Catégorie : Actualité

  • INDUSTRIE DU VOYAGE – Madagascar entend promouvoir le tourisme lent pour développer le tourisme durable

    INDUSTRIE DU VOYAGE – Madagascar entend promouvoir le tourisme lent pour développer le tourisme durable

    Rester plus longtemps, mieux répartir les visiteurs et davantage valoriser les territoires. Madagascar entend promouvoir le “tourisme lent” comme l’une des approches permettant de développer un tourisme plus durable. Cette orientation a été mise en avant lors de la participation de la Grande île à la 48e édition de l’IFTM Top Resa, organisée à Paris du 15 au 17 septembre 2026.

    Selon le ministère du Tourisme et de l’artisanat, le principe consiste notamment à éviter une concentration des visiteurs sur quelques destinations et sur certaines périodes de l’année. Madagascar souhaite ainsi encourager une meilleure répartition des flux touristiques entre les différentes régions et favoriser des séjours permettant aux visiteurs de découvrir plus longuement les territoires.

    Cette approche doit également permettre de renforcer les retombées du tourisme au niveau local. La participation des communautés locales (Vondron’Olona Ifotony – VOI), dans la gestion des sites touristiques figure parmi les pistes avancées. L’objectif est d’associer davantage les populations vivant autour des destinations à leur gestion et à leur valorisation.

    Le tourisme lent s’inscrit également dans une volonté de mieux relier l’activité touristique aux savoir-faire et aux productions locales. La valorisation de l’artisanat “Vita Malagasy” dans les établissements d’hébergement et les activités d’accueil fait partie des orientations évoquées à Paris.

    Le développement de ce type de tourisme doit parallèlement tenir compte de la capacité des sites à accueillir les visiteurs. La définition de limites pour les destinations les plus fragiles est notamment présentée comme une piste pour réduire la pression exercée sur les ressources naturelles et les écosystèmes.

    La protection de l’environnement et du patrimoine culturel constitue ainsi un autre volet de cette orientation. Le respect des ressources naturelles, des sites culturels ainsi que des us et coutumes doit accompagner le développement des activités touristiques.

    La promotion du tourisme lent intervient alors que Madagascar doit encore relever plusieurs défis structurels pour améliorer l’expérience des visiteurs. L’état des infrastructures et l’accessibilité des principales destinations restent notamment des enjeux pour le secteur.

    Le coût du transport aérien constitue également un facteur déterminant dans l’accès à la destination Madagascar. La recherche de financements pour les projets contribuant à la protection de l’environnement et au développement d’un tourisme durable fait aussi partie des défis identifiés.

    Ces différents sujets ont été abordés lors des échanges auxquels a participé la Secrétaire générale du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, Dr Léa Razanamaria, au cours de l’IFTM Top Resa. La présence de Madagascar à ce rendez-vous professionnel visait également à renforcer les échanges avec les acteurs et partenaires internationaux et à promouvoir la destination auprès du marché international.

    Placée sous le thème “La valeur du voyage”, la 48ème édition de l’IFTM Top Resa s’est tenue du 15 au 17 septembre à Paris. Près de 180 destinations et 1 700 marques y étaient représentées, avec quelque 34 000 professionnels attendus. L’Ouzbékistan était le pays invité d’honneur.

  • TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines envisage de reprendre ses vols vers La Réunion dans les prochains mois

    TRANSPORT AÉRIEN – Madagascar Airlines envisage de reprendre ses vols vers La Réunion dans les prochains mois

    Madagascar Airlines poursuit son plan de relance et vise désormais l’île de La Réunion comme prochaine étape de son redéploiement régional. La compagnie nationale malgache a fait cette annonce en marge du salon IFTM Top Resa 2026, qui s’est tenu à Paris cette semaine. Le déploiement est prévu dans les prochains mois, confie une source auprès de la compagnie.

    Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, la compagnie précise que ses équipes sont mobilisées sur le terrain “afin de nouer des partenariats solides, valoriser la relance de nos lignes régionales à savoir Moroni et très bientôt La Réunion, et préparer nos futurs vols long-courriers”. Cette déclaration, faite à l’occasion de l’IFTM Top Resa 2026, confirme l’ambition de Madagascar Airlines de renforcer sa présence dans l’océan Indien, avant d’envisager, à plus long terme, une expansion vers d’autres destinations internationales. Marseille et Guangzhou sont notamment déjà dans le viseur de la compagnie.

    Cette annonce s’inscrit dans la continuité d’une dynamique de relance déjà amorcée. Le 30 juillet dernier, Madagascar Airlines avait en effet marqué son retour sur la liaison Antananarivo-Moroni, via Mahajanga. Cette reprise a été particulièrement bien accueillie par les communautés malgache et comorienne, qui attendaient impatiemment la réouverture de cette ligne, suspendue depuis juillet 2022 en raison de la crise sanitaire.

    Avec ce nouveau projet vers La Réunion, la compagnie nationale malgache confirme sa volonté de reconquérir son réseau régional dans l’océan Indien, une zone stratégique pour les échanges touristiques et économiques

  • BASKETBALL – L’Ankoay Mickaël Fabrizio Heritiana distingué pour ses résultats académiques au New Mexico Military Institute

    BASKETBALL – L’Ankoay Mickaël Fabrizio Heritiana distingué pour ses résultats académiques au New Mexico Military Institute

    Un Certificat d’excellence académique pour Mickaël Fabrizio Heritiana. Le jeune international malgache partage fièrement sur ses réseaux sociaux le “Certificate of Academic Excellence” que vient de lui octroyer le New Mexico Military Institute (NMMI), aux États-Unis. Une distinction qui récompense ses résultats scolaires, en parallèle de son parcours de basketteur au sein de l’établissement américain.

    En obtenant le Certificate of Academic Excellence, le jeune meneur malgache prouve que le basketball n’est pas son seul terrain de performance. Figurer sur la Dean’s List évoque un niveau académique élevé, la distinction étant principalement une “reconnaissance des performances académiques” de celui qui la reçoit. D’ailleurs, pour Mickaël Fabrizio Heritiana, « la réussite ne se limite pas au basketball ». « Elle demande aussi de la discipline, de la régularité et du travail dans les études », explique-t-il.

    Au NMMI, établissement qui associe formation académique, vie de cadet et activités sportives, les exigences scolaires s’inscrivent dans un cadre particulièrement structuré. “Gérer les études, le basketball et la vie militaire demande beaucoup d’engagement”, confie d’ailleurs le jeune Ankoay. Reconnaissant que “ce n’est pas toujours facile”, il n’en assure pas moins “qu’avec du travail et de la détermination, il est possible de poursuivre l’excellence dans chaque domaine”.

    Sur le parquet, Mickaël Fabrizio Heritiana poursuit également son apprentissage. Les statistiques disponibles pour la saison 2025-2026 font état de 30 matchs disputés par le jeune Ankoay, dont sept comme titulaire, avec un temps de jeu moyen de 12,1 minutes par rencontre et une moyenne de quatre points par match.

    Mickaël Fabrizio Heritiana a quitté Madagascar en octobre 2023 pour rejoindre le New Mexico Military Institute. Son arrivée aux États-Unis intervient après plusieurs expériences avec les sélections nationales de jeunes. Il a notamment fait partie de la sélection malgache engagée à la Coupe du monde U19 de la FIBA en 2023.

  • INNOVATION – Le “Fanandroana” malgache entre dans l’ère de l’intelligence artificielle avec l’application Oana

    INNOVATION – Le “Fanandroana” malgache entre dans l’ère de l’intelligence artificielle avec l’application Oana

    Le Fanandroana malgache s’invite dans les technologies numériques. Le Centre 3,14, dirigé par Eris Rabedaoro, présente l’application mobile Oana, développée à Madagascar et conçue pour proposer des consultations du calendrier traditionnel malgache à partir d’une intelligence artificielle fonctionnant directement sur le téléphone.

    Oana associe les connaissances liées au Fanandroana, notamment les traditions transmises par les Mpanandro, aux technologies de l’intelligence artificielle. L’application vise à rendre ces connaissances accessibles au quotidien à travers différents outils de consultation et d’analyse.

    Pour constituer sa base de connaissances, l’équipe du Centre 3,14 indique avoir réalisé plusieurs mois de recherches et de collecte à travers Madagascar. Des documents historiques, des manuscrits en Sorabe, des enseignements transmis par des érudits Antemoro et Sakalava, ainsi que des données géographiques recueillies sur le terrain ont notamment été exploités. Des rencontres avec des détenteurs de ces savoirs traditionnels ont également été organisées.

    « Cette démarche scientifique et culturelle vise un objectif clair : rendre le Fanandroana accessible à tous dans la vie quotidienne, tout en valorisant et en respectant l’expertise des astrologues traditionnels (Mpanandro) », explique Eris Rabedaoro, directeur général du Centre 3,14, lors du lancement officiel de l’application ce jeudi à Ambatonakanga.

    L’application propose deux modes d’utilisation. Le premier est destiné au grand public, avec une consultation simplifiée. Le second propose des analyses plus approfondies pour les utilisateurs souhaitant explorer davantage les différentes composantes du Fanandroana.

    Plusieurs fonctionnalités sont regroupées dans l’application. La rubrique “Anio” permet notamment de consulter les indications relatives à la journée en cours. “Daty”, présenté comme un calendrier personnalisé, permet d’identifier les différentes journées selon les indications du Fanandroana, avec un système de couleurs.

    Oana intègre également un module d’analyse spatiale en trois dimensions, utilisable à l’intérieur comme à l’extérieur, pour déterminer des orientations. La rubrique “Hahomby”, qui signifie “réussir”, propose quant à elle des consultations liées à différents types de projets ou de situations, notamment la santé, les voyages, l’immobilier, la famille, l’agriculture et l’élevage.

    Le volet technologique repose sur Lumina, une intelligence artificielle développée par les ingénieurs du Centre 3,14. Selon Eris Rabedaoro, le système a été entraîné à partir des connaissances collectées autour de la tradition malgache.

    L’une des particularités mises en avant par l’équipe est le fonctionnement local de l’intelligence artificielle. L’application n’aurait pas besoin d’une connexion Internet ni d’une géolocalisation GPS pour fonctionner. Les traitements sont réalisés directement sur le smartphone. “L’IA s’exécute localement sur le smartphone, sans dépendre de Google”, affirme Eris Rabedaoro, qui met également en avant la confidentialité des données et la rapidité d’exécution de l’application.

  • ÉVÉNEMENT – Plus de 600 jeunes attendus au Youth Leader Summit

    ÉVÉNEMENT – Plus de 600 jeunes attendus au Youth Leader Summit

    Un rendez-vous de la jeunesse. Plus de 600 jeunes leaders, entrepreneurs et visiteurs sont attendus à la première édition du Youth Leader Summit, prévue les 1er et 2 octobre prochains à la Cité des Cultures, Antaninarenina. L’événement, tenu dans le cadre de la Convention Nationale de la JCI Madagascar, est organisé par la JCI Iarivo.

    Dédié à la jeunesse, au leadership et à l’entrepreneuriat, le sommet entend offrir aux jeunes un espace pour développer leurs compétences, découvrir de nouvelles opportunités et échanger avec des acteurs susceptibles de les accompagner dans leurs projets. Plus de 100 délégués de la JCI venus de différentes régions de Madagascar sont également attendus dans le cadre de la Convention Nationale. Le Youth Leader Summit servira ainsi de point de rencontre entre cette jeunesse et les entreprises, organisations et institutions publiques et privées.

    “Développer le leadership des jeunes, c’est leur donner les moyens de prendre des initiatives et la confiance nécessaire pour les porter”, souligne Minah Rakotobe, présidente nationale de la JCI Madagascar. Selon elle, l’ambition de cette première édition est de permettre aux participants de repartir avec des outils, des contacts et une prochaine étape concrète pour leurs projets ou leur engagement.

    Durant les deux jours, le programme prévoit plusieurs ateliers pratiques, formations et conférences, ainsi qu’un espace d’exposition et des temps d’échange avec des professionnels. Les participants pourront partager leurs expériences, renforcer leurs compétences et s’informer sur les dispositifs d’accompagnement disponibles pour les jeunes. Les organisateurs souhaitent également favoriser les rencontres entre porteurs de projets et structures susceptibles de contribuer à leur développement.

    Les entreprises, organisations et institutions participantes pourront, de leur côté, présenter leurs offres, leurs programmes de développement des capacités et leurs initiatives en faveur de l’autonomisation de la jeunesse. À travers cette première édition, les organisateurs veulent promouvoir une conception du leadership basée sur l’apprentissage, la rencontre et la prise de responsabilité.

  • SÉCURITÉ PUBLIQUE – 712 policiers dont 10% de femmes promus reçoivent leurs nouveaux galons

    SÉCURITÉ PUBLIQUE – 712 policiers dont 10% de femmes promus reçoivent leurs nouveaux galons

    712 policiers ont été promus à différents grades au sein de la Police nationale. La remise de galons s’est déroulée mercredi à l’École nationale supérieure de la Police (ENSP), à Ivato. Les femmes représentent 10 % des agents concernés.

     

    La promotion concerne plusieurs niveaux de la hiérarchie policière. Huit policiers ont accédé au grade de commissaire divisionnaire de police, 13 à celui de commissaire principal, 68 à celui de commissaire de police de 1re classe et 41 à celui de commissaire de police de 2e classe.

     

    Dans les autres corps, 290 policiers ont été promus au grade d’officier de police, 240 à celui d’inspecteur de police et 52 à celui de brigadier de police.

     

    La cérémonie a également été marquée par deux prises de commandement. Le commissaire divisionnaire de police Hector Razafindrazaka a pris ses fonctions de directeur de la Force d’intervention de la Police nationale. Le commissaire divisionnaire de police Alain Adonis Rafalimanana a, pour sa part, été installé à la tête de la Direction régionale de la sécurité publique d’Analamanga.

     

    La cérémonie, présidée par le ministre de la Sécurité publique, l’inspecteur général de police Erick Michel, s’est tenue en présence de membres du gouvernement ainsi que de représentants des autorités civiles et militaires.

  • DIPLOMATIE – Mark Carney soutient l’idée que le Canada devient membre associé de l’Union européenne

    DIPLOMATIE – Mark Carney soutient l’idée que le Canada devient membre associé de l’Union européenne

    Le Premier ministre canadien Mark Carney soutient l’idée d’un rapprochement inédit du Canada avec l’Union européenne, tandis que le président américain Donald Trump menace de prendre des mesures commerciales contre le bloc européen. Mark Carney a salué jeudi la proposition d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, de faire du Canada le premier “membre associé” de l’UE. Donald Trump, lui, a averti qu’il pourrait imposer de “très lourds droits de douane” ou interrompre une partie des échanges avec l’Europe si cette initiative était considérée comme un “acte hostile”.

    Devant le Parlement européen à Strasbourg, Mark Carney a déclaré que le Canada “accueille favorablement cette ambition”, estimant que les deux partenaires étaient “plus forts ensemble”. Il a également affirmé que les sondages montrent un soutien majoritaire des Canadiens à des liens plus étroits avec l’Europe.

    Le Premier ministre canadien a toutefois présenté ce rapprochement comme une démarche fondée sur des intérêts et des valeurs partagés, et non comme la constitution d’un nouveau bloc dirigé contre les Etats-Unis ou une autre puissance. Il a notamment cité la défense, les minerais critiques, l’intelligence artificielle, l’énergie, l’espace et les services financiers parmi les domaines dans lesquels Ottawa souhaite renforcer sa coopération avec Bruxelles.

    Lors de son discours sur l’état de l’Union européenne mercredi, en présence de Mark Carney, elle a proposé que le Canada devienne le premier pays à bénéficier d’un statut de « membre associé » de l’UE. Elle a également évoqué une participation canadienne au futur Conseil européen de sécurité.

    Réagissant à la proposition avant Mark Carney, au lendemain de la proposition de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, Donald Trump l’a qualifiée de “ridicule” et a déclaré qu’il pourrait considérer sa mise en œuvre comme un acte hostile. Il a menacé d’imposer des droits de douane importants à l’Union européenne ou de mettre fin à certains échanges commerciaux.

    La Commission européenne a répondu que le projet de rapprochement avec le Canada ne visait pas d’autre pays. Son porte-parole Olof Gill a indiqué que le renforcement du partenariat Canada-UE devait être compris comme une démarche destinée à accroître leur force commune.

    La proposition de statut associé constitue, à ce stade, une ouverture politique à un rapprochement plus étroit entre le Canada et l’Union européenne. Ses contours juridiques et institutionnels restent encore à définir. Le terme de “membre associé” n’est pas un statut juridiquement défini par les traités de l’Union européenne. Les modalités concrètes d’une telle association restent donc à préciser et devraient, en tout état de cause, être examinées par les Etats membres.

    L’idée intervient alors que le Canada cherche à diversifier ses partenariats économiques et stratégiques dans un contexte de tensions commerciales avec les Etats-Unis. L’Union européenne cherche également à renforcer ses partenariats avec des pays partageant ses orientations sur la démocratie, le commerce et la sécurité.

    Le Canada et l’UE disposent déjà d’un accord de libre-échange, le CETA, entré en application provisoire en 2017. Ottawa et Bruxelles souhaitent désormais approfondir cette coopération dans plusieurs secteurs stratégiques. Les deux parties évoquent notamment les minerais critiques, l’énergie, l’intelligence artificielle, la défense et les échanges numériques.

    Ottawa souhaite également faciliter la mobilité des travailleurs et des étudiants entre les deux rives de l’Atlantique, tandis que des discussions portent sur un éventuel renforcement de la coopération européenne et canadienne dans le domaine des minerais stratégiques.
    Avec AFP

  • SANTÉ PUBLIQUE – 70% des TDR confirmés positifs au paludisme dans deux communes d’Ifanadiana où une situation sanitaire préoccupante est signalée

    SANTÉ PUBLIQUE – 70% des TDR confirmés positifs au paludisme dans deux communes d’Ifanadiana où une situation sanitaire préoccupante est signalée

    Le paludisme apparaît comme une piste importante dans les investigations sanitaires menées à Ampasinambo et Fasitsara, deux communes rurales du district d’Ifanadiana, dans la région Vatovavy. Environ 70% des patients soumis à des tests de diagnostic rapide (TDR) du paludisme se sont révélés positifs, selon le directeur régional de la Santé publique (DRSP) de Vatovavy, Dr Christophe Tsitohery. Les causes de la vingtaine de décès enregistrés dans ces deux communes ne sont toutefois pas encore formellement établies.

    Des équipes sanitaires d’intervention rapide sont déployées depuis mardi à Ampasinambo où quatre décès ont été récemment signalés afin de poursuivre les investigations et de mettre en œuvre les premières mesures de riposte. Les TDR du paludisme constituent actuellement le principal outil de dépistage disponible sur place. D’autres maladies pourraient néanmoins être associées aux symptômes observés, notamment la fièvre, les éruptions cutanées et les infections respiratoires aiguës.

    Des prélèvements doivent ainsi être effectués pour rechercher d’éventuelles autres causes infectieuses. En parallèle, les équipes sanitaires assurent la prise en charge des patients et mettent en œuvre des mesures de prévention, notamment la vaccination et la supplémentation en vitamine A.

    À Fasitsara, située à une trentaine de kilomètres d’Ampasinambo, une situation sanitaire similaire avait été signalée avec 18 décès communautaires confirmés par les autorités sanitaires locales. Une première mission de riposte, comprenant des investigations et une stratégie avancée intégrée, y a été menée au début du mois de septembre. Lors d’une seconde mission effectuée le 14 septembre, aucun nouveau décès n’aurait été enregistré et une amélioration de la situation sanitaire aurait été constatée, selon le directeur régional de la santé publique.

    L’accès aux deux communes reste toutefois un défi pour les équipes sanitaires. Ampasinambo se trouve à environ 145 kilomètres d’Ifanadiana et n’est accessible que par moto ou à pied. Les fokontany sont dispersés le long de la forêt, dans le corridor forestier de l’Atsimo-Atsinanana.

    La commune dispose d’un centre de santé de base (CSB), dirigé par une sage-femme avec l’appui de relais communautaires. Les investigations se poursuivent pour déterminer les causes exactes de la situation sanitaire observée dans les deux communes.

  • ÉNERGIE – Quatre sociétés engagées pour construire des centrales solaires sur 38 sites dans les 12 à 18 prochains mois

    ÉNERGIE – Quatre sociétés engagées pour construire des centrales solaires sur 38 sites dans les 12 à 18 prochains mois

    Les premiers accords de projet pour la construction de centrales solaires sur 38 sites à Madagascar ont été signés mercredi 16 septembre à Ampandrianomby. Quatre sociétés se sont engagées aux côtés du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH) dans le cadre du programme “Solutions solaires pour Madagascar” (SSM). Les infrastructures doivent être installées et mises en service dans un délai allant de 12 à 18 mois, selon le calendrier présenté lors de la cérémonie.

    Ces projets sont issus de l’appel à projets lancé le 30 avril par le ministère. Sur les 55 sites initialement proposés, 38 font désormais l’objet d’un accord avec les quatre opérateurs économiques. Les sites retenus sont répartis dans plusieurs localités du pays, notamment Antsiranana, Mahajanga, Antsirabe, Nosy Be, Morondava, Sambava, Manakara et Farafangana.

    Le programme SSM prévoit, à terme, le développement d’une capacité solaire de 207 MWc. L’objectif est notamment d’accroître la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité et de réduire la dépendance aux centrales thermiques, particulièrement sollicitées pendant les périodes d’étiage et aux heures de pointe.

    Le calendrier de réalisation prévoit des mises en service progressives. Selon le secrétaire général du ministère, Dr Adolphe Rakotonandrasana, certaines installations pourraient commencer à produire de l’électricité au bout de six à huit mois, tandis que le déploiement de l’ensemble des infrastructures pourrait s’étaler sur une période allant jusqu’à 18 mois.

    L’électricité produite par ces centrales doit être injectée dans les réseaux interconnectés afin de renforcer l’offre disponible. Le gouvernement présente ces nouvelles capacités comme l’une des réponses structurelles aux difficultés d’approvisionnement électrique auxquelles le pays est confronté.

    Lors de la signature, le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga, a mis en avant le potentiel solaire de Madagascar. Le pays bénéficie d’un important ensoleillement, estimé à environ 2 800 heures par an, une ressource que le ministère entend davantage exploiter dans le cadre de sa stratégie de diversification du mix énergétique.

    Les futures centrales solaires ne constituent toutefois pas une réponse immédiate aux déficits actuels de production. Dans l’attente de leur mise en service, les mesures d’urgence se poursuivent pour maintenir l’approvisionnement en électricité, notamment le recours à des groupes électrogènes dans plusieurs grandes villes.

    Le recours aux pluies artificielles est également évoqué parmi les mesures destinées à faire face à l’étiage qui affecte actuellement la production hydroélectrique. Le développement des capacités solaires doit ainsi s’inscrire dans une réponse plus durable aux difficultés d’approvisionnement de la Jirama.

  • SANTÉ PUBLIQUE – 70% des TDR confirmés positifs au paludisme dans deux communes d’Ifanadiana où une situation sanitaire préoccupante est signalée

    SANTÉ PUBLIQUE – 70% des TDR confirmés positifs au paludisme dans deux communes d’Ifanadiana où une situation sanitaire préoccupante est signalée

    Le paludisme apparaît comme une piste importante dans les investigations sanitaires menées à Ampasinambo et Fasitsara, deux communes rurales du district d’Ifanadiana, dans la région Vatovavy. Environ 70% des patients soumis à des tests de diagnostic rapide (TDR) du paludisme se sont révélés positifs, selon le directeur régional de la Santé publique (DRSP) de Vatovavy, Dr Christophe Tsitohery. Les causes de la vingtaine de décès enregistrés dans ces deux communes ne sont toutefois pas encore formellement établies.

    Des équipes sanitaires d’intervention rapide sont déployées depuis mardi à Ampasinambo où quatre décès ont été récemment signalés afin de poursuivre les investigations et de mettre en œuvre les premières mesures de riposte. Les TDR du paludisme constituent actuellement le principal outil de dépistage disponible sur place. D’autres maladies pourraient néanmoins être associées aux symptômes observés, notamment la fièvre, les éruptions cutanées et les infections respiratoires aiguës.

    Des prélèvements doivent ainsi être effectués pour rechercher d’éventuelles autres causes infectieuses. En parallèle, les équipes sanitaires assurent la prise en charge des patients et mettent en œuvre des mesures de prévention, notamment la vaccination et la supplémentation en vitamine A.

    À Fasitsara, située à une trentaine de kilomètres d’Ampasinambo, une situation sanitaire similaire avait été signalée avec 18 décès communautaires confirmés par les autorités sanitaires locales. Une première mission de riposte, comprenant des investigations et une stratégie avancée intégrée, y a été menée au début du mois de septembre. Lors d’une seconde mission effectuée le 14 septembre, aucun nouveau décès n’aurait été enregistré et une amélioration de la situation sanitaire aurait été constatée, selon le directeur régional de la santé publique.

    L’accès aux deux communes reste toutefois un défi pour les équipes sanitaires. Ampasinambo se trouve à environ 145 kilomètres d’Ifanadiana et n’est accessible que par moto ou à pied. Les fokontany sont dispersés le long de la forêt, dans le corridor forestier de l’Atsimo-Atsinanana.

    La commune dispose d’un centre de santé de base (CSB), dirigé par une sage-femme avec l’appui de relais communautaires. Les investigations se poursuivent pour déterminer les causes exactes de la situation sanitaire observée dans les deux communes.