Catégorie : Actualité

  • SÉCURITÉ ALIMENTAIRE – Plus de 500 000 enfants de moins de cinq ans menacés par la malnutrition aiguë d’ici avril 2027

    Des chiffres alarmants. 502 000 enfants de moins de cinq ans pourraient souffrir de malnutrition aiguë à Madagascar entre mai 2026 et avril 2027, selon les données de l’IPC relayées par l’organisation Save the Children. Parmi eux, environ 78 000 pourraient être touchés par une malnutrition aiguë sévère, nécessitant une prise en charge médicale urgente.

     

    La situation nutritionnelle reste fragile dans les zones analysées du Grand Sud et du Grand Sud-Est. Les projections de l’Integrated Food Security Phase Classification (IPC) estiment à environ 502 000 le nombre d’enfants de moins de cinq ans souffrant ou susceptibles de souffrir de malnutrition aiguë sur la période allant de mai 2026 à avril 2027.

     

    L’alerte de Save The Children intervient dans un contexte de dégradation attendue de la sécurité alimentaire en Afrique de l’Est et australe, alors que le phénomène El Niño figure parmi les facteurs susceptibles d’accentuer les déficits pluviométriques, les pertes agricoles et les difficultés d’accès à l’alimentation dans plusieurs pays de la région. L’organisation évoque notamment un épisode d’El Niño parmi les plus importants de ces dernières années, associé à des températures mondiales élevées.

     

    À Madagascar, le nombre de personnes confrontées à des niveaux de faim correspondant à la phase 3 de l’IPC ou au-delà devrait augmenter de 75 % entre les périodes actuellement analysées et octobre 2026-février 2027. Il pourrait atteindre environ 3,72 millions de personnes, dont près de 426 000 en situation d’urgence alimentaire.

     

    À l’échelle régionale, la crise pourrait également toucher le Malawi, la Mozambique, la Zambie, l’Ouganda et le Kenya. Le nombre de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de niveau crise ou pire dans ces pays pourrait passer de 12,6 millions à 16,4 millions d’ici mars 2027. Le nombre d’enfants concernés par une insécurité alimentaire aiguë pourrait, lui, passer de six à huit millions, soit une hausse de 30 %, selon l’analyse de Save the Children.

     

    Face à ces projections, Save the Children appelle à renforcer les mesures d’anticipation et les financements destinés aux populations exposées. L’organisation estime notamment que les alertes météorologiques doivent être accompagnées de financements préventifs afin de renforcer les services de santé, les écoles et les moyens de subsistance avant une éventuelle aggravation de la situation.

     

    Pour Yvonne Arunga, directrice régionale de Save the Children pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe, l’insécurité alimentaire peut également exposer davantage les enfants à la déscolarisation, aux abus et à l’exploitation.

     

    Save the Children est présente à Madagascar depuis 2016 et intervient notamment dans les domaines de la nutrition, de la santé, de l’éducation, de la protection de l’enfance et de la sécurité alimentaire.

  • EDUCATION – Des établissements privés maintiennent leur refus du nouveau programme scolaire, les autorités maintiennent le cap

    EDUCATION – Des établissements privés maintiennent leur refus du nouveau programme scolaire, les autorités maintiennent le cap

    Bras de fer. Aucune entente n’a encore été trouvée entre les autorités éducatives et les établissements scolaires privés qui contestent l’entrée en vigueur du nouveau programme scolaire dès cette année. Après une réunion entre les trois ministres chargés de l’Education et de l’Enseignement supérieur, le 18 septembre, une nouvelle concertation technique organisée mardi n’a pas permis de rapprocher les positions. Les ministères maintiennent l’entrée en vigueur du nouveau programme dès cette année scolaire, tandis que les responsables des établissements privés demandent une mise en œuvre progressive.

    Du côté des autorités, le principe de l’application du nouveau programme n’est pas remis en cause. Elles maintiennent le dispositif qui généralise les nouvelles séries L, S et OSE au baccalauréat. Elles prévoient néanmoins des dispositions particulières lors de l’élaboration des sujets des examens officiels afin de tenir compte des différents profils d’élèves.

    Les établissements privés contestataires, eux, maintiennent leur demande de réajustement et d’introduction progressive du nouveau programme. Ils estiment qu’un délai supplémentaire est nécessaire pour permettre aux enseignants et aux élèves de s’adapter et pour apporter des corrections aux points qui posent encore problème.

    “Aucun compromis n’a été trouvé”, indique alors le directeur national des écoles catholiques (Dinec), le Père Jules Ranaivoson, à l’issue de la réunion technique de mardi. Les établissements privés proposent notamment de commencer l’application du nouveau programme par la classe de Seconde, puis de l’’introduire en Première l’année suivante, avant sa généralisation aux trois niveaux concernés au terme de deux ans.

    En attendant une évolution des discussions, certains établissements privés continuent ainsi de fonctionner avec l’ancien programme scolaire, alors que d’autres ont commencé l’année scolaire avec les nouvelles séries. “Dans le doute, on s’abstient”, explique le Père Jules Ranaivoson. Les consultations entre les techniciens des ministères et ceux des établissements privés devraient se poursuivre.

    Appliqué depuis 2020 au sein de certains établissements publics et privés, le nouveau programme avec les séries L, S et OSE s’est déjà presque généralisé à tous les établissements publics. Quelques établissements privés ont également commencé à l’adopter, tandis que d’autres ont continué à toujours appliquer l’ancien programme.

  • DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina rencontre le conseiller principal pour l’Afrique de Donald Trump, Massad Boulos

    DIPLOMATIE – Le Colonel Michaël Randrianirina rencontre le conseiller principal pour l’Afrique de Donald Trump, Massad Boulos

    Journée chargée pour le président de la Refondation, mardi. Pour sa première journée à New York, le Colonel Michaël Randrianirina a eu quatre audiences après avoir assisté à l’ouverture du débat général de la 81ème Assemblée générale des Nations unies. L’homme d’affaires américano-libanais, également conseiller principal pour l’Afrique du président des Etats-Unis auprès du département d’Etat, Massad Boulos, était l’une des personnalités avec lesquelles il a discuté.

    Aucun détail n’est donné par la présidence sur les tenants et les aboutissants de cette rencontre qui a eu lieu en fin d’après-midi. Initialement conseiller principal de Donald Trump pour les affaires arabes et le Moyen Orient, Massad Boulos a été nommé conseiller principal pour l’Afrique en avril 2025. Il a, depuis sa nomination, effectué un certain nombre de tournées en Afrique, dont en République démocratique du Congo, et en Algérie. Son fils est par ailleurs marié à Tiffany Trump, l’une des filles du président américain.

    Avant Massad Boulos, le chef de l’Etat a également reçu le Dr Alvaro Lario, président du Fonds international pour le développement de l’agriculture (Fida), dans les locaux de l’ambassade de Madagascar auprès des Nations unies. Les deux hommes ont principalement discuté des différentes stratégies de développement du secteur agricole et de leur financement à Madagascar.

    Le président de la Refondation a également eu un entretien avec Roger B. Jantio, directeur général du Sterling Merchant Finance Ltd au cours duquel ils ont parlé d’intelligence artificielle, ainsi qu’avec Alexander de Croo, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

    Comme il l’a annoncé à son départ d’Antananarivo, le président de la Refondation est aussi à New York pour “discuter avec les pays avec lesquels nous devons dialoguer pour renforcer notre situation diplomatique et évoquer la situation géopolitique dans le monde”.

  • INFRASTRUCTURES – La CGHV informe les communautés sur les éventuelles réinstallations liées à la construction de la route vers Volobe II

    INFRASTRUCTURES – La CGHV informe les communautés sur les éventuelles réinstallations liées à la construction de la route vers Volobe II

    La Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) a lancé une première campagne d’information et de consultation auprès des communautés de Fanandrana, d’Ambodilazana et de Toamasina, dans le cadre de la préparation des travaux de construction de la route liée au projet Volobe Amont. Les rencontres, organisées du 15 au 18 septembre 2026, portent notamment sur le Plan de gestion environnementale et sociale (PGES) et le Plan d’action de réinstallation (PAR).

    Les consultations visent à informer les communautés sur les différentes étapes du processus et à recueillir leurs questions et préoccupations. La CGHV a notamment présenté les situations susceptibles de conduire à une éventuelle réinstallation ainsi que les catégories de personnes pouvant être concernées. Les échanges ont également porté sur les principes d’éligibilité et de compensation en cas de pertes liées aux travaux, notamment de logements, de terres, de biens, d’activités ou de revenus.

    La CGHV précise que le PAR prévoit plusieurs étapes avant une éventuelle réinstallation. Il comprend notamment l’identification et l’inventaire des personnes et des biens susceptibles d’être affectés, l’évaluation des impacts et des droits, puis des phases d’échange et de négociation. Lorsque cela est applicable, le processus prévoit également la préparation et la viabilisation des sites, le déménagement et la réinstallation.

    À ce stade, les consultations constituent donc une étape d’information et d’échange dans le processus de préparation du projet. Le communiqué de la CGHV ne fournit pas, à ce stade, de nombre de personnes ou de biens qui seraient définitivement concernés par une éventuelle réinstallation.

    Un mécanisme de gestion des plaintes (MGP) a également été présenté aux communautés. Il doit permettre aux personnes concernées de transmettre leurs interrogations, préoccupations ou réclamations liées au projet et au processus du PAR. Les préoccupations exprimées doivent être enregistrées, examinées et traitées à travers un processus structuré et accessible.

    La CGHV indique enfin que le dialogue avec les communautés doit se poursuivre au fur et à mesure de l’avancement des études et des différentes étapes du PGES et du PAR.

  • COOPÉRATION – Madagascar dépose une demande de dérogation au FMI pour le non-respect d’un des critères de performance convenus

    Madagascar au tableau. Le dossier de la Grande île devrait passer devant le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) ce 30 septembre. Celui-ci devrait examiner les performances de Madagascar après les troisième et quatrième revues de la Facilité élargie de crédit et du Fonds pour la résilience et la durabilité. Mais il devrait surtout répondre à une demande de dérogation déposée par Madagascar par rapport au non-respect de l’un des critères de performances. Il devrait également se pencher sur des demandes de révision et de modification des accords conclus avec Madagascar dans le cadre de ces deux programmes. Le dossier de Madagascar devait être examiné en juillet mais a dû être reporté suite à la suspension par la Grande île de l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix à la pompe. Le ministère avait évoqué une nouvelle réunion en août, mais le Conseil d’administration a finalement retenu la date du 30 septembre.

  • PROTECTION SOCIALE – Le programme Vatsin’Ankohonana améliore le quotidien de milliers de ménages dans quatre communes de Vohipeno

    PROTECTION SOCIALE – Le programme Vatsin’Ankohonana améliore le quotidien de milliers de ménages dans quatre communes de Vohipeno

    Des vies qui changent en mieux. À Vohindava, commune rurale de Vohipeno, région Fitovinany, des ménages vulnérables voient progressivement leurs conditions de vie s’améliorer grâce au programme Vatsin’Ankohonana. Dans le fokontany d’Ambinany, 717 ménages bénéficient de transferts monétaires, mais aussi de formations destinées à développer leurs activités et à mieux gérer les ressources du foyer.

    A Ambinany, l’un des fokontany de la commune, située à 9 km du chef-lieu du district de Vohipeno, Enica Alinirina fait partie des bénéficiaires du programme depuis 2024. Mère de trois enfants, elle combine aujourd’hui agriculture et élevage pour améliorer les revenus de sa famille. Les formations reçues lui ont notamment permis d’expérimenter le “basket compost” pour la culture du manioc. “Je n’arrivais pas à croire au rendement obtenu. Un seul pied de manioc peut produire jusqu’à 30 kg”, témoigne-t-elle.

    Pour Enica Alinirina, l’accompagnement a également changé les habitudes alimentaires de sa famille. Les séances de formation sur la nutrition lui ont appris à mieux équilibrer les repas en associant les produits cultivés ou disponibles localement. “Nous avons appris à mieux équilibrer l’alimentation et à préparer des repas bénéfiques pour la santé. Aujourd’hui, lorsque nous cuisinons le manioc, nous l’accompagnons de poisson avec de l’huile ou de noix de coco. Ce sont des produits que nous avons ici, donc il n’est pas difficile de nous en procurer”, explique-t-elle.

    À Lanivoa, une autre commune située à environ 15 kilomètres de Vohipeno, en direction de Manakara, l’évolution se traduit notamment par le développement de l’élevage. Adris Rakotonirina et sa famille ont bénéficié d’un appui pour lancer une activité avicole. Leur élevage, qui comptait initialement deux poules et un coq, atteint désormais plusieurs centaines de poulets destinés à la vente.

    Le ménage dispose également d’une épargne destinée à financer des projets à plus long terme. Les enfants d’Adris Rakotonirina ont retrouvé le chemin de l’école et la famille a engagé des démarches pour régulariser ses documents d’état civil. Pour le ménage, l’enjeu est désormais de préserver les acquis au-delà de la période d’accompagnement. “Même si le programme Vatsin’ankohonana prend fin, notre vie s’est déjà améliorée. Nous allons conserver toutes les connaissances et les expériences acquises pour continuer à développer notre avenir”, souligne le père de famille.

    Le programme Vatsin’Ankohonana ne repose pas uniquement sur les transferts monétaires. Les bénéficiaires sont également accompagnés dans le développement d’activités génératrices de revenus et formés dans différents domaines, notamment l’agriculture, l’élevage, la gestion financière du ménage et la nutrition. Mis en œuvre par le Fonds d’intervention pour le développement (FID), sous la coordination du ministère de la Population et des Solidarités et avec l’appui financier de la Banque mondiale, le programme intervient dans quatre communes et 26 fokontany de la zone de Vohipeno. Il accompagne environ 3 000 ménages vulnérables.

  • JUSTICE – La demande de liberté provisoire de Valéry Ramonjavelo dans l’affaire des Boeing 777 rejetée par le PAC

    JUSTICE – La demande de liberté provisoire de Valéry Ramonjavelo dans l’affaire des Boeing 777 rejetée par le PAC

    L’ancien ministre des Transports et de la météorologie, Valéry Ramonjavelo, restera à la maison carcérale d’Avaradrano. Le Pôle anti-corruption (PAC) a rejeté la demande de liberté provisoire ou de mise sous contrôle judiciaire introduite par son avocat, après le renvoi au 27 octobre du procès de l’affaire des Boeing 777 livrés à l’Iran. L’avocat de l’ancien ministre a assuré devant les juges que son client n’avait pas l’intention de quitter le pays même s’il avait les moyens de le faire, mais la demande n’a pas été retenue par le tribunal.

     

    Pour motiver sa requête, l’avocat de la défense affirme qu’aucune signature n’atteste que son client ait perçu de l’argent en lien avec cette affaire. Il soulève également la convalescence de l’un des enfants de l’ancien ministre après une opération, nécessitant la présence de ses deux parents.

     

    Devant les juges, le conseil de Valéry Ramonjavelo a aussi souligné que son client n’avait pas l’intention de quitter le pays, d’autant qu’il fait déjà l’objet d’une interdiction de sortie du territoire (IST). Il a notamment fait valoir que l’ancien ministre “avait les moyens, comme d’autres qui ont quitté le pays, de s’enfuir”, mais il ne l’a pas fait. Il a ajouté que celui-ci avait toujours répondu aux convocations lorsque l’enquête l’exigeait.

     

    Malgré les arguments avancés, Valéry Ramonjavelo n’a pas obtenu sa mise en liberté provisoire, contrairement à six autres personnes poursuivies dans cette affaire. Parmi les personnes provisoirement remises en liberté figurent notamment une femme de 74 ans, propriétaire de la maison ayant servi de domiciliation provisoire à la société Udaan Aviation, ainsi qu’un coursier, un chauffeur et un agent de sécurité.

     

    Quant aux cinq ressortissants étrangers impliqués dans l’affaire, ils devront attendre le procès du 27 octobre pour être fixés sur leur sort, tout comme l’ancien directeur général de l’Aviation civile de Madagascar (ACM), Gervais Damasy, présent mardi au PAC.

     

    La présidente du tribunal a indiqué que le plaignant, l’ACM, n’était pas représenté à l’audience. Certains prévenus, notamment des sociétés soupçonnées dans ce dossier, n’avaient pas non plus comparu, tout comme Maminiaina Ravatomanga, actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt à Maurice où il est en détention. Des absences qui ont motivé le renvoi de l’audience au 27 octobre.

  • ORGANISATION – Madagascar prend la présidence de l’organisation internationale du cacao

    ORGANISATION – Madagascar prend la présidence de l’organisation internationale du cacao

    Un poste international pour Madagascar. La Grande ile prend les rênes du Conseil de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) pour l’année cacaoyère 2026-2027. Philippe Fontayne, vice-président du Conseil national du cacao, est élu président de l’organisation lors de la 114ᵉ réunion ordinaire du Conseil de l’ICCO, tenue à Abidjan durant la semaine du 14 septembre 2026. Cette prise de responsabilité intervient alors que la filière mondiale fait face à des enjeux liés aux prix, au renouvellement des plantations, au changement climatique et aux nouvelles exigences de traçabilité.

    La présidence malgache commence quelques semaines après l’adhésion de Madagascar au nouvel Accord international sur le cacao, signé le 27 août à Antananarivo. Le pays fait partie des cinq premiers signataires de cet accord qui devrait entrer en vigueur le 1er octobre 2026. Il se trouve aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Nicaragua, du Togo et de la République démocratique du Congo. Madagascar exporte autour de 15 000 tonnes de fèves par an, sur un marché mondial qui représente environ cinq millions de tonnes.

    À la tête du Conseil de l’ICCO, Madagascar entend notamment porter les préoccupations des producteurs dans les discussions internationales. Les fluctuations des cours, le vieillissement des plantations, les effets du changement climatique, les exigences de qualité et de traçabilité ainsi que l’application du règlement européen contre la déforestation constituent plusieurs des dossiers auxquels la filière est confrontée. La question de la rémunération des producteurs et de leur capacité à maintenir une activité économiquement viable figure également parmi les enjeux mis en avant par le pays.

    Madagascar dispose par ailleurs d’une particularité dans le commerce international du cacao. L’ensemble de ses exportations de fèves est reconnu comme cacao fin et aromatique dans le cadre de l’Accord international sur le cacao. Cette reconnaissance concerne 100 % des fèves exportées par le pays. La présidence de l’ICCO place ainsi la filière malgache dans une position où la valorisation de cette qualité devra notamment être rapprochée des conditions de production et des revenus des exploitations. Les priorités annoncées portent aussi sur le renouvellement des plantations, l’accès à du matériel végétal adapté, l’adaptation climatique, la traçabilité et le développement de la transformation locale.

  • CONSERVATION MARINE – La Baie d’Antongil rejoint la liste des aires marines protégées de Madagascar

    CONSERVATION MARINE – La Baie d’Antongil rejoint la liste des aires marines protégées de Madagascar

    Madagascar augmente la superficie de ses aires marines protégées. Après Atimo Vata’e à Androy, Sorkay à Sainte Marie et Tandavandriva à Nosy Be, la Baie d’Antongil rejoint les quatre nouvelles aires marines protégées de Madagascar, portant à près de 1,8 million d’hectares la superficie nouvellement sécurisée. La Grande île compte désormais 26 aires marines protégées au total. La signature de l’arrêté portant protection temporaire de la zone s’est tenue le 16 septembre. Depuis cette étape, les mesures de gestion sont appliquées sur le terrain.

    D’une superficie totale de 416 165 hectares, la nouvelle aire marine protégée (AMP) de la Baie d’Antongil se répartit entre les régions d’Ambatosoa et de Sava, et concerne les districts d’Antalaha, de Maroantsetra et de Mananara Avaratra. Elle se caractérise par son importance pour la reproduction des baleines à bosse. Elle constitue également une source de subsistance pour près de 100 000 habitants. Des consultations ont été menées auprès de 14 villages avant la prise de cette décision. À cette occasion, les habitants ont exprimé leur volonté de participer à la protection des ressources marines de cette zone, selon le rapport du ministère de l’Environnement et du développement durable.

    À l’issue de la signature de l’arrêté portant sa mise en protection temporaire, les mesures de gestion s’appliquent sur le terrain. Il s’agit notamment de l’application des règles de pêche durable. Les communautés locales ont été responsabilisées dans la gestion et le contrôle direct de la pêche à travers leurs associations. La protection des habitats sensibles sera également priorisée. Les patrouilles de surveillance menées conjointement par les communautés locales et les officiers de police judiciaire (OPJ) devront être renforcées.

    L’aire marine protégée de la Baie d’Antongil sera gérée par la Wildlife Conservation Society (WCS). Les populations locales participent également à sa gestion, car une gestion équitable et responsable de la zone contribue à garantir leurs moyens de subsistance. Il convient de souligner que les AMPs jouent un rôle important dans la préservation des écosystèmes marins et dans le maintien des moyens de subsistance des populations.

  • EMPLOIS VERTS – Madagascar entend faire de la transition écologique un nouveau terrain pour l’employabilité des jeunes

    EMPLOIS VERTS – Madagascar entend faire de la transition écologique un nouveau terrain pour l’employabilité des jeunes

    Agriculture, économie bleue, énergies renouvelables, tourisme durable, économie circulaire ou encore assainissement. Plusieurs secteurs liés à la transition écologique sont identifiés comme des domaines susceptibles de créer de nouvelles opportunités professionnelles pour les jeunes à Madagascar. Une semaine de travail consacrée au développement des emplois verts se tient à Antanimena, avec un accent mis sur la formation, l’entrepreneuriat et l’accès au financement.

    Les travaux s’articulent autour de trois priorités : les infrastructures vertes, les emplois verts et les revenus verts. L’objectif est notamment de préparer les jeunes, mais aussi les femmes et les communautés locales, aux activités liées à la transition écologique et de favoriser leur accès à des sources de revenus.

    Une formation de formateurs figure également au programme de cette semaine d’échanges. Elle doit contribuer à préparer les compétences nécessaires aux métiers émergents dans les secteurs liés à la protection et à la valorisation des ressources naturelles.

    “Il y aura des formations qui permettront aux jeunes de faire face dès maintenant à la transition écologique. Ce sont des secteurs dans lesquels ils pourront entreprendre dans un cadre légal et professionnel, tout en contribuant surtout à la protection des ressources naturelles”, explique Heriniaina Rufin Zamany, secrétaire général du ministère de l’Environnement et du développement veloppement durable.

    Au-delà de la formation, les échanges portent sur les conditions permettant de transformer ces compétences en activités professionnelles et génératrices de revenus. Le développement de l’entrepreneuriat des jeunes, la mobilisation du financement et l’implication du secteur privé font ainsi partie des principaux axes de travail.

    À l’issue des cinq jours d’échanges, un calendrier doit être établi afin de traduire les principales décisions de l’atelier en actions concrètes. L’enjeu est notamment de faire correspondre les formations aux besoins des secteurs identifiés et de faciliter le passage des compétences acquises à la création d’activités et d’emplois.

    Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement des politiques et des capacités en faveur des emplois verts pour les jeunes en Afrique et dans les Caraïbes », financé par le Compte des Nations Unies pour le développement (UNDA). Elle réunit le ministère de l’Environnement et du développement durable, le ministère de la Jeunesse et des sports, l’Organisation internationale du travail (OIT), le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE), l’Unicef, le secteur privé, des institutions de formation et des organisations de jeunesse, ainsi qu’une délégation du Sénégal.

    La coopération avec le Sénégal doit notamment permettre de partager des expériences en matière de compétences vertes, de formation et de mobilisation du secteur privé. Pour Madagascar, l’objectif affiché est de faire émerger, à travers la transition écologique, de nouvelles possibilités d’insertion professionnelle et de revenus pour les jeunes.