Catégorie : Actualité

  • COLONEL MICHAËL RANDRIANIRINA :  “La diaspora peut constituer une source de revenus pour le pays”

    COLONEL MICHAËL RANDRIANIRINA : “La diaspora peut constituer une source de revenus pour le pays”

    En 2025, les transferts de la diaspora représentent 406 millions de dollars pour Madagascar, selon le rapport Sendin Money Home 2026 du Fonds international de développement agricole (Fida). Et une partie de cette manne pourrait encore être mieux orientée vers l’investissement. Le président de la Refondation, le colonel Michaël Randrianirina, annonce ainsi, devant les membres de la diaspora malgache en Belgique, la mise en place d’une plateforme destinée à faciliter et sécuriser les investissements de la diaspora malgache. Un projet qui doit notamment répondre à un enjeu central, celui de la confiance dans l’utilisation des fonds.
    À Madagascar, le dernier rapport Sending Money Home 2026 du Fonds international pour le développement agricole Fida indique que les transferts de la diaspora ont représenté environ 406 millions de dollars en 2025. Ce montant représente l’équivalent de 10% des exportations et de 2% du PIB.
    Ce flux financier pourrait davantage contribuer à l’investissement dans le pays, à condition de renforcer les mécanismes de confiance et de transparence.
    Les membres de la diaspora malgache dont ceux établis en Belgique souhaitent d’ailleurs investir davantage sur la Grande île. Mais ils se disent préoccupés par la lenteur administrative et la corruption qu’ils perçoivent au pays. C’est dans cette logique que le président de la Refondation, qui les a rencontrés le 10 septembre à Bruxelles, annonce la mise en place d’une plateforme d’investissement de la diaspora.
    Cette plateforme devrait notamment permettre de suivre l’utilisation des fonds, d’identifier leurs bénéficiaires et de garantir davantage de visibilité aux investisseurs malgaches établis à l’étranger.
    “À ce sujet, je ne sais pas lors de quel Conseil des ministres il a été donné instruction au ministère de l’Économie et des Finances (MEF) de mettre en place la plateforme d’investissement de la diaspora. C’est quelque chose qui figure déjà dans notre projet. Nous savons que la diaspora peut constituer une source de revenus pour le pays si elle est institutionnalisée. Parce que, lorsqu’elle est dispersée comme elle l’est actuellement, il est difficile de voir réellement comment cela fonctionne. Il y a donc cette plateforme qui doit être mise en place. Je continue à suivre le dossier, mais le ministre de l’Économie et des finances semble aussi peut-être occupé, raison pour laquelle la plateforme n’est pas encore mise en place. Ils sont peut-être encore en train de mener des études pour voir comment procéder. Cette plateforme d’investissement de la diaspora doit notamment permettre de savoir où va l’argent, qui l’utilise, quels avantages vous pouvez en tirer et si votre argent vous reviendra ou non. Le problème des Malgaches, c’est la confiance. Les gens ne se font pas du tout confiance. C’est ce qui a conduit à l’idée de mettre en place cette plateforme. Mais cela reste encore un projet pour l’avenir. Nous verrons donc comment évoluera ce projet de plateforme d’investissement de la diaspora », a déclaré le Colonel Michael Randrianirina, président de la Refondation de Madagascar jeudi à Bruxelles.
    https://youtube.com/shorts/Xv15LjhZ6ks
  • PROTECTION SOCIALE – Le transfert monétaire Vatsin’Ankohonana appuie 3 000 ménages vulnérables de quatre communes de Vohipeno depuis 2024

    PROTECTION SOCIALE – Le transfert monétaire Vatsin’Ankohonana appuie 3 000 ménages vulnérables de quatre communes de Vohipeno depuis 2024

    70 000 ariary par famille avec un enfant, plus 10 000 ariary à chaque enfant supplémentaire. Depuis 2024, 3 000 ménages vulnérables issus de quatre communes de Vohipeno bénéficient, tous les deux mois, d’un soutien financier dans le cadre du programme de transfert monétaire pour le développement humain “Vatsin’Ankohonana”. Le dispositif, prévu jusqu’en 2027, est déployé dans 26 Fokontany répartis dans les communes de Vohindava, Tananabo, Ifatsy et Lanivoa.

    L’aide est destinée à les soutenir dans leurs dépenses essentielles, notamment celles liées à l’alimentation, tout en favorisant l’accès des enfants à l’éducation. Mis en œuvre par le Fonds d’intervention pour le développement (FID) avec l’appui de la Banque mondiale et de l’Unicef, Vatsin’Ankohonana s’inscrit dans les dispositifs nationaux de protection sociale destinés aux ménages les plus vulnérables.

    Le versement est associé à des engagements de la part des ménages bénéficiaires. La scolarisation des enfants constitue notamment l’une des principales conditions du programme. En plus d’apporter un soutien régulier aux familles, l’objectif est aussi aussi de contribuer au développement du capital humain. Les conditions liées notamment à l’éducation doivent permettre d’associer l’aide financière immédiate à des objectifs de long terme pour les enfants bénéficiaires. Pour le volet déployé à Vohipeno, le ciblage concerne les enfants de la naissance jusqu’à 12 ans, avec une obligation d’entrée à l’école à partir de six ans.

    Le programme intervient dans un contexte où les ménages restent exposés à différents risques socio-économiques et climatiques. À travers les transferts monétaires, l’objectif est de renforcer leur capacité à faire face aux dépenses essentielles et de limiter les effets de ces chocs sur les conditions de vie des familles.

    Le dispositif constitue l’un des volets des programmes de filets sociaux et de résilience mis en œuvre à Madagascar sous la coordination du ministère de la Population et des Solidarités. Ces programmes associent les transferts monétaires à d’autres mesures, notamment dans les domaines de l’inclusion financière et productive.

    Selon les données du FID, 1,9 million de familles ont bénéficié des programmes de filets sociaux à Madagascar depuis 2016. Plus de 8 000 associations villageoises d’épargne et de crédit ont également été mises en place, regroupant quelque 177 600 membres, dont 148 600 femmes. Près de 299 000 bénéficiaires ont par ailleurs développé des activités génératrices de revenus.

  • TRANSPORT – Les passagers invités à rejoindre la gare routière d’Amoronakona pour prendre leur taxi-brousse vers le Sud

    TRANSPORT – Les passagers invités à rejoindre la gare routière d’Amoronakona pour prendre leur taxi-brousse vers le Sud

    Jour J. Tous les taxi-brousse desservant les zones passant par la route nationale RN7 devraient partir de la gare routière d’Amoronakona à partir de ce mercredi. Et le ministère des Transports et de la météorologie invite les passagers à rejoindre cette nouvelle gare pour prendre leur départ. Mardi encore, le ministre Herizo Ramanambola Andrianavalona a rappelé que les véhicules qui partiraient d’un autre site que la gare réglementaire seraient tout de suite mis en fourrière. “Il ne faudrait pas que des passagers rencontrent des problèmes en cours de route et se retrouvent dans des situations difficiles ou malheureuses”, avertit-il au cours d’une descente à Amoronakona.

     

    Bien que certains transporteurs continuent de refuser le transfert de la gare routière et ont manifesté mardi pour contester la décision ministérielle, le ministère en charge des Transports n’entend pas céder.

    Le ministre assure même qu’il s’agit d’une décision de l’Etat et non de son seul département. “La position ne change pas, comme cela a déjà été annoncé. Cette décision ne relève d’ailleurs pas uniquement du ministère des Transports, mais de l’État dans son ensemble”, déclare-t-il mardi à la presse. A l’entendre, “l’objectif est d’offrir de meilleures conditions aux usagers, et il faut que chacun s’habitue à ces nouvelles dispositions”.

     

    Alors que des transporteurs contestataires sont descendus sur la RN7 vers la sortie de la région d’Analamanga, mardi, pour manifester, le ministre s’est rendu à la nouvelle gare routière pour superviser les dernières préparations de l’accueil des derniers taxi-brousse censés venir sur le site. “Dès maintenant, la gare routière d’Amoronakona est ouverte afin de nous permettre d’éviter ces problèmes sur les routes”, annonce-t-il. “Nous ne ferons pas de concessions et nous lançons un appel aux voyageurs”, poursuit-il.

     

    La manifestation organisée mardi par les transporteurs s’est terminé après que les éléments des forces de l’ordre ont lancé des grenades lacrymogènes sur les manifestants qui avaient barré la route au niveau d’Ambatofotsy. Un individu est décédé après les manifestations. Blessé, il avait été évacué aux urgences, mais il aurait succombé à ses blessures avant son arrivée à l’hôpital.

  • PARLEMENT – Les députés convoqués à une nouvelle session extraordinaire à partir de ce jeudi 17 septembre

    PARLEMENT – Les députés convoqués à une nouvelle session extraordinaire à partir de ce jeudi 17 septembre

    Les députés vont de nouveau retrouver le palais de Tsimbazaza. Une semaine seulement après la clôture de la précédente session extraordinaire, le Conseil des ministres, réuni le 12 septembre dernier, a décidé de convoquer l’Assemblée nationale à une nouvelle session extraordinaire. Selon un communiqué de la Chambre basse, les travaux débuteront ce jeudi 17 septembre.

    Une quinzaine de projets de loi figurent à l’ordre du jour. Les députés seront notamment appelés à examiner le texte portant sur le statut de la propriété industrielle, ainsi que celui relatif à la réglementation des activités liées aux jeux d’argent et des établissements de jeux. Une grande partie des textes inscrits concerne par ailleurs des autorisations et des ratifications de différents projets et accords.

    Cette nouvelle session intervient alors que la précédente s’est achevée avec un bilan limité. Sur les sept projets de loi inscrits à l’ordre du jour, seuls deux ont été adoptés par les députés. Les cinq autres ont été ajournés. Certains de ces projets, comme le projet de loi sur la lutte contre la cybercriminalité et le projet de loi sur la communication électronique et les infrastructures numériques ne devraient cependant pas encore être discutés durant la prochaine session extraordinaire.

    L’Assemblée nationale avait expliqué ces reports par la nécessité de disposer de davantage de temps pour examiner les textes en détail. “Malgré les débats qui ont eu lieu durant les travaux de commission, il a été constaté que l’examen en détail des cinq projets de loi nécessitait plus de temps”, avait indiqué la Chambre basse. L’objectif affiché était de permettre un examen approfondi des textes, afin de s’assurer que les lois adoptées soient “étudiées avec sérieux”, adaptées aux réalités qu’elles sont appelées à encadrer et qu’elles répondent effectivement aux intérêts de la population.

  • MANIFESTATIONS – Un mort confirmé après les manifestations des transporteurs contestant leur transfert à Amoronakona

    MANIFESTATIONS – Un mort confirmé après les manifestations des transporteurs contestant leur transfert à Amoronakona

    Des sources concordantes confirment le décès de l’individu signalé blessé après les affrontements entre les transporteurs manifestant contre leur transfert à Amoronakona et les éléments des forces de l’ordre. Celui-ci a été retrouvé blessé et inconscient à proximité d’un des barrages érigés par les manifestants sur la route nationale RN7 au niveau d’Ambatofotsy. Evacué d’urgence à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona, le blessé a néanmoins succombé à ses blessures sur le chemin de l’hôpital, rapportent nos sources. Les forces de l’ordre ont évoqué des blessures suite à des jets de pierre, mais l’une de nos sources confie que “seule l’autopsie permettra de connaître les causes du décès”. Les manifestants ayant bloqué la circulation sur cet axe, les forces de l’ordre disent avoir dû recourir à des grenades lacrymogènes pour les disperser.

  • MANIFESTATION – Un blessé lors d’affrontements entre transporteurs et forces de l’ordre à Ambatofotsy sur la RN7

    MANIFESTATION – Un blessé lors d’affrontements entre transporteurs et forces de l’ordre à Ambatofotsy sur la RN7

    La circulation a été fortement perturbée, ce mardi, sur la Route nationale RN7, au niveau d’Ambatofotsy. Des transporteurs, opposés à leur transfert de la gare routière de Fasan’ny Karana vers la gare routière d’Amoronakona, ont bloqué la chaussée pendant plusieurs heures, provoquant d’importants embouteillages dans les deux sens. Les forces de défense et de sécurité se sont rendues sur place pour rétablir la circulation. Pour disperser les manifestants, elles ont eu recours à des grenades lacrymogènes. Une personne a été blessée durant la manifestation. Selon la police, les blessures seraient liées aux jets de pierres.

    Des taxi-brousses ont quitté la zone de la Fasan’ny Karana avant de rejoindre la RN7, où les manifestants ont installé plusieurs barrages. Des pierres, des troncs d’arbres et des pneus brûlés ont été utilisés par les grévistes pour empêcher la circulation au niveau d’Ambatofotsy. Des banderoles étaient également visibles sur les lieux. La situation a rapidement paralysé le trafic. Aucun véhicule ne pouvait circuler normalement entre cette localité et la capitale, dans un sens comme dans l’autre, entraînant une importante congestion sur cet axe très fréquenté.

    Alertées de la coupure de la RN7 à Ambatofotsy, les forces de défense et de sécurité, en particulier la force d’intervention de la police (FIM) et l’Unité spéciale d’intervention (USI) de la police nationale, se sont rendues sur place. Selon la police, les éléments déployés sont arrivés vers 11h30, accompagnés des éléments du service central de l’unité spéciale d’intervention (SCUSI), afin de disperser les manifestants et de retirer les obstacles. La police affirme que les manifestants ont procédé à des jets de pierres. Face à la situation, les forces de l’ordre ont utilisé des moyens de dispersion, notamment des grenades lacrymogènes.

    Après la dispersion des manifestants, un homme a été retrouvé blessé à proximité d’un barrage. Selon les forces de l’ordre, la victime, qui était inconsciente, a immédiatement été évacuée vers un centre de soins par un véhicule de la FIP. La police indique que les blessures seraient liées aux jets de pierres. Une autre version est toutefois avancée par certains manifestants, qui affirment qu’une personne aurait été touchée par balle. Cette information n’a pas, à ce stade, été confirmée de manière indépendante.

    Après plusieurs heures d’interruption, la circulation a progressivement repris vers 12h40 sur la RN7. Les manifestants se sont dispersés après l’intervention des forces de l’ordre. Cette mobilisation intervient alors que les coopératives de transport concernées contestent leur transfert de la Fasan’ny Karana vers la gare d’Amoronakona. Le ministère des Transports et de la météorologie avait prévenu qu’à partir de mercredi, les véhicules qui ne prendraient pas le départ à Amoronankona, à l’exception de ceux qui, ayant leur propre gare routière privée, seront sanctionnés.

  • EXAMEN OFFICIEL – Interdiction d’examen pour près de 80 candidats accusés de fraude au baccalauréat 2026 à Toliara

    EXAMEN OFFICIEL – Interdiction d’examen pour près de 80 candidats accusés de fraude au baccalauréat 2026 à Toliara

    Cinq ans d’interdiction d’examen. C’est la sanction maximale prononcée par le Conseil de discipline (Codis) de l’Université de Toliara à l’encontre des candidats accusés d’implication dans des irrégularités lors de la session 2026 du baccalauréat. Réuni le 11 septembre, le Codis a statué sur près de 80 dossiers d’indiscipline et de fraude.

    Téléphones en salle, substitutions de candidats, doublons… Les irrégularités relevées lors du Baccalauréat 2026 à Toliara sont multiples. Pour les 26 candidats accusés de fraude avec un téléphone pendant les épreuves, la sanction retenue est de cinq ans d’interdiction d’examen. La même sanction a été prononcée pour les 12 cas de doublon et les 12 cas de substitution de candidats recensés.

    Dix-neuf autres cas de fraude ont été sanctionnés par un an d’interdiction d’examen. Cinq candidats impliqués dans des faits de menace ou de manque de respect écopent, eux, de deux ans. Pour les deux cas de perturbation, les mesures seront définies dans les prochaines dispositions réglementaires. Ces décisions ont été prises conformément à l’arrêté n°28457-2015.

    Selon le directeur des examens nationaux de l’Université de Toliara, Risite Heriarivelo, les sanctions ont été déterminées en fonction de la gravité de chaque cas. Lors de cette session, les responsables des examens avaient notamment fait état de téléphones utilisés pendant les épreuves, de sujets transmis à des tiers pour être traités à distance et de candidats surpris en situation de triche.

    Par ailleurs, le Conseil de discipline de l’Université de Toliara s’est également penché sur la question des notes jugées incohérentes. Selon un responsable de l’université, certains enseignants auraient attribué des notes très élevées sans vérification suffisamment approfondie des copies. Des contre-corrections auraient ensuite révélé des résultats ne permettant pas à certains candidats d’obtenir la moyenne. Désormais, tout enseignant reconnu responsable de l’attribution de notes ne correspondant pas à la réalité ne pourra plus siéger dans un jury du baccalauréat.

  • ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Des “coins jeunes” dans les lycées pour aider les élèves, notamment les filles, à rester à l’école

    ENSEIGNEMENT TECHNIQUE – Des “coins jeunes” dans les lycées pour aider les élèves, notamment les filles, à rester à l’école

    Un défi à relever. Le maintien des jeunes filles dans le système éducatif reste un enjeu important à Madagascar, notamment en raison des grossesses précoces, des difficultés liées à la santé sexuelle et reproductive et des violences. Des “coins jeunes” seront progressivement installés dans les lycées techniques et professionnels (LTP) pour offrir aux élèves des espaces d’information, d’échange et de loisirs.

    Les établissements qui disposent déjà de ces espaces, comme le LTP de Milenake, à Toliara II, ainsi que ceux de Mananjary et de Manakara se sont vus dotés de nouveaux équipements. Lundi, des équipements destinés à ces “coins jeunes” ont été remis par le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle (METFP), dans le cadre d’un partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et la Norvège. Le dispositif doit bénéficier à environ 1 500 jeunes.

    Ordinateurs, connexion Internet, ballons, guitares, pianos et autres équipements doivent permettre aux lycéens de disposer d’un espace où ils peuvent se retrouver, s’informer et pratiquer différentes activités. L’objectif est notamment de créer un environnement favorable à la poursuite de leur scolarité.

    Selon les données citées par l’UNFPA, près de 32 % des filles âgées de 15 à 19 ans à Madagascar ont déjà commencé leur vie reproductive. Les grossesses précoces peuvent notamment entraîner une interruption de la scolarité et réduire les possibilités d’acquérir les compétences nécessaires à l’insertion professionnelle.

    Les “coins jeunes” doivent également permettre aux élèves d’accéder à des informations sur la santé sexuelle et reproductive et la prévention des violences basées sur le genre. Des activités liées à l’éducation civique et au développement de compétences doivent aussi y être proposées.

    Le partenariat entre le ministère, l’UNFPA et la Norvège vise ainsi à agir à la fois sur le maintien des jeunes dans le système éducatif et sur leur préparation à l’insertion professionnelle. Pour Ngoy Kishimba, représentant par intérim de l’UNFPA, l’enjeu est de permettre aux jeunes filles comme aux garçons de rester dans le système scolaire et de développer les compétences nécessaires à leur avenir.

    Les trois “coins jeunes” existants devraient progressivement être étendus à d’autres lycées techniques et professionnels ainsi qu’à des centres de formation professionnelle à travers le pays, selon le ministre Dr Todisoa Andriamampandry.

  • ADMINISTRATION – Un nouveau comité en cours de création pour débloquer les conflits fonciers qui s’éternisent

    ADMINISTRATION – Un nouveau comité en cours de création pour débloquer les conflits fonciers qui s’éternisent

    Des conflits fonciers qui durent plusieurs années pourraient bientôt être traités directement sur le terrain. Le ministère de l’Aménagement du territoire et des affaires foncières prépare la mise en place d’un Comité de régulation foncière, destiné à faciliter le règlement des litiges entre les communautés et les personnes revendiquant la propriété d’un terrain. Le projet de décret d’application portant création de cette structure est déjà finalisé. Il devrait prochainement être soumis au Conseil de gouvernement puis au Conseil des ministres, selon le ministre de l’Aménagement du territoire et des affaires foncières, le général Lylison René de Roland.

    “Le projet de décret est déjà prêt. Il sera envoyé au Conseil de gouvernement puis au Conseil des ministres la semaine prochaine. Le comité, très attendu, pourra alors être mis en place”, indique le ministre. Le dispositif prévoit une intervention au niveau local lorsqu’un conflit foncier est signalé. Le comité se déplacera directement sur les lieux concernés, sous la conduite du district ou du préfet, avec la participation des techniciens du foncier. Les autorités et les représentants locaux seront également associés aux discussions, avec la présence des maires, chefs fokontany, députés et autres élus.

    L’objectif sera alors de confronter les différentes versions et les éléments disponibles afin d’établir les faits et de déterminer le véritable propriétaire du terrain. Les conclusions des échanges seront consignées dans un procès-verbal écrit, qui servira ensuite de base aux décisions à prendre.

    Pour le général Lylison René de Roland, cette structure doit permettre de s’attaquer aux litiges qui s’enlisent depuis des années. “Il y a des conflits fonciers qui durent depuis plusieurs années. C’est ce comité qui permettra de les résoudre”, déclare-t-il. Il estime même que le règlement de ces dossiers pourrait avoir un impact majeur sur les contentieux fonciers dans le pays. “Il n’y aura plus de problèmes qui restent sans solution au tribunal. Une fois ces conflits réglés, 90 % des problèmes fonciers pourraient être résolus”, affirme-t-il.

    Le projet s’inscrit ainsi dans la volonté des autorités de mettre en place un mécanisme légal permettant de traiter les conflits fonciers au plus près des communautés et de faciliter leur règlement.

  • CROISSANCE – Madagascar doit mobiliser 7,27 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour financer son développement, selon la BAD

    CROISSANCE – Madagascar doit mobiliser 7,27 milliards de dollars par an d’ici 2030 pour financer son développement, selon la BAD

    7,27 milliards de dollars par an. C’est le montant que Madagascar devrait mobiliser d’ici à 2030 pour financer son développement dans le scénario des Objectifs de développement durable (ODD), selon le Rapport pays 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Le besoin est largement supérieur aux ressources actuellement disponibles, le déficit de financement étant estimé à 7,18 milliards de dollars par an. Dans ce scénario, le déficit le plus important concerne l’industrie et les infrastructures, avec 4,1 milliards de dollars, suivi de l’éducation, avec 1,7 milliard de dollars.

    La situation des recettes fiscales illustre l’ampleur du défi que la Grande île doit relever. Elles représentaient environ 10,5 % du PIB en 2025, un niveau inférieur à la référence sous-régionale de 15 %. La BAD relève notamment le poids du secteur informel et la faible efficacité de la collecte de la TVA. Le rapport identifie également des ressources encore peu exploitées : partenariats public-privé, investisseurs institutionnels, épargne retraite, diaspora, capital naturel et investissements privés internationaux. Leur mobilisation nécessiterait toutefois de renforcer les institutions et les mécanismes de partage des risques.

    Pour réduire cet écart, la BAD estime que Madagascar devra diversifier ses sources de financement au-delà des ressources publiques traditionnelles. Adam Amoumoun, responsable du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement à Madagascar, indique que “pour atteindre ses ambitions de développement, Madagascar devra mobiliser des ressources à grande échelle, tant intérieures qu’extérieures”. Il encourage “l’accélération des réformes visant à diversifier les sources de financement, à renforcer la capacité de mobilisation des ressources ainsi que la capacité de mise en œuvre des programmes d’investissements productifs”.

    Pour la BAD, l’enjeu est donc de parvenir à mobiliser les financements nécessaires tout en améliorant la capacité du pays à générer ses propres ressources. À court terme, elle recommande notamment de renforcer le civisme fiscal, de rationaliser les exonérations, de développer les systèmes numériques de collecte des recettes et de mieux contrôler les dépenses publiques. À moyen terme, elle préconise notamment la formalisation progressive de l’économie, l’approfondissement des marchés de capitaux et la mise en place d’instruments permettant de mobiliser davantage les capitaux de la diaspora et les financements liés au climat.