Catégorie : Actualité

  • DRAME – Une sixième personne décède 12 jours après l’accident de circulation survenu le 8 septembre dans le tunnel d’Ambohidahy

    DRAME – Une sixième personne décède 12 jours après l’accident de circulation survenu le 8 septembre dans le tunnel d’Ambohidahy

    Le bilan continue de s’alourdir après l’accident survenu dans le tunnel d’Ambohidahy le 8 septembre dernier. Une mère de famille de 32 ans a succombé à ses blessures vendredi soir. Elle est la sixième victime décédée parmi les neuf personnes percutées par le taxi-be ce mercredi après-là.

     

    Hospitalisée depuis le jour de l’accident, elle était prise en charge au service de réanimation chirurgicale. Selon une source médicale, elle souffrait d’un polytraumatisme, avec des traumatismes internes, des fractures et un traumatisme crânien.

     

    “Elle était parmi les victimes les plus gravement atteintes”, confie notre source. A l’entendre, la victime “avait subi deux interventions chirurgicales successives”. Mais “malgré les soins et plusieurs jours passés en réanimation, son état a été tel qu’elle n’a pas pu être sauvée”. “Elle est décédée vendredi, aux alentours de minuit”, poursuit notre interlocuteur.

     

    Le corps a été transféré à la morgue samedi vers 4h du matin, avant d’être récupéré par sa famille vers 6 heures. La dépouille a ensuite été conduite aux 67 Ha où elle résidait.

     

    Parmi les neuf personnes percutées par le taxi-be, trois ont déjà pu regagner leur domicile. “Ces trois personnes ne sont plus hospitalisées. Elles doivent simplement revenir à l’hôpital pour leurs contrôles”, précise notre source.

     

    Deux personnes sont décédées le jour même de l’accident, après leur admission à l’hôpital. Les décès se sont ensuite succédé parmi les victimes grièvement blessées, portant désormais à six le nombre de morts. Le chauffeur du taxi-be a, pour sa part, été placé en détention préventive à Antanimora, le 14 septembre.

  • SANTÉ PUBLIQUE – Riposte sanitaire renforcée à Ifanadiana après le signalement de dizaines de décès en attendant les résultats des analyses

    SANTÉ PUBLIQUE – Riposte sanitaire renforcée à Ifanadiana après le signalement de dizaines de décès en attendant les résultats des analyses

    Les autorités sanitaires d’Ifanadiana se veulent rassurantes. “L’urgence sanitaire est maîtrisée”, affirme le le Dr Christophe Tsitohery, directeur régional de la santé publique de Vatovavy après le signalement de 36 décès, dont quatre en milieu hospitalier et 32 au sein des communautés, à Ampasinambo et Fasitsara. Alors que les causes exactes de ces décès restent à déterminer, les équipes médicales renforcent la prise en charge des patients et les activités de surveillance, dans l’attente des résultats des analyses effectuées sur les prélèvements envoyés à l’Institut Pasteur de Madagascar.

     

    À Ampasinambo, 31 patients sont actuellement pris en charge, dont une majorité d’enfants de moins de cinq ans. Fièvre, diarrhée, rougeur des yeux et signes respiratoires figurent parmi les symptômes observés. Une suspicion de rougeole et de paludisme est évoquée, mais aucun diagnostic définitif n’est encore établi. Des prélèvements ont été effectués et envoyés à l’Institut Pasteur de Madagascar, tandis que la prise en charge des patients et la surveillance épidémiologique se poursuivent sur le terrain.

     

    Une délégation du ministère de la Santé publique, conduite par la ministre Dr Monira Managna, s’est rendue sur place en fin de semaine pour évaluer la situation et renforcer le dispositif de réponse. La riposte sanitaire a été renforcée avec l’acheminement de médicaments supplémentaires et le déploiement d’une équipe médicale pluridisciplinaire, comprenant notamment des pédiatres. Les cas graves font l’objet d’une prise en charge spécifique. Une vaccination de proximité est également en préparation, tandis que les agents de santé communautaires sont mobilisés pour renforcer la surveillance et le suivi des cas.

     

    La descente des autorités sanitaires, en présence des responsables locaux, dont le député élu à Ifanadiana qui avait relayé les premières alertes sur les réseaux sociaux, a également permis d’identifier les besoins en médicaments, en infrastructures et en ressources humaines. Le bilan communiqué fait état de quatre décès survenus à l’hôpital à Ampasinambo et de 14 décès au niveau communautaire dans cette commune. À Fasitsara, 18 décès communautaires ont été recensés depuis juin, portant à 36 le nombre de décès enregistrés dans les deux communes.

  • MINES – L’exportation légale de l’or reprend de nouveau officiellement avec 2,60 kg enregistrés au guichet unique

    MINES – L’exportation légale de l’or reprend de nouveau officiellement avec 2,60 kg enregistrés au guichet unique

    Trois lingots d’or pesant 2,60 kg quittent Madagascar “légalement” samedi. Ces lingots sont passés par le guichet unique sis à Ivato qui reprend du service après plusieurs mois de suspension. A en croire le ministère des Mines, ces lingots ont été exportés par deux entreprises qui disposent d’un agrément de comptoir de l’or.

     

    Suspendue en 2020, puis réautorisée en 2024, l’exportation légale d’or avait à nouveau été suspendue, la décision n’ayant pas permis de mettre fin aux exportations clandestines de ce métal précieux. Mettre fin au trafic illicite reste néanmoins le principal objectif des autorités en ouvrant à nouveau le circuit d’exportation légale.

     

    Carl Andriamparany, ministre des Mines, annonce alors dans une vidéo du ministère des “mesures de contrôle plus rigoureuses” parallèlement à “des procédures d’exportation plus souples”. “Maintenant que le guichet unique est ouvert, il n’y a plus aucune raison de passer par le circuit clandestin”, affirme le ministre. “Le guichet unique permet de faciliter les démarches. C’est plus simple et plus sécurisé lorsque l’or passe par le guichet unique”, assure-t-il.

     

    Malgré des procédures qui se veulent “plus transparentes et plus rapides”, le ministère évoque des exigences auxquelles les exportateurs doivent adhérer. Outre la détention de l’agrément de comptoir, ceux-ci doivent s’engager à vendre à la Banque centrale de l’or à un poids équivalent d’or à l’or qu’ils exportent, entre autres. Un cahier de charges clair consigne les engagements auxquels ils doivent se soumettre, rappelle le ministre.

     

    Pour assurer la transparence et la légalité des lingots qui quittent Madagascar, plusieurs services sont réunis à Ivato au sein de guichet unique. Outre l’administration minière, y sont également présents la Centrale de l’or de Madagascar, le laboratoire des mines, le Trésor, la Douane et l’Agence nationale anti-fraude (Anaf). Le laboratoire des mines vérifie notamment le poids et la qualité de l’or et procède à son marquage pour permettre son identification. L’or destiné à l’exportation doit obligatoirement être présenté sous forme de lingots.

     

    Une contre-vérification est également effectuée à l’aéroport avant l’embarquement. “Il doit obligatoirement être sous forme de lingot”, précise Carl Andriamparany. L’or est ensuite accompagné par les responsables de la Douane jusqu’à l’aéroport, où un nouveau contrôle est effectué.

     

    Le ministre Carl Andriamparany rappelle, par ailleurs, que l’or exporté devrait être de l’or raffiné mais en attendant que la raffinerie nationale soit en place, l’agrément de comptoir suffit pour exporter l’or. Si l’on en croit le ministre, l’or actuellement exporté présente généralement une pureté comprise entre “96 et 97%, alors que le raffinage permettrait d’atteindre près de 99,99%”. Il souligne que la mise en place de cette infrastructure devrait permettre de conserver davantage de valeur ajoutée à Madagascar avant l’exportation ou le dépôt de l’or auprès de la Banque centrale.

  • CÉLÉBRATION – La culture et l’histoire américaines s’invitent à l’Hôtel de Ville pour les 250 ans de l’indépendance des États-Unis

    CÉLÉBRATION – La culture et l’histoire américaines s’invitent à l’Hôtel de Ville pour les 250 ans de l’indépendance des États-Unis

    L’Hôtel de Ville d’Antananarivo se transformera, les 26 et 27 septembre prochains, en un espace dédié à la découverte de la culture et de l’histoire américaines. L’Ambassade des États-Unis à Madagascar y organise le “Freedom Festival”, un événement gratuit et ouvert au public, dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis.

    Pendant deux jours, le public pourra découvrir différentes facettes des États-Unis à travers l’histoire, le cinéma, la musique, l’apprentissage de l’anglais, l’innovation, les études et l’entrepreneuriat. Une exposition consacrée aux Pères fondateurs doit notamment permettre de revenir sur les origines de la construction des États-Unis.

    Le cinéma et la musique occuperont également une place importante dans la programmation, avec des projections de films américains ainsi qu’un concours d’orthographe et un concours de chant. Des activités permettant de pratiquer l’anglais avec des locuteurs natifs sont également prévues.

    Le festival entend également mettre en avant les possibilités d’échanges entre Madagascar et les États-Unis. Le public pourra notamment s’informer sur les possibilités d’études aux États-Unis auprès d’EducationUSA et échanger avec d’anciens participants à des programmes d’échange.

    L’innovation sera présentée à travers un pavillon consacré notamment à la réalité virtuelle et à l’exploration spatiale. Des entreprises et marques américaines implantées à Madagascar présenteront par ailleurs leurs activités et leurs produits, donnant un aperçu des relations économiques entre les deux pays.

    “Il y a 250 ans, un petit groupe de patriotes américains a changé le monde, et leur esprit de liberté et d’innovation est toujours bien vivant aujourd’hui”, souligne Tom Bevan, chargé d’affaires américain pour Madagascar et les Comores. Le “Freedom Festival” doit ainsi permettre de faire découvrir des éléments de l’histoire américaine tout en mettant en avant les liens entre Madagascar et les États-Unis, selon le diplomate.

    Les relations entre Madagascar et les États-Unis seront également évoquées à travers leur dimension historique et commerciale. Elles remontent notamment au Traité de paix, d’amitié et de commerce signé entre les deux pays il y a près de 160 ans.

    L’événement est organisé avec le soutien de la Commune urbaine d’Antananarivo, qui met l’Hôtel de Ville à disposition pour les deux journées. D’autres activités du “Freedom Festival” sont annoncées plus tard dans l’année dans différents American Corners de Madagascar.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Sortie de promotion pour plus de 100 nouveaux diplômés de l’Ecole supérieure des sciences agronomiques 

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Sortie de promotion pour plus de 100 nouveaux diplômés de l’Ecole supérieure des sciences agronomiques 

    96 nouveaux ingénieurs agronomes et 38 diplômés de master en sciences agronomiques et environnementales de l’École supérieure des sciences agronomiques (ESSA) de l’Université d’Antananarivo sont désormais appelés à mettre leurs compétences au service du secteur agricole et du développement rural. La cérémonie de sortie de promotion et de remise de diplôme s’est tenue vendredi 18 septembre à Ankatso, dans le cadre du Salon de l’Agronomie 2026.

     

    La cérémonie a été l’occasion de rappeler les attentes placées dans ces nouveaux diplômés, notamment en matière d’appui au développement du monde rural. Le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire les encourage à mettre en pratique les connaissances acquises durant leur formation et à contribuer à l’amélioration des activités agricoles et des conditions de vie des populations rurales. “Le diplôme ne constitue pas une fin en soi, mais un outil pour rechercher et contribuer au développement du pays”, souligne le ministère dans son message adressé aux nouveaux ingénieurs.

     

    Les trois majors de la promotion se sont vu remettre un chèque de 10 millions d’ariary de la part de Inviso Group, partenaire de l’établissement, de façon à les accompagner dans leurs premiers projets et activités professionnelles. Mais au-delà des récompenses et de l’appui aux lauréats de la promotion, Inviso Group soutient l’ESSA à travers certaines activités pédagogiques et la mise en place d’équipements au sein de l’établissement.

  • REFONDATION – Les femmes et les jeunes femmes plaident pour des réformes légales favorisant leur accès aux postes électifs et de décision

    REFONDATION – Les femmes et les jeunes femmes plaident pour des réformes légales favorisant leur accès aux postes électifs et de décision

    Des quotas dans les fonctions électives et nominatives, des listes de candidatures alternant femmes et hommes, une baisse des cautions électorales et un mécanisme indépendant de suivi de la parité. Les femmes et les jeunes femmes malgaches demandent l’adoption de mesures légales et constitutionnelles pour faciliter leur accès aux responsabilités politiques et aux postes de décision. Ces propositions figurent dans un document de plaidoyer présenté vendredi lors d’une réunion de restitution, en présence notamment de la Première dame Elisa Randrianirina et de l’ambassadeur du Japon, Tojima Hitoshi.

     

    Le document appelle ainsi à faire évoluer le cadre institutionnel et électoral afin de permettre une participation plus importante des femmes et des jeunes femmes à la vie publique et aux processus de décision dans le cadre de la refondation du pays. Il rassemble les recommandations issues du Forum national des femmes et jeunes femmes leaders malgaches, organisé les 4 et 5 juin à Antananarivo. Soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), à travers son projet Élections, avec l’appui du gouvernement japonais et d’autres partenaires, le plaidoyer comporte 17 propositions réparties autour de trois axes de réforme.

     

    Le premier concerne les réformes constitutionnelles et légales. Les participantes proposent notamment de consacrer l’égalité entre les femmes et les hommes parmi les principes fondamentaux de la République et d’instaurer un seuil d’au moins 40 % de femmes dans les fonctions électives et nominatives. Le document recommande également de renforcer les dispositifs de protection contre les violences basées sur le genre, notamment durant les périodes électorales.

     

    Le deuxième axe porte sur l’accessibilité et l’équité du processus électoral. Les femmes et jeunes femmes proposent l’instauration de listes de candidatures dites “zébrées”, avec une alternance entre candidates et candidats. Elles demandent également qu’au moins 30 % des places soient réservées aux jeunes, dont la moitié aux jeunes femmes.

     

    La question du coût de la participation électorale est également soulevée. Le document préconise notamment l’allègement des cautions exigées pour les candidatures, considérées comme un obstacle à l’engagement politique des femmes et des jeunes. Lors de la restitution, une jeune femme leader a notamment cité l’élection présidentielle de 2023, au cours de laquelle aucune femme n’avait été candidate, en évoquant parmi les facteurs avancés le montant de la caution, fixé à 200 millions d’ariary.

     

    Le troisième axe vise à rendre les institutions plus représentatives et plus inclusives. Le plaidoyer demande notamment la généralisation de la parité dans les nominations aux postes de la haute fonction publique. Il propose également une budgétisation sensible au genre et la création d’un mécanisme national indépendant chargé de suivre l’application de la parité dans les institutions publiques.

     

    L’objectif affiché est de passer d’une participation essentiellement consultative à une présence effective des femmes et des jeunes femmes dans les espaces où sont prises les décisions concernant l’avenir du pays. Pour la ministre de la Population et de la Solidarité, Cathia Voahanginirina Rakotoniaina, l’enjeu dépasse la seule égalité des droits et touche à “une implication profonde dans les fondements mêmes de la refondation”.

     

    Le conseiller technique principal du PNUD, François Butedi, présente le document comme “une sorte de baromètre” et un référentiel destiné à accompagner le suivi, le dialogue et la mobilisation autour de ces engagements. “La participation des femmes n’est pas un privilège, mais une question d’utilité et de droit”, souligne-t-il.

     

    La Première dame Elisa Randrianirina appelle pour sa part à traduire les recommandations en mesures concrètes. “Ce document doit nourrir les futures concertations nationales et inspirer la rédaction de nouveaux textes de loi”, déclare-t-elle. Elle plaide également pour un suivi de la mise en œuvre des recommandations et pour une reddition de comptes auprès des citoyens.

  • TRAFIC – Une enquête en cours sur le poids exact de l’or objet d’une tentative d’exportation le 13 septembre, selon la ministre de la Justice

    TRAFIC – Une enquête en cours sur le poids exact de l’or objet d’une tentative d’exportation le 13 septembre, selon la ministre de la Justice

     

    L’or qui avait failli sortir de Madagascar le dimanche 13 septembre pesait bien plus que les près de 6 kg annoncés. Une enquête est en cours pour déterminer la quantité exacte de métal précieux saisie à l’aéroport international d’Ivato, selon Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice.

    “Environ 6 kg ont été retrouvés dans la valise, mais des informations indiquent que la quantité dépasseraient les 6 kg”, confie-t-elle à la presse en marge de l’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, jeudi. A l’entendre, des investigations complémentaires sont menées afin d’établir avec précision le poids de l’or concerné.

    Selon le rapport de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai), qui a procédé à la saisie, 5,678 kg de lingots d’or ont été enregistrés puis placés à la Banque centrale de Madagascar. Rado Rajohnson, directeur général de l’Arai précise qu’un pesage du métal précieux saisi a été effectué après une procédure de vérification et avant le dépôt de l’or à la Banque centrale.

    Huit personnes ont déjà été placées en détention préventive dans le cadre de cette affaire. Jessé Ramorasata, procureur par intérim auprès du Pôle anti-corruption parle de cinq agents des douanes, de deux agents des services de sécurité aéroportuaire ainsi que de la femme soupçonnée d’avoir eu les lingots d’or dans sa valise.

    Selon la ministre de la Justice, l’or appartiendrait à une société établie à Dubaï et un numéro avec l’indicatif des Emirats Arabes Unis se trouvait dans son téléphone.

  • CIRCULATION – Les charrettes interdites d’accès au By-pass et sur les bretelles d’Alasora

    CIRCULATION – Les charrettes interdites d’accès au By-pass et sur les bretelles d’Alasora

     

    La Commune d’Alasora adopte de nouvelles mesures pour tenter de réduire les problèmes de congestion routière sur le By-pass et ses bretelles. Parmi les décisions prises figure l’interdiction d’accès des charrettes à ces axes stratégiques.

    Face aux difficultés croissantes de circulation, le maire d’Alasora, Jimmy Randriantsoa, a convoqué une réunion d’urgence ce matin à la gare routière d’Amoronakona. L’objectif était de rechercher, avec les différents acteurs concernés, des solutions durables pour désengorger le By-pass d’Alasora.

    La rencontre a réuni notamment des représentants du ministère des Transports, de l’Agence des transports terrestres (ATT), des forces de l’ordre d’Alasora et de la Commune urbaine d’Antananarivo, ainsi que le concessionnaire de la gare routière et la police communale d’Alasora.

    Outre l’interdiction d’accès aux charrettes, les autorités ont décidé de poursuivre le nettoyage et l’aménagement des bas-côtés. Les marchands et les riverains installés le long du By-pass sont également appelés à ne plus encombrer la voie publique. Cette mesure aurait déjà permis d’améliorer la circulation dès aujourd’hui.

    En cas de forte congestion, les taxis-brousse seront systématiquement redirigés vers la RN 58B, en empruntant l’axe d’Ankadindratombo. Les zones de stationnement des bus situées le long du By-pass et à Sud Ambohipo feront également l’objet d’une réorganisation afin de ne plus entraver la fluidité du trafic.

  • ÉDUCATION – Les coefficients du baccalauréat des séries L, S et OSE révisés dans le nouveau programme d’études

    ÉDUCATION – Les coefficients du baccalauréat des séries L, S et OSE révisés dans le nouveau programme d’études

    Coefficient 5 pour les matières de base, 2 à 4 pour les matières complémentaires et 1 pour les langues vivantes. Ce sont les nouveaux coefficients appliqués en classe terminale pour les séries L (littéraire), S (scientifique) et OSE (organisation, société et économie), à partir de cette année scolaire 2026-2027. Le total des coefficients passe désormais de 32 à 30, avec une nouvelle répartition du poids des disciplines. Ces changements viennent d’être officialisés par le ministère de l’Éducation nationale (MEN), dans le cadre du nouveau programme d’études (PE) pour le préscolaire, le primaire, le collège et le lycée.

    En série L, les langues prennent une place importante. Le malgache et le français sont maintenus avec un coefficient de 5, tandis que l’anglais devient désormais une matière de base, également affectée d’un coefficient de 5. Il était auparavant proposé comme langue vivante au choix. La philosophie passe de 5 à 4, tandis que l’histoire-géographie reste à 3. Les mathématiques, les sciences physiques et les sciences de la vie et de la Terre (SVT) conservent un coefficient de 1. Les élèves disposent également d’une langue vivante au coefficient de 1, avec l’espagnol, le russe ou l’allemand au choix.

    Pour la série S, les disciplines scientifiques restent au cœur de la formation. Les mathématiques, les sciences physiques et les sciences de la vie et de la terre (SVT) sont toutes affectées d’un coefficient de 5, comme dans l’ancien programme. Le malgache, le français, l’anglais et l’histoire-géographie sont, quant à eux, à coefficient 2. Les autres disciplines complètent la grille pour atteindre un total de 30.

    La série OSE conserve également des coefficients élevés pour ses disciplines centrales. Les mathématiques, l’histoire-géographie et les sciences économiques et sociales (SES) sont affectées d’un coefficient de 5. Le français, le malgache et l’anglais sont à 2, tout comme les sciences physiques et les SVT, qui passent à 2 contre 1 dans certaines configurations de l’ancien dispositif.

    Outre la baisse du total des coefficients, de 32 à 30, la nouvelle grille vise à mieux différencier le poids des disciplines en fonction de l’orientation de chaque série. Pour les littéraires, l’intégration de l’anglais parmi les matières de base constitue l’une des nouveautés les plus visibles de cette rentrée.
    Le ministère précise que le nouveau programme d’études est désormais officiel et disponible gratuitement en ligne. Le programme d’études n’est pas destiné à être vendu, mais à être téléchargé par les établissements scolaires.

  • REFONDATION – Le mémorandum final des assises militaires présenté la semaine prochaine après plusieurs mois de concertations

    REFONDATION – Le mémorandum final des assises militaires présenté la semaine prochaine après plusieurs mois de concertations

    Comment réformer et moderniser l’institution militaire ? Après plusieurs mois de réflexion, de concertations et de consultations, les assises militaires engagées en janvier doivent connaître leur aboutissement la semaine prochaine avec la présentation de leur mémorandum final. La cérémonie de clôture est prévue samedi 26 septembre à Ivato, selon le service de communication du ministère des Forces armées.

    Ce mémorandum doit rassembler les principales résolutions issues des assises ainsi que les orientations retenues pour la transformation de l’institution militaire. Il devrait également intégrer un plan d’action opérationnel destiné à traduire ces orientations en mesures concrètes dans le cadre du processus de refondation. La cérémonie de clôture constituera le point d’orgue de ces travaux. Le mémorandum final doit notamment être officiellement remis au président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina.

    Lancées en janvier, les assises militaires ont été présentées comme un cadre de réflexion sur le renouveau, la modernisation et l’adaptation de l’institution militaire aux enjeux actuels. Elles ont donné lieu à plusieurs mois de discussions et de consultations au sein des Forces armées.

    Lors de l’ouverture des assises, le général de corps d’armée Démosthène Pikulas, chef d’état-major des armées (Cema), avait mis en avant la volonté de l’institution militaire de prendre davantage de responsabilités dans les affaires nationales. Il avait notamment estimé qu’il n’était plus question pour l’armée de rester “la Grande Muette” dans la gestion du pays.