’aide publique au développement et à des financements à des conditions préférentielles, dit “concessionnelles”. Pour Madagascar, le RNB par habitant était de 510 dollars en 2024, au même niveau qu’en 2023.

     

    Les économies mondiales sont catégorisées en quatre groupes par la Banque mondiale, à savoir ceux à faible revenu, avec un revenu intermédiaire de la tranche inférieure, avec un revenu intermédiaire de la tranche supérieure et ceux à revenu élevé. Cette classification est mise à jour le 1er juillet, ce qui marque le début du nouvel exercice budgétaire. Et elle est basée sur le RNB par habitant de l’année précédente, exprimé en dollars des États-Unis et calculé selon la méthode de l’Atlas de la Banque mondiale.

     

    Ainsi, pour l’exercice 2026 en cours, les économies à faible revenu sont celles dont le RNB par habitant est inférieur ou égal à 1 135 dollars en 2024. Les économies à revenu intermédiaire inférieur sont celles dont le RNB par habitant est compris entre 1 136 et 4 495 dollars ; celles à revenu intermédiaire supérieur sont celles dont le RNB par habitant est compris entre 4 496 et 13 935 dollars ; et les économies à revenu élevé sont celles dont le RNB par habitant est supérieur à 13 935 dollars.

     

    Ces seuils avaient été revus à la baisse comparés aux précédents seuils fixés au 1er juillet 2024. Il était à l’époque à 1 145 dollars pour les économies à faible revenu, entre 1 146 et 4 515 dollars pour les économies à revenu intermédiaire inférieur, entre 4 516 et 14 005 dollars pour celles à revenu intermédiaire supérieur ; et à plus de 14 005 dollars pour les économies à revenu élevé.

  • CONSOMMATION – Le ministère du Commerce enquête sur la traçabilité d’un lot de l’huile alimentaire de la marque Roots déclaré impropre à la consommation

    CONSOMMATION – Le ministère du Commerce enquête sur la traçabilité d’un lot de l’huile alimentaire de la marque Roots déclaré impropre à la consommation

    Antananarivo, 6 Juillet, 7h55 – D’où vient l’huile alimentaire récemment retirée du marché à Antsirabe? Quel a été son parcours jusqu’à son arrivée sur les étals du grossiste d’où elle a été saisie? “Une enquête est en cours pour retracer l’origine et le parcours de ces produits”, indique le ministère de l’Industrialisation et du commerce dans un communiqué publié samedi.

     

    Cette enquête fait suite à une analyse physico-chimique approfondie réalisée à la suite de la saisie de 56 cartons de l’huile alimentaire de la marque Roots par la direction régionale de l’industrialisation et du commerce d’Antsirabe. L’analyse scientifique des échantillons envoyés à l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires a “confirmé que les huiles issues du même lot de production ne sont pas propres à la consommation humaine”, rapporte le ministère dans son communiqué.

     

    Dans le rapport d’analyse de l’ACSSQDA diffusé sur les réseaux et authentifié par les autorités, il est indiqué que l’huile en question devrait encore “être raffinée avant la mise à la consommation humaine”. Le ministère de l’Industrialisation et du commerce évoque, pour sa part, une incertitude sur la date de péremption du produit saisi. Si l’étiquetage indique “une durée de conservation de 24 mois après la date de fabrication”, cette date est “inscrite en caractères arabes, ce qui rend la vérification de leur validité impossible selon les normes en vigueur”, poursuit le ministère.

     

    En attendant les résultats de l’enquête de traçabilité, les 56 cartons de 672 bouteilles saisis chez le grossiste à Antsirabe ont été détruits et incinérés jeudi. Les autres bouteilles appartenant au même lot et à la même marque que le produit suspect ont été retirées du marché.

     

    Depuis la multiplication récente des cas de toxi-infection alimentaire massive dans différentes régions du pays, le ministère en charge du Commerce et ses démembrements multiplient les activités de contrôle et d’inspection des denrées alimentaires sur le marché. C’est dans le cadre de ces inspections sur terrain que les inspecteurs de la direction régionale du Vakinankaratra ont identifié le lot suspect d’huile alimentaire envoyé pour contre-analyse. Le ministère appelle par ailleurs le public à renforcer leur vigilance et à signaler tout produit suspect via le numéro vert 961.

     

    Photo : MIC

  • POLITIQUES MACROÉCONOMIQUES – Le Fonds monétaire international appelle à plus d’agilité face aux chocs extérieurs

    POLITIQUES MACROÉCONOMIQUES – Le Fonds monétaire international appelle à plus d’agilité face aux chocs extérieurs

    Antananarivo, 5 Juillet, 12h35 – Un “signal d’alarme”. C’est ainsi que le Fonds monétaire international (FMI) qualifie les récents chocs climatiques, la baisse de l’aide publique au développement, ainsi que la possible hausse des droits de douane américains sur les exportations malgaches. Ces facteurs pourraient coûter cher à Madagascar, alerte l’institution de Bretton Woods, qui s’exprimait jeudi à l’issue des deuxièmes revues de la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la Grande Île.

     

    Selon le FMI, l’enchaînement de ces chocs menace la croissance, d’autant que Madagascar reste fortement dépendant des financements extérieurs. Le représentant résident de l’institution dans le pays, Eklou Kodjovi, cite par exemple l’arrêt des activités de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), qui représenterait un manque à gagner équivalant à 1 % du PIB. À cela s’ajoute l’éventuelle hausse des droits de douane américains, qui fragiliserait les secteurs du textile et de la vanille, très tournés vers le marché américain.

     

    “Ce contexte complexe appelle à davantage d’agilité dans la conduite des politiques macroéconomiques”, affirme Eklou Kodjovi. Cela implique à la fois de soutenir l’économie et de protéger les populations les plus vulnérables, qui subiraient de plein fouet ces chocs.

     

    Une réallocation budgétaire vers les secteurs sociaux, notamment ceux soutenus jusque-là par l’USAID, est évoquée. Eklou Kodjovi rappelle à ce titre que des seuils minimaux de dépenses sociales sont prévus dans le cadre du programme appuyé par le FMI. “L’objectif, dans un tel contexte, est de préserver les dépenses sociales essentielles et de maintenir un filet de sécurité pour les plus fragiles”, explique-t-il.

     

    Face à l’incertitude, le FMI invite également les autorités malgaches à anticiper dès à présent le budget 2026. Il recommande d’y intégrer des mesures de contingence pour faire face à d’éventuels chocs, et d’en repenser les priorités de dépenses.

  • PRÊTS BANCAIRES – Les intérêts des crédits aux particuliers exemptés de TVA

    PRÊTS BANCAIRES – Les intérêts des crédits aux particuliers exemptés de TVA

    Antananarivo, 5 Juillet, 6h15 – Les particuliers peuvent être “tranquilles”, comme le leur rassure la ministre Rindra Rabarinirinarison. Mais les banques aussi peuvent aussi souffler apparemment. Parce que si les particuliers n’auront pas à payer de TVA sur les intérêts de leur crédit bancaire, les banques non plus n’auront pas à réclamer ni à verser les rappels des taxes non perçues depuis le 1er janvier 2025, date d’entrée en vigueur de la loi de finances de 2025.

     

    La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison rassure que les taux d’intérêts des crédits aux particuliers ne seront pas soumis à la TVA au taux de 20% prévue par la Loi des finances. “Soyez tranquilles car cette mesure que nous avons prise ne concerne pas les particuliers”, affirme-t-elle avec certitude dans une vidéo publiée ce vendredi par son département.

     

    Rindra Rabarinirinarison rassure également que cette TVA sur les intérêts des crédits ne concerne pas les prêts contractés avant la date d’entrée en vigueur de cette disposition. Or, elle assure que “l’administration fiscale, donc la direction générale des impôts l’a encore confirmé, et nous avons dit la même chose : il y aura un communiqué et c’est à partir de cela que nous appliquerons cette disposition”.

     

    La ministre rappelle dans son intervention le principe de la non-rétroactivité de la loi. Elle souligne que la mesure “ne concerne pas non plus les crédits signés avant la date d’entrée en vigueur même si la période restante de remboursement des prêts dure encore dix ou vingt ans”.

     

    Contrairement à ce qu’avait annoncé l’association professionnelle des banques et à ce dont elle a déjà prévenu ses clients, la “retaxation” ne s’applique donc pas encore en ce début du second semestre de l’année 2025, étant donné que ses modalités d’application sont encore en attente de publication. Les banques n’auront pas non plus à réclamer à leurs clients la TVA sur les intérêts des crédits contractés entre le 1er janvier, date d’entrée en vigueur de la loi de finances et la date de publication du communiqué d’application.

     

    Ces décisions annoncées par la ministre en charge des finances ne sont pas détaillées dans la loi de finances de 2025. Celle-ci se contente d’énoncer l’abrogation de la disposition qui exonère de TVA les intérêts prélevés par les établissements de crédit sur le financement par caisse et par signature accordé à la clientèle. Elle ne précise ni la catégorie de clients pouvant encore bénéficier de la mesure incitative ni la date d’entrée en vigueur de l’abrogation. Son exposé de motifs n’en espère pas moins 116,64 milliards de recettes supplémentaires pour les caisses de l’Etat grâce à la retaxation.

  • PARTENARIAT – “Les liens économiques et commerciaux entre Madagascar et les Etats-Unis se renforcent”, selon l’ambassadrice Claire Pierangelo

    PARTENARIAT – “Les liens économiques et commerciaux entre Madagascar et les Etats-Unis se renforcent”, selon l’ambassadrice Claire Pierangelo

    Antananarivo, 4 Juillet, 11h55 – Un discours qui se veut rassurant dans une période d’incertitude. “Nos liens économiques et commerciaux se renforcent”, lance l’ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar, Claire Pierangelo. La diplomate a fait part de cet état des relations entre son pays et Madagascar, durant la célébration de l’Independence Day des Etats-Unis à la Villa Philadelphie, mardi.

    Les intérêts américains pour des investissements dans la Grande île en témoignent, souligne-t-elle. Elle donne notamment l’exemple de l’investissement récent d’Energy Fuels auprès de Base Toliara pour illustrer “l’intérêt de l’industrie américaine pour des partenariats responsables et durables à Madagascar”.

    Ces liens économiques et commerciaux ne font que refléter le partenariat grandissant entre les deux pays. Et Claire Pierangelo se dit “optimiste”. “Ensemble, nous relèverons les défis et saisirons les nouvelles opportunités, fondées sur nos valeurs communes et le respect mutuel”, poursuit-elle.

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