Catégorie : Actualité

  • ENTREPRENEURIAT – Deux jours pour discuter des obstacles et des conditions nécessaires à l’évolution d’une entreprise à l’occasion de la Rentrée du Jeune Patronat

    ENTREPRENEURIAT – Deux jours pour discuter des obstacles et des conditions nécessaires à l’évolution d’une entreprise à l’occasion de la Rentrée du Jeune Patronat

    Comment faire évoluer une entreprise lorsque son activité commence à prendre de l’ampleur ? Quels obstacles peuvent freiner son développement et quelles conditions sont nécessaires pour lui permettre de passer à une nouvelle étape ? Ces questions seront au centre des échanges de la prochaine Rentrée du Jeune Patronat, prévue les 8 et 9 octobre au Patio Ivato de Sobatra.

    Pendant deux jours, de jeunes entrepreneurs et différents acteurs de l’écosystème entrepreneurial doivent ainsi se retrouver pour discuter des conditions nécessaires au développement des entreprises à Madagascar. Le “passage à l’échelle” constituera le fil conducteur de cette édition, avec des échanges consacrés aussi bien à l’environnement économique et institutionnel qu’à l’organisation interne des entreprises. Selon les organisateurs, 70% des places sont déjà réservées à trois semaines de l’événement. La programmation est par ailleurs finalisée et plusieurs partenaires ont confirmé leur participation.

    La première journée sera consacrée aux facteurs externes susceptibles d’influencer le développement des entreprises. Les discussions porteront notamment sur le climat des affaires et les conditions permettant aux entrepreneurs de développer leurs activités. Des représentants d’institutions publiques et internationales sont attendus pour échanger sur les différents facteurs économiques et institutionnels pouvant faciliter ou, au contraire, constituer des contraintes à la croissance des entreprises.

    Cette approche doit permettre de replacer les difficultés rencontrées par les entrepreneurs dans leur environnement et d’aborder les conditions nécessaires au développement d’une activité au-delà des seules problématiques internes à l’entreprise.

    La deuxième journée se concentrera davantage sur les leviers internes. Des masterclass, des ateliers et différents temps pédagogiques sont prévus autour de la digitalisation, de la gestion des ressources humaines et de la gestion financière. L’objectif sera notamment d’aborder les pratiques et les modes d’organisation permettant à une entreprise d’accompagner l’augmentation de son activité.

    Le passage à l’échelle sera également abordé sous l’angle de l’évolution du rôle du dirigeant. Le développement d’une entreprise implique en effet une adaptation de son organisation, de ses méthodes de gestion et des responsabilités du chef d’entreprise lorsque l’activité change de dimension.

    La programmation prévoit par ailleurs la remise du Trophée du Jeune Entrepreneur de BNI Madagascar. 25 jeunes porteurs de projets pourront également participer à cette édition, qui entend réunir entrepreneurs et acteurs de l’écosystème autour des obstacles, des besoins et des conditions qui accompagnent l’évolution d’une entreprise.

  • AFRIQUE DE L’EST – Près de 100 mineurs meurent dans des effondrements de mines d’or en moins d’une semaine au Soudan

    AFRIQUE DE L’EST – Près de 100 mineurs meurent dans des effondrements de mines d’or en moins d’une semaine au Soudan

    Près d’une centaine de mineurs ont péri en moins d’une semaine dans deux effondrements de mines d’or au Soudan. Dix personnes ont été tuées samedi dans une mine située dans le Nord du pays, près de la frontière égyptienne, alors que le mardi 16 septembre, au moins 82 personnes sont mortes dans l’effondrement d’une autre mine artisanale dans la région du Kordofan, dans le Sud du pays.

    Dans ce deuxième accident, survenu samedi, les opérations de secours se sont poursuivies toute la nuit. Dix corps avaient été retrouvés dimanche matin et 21 mineurs blessés extraits des galeries, selon deux survivants interrogés par l’AFP. Les recherches se poursuivaient pour retrouver d’éventuelles autres victimes.

    Pour le premier accident qui s’était produit mardi dans une mine artisanale d’Al-Zaraa, dans la région du Kordofan, le bilan initial de 60 morts a été porté à 82 après l’extraction de 22 autres corps des décombres. Une cinquantaine de blessés avaient également été signalés, tandis qu’un nombre indéterminé de mineurs étaient encore portés disparus au début des opérations de secours.

    Opérations de secours avec des moyens limités

    Dans les deux accidents, les opérations de sauvetage ont été compliquées par le manque d’équipements adaptés. À Al-Zaraa, des mineurs et des habitants ont participé aux recherches avec des moyens rudimentaires. “Tout le monde travaille dur pour récupérer les corps et chercher d’éventuels survivants mais c’est compliqué. Nous avons besoin d’engins pour dégager la roche et la terre”, a témoigné auprès de l’AFP Khair al-Sayyed Jabara, un rescapé.

    Dans la mine du nord du pays, un autre survivant a également indiqué que les mineurs avaient eux-mêmes participé aux opérations de secours, avec les équipements disponibles sur place.

    Ces accidents mettent en lumière les risques liés à l’exploitation artisanale de l’or au Soudan. La majorité de la production provient de mines informelles, où les installations sont souvent précaires et les mesures de sécurité limitées. Dans le Kordofan, les puits sont parfois creusés à proximité les uns des autres, ce qui peut favoriser des effondrements en chaîne.

    Une ruée vers l’or dans un pays en guerre

    Depuis le début de la guerre en avril 2023 entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR), l’or occupe une place importante dans l’économie du conflit. Les deux camps tirent profit des ressources du pays, notamment du commerce de l’or, dont la valeur se chiffre en milliards de dollars.

    La crise économique et humanitaire pousse également de nombreux Soudanais vers l’exploitation minière artisanale. Selon l’ONU, près de 20 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë dans le pays.

    Les conditions de travail dans ces exploitations sont particulièrement difficiles. Les mineurs utilisent souvent des outils rudimentaires et peuvent être exposés à des produits toxiques, notamment le cyanure utilisé dans certains procédés d’extraction de l’or.

    Une ressource stratégique pour le Soudan

    Le Soudan figure parmi les principaux producteurs d’or du continent africain. La Sudanese Mineral Resources Company, société minière publique, avait annoncé en 2025 une production de 70 tonnes, présentée comme un niveau record sur cinq ans.

    Une part importante de l’or soudanais est exportée vers les Émirats arabes unis, selon des responsables soudanais et des sources de l’industrie minière citées par l’AFP. Abou Dhabi est par ailleurs accusé de soutenir les paramilitaires des FSR, ce que les autorités émiraties démentent.

    En juillet, le Royaume-Uni et l’Union européenne avaient annoncé des sanctions visant le commerce de l’or soudanais, avec l’objectif de limiter les revenus susceptibles de contribuer au financement du conflit. Londres avait alors estimé que ce commerce, évalué à plusieurs milliards de dollars, contribuait au financement de l’acquisition d’armes et des activités de groupes armés.
    Avec AFP

  • FOOTBALL – Sonny Laiton remplace Zacharie Boucher au sein des Barea pour les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027

    FOOTBALL – Sonny Laiton remplace Zacharie Boucher au sein des Barea pour les deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027

    Retour en sélection pour Sonny Laiton. Le gardien du Racing Union Lëtzebuerg, club évoluant en première division luxembourgeoise, retrouve les Barea alors qu’il n’a pas figuré dans les plans de Corentin Martins depuis 2025 après avoir décliné une sollicitation en 2025. Il remplace Zacharie Boucher, pour les deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027. Celui-ci a dû être écarté par la Fédération malgache de football (FMF) en raison des propos qu’il avait tenus en 2018 et que la presse française avait relayés à l’époque.

    La Fédération malgache a confirmé l’arrivée du gardien pour les deux rencontres face au Nigeria et à la Tanzanie. Sonny Laiton avait déjà annoncé son retour chez les Barea dans une publication sur Facebook. Il est attendu à Lagos avec la sélection malgache ce lundi.

    Cette convocation marque le retour en sélection de Sonny Laiton, qui avait occupé le poste de gardien titulaire des Barea avant l’arrivée de Corentin Martins à la tête de la sélection. Un retour qui devrait marquer la fin d’une rupture entre le gardien et le sélectionneur. En mars 2026, le technicien français avait expliqué que leur relation s’était d’abord dégradée sur le plan sportif avant de prendre une dimension personnelle. Il avait notamment évoqué le choix du joueur de privilégier son club en 2025 plutôt que de rejoindre la sélection, après un échange téléphonique entre les deux hommes. Selon Corentin Martins, certaines publications de Sonny Laiton sur Facebook avaient ensuite contribué à aggraver la situation. Il avait alors estimé que le gardien remettait en cause ses choix et sa gestion de la sélection.

    L’international malgache avait par ailleurs connu des turbulences dans sa carrière après avoir quitté l’AJ Auxerre en 2024, puis après une signature avortée avec les Girondins de Bordeaux. Il a ensuite rejoint l’Avenir Beggen au Luxembourg en janvier 2025, avant de partir pour La Réunion en fin de saison. Entre 2025 et 2026, il a évolué sous les couleurs de l’AS Excelsior avant de s’engager au Racing Union Lëtzebuerg lors du dernier mercato estival. Depuis, il n’était plus entré dans les plans de Corentin Martins qui avait tenté ses chances avec un autre joueur, Zacharie Boucher avant que celui-ci ne soit rattrapé par des propos tenus en 2026 et dans lesquels il avait affirmé être Français et prioriser l’équipe de France.

  • PÔLE ANTI-CORRUPTION – Une dizaine de personnes jugées en audience publique au PAC dans l’affaire des Boeing 777 livrés à l’Iran

    PÔLE ANTI-CORRUPTION – Une dizaine de personnes jugées en audience publique au PAC dans l’affaire des Boeing 777 livrés à l’Iran

    Le Pôle anti-corruption (PAC) ouvre, ce mardi, le procès dans l’affaire des Boeing 777 livrés à l’Iran. Selon une source auprès du ministère de la Justice, plusieurs personnes mises en cause dans ce dossier comparaîtront devant les juges en audience publique.

    Selon l’Aviation civile de Madagascar (ACM), sa direction générale a transmis le dossier concernant cette affaire, qui a suscité un scandale à l’international, au PAC, situé aux 67 Ha. Une demande d’ouverture d’une enquête parlementaire a également été déposée auprès de l’Assemblée nationale.

    L’affaire dite des Boeing 777 livrés à l’Iran a éclaté en juillet 2025. Elle implique directement des agents et responsables de l’ACM, un réseau international de sociétés-écrans et la compagnie aérienne iranienne Mahan Air, placée sous sanctions américaines.

    Cinq Boeing, initialement exploités par Singapore Airlines, auraient été acheminés clandestinement vers l’Iran en passant par plusieurs pays. Pour contourner les sanctions internationales interdisant la fourniture d’appareils de fabrication américaine à l’Iran, des certificats d’immatriculation provisoire délivrés par l’ACM avaient été utilisés. Pour les autorités de l’époque, ces documents avaient été utilisés frauduleusement au-delà des délais de validité.

    Une vingtaine de personnes ont été placées en détention préventive dans le cadre de l’instruction. Parmi les personnes poursuivies figurent de hauts responsables et des cadres de l’ACM, un ancien ministre des Transports, ainsi que des intermédiaires, notamment des ressortissants étrangers liés à des sociétés de courtage dans le secteur de l’aviation. Des individus soupçonnés d’avoir participé à la chaîne de falsification de documents et à des faits de corruption sont également concernés.

    Les mis en cause font face à des poursuites pour corruption, faux et usage de faux, blanchiment de capitaux, association de malfaiteurs, abus de fonction et mise en danger de la sécurité de l’État.

  • CULTURE – Joël Andrianomearisoa fait parler les cordes et leurs mémoires à la Biennale d’art contemporain de Lyon

    CULTURE – Joël Andrianomearisoa fait parler les cordes et leurs mémoires à la Biennale d’art contemporain de Lyon

    Des fibres de coton, de lin, de raphia, de soie, de sisal et bien d’autres matières qui se croisent, se suspendent et se déploient sur plusieurs mètres. C’est la nouvelle installation de Joël Andrianomearisoa exposée dans l’espace des Grandes Locos à Lyon dans le cadre de la 18ème Biennale d’art contemporain de Lyon qui se tient depuis vendredi jusqu’au 13 décembre 2026. Tantôt fines et presque immatérielles, tantôt épaisses, effilochées ou nouées, les matières assemblées par l’artiste malgache invitent à regarder la corde autrement qu’en objet. Parce que dans cette production, la corde devient une matière capable de porter des histoires, des lieux et des souvenirs. Et dans “tady mitady tadidy”, elle “recherche ses propres mémoires”.

     

    Pour “passer d’un rêve à l’autre”, “to pass from one dream to another”, thème de la 18ème Biennale d’art contemporain de Lyon, Joël Andrianomearisoa a réuni dans une même oeuvre des matières et des fibres, venues de divers horizons, racontant les unes aux autres les histoires des lieux où elles sont passées, mais aussi leurs usages et leurs savoir-faire. Antananarivo bien sûr, mais aussi Paris, New York, Montréal, Jaipur, Bamako, Berlin, Beyrouth, Bruxelles, Cape Town, Dakar, Buenos Aires, Istanbul, Londres, Madrid, Venise, Tokyo, et bien d’autres. Nouées les unes aux autres, elles deviennent une corde qui relie les espaces et les temporalités, évoquant un geste artisanal, une rencontre ou un souvenir, mais réveillant aussi une mémoire, une émotion ou une expérience.

     

    Créée en 1991, la Biennale d’art contemporain de Lyon figure parmi les principales manifestations consacrées à l’art contemporain en France. Pour sa 18ème édition, elle réunit 119 artistes de 42 nationalités, et “affirme son ouverture à une grande diversité de pratiques, de générations et de territoires artistiques”. 68% des artistes sont des femmes, et 23% d’entre eux ont moins de 35 ans. Se déployant sur plusieurs lieux de la métropole lyonnaise, elle réunit 300 000 visiteurs à chaque édition.

  • ECONOMIE – Le président de la Refondation appelle à la formalisation et à la modernisation des activités commerciales autour de la nouvelle gare routière

    ECONOMIE – Le président de la Refondation appelle à la formalisation et à la modernisation des activités commerciales autour de la nouvelle gare routière

    “Ces locaux devront être propres et bien aménagés, et tous ceux qui exerceront une activité autour de la gare routière pour gagner leur vie pourront également s’acquitter de leurs impôts”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, entend étendre le processus d’assainissement des gares routières jusqu’aux activités économiques et commerciales connexes. Il a ainsi appelé à une meilleure organisation et à la formalisation de ces activités au cours d’une rencontre avec les différents acteurs économiques qui exerçaient à Fasan’ny Karana ce dimanche.

     

    Ecoutant les préoccupations de ceux qui disent avoir perdu leur travail et leur gagne-pain après le transfert de la gare routière vers Amoronakona, le chef de l’Etat a évoqué plusieurs pistes qui leur permettraient de poursuivre leurs activités dans un cadre davantage organisé. La construction de box commerciaux standardisés fait partie des solutions envisagées. Ces espaces pourraient accueillir les activités liées à la vie de la gare, tout en offrant un cadre mieux aménagé aux commerçants et aux voyageurs.

     

    Le Président de la Refondation a également insisté sur la nécessité de maintenir les lieux propres et de permettre aux personnes qui y exerceront une activité de s’acquitter de leurs obligations fiscales. L’organisation de la nouvelle gare doit également, selon lui, permettre de mettre fin au désordre observé autour des voyageurs et de leurs bagages. “Le désordre et les bousculades autour des bagages des voyageurs ne sont plus acceptables”, prévient-il. “Nous souhaitons que la gare routière respecte des normes et que tous ceux qui y vivent à Amoronakona puissent bénéficier d’un cadre de vie paisible et organisé”, ajoute-t-il encore.

     

    La mise en œuvre de ces aménagements nécessite cependant encore l’identification des espaces disponibles à Amoronakona. Une descente sur le terrain avec les responsables concernés est annoncée afin de déterminer les emplacements susceptibles d’accueillir les différentes infrastructures. “Il reste nécessaire de descendre sur le terrain à Amoronakona, avec les responsables concernés, afin d’identifier les emplacements où l’ensemble de ces aménagements pourra être réalisé”, souligne le communiqué de la présidence, rapportant les propos du Colonel Michaël Randrianirina.

     

    Le chef de l’État appelle également à renforcer le dialogue avec les responsables et les acteurs locaux afin d’éviter les incompréhensions et de faciliter la réorganisation des activités autour de la nouvelle gare. Une aide financière a enfin été remise aux personnes concernées par la perte de leur activité à l’issue de la rencontre. Cette mesure constitue une réponse immédiate, alors que les modalités d’aménagement et de formalisation des activités à Amoronakona restent à préciser.

  • AGRICULTURE – Le gouvernement mise sur la mécanisation pour accroître la production rizicole dans le Vakinankaratra

    AGRICULTURE – Le gouvernement mise sur la mécanisation pour accroître la production rizicole dans le Vakinankaratra

    Onze tracteurs et leurs équipements agricoles ont été remis aux organisations paysannes du Vakinankaratra, samedi à Antsirabe, dans le cadre des efforts du gouvernement pour accroître la production agricole et réduire progressivement le recours aux importations de riz. La remise a été effectuée au Centre de fabrication, de formation et d’application du machinisme et de la mécanisation agricole (CFFAMMA), en présence du président de la Refondation, Michaël Randrianirina.

     

    Les tracteurs de marque Massey Ferguson sont accompagnés de charrues, pulvériseurs, rotavators, semoirs et remorques. Ils doivent permettre aux agriculteurs bénéficiaires de mécaniser davantage les travaux agricoles, notamment la préparation des sols et les opérations liées aux cultures. Des formations à l’utilisation des équipements sont également prévues.

     

    La gestion des matériels sera confiée aux organisations paysannes bénéficiaires. Selon le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, l’objectif est notamment d’améliorer le rendement des terres déjà cultivées plutôt que de miser uniquement sur l’extension des surfaces agricoles.

     

    Cette opération s’inscrit dans une stratégie nationale visant à augmenter significativement la production rizicole. Le ministère prépare un plan destiné à produire un million de tonnes de riz blanc supplémentaires. L’objectif affiché est de réduire progressivement le recours aux importations pour couvrir les besoins du marché intérieur.

     

    “Nous nous tournons maintenant vers les agriculteurs”, déclare le Colonel Michaël Randrianirina lors de la remise des équipements. Le président de la Refondation annonce également la recherche de financements pour acquérir davantage de tracteurs et étendre le dispositif à d’autres régions.

     

    L’agriculture représente 28% du produit intérieur brut et fait vivre 78% de la population active, selon les données citées par le ministère. Le riz, principale denrée alimentaire du pays, représente pour sa part 12% du PIB. Malgré son poids dans l’économie et dans l’alimentation des ménages, la production nationale ne couvre pas toujours la demande intérieure, ce qui conduit Madagascar à importer du riz.

     

    L’appui au Vakinankaratra ne se limite pas à la mécanisation. À Antsirabe I, plus de 216 agriculteurs doivent bénéficier de quatre tonnes d’engrais organique, de 800 kg de NPK, de 320 kg de semences de riz X265 et de 220 kg de semences de maïs IRAT.

     

    Dans le district d’Antsirabe II, 60 bâches fournies par le Programme alimentaire mondial (PAM) seront remises aux organisations paysannes. Elles doivent notamment faciliter le séchage des récoltes et contribuer à limiter les pertes après récolte.

     

    200 vélos et 200 sacs à dos sont également destinés aux paysans relais de 93 communes réparties dans les sept districts du Vakinankaratra. Ces agents doivent accompagner les producteurs, contribuer à la diffusion de nouvelles techniques agricoles et assurer un suivi de proximité.

     

    Pour le gouvernement, l’ensemble de ces mesures doit contribuer à améliorer la productivité agricole et les conditions de production dans une région où la riziculture occupe une place importante. Leur efficacité dépendra notamment de l’utilisation effective des équipements, de leur entretien et de l’accompagnement technique des organisations bénéficiaires.

  • ÉLECTRIFICATION RURALE – Un nouvel élan économique et social attendu à Antsiafabositra et Beanana grâce aux centrales solaires

    ÉLECTRIFICATION RURALE – Un nouvel élan économique et social attendu à Antsiafabositra et Beanana grâce aux centrales solaires

    “Des élèves qui gagnent des heures d’étude après la tombée de la nuit, des services de santé plus fiables et mieux équipés, des activités économiques qui émergent, et de nouvelles perspectives pour des communautés rurales entières”. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) espère que les nouvelles centrales solaires photovoltaïques installées à Antsiafabositra et Beanana, district de Maevatanana, région Betsiboka, pourront transformer progressivement les conditions de vie et l’économie locale.

     

    Les deux infrastructures, inaugurées vendredi, raccordent depuis quelques mois 548 ménages et 31 infrastructures publiques et communautaires de ces deux localités. Totalisant une puissance installée de 140,8 kWc et disposant de plus de 300 kWh de capacité de stockage par batteries, elles alimentent plus de 12 kilomètres de réseau et desservent plus de 2 700 habitants. Au-delà de l’accès à l’électricité, le projet entend créer les conditions favorables au développement de nouvelles activités économiques dans ces deux communes rurales.

     

    Près de 50 activités économiques ont déjà été créées autour des réseaux, selon le Pnud. La disponibilité d’une électricité plus régulière devrait notamment permettre aux petites entreprises d’étendre leurs horaires de fonctionnement, d’utiliser des équipements électriques ou encore de développer de nouveaux services. Pour les deux communes, l’enjeu est également de pouvoir s’appuyer sur l’énergie pour renforcer les services publics et les activités génératrices de revenus.

     

    À Antsiafabositra, la centrale dispose d’une puissance de 90,2 kWc, avec 164 panneaux solaires de 550 Wc, deux onduleurs de 45 kW et une capacité de stockage de 230 kWh. Cette configuration doit permettre jusqu’à trois jours d’autonomie. Le réseau s’étend sur 6,6 kilomètres, dont 1,2 kilomètre en moyenne tension et 5,4 kilomètres en basse tension. Au total, 393 ménages, 17 bâtiments publics et 42 petites entreprises sont directement raccordés à l’infrastructure. 56 points d’éclairage public ont également été installés. Le coût des travaux est de plus de 2,333 milliards d’ariary.

     

    À Beanana, la centrale affiche une puissance de 50,6 kWc, avec 92 panneaux solaires de 550 Wc, quatre onduleurs de 10 kVA et 82 kWh de batteries, pour une autonomie pouvant atteindre deux jours. Le réseau basse tension couvre 3,4 kilomètres et comprend 28 points d’éclairage public. L’installation permet le raccordement de 238 ménages, de 14 infrastructures publiques et de six petites entreprises. L’investissement s’élève à 1,605 milliard d’ariary.

     

    Les deux infrastructures ont été réalisées par la société Majinco dans le cadre du programme conjoint des Nations unies “Financement intégré pour les énergies durables” (Fier), porté par le Pnud, l’Onudi, l’UNCDF, le SDG Fund et Majinco. Le financement est assuré à 53% par le PNUD et à 47% par Majinco. Le projet s’appuie notamment sur un mécanisme de Paiement basé sur la performance, déployé à travers le dispositif de réduction des risques du Pnud, afin de faciliter la mobilisation des investissements privés dans l’électrification rurale.

     

    À Antsiafabositra, la nouvelle infrastructure intervient après la fin d’un précédent contrat d’approvisionnement en électricité, au terme de 15 années d’exploitation. Majinco a été retenue à l’issue de l’appel à projets n°6 lancé par l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER). Le contrat de partenariat, signé le 31 mars 2026, est prévu pour une durée de 25 ans. Les travaux ont débuté en novembre 2025 et se sont achevés en mai 2026.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Des drones mobilisés pour accélérer l’acheminement des médicaments et produits de santé essentiels à Ifanadiana

    SANTÉ PUBLIQUE – Des drones mobilisés pour accélérer l’acheminement des médicaments et produits de santé essentiels à Ifanadiana

    La réponse sanitaire s’organise aussi dans les airs. Face aux cas suspects de paludisme et de rougeole signalés dans plusieurs localités du district d’Ifanadiana, notamment à Ampasinambo, Fasintsara et Ambinanisery, les drones de l’UNFPA Madagascar sont mobilisés pour accélérer l’acheminement des médicaments et autres produits de santé essentiels. Huit vols ont déjà été effectués depuis vendredi.

     

    L’opération vise à gagner un temps précieux dans des zones où l’acheminement terrestre peut prendre davantage de temps, notamment pour la livraison d’intrants antipaludiques. Des vaccins et des intrants destinés à la lutte contre la rougeole, la poliomyélite et la tuberculose font également partie des produits transportés.

     

    Selon une source auprès de l’UNFPA Madagascar, les drones sont basés à Ranomafana. Les produits sont d’abord acheminés par le Phagedis jusqu’au “drone port”, avant d’être transportés par voie aérienne vers les localités concernées. Ce dispositif permet de réduire considérablement le délai entre la commande et la livraison sur le terrain.

     

    Habituellement, le système de drones de l’agence onusienne assure le transport de médicaments et de produits liés à la planification familiale et à la santé reproductive. En situation d’urgence, il peut également être mobilisé pour répondre aux besoins exprimés par le ministère de la Santé publique, notamment pour le transport de vaccins, de moustiquaires et d’autres intrants sanitaires.

     

    À Ifanadiana, cette capacité logistique vient compléter les mesures de riposte déjà engagées sur le terrain. Les équipes médicales poursuivent les investigations et la prise en charge des patients, tandis que les résultats des prélèvements envoyés à l’Institut Pasteur de Madagascar sont attendus.

     

    Les drones constituent ainsi un moyen supplémentaire de rapprocher rapidement les produits de santé des communautés éloignées, dans un contexte où la rapidité d’intervention est essentielle à la prise en charge des malades et à la prévention de nouveaux cas.

  • AGRICULTURE – Un centre de production de semences de riz hybride à implanter à Madagascar en collaboration avec la Chine, selon le Premier ministre

    AGRICULTURE – Un centre de production de semences de riz hybride à implanter à Madagascar en collaboration avec la Chine, selon le Premier ministre

    Madagascar souhaite produire localement les semences de riz hybride au lieu de dépendre des importations. C’est dans ce sens que le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, de retour d’une mission officielle en Chine, annonce l’implantation sur la Grande île d’un centre de production de semences de riz hybride dans le cadre de la coopération avec la Chine. L’objectif est de produire localement les semences destinées aux agriculteurs, tout en menant des recherches sur des variétés adaptées aux conditions et aux réalités agricoles malgaches.

     

    Avec ce nouveau centre, les autorités malgaches entendent réduire le coût d’accès aux semences hybrides pour les producteurs malgaches. “En produisant ici, le prix des semences sera plus accessible pour les agriculteurs”, souligne Mamitiana Rajaonarison. Mais l’objectif est aussi “de créer des emplois et de produire une grande quantité de semences”, explique le chef du gouvernement à sa descente d’avion à l’aéroport international d’Ivato.

     

    Le dispositif doit notamment combiner les acquis de la recherche chinoise avec les variétés de riz existant dans le pays. La coopération envisagée doit ainsi s’appuyer sur les travaux menés en Chine dans le domaine du riz hybride. Lors de sa visite dans la province du Hunan, le Premier ministre indique avoir visité des parcelles de recherche de l’Académie des sciences agricoles du Hunan où deux chercheurs malgaches participent à des travaux de recherche.

     

    Selon le Premier ministre, les variétés de riz hybride observées en Chine présentent des rendements pouvant atteindre jusqu’à 15 tonnes par hectare dans certaines conditions, contre environ 2 à 3 tonnes par hectare évoquées pour la production rizicole actuelle à Madagascar. Il a également cité différentes variétés présentant des caractéristiques adaptées à des conditions spécifiques, notamment à des terrains moins favorables à l’irrigation.

     

    Le projet de centre de production de semences de riz hybride s’inscrit dans les discussions menées lors de la mission officielle du Premier ministre en Chine. Selon le communiqué de son bureau, cette mission a porté sur plusieurs domaines, dont l’agriculture, les technologies et le numérique, les transports, la recherche scientifique, la météorologie, les technologies satellitaires et la protection de l’environnement.