Catégorie : Économie

  • FINANCES – La BAD évoque un coût élevé des prêts avec une moyenne de 15%, constituant un frein à l’accès au crédit

    FINANCES – La BAD évoque un coût élevé des prêts avec une moyenne de 15%, constituant un frein à l’accès au crédit

    Antananarivo, 16 Juillet, 7h30 – À Madagascar, le crédit coûte cher. Avec un taux d’intérêt moyen de 15 %, l’accès au financement reste un défi majeur, en particulier pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME). C’est ce que révèle le rapport pays 2025 publié récemment par la Banque africaine de développement (BAD). Pour la BAD, ce “coût élevé” du prêt “constitue un frein à l’accès au crédit, notamment pour les micros, petites et moyennes entreprises”.

    Malgré ce contexte, les crédits bancaires ont progressé de 8,8%, avec la bonne tenue des crédits de trésorerie et d’investissement, souligne la BAD dans son rapport. Les affaires se sont également bien portées pour les banquiers de la place qui, selon la BAD, auraient préservé la qualité de leurs portefeuilles et maintenu une capitalisation adéquate.

    Le rapport de la BAD indique que le taux de créances douteuses a connu une baisse, passant de 8,3 % fin 2023 à 7,9 % fin 2024. Ce qui, selon cette institution panafricaine, a contribué à renforcer la stabilité du secteur bancaire. Les crédits à l’économie ont également progressé de 12 % en 2024. Et ce, bien que le ratio du crédit au secteur privé par rapport au PIB demeure faible, se situant à 15,6 % en 2024.

    A Madagascar, le secteur bancaire représente plus de 80% du total des actifs financiers de Madagascar. Il contribue à hauteur de 30,1% du Produit intérieur brut du pays. La BAD évoque “dans l’ensemble, un système financier malgache [qui] demeure solide ». Elle note toutefois que le marché des capitaux n’est pas développé, et qu’il n’existe pas de marché boursier ou de marché à terme d’instruments financiers.

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  • MATIÈRE PREMIÈRE – La transformation de davantage de raphia à l’étude pour en accroître la valeur

    MATIÈRE PREMIÈRE – La transformation de davantage de raphia à l’étude pour en accroître la valeur

    Antananarivo, 16 Juillet, 9h30 – Les retombées économiques du raphia à augmenter. Alors que Madagascar produit chaque année près de 80 000 tonnes de raphia, 70 % de cette matière première est encore exportée à l’état brut. Cette réalité limite fortement les retombées économiques pour le pays, évaluées à environ 4 millions de dollars par an selon les données officielles de 2021. La Conférence des nations unies pour le commerce et le développement estime pourtant que la transformation locale du raphia en produits finis comme des sacs, des textiles ou des objets artisanaux permettrait de multiplier cette valeur par trois à cinq.

    C’est dans ce contexte qu’une Assise nationale pour la valorisation durable de la chaîne de valeur du raphia s’est tenue lundi à Antananarivo. Organisé par les ministères de l’Environnement et du développement durable , du Tourisme et de l’artisanat , et de l’Industrialisation et du commerce, cet événement a réuni les principaux acteurs de la filière, des producteurs aux représentants du secteur privé, en passant par les artisans, les exportateurs, les partenaires techniques et les investisseurs.

    Il était question, pendant la rencontre, de discuter des actions à mettre en œuvre pour structurer durablement la filière, encourager la transformation locale, renforcer l’artisanat, et positionner le raphia malgache sur des marchés compétitifs tant au niveau national qu’international. Mais au-delà, la stratégie entend également créer des emplois durables, améliorer les conditions de vie des communautés locales et faire du raphia un pilier de l’économie verte à Madagascar.

    Rappelant le potentiel du secteur du raphia, le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa soulève qu’il est “temps que les opérateurs malgaches bénéficient pleinement des ressources que nous possédons, en valorisant et transformant le raphia localement avant son exportation”.

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  • SECTEUR EXTRACTIF – La Chambre des mines évoque un “flou” dans le processus de révision de la LGIM

    SECTEUR EXTRACTIF – La Chambre des mines évoque un “flou” dans le processus de révision de la LGIM

    Antananarivo, 15 Juillet, 18h50 – Les industriels miniers se disent préoccupés. Ils indiquent être dans le “flou” par rapport au processus actuel de la révision de la Loi sur les grands investissements miniers (LGIM). Une situation dont la Chambre des mines fait notamment part dans son bulletin d’information, publié en ce mois de juillet.

    Le flou évoqué par la Chambre des mines réside non seulement dans les intentions du législateur mais également dans le contenu envisagé des amendements et le calendrier de mise en œuvre de cette réforme. Cette association professionnelle des industriels miniers explique alors que “cette opacité ne fait qu’accentuer le sentiment d’imprévisibilité qui pèse déjà lourdement sur l’environnement des affaires à Madagascar”.

    La réforme du cadre régissant les grands projets miniers avait été présentée dernièrement par le Premier ministre Ntsay Christian devant les Sénateurs, dans le cadre de la présentation du bilan de la mise en œuvre de la Politique générale de l’Etat. Et il était déjà annoncé que la révision de ce cadre devra aboutir à une nouvelle loi qui portera le nom de Loi sur les grands projets d’exploitation minière ou la (LGPEM).

    Pour les autorités, c’est la LGPEM qui devra régir les grands projets miniers à Madagascar. Et le développement de partenariat entre l’Etat et les promoteurs de projets qui apportera des retombées pour le pays est un des objectifs attendus de cette réforme, d’après le ministère des Mines.

    La Chambre des mines insiste toutefois que “la réforme de la LGIM doit s’inscrire dans une démarche transparente, inclusive et équitable”. Et “elle doit garantir un juste équilibre entre les intérêts de l’État et ceux des investisseurs, tout en préservant la stabilité des engagements contractuels”, interpelle cette association professionnelle dans le secteur minier.

  • INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES – Le nombre de sous-traitants augmenté pour accélérer les travaux sur les huit premiers kilomètres de l’autoroute Antananarivo-Toamasina

    INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES – Le nombre de sous-traitants augmenté pour accélérer les travaux sur les huit premiers kilomètres de l’autoroute Antananarivo-Toamasina

    Antananarivo, 15 Juillet, 18h30 – De nouvelles mesures pour boucler dans les deux à trois prochaines semaines le bitumage des huit premiers kilomètres de l’autoroute Antananarivo – Toamasina. Alors que l’ouverture du Sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) approche, le ministère des Travaux publics annonce l’augmentation du nombre de sous-traitants mobilisés pour la réalisation des travaux.

    Le ministre Richard Rafidison avait déjà exigé de l’entreprise égyptienne Samcrete, en charge des travaux, de recruter des sous-traitants afin d’accélérer l’avancement du chantier. Un mois plus tard, il appelle à accélérer la cadence pour relever le défi d’avoir 8 km d’autoroute au moment du Sommet de la SADC.

    Outre l’augmentation du nombre de sous-traitants, le ministre a ordonné l’extension des horaires de travail, que ce soit de jour ou de nuit, afin de garantir des « résultats concrets au quotidien », souligne le communiqué du ministère. Il évoque également une présence permanente des ingénieurs de son ministère et des missions de contrôle pour surveiller l’avancement des travaux et leur qualité.

    “Les consignes du ministre pour accélérer les travaux ont été fermes, mais cela doit se faire dans les normes et dans le respect de la qualité”, poursuit le communiqué du ministère. Le ministère et l’entreprise Samcrete ne disposent plus que de quelques semaines pour achever ce tronçon prioritaire, reliant le PK0 d’Ambodifasina à Ambohimanga Rova, avant le début des événements liés au sommet de la SADC.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Discussions en cours sur une éventuelle prolongation du contrat de Thierry de Bailleul en tant que  DG de Madagascar Airlines

    TRANSPORT AÉRIEN – Discussions en cours sur une éventuelle prolongation du contrat de Thierry de Bailleul en tant que DG de Madagascar Airlines

    Antananarivo, 15 Juillet, 7h45 – Thierry de Bailleul restera-t-il aux manettes de Madagascar Airlines ? Après une prolongation de six mois déjà de son contrat pour diriger la compagnie nationale, le ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo fait part d’une discussion autour du maintien ou non de ce dernier à ce poste. Ce membre du Gouvernement a apporté des explications sur le sujet, en marge de la célébration de la célébration de la Fête nationale française, à Ivandry ce lundi.

    Thierry De Bailleul a été nommé directeur général de Madagascar Airlines au mois de décembre 2022, pour un contrat de deux ans, c’est-à-dire jusqu’au mois de décembre 2024. Son contrat avait alors été prolongé de six mois et devrait arriver cette fois-ci à échéance au 31 juillet 2025, indique le ministre Valery Ramonjavelo.

    Des discussions pour voir les modalités de prolonger le contrat de Thierry de Bailleul sont déjà engagées, confie le ministre Valery Ramonjavelo. Il rappelle alors que la nomination de ce spécialiste du secteur au poste de directeur général de Madagascar Airlines, intervenait au moment où la compagnie nationale opérait encore sur les réseaux domestique, régional et long-courrier et où une expertise internationale était le plus indiquée. Madagascar Airlines a depuis quelque temps recentré ses activités sur le réseau domestique uniquement.

    “Nous sommes en train de voir si nous pouvons maintenant réouvrir ce poste”, lance le ministre Valery Ramonjavelo. La poursuite de la collaboration avec Thierry de Bailleul n’est pas non plus écartée, surtout que l’actuel directeur général “a fait un excellent travail”, et “a relevé la compagnie et l’a mise sur une voie qui ne nous laisse que des bonnes perspectives pour son développement et sa contribution à la connectivité et à l’accessibilité sur l’ensemble du territoire malgache”, estime le ministre des Transports.

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  • INVESTISSEMENT – Environ 300 entreprises à capitaux français implantées à Madagascar, selon l’ambassadeur Arnaud Guillois

    INVESTISSEMENT – Environ 300 entreprises à capitaux français implantées à Madagascar, selon l’ambassadeur Arnaud Guillois

    Antananarivo, 14 Juillet, 17h35 – Une présence massive. Elles sont actuellement environ 300 entreprises à capitaux français à s’implanter à Madagascar. Elles opèrent au pays dans divers secteurs comme les hydrocarbures, l’agro-industrie, le textile, les télécommunications ou encore la distribution, d’après ce qu’avait indiqué l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, lors de la célébration de la Fête nationale française, à Ivandry ce lundi.

    La France est d’ailleurs le principal pays investisseur à Madagascar. En moyenne, sur la période 2019-2023, 26% des investissements directs étrangers (IDE) dans la Grande île provenaient de l’Hexagone, rapporte le secrétariat de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Elle devançait dans ce classement les Etats-Unis avec 16,9% et Maurice, avec 10,4%.

    L’ambassadeur Arnaud Guillois fait part de 55 filiales d’entreprises françaises présentes à Madagascar, ainsi que neuf entreprises du CAC 40 qui regroupent les plus grandes entreprises françaises cotées en bourse en termes de capitalisation et de volume d’échange. Elles emploieraient plus de 20 000 collaborateurs dans des secteurs aussi divers et structurants, indique ce diplomate français.

    Ces entreprises, qui ont fait le choix de s’implanter sur la Grande île, nourrissent d’ailleurs un attachement profond et durable à Madagascar, rassure-t-il. Et ce, continuant à se projeter dans l’avenir par une démarche partenariale avec leurs partenaires malgaches, d’après toujours ses explications. Arnaud Guillois estime néanmoins que “il est essentiel de continuer à garantir leur pérennité et d’attirer de nouveaux investisseurs, en assurant la mise en place d’un climat des affaires propice au développement et à la croissance du pays”.

    Par ailleurs, Arnaud Guillois se ravit qu’en termes de commerce, la France est devenue le premier client de Madagascar, en étant la destination de plus de 16% des exportations malgaches. Ce pays serait également le troisième fournisseur de la Grande île avec une part de marché de 7%. Ce qui a fait que depuis trois ans, le volume de nos échanges commerciaux entre Madagascar et la France augmente et avoisine le milliard d’euros.

  • JIRAMA – Un gap opérationnel estimé à 1 030 milliards d’ariary pour 2025

    JIRAMA – Un gap opérationnel estimé à 1 030 milliards d’ariary pour 2025

    Antananarivo, 14 Juillet, 15h30 – Avec un coût de revient de 1 225 ariary par kilowattheure pour un tarif moyen de vente de 795 ariary par kilowattheure, la Jirama estime à 1 030 milliards son déficit opérationnel pour 2025. La compagnie nationale évoque ce gap, que ce soit dans le scénario “de référence” que dans le “scénario optimiste”, qu’elle présente dans son plan de redressement financier.

    Pour combler ce gap, une aide de 1 030 milliards d’ariary en faveur de la Jirama de la part du Gouvernement est attendue cette année. En 2024, il aurait fallu une aide de l’Etat de 1 070 milliards d’ariary mais 699 milliards d’ariary avait été effectivement octroyé, rapporte ce document financier.

    La Jirama estime toutefois une réduction de son gap opérationnel. Dans son scénario de référence, elle l’estime à 819 milliards d’ariary en 2026 avec un coût de revient de 1 319 ariary par KWh pour un tarif moyen de vente à 855 ariary par KWh. Dans l’autre scénario, plus optimiste, son plan de redressement table sur un gap de 786 milliards d’ariary, avec un coût de revient de 1 289 ariary par KWh pour un tarif moyen de vente de 855 ariary par KWh.

    La Jirama espère ainsi une aide étatique entre 786 milliards d’ariary et 819 milliards d’ariary pour combler son gap opérationnel sous chacun des deux scenarii en 2026. Pour les années à venir, le gouvernement devra budgétiser ces montants et les mettre à disposition de la compagnie de façon régulière au cours de chaque année.

    Pour le Fonds monétaire international (FMI), l’adoption de ce plan de redressement de la Jirama “est un pas dans la bonne direction”. Cette institution de Bretton Woods estime que sa mise en œuvre rapide contribuera à faire face aux perturbations généralisées de l’approvisionnement en électricité des ménages et des entreprises, tout en limitant la dépendance au budget de l’État.

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  • ENDETTEMENT PUBLIC – Le stock de la dette extérieure passe à 5 743 millions de dollars à fin mars 2025

    ENDETTEMENT PUBLIC – Le stock de la dette extérieure passe à 5 743 millions de dollars à fin mars 2025

    Antananarivo, 14 Juillet, 9h25 – De 5 513 millions de dollars, soit environ 25 874,9 milliards d’ariary à fin décembre 2024, le stock de la dette extérieure est passé à 5 743 millions de dollars, soit près de 26 630,5 milliards d’ariary à fin mars 2025. Une situation que la direction générale du Trésor dans son dernier bulletin statistique de la dette (BSD) paru au mois de juin.

    Le Trésor public explique cette hausse, déjà par la variation de change. Mais il y a également les décaissements pour des projets financés par l’Association internationale de développement (IDA) du groupe de la Banque mondiale et l’appui budgétaire du groupe de la Banque africaine de développement (BAD).

    Ainsi ce stock de la dette extérieure à fin mars 2025 qui s’élevait à 5 743 millions de dollars était constitué à 69,4% par les dettes envers les organismes multilatéraux. Les dettes envers les créanciers bilatéraux y représentent 14,1%, ajoutées aux 11,1% de dettes envers les institutions financières et 1,6% de dettes envers des banques commerciales. Les 3,8% restants constituent des paiements qui n’ont pas été réclamés par les créanciers, précise la DGT.

    Une dette publique extérieure est un engagement d’emprunt direct ou indirect ou garanti par le gouvernement central que les organismes publics contractent en monnaie étrangère.

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  • INFLATION – Le FMI continue de recommander le resserrement de la politique monétaire 

    INFLATION – Le FMI continue de recommander le resserrement de la politique monétaire 

    Antananarivo, 13 Juillet, 11h45 – “La Banque centrale de Madagascar ne doit pas relâcher sa politique monétaire”. Le directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Nigel Clarke invite les autorités monétaires malgaches à davantage de prudence. Cette orientation a été évoquée à l’issue de la deuxième revue des programmes de Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) en faveur de la République de Madagascar le 3 juillet.

     

    Bien que l’inflation ait légèrement reculé par rapport au pic atteint en janvier, dit-il, “la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) ne doit pas relâcher sa politique monétaire tant que l’inflation n’est pas fermement sur une trajectoire baissière”. “Le mandat de la Banque centrale c’est d’ailleurs la stabilité des prix”, souligne de son côté le représentant résident du FMI à Madagascar, Eklou Kodjovi.

     

    “Dans un contexte où l’inflation était assez persistante, nous avons estimé que c’est important que la BFM maintienne cette restriction pour faire descendre l’inflation et se stabiliser avant de changer d’orientation”, explique-t-il. Eklou Kodjovi rappelle que la BFM avait transitionné depuis quelques années vers une politique monétaire basée sur les taux d’intérêts. “En resserrant le taux d’intérêt qui est son outil principal, cette disposition prise par la BFM impacte par exemple sur le coût du crédit. Ce qui contribue à mieux juguler la demande et de freiner un peu l’inflation”, expose-t-il.

     

    C’est ce que le Comité monétaire de la Banque centrale avait décidé au mois de mai de cette année. La BFM avait relevé son taux directeur à 12% afin de prévenir une accélération de l’inflation dans un contexte mondial incertain. L’autorité monétaire avait alors expliqué que ce resserrement de la politique monétaire s’avérait indispensable pour inverser cette tendance haussière et pour se prémunir des risques associés aux incertitudes.

     

    Pour la BFM, ce resserrement de la politique monétaire visait à préserver la stabilité des prix à moyen terme et à ancrer les anticipations d’inflation autour de 5% sur cet horizon. La Banque centrale avait pris cette mesure, en étant consciente que celle-ci peut impacter sur l’activité économique à court terme. Mais la BFM avait surtout estimé que cette mesure était nécessaire pour renforcer la stabilité macroéconomique et financière à plus long terme.

     

    Une légère baisse de l’inflation avait dernièrement été notée. “Ce qui signifie, quelque part, que les signaux envoyés par la Banque centrale ont commencé à porter leur fruit”, estime Eklou Kodjovi. La BFM avait toutefois anticipé dernièrement une inflation annuelle de 8,5% à fin décembre 2025, qui est nettement supérieure à son objectif à moyen terme. Et les perspectives pour le reste de 2025 demeurent d’ailleurs sensibles aux chocs externes, a-t-elle soulevé. La prochaine réunion de son Comité monétaire est prévue le 5 août.

  • CONSOMMATION – Un besoin d’importation de 770 000 tonnes de riz pour Madagascar pour la campagne de commercialisation 2025-2026 selon la prévision de la FAO

    CONSOMMATION – Un besoin d’importation de 770 000 tonnes de riz pour Madagascar pour la campagne de commercialisation 2025-2026 selon la prévision de la FAO

    Antananarivo, 13 Juillet, 9h30 – Un grand gap à combler. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime à 770 000 tonnes le besoin d’importation de riz pour Madagascar pour la campagne de commercialisation 2025-2026. La FAO fait part de cette estimation dans ses bilans de l’offre et de la demande de céréales pour les pays d’Afrique subsaharienne, en livrant la situation à fin juin 2025.

     

    Cette organisation onusienne estime à 2 990 000 tonnes la disponibilité intérieure de la Grande île pour cette campagne de commercialisation qui s’étale d’avril 2025 à mars 2026. Elle est constituée d’une production de 2 680 000 tonnes pour 2025, ajoutée à une prévision de déstockage de 310 000 tonnes.

     

    Le besoin en riz de la Grande île est pour sa part estimé à 3 760 000 tonnes durant cette campagne. Cette demande est composée de 3 360 000 tonnes pour l’alimentation, en tenant compte de la consommation de riz par habitant de Madagascar qui est de 103 kilos par an, selon la FAO. A celle-ci s’ajoute une utilisation non alimentaire de 400 000 tonnes.

     

    Le volume du riz importé mis à la consommation pour les cinq premiers mois de 2025 s’élevait à 348 500 tonnes, pour un montant CAF de 795,8 milliards d’ariary, d’après les données livrées dans les tableaux de bord de la direction générale des Douanes (DGD). Pour la même période en 2024, ce volume s’élevait à 121 900 tonnes pour un montant CAF de 307 milliards d’ariary, soit une hausse de 185,89% en volume et 159,22% en valeur. Par rapport à la campagne de commercialisation 2025-2026, ce sont les données pour les mois d’avril et mai 2025 qui sont encore disponibles.