Catégorie : Actualité

  • INSERTION DES JEUNES – Davantage de formations et d’opportunités pour les personnes vulnérables, les femmes et les personnes en situation de handicap

    INSERTION DES JEUNES – Davantage de formations et d’opportunités pour les personnes vulnérables, les femmes et les personnes en situation de handicap

     

    Orientation, formation, accompagnement vers l’emploi, entrepreneuriat. Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) et l’ONG Asmae (Association Sœur Emmanuelle) viennent de signer, ce lundi à Ampefiloha, une nouvelle convention-cadre de trois ans pour renforcer l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. La convention porte une attention particulière aux jeunes filles, aux personnes en situation de vulnérabilité et aux personnes en situation de handicap.

    Concrètement, le partenariat vise à mieux orienter les jeunes vers les métiers et formations correspondant à leurs aspirations, tout en tenant compte des besoins réels du marché du travail. Des formations techniques et préprofessionnelles seront renforcées, accompagnées de coaching, de préparation à l’emploi, mais aussi à l’auto-emploi et à l’entrepreneuriat. Le rapprochement entre les établissements de formation et les entreprises figure également parmi les priorités.

    Selon le directeur général d’Asmae, Adrien Salaise, l’objectif est de permettre aux jeunes de se développer, d’accéder à des opportunités économiques par des formations et des orientations appropriées à leurs désirs, mais aussi aux réalités économiques locales. L’ONG a déjà accompagné près d’un millier de jeunes à Analamanga et dans le Vakinankaratra, à travers ses actions de formation. Le renforcement et le partage d’expériences qui fonctionnent font désormais partie des actions en vue, afin de toucher davantage de bénéficiaires.

    Pour sa part, le ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Dr Todisoa Andriamampandry, insiste sur le fait que l’adéquation entre la formation et l’emploi, ainsi que l’orientation des jeunes, sont essentielles pour leur permettre de travailler ou de créer leur propre activité. Les premières actions s’appuieront notamment sur le réseau déjà implanté dans les 2 régions d’intervention, avant une ambition plus large à l’échelle nationale.

    À travers le programme et initiatives de ce genre, Asmae souhaite tester des solutions sur le terrain, les améliorer avec les acteurs locaux et les déployer à plus grande échelle, lorsqu’elles portent leurs fruits. Ainsi, la formation pourra être transformée en véritable tremplin vers l’emploi et l’autonomie économique des jeunes malgaches.

  • ÉDUCATION – L’option B supprimée de l’examen du BEPC à partir de cette année scolaire, l’anglais devient une matière obligatoire

    ÉDUCATION – L’option B supprimée de l’examen du BEPC à partir de cette année scolaire, l’anglais devient une matière obligatoire

    Fini le choix entre l’option A et l’option B à l’examen du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). À partir de cette année scolaire 2026-2027, les élèves en classe de 3ème devront tous composer à l’épreuve d’anglais, désormais obligatoire. Deux nouvelles matières sont également introduites, à savoir les arts et le “Fanabeazana ho Olompirenena Vanona” (FOV – Education à la citoyenneté). Ce sont les changements les plus visibles introduits par le nouveau programme d’études (PE), issus de la réforme curriculaire du système éducatif malgache.

    Lors de la dernière session de l’examen Brevet d’études de premier cycle (BEPC), en juillet 2026, 327 815 candidats étaient inscrits. Parmi eux, 174 760 avaient choisi l’option A, dite “langues et sciences humaines”, contre 153 055 pour l’option B, orientée “mathématiques et sciences”. Cette distinction disparaît désormais avec la suppression de l’option B.

    Pour les élèves en classe de 3ème, le programme d’études compte 10 matières d’enseignement, appelées également disciplines, à savoir le malagasy, français, anglais, mathématiques, physique, sciences de la vie et de la terre (SVT), histoire-géographie, arts ainsi que le FOV, consacré à l’éducation à la citoyenneté responsable. L’éducation physique et sportive (EPS) est également obligatoire, avec une séance hebdomadaire de deux heures recommandée.

    Sur les 10 disciplines d’enseignement, deux viennent d’être introduites. Il s’agit de l’art, enseignée à partir de la classe de 5ème (T7), et le FOV dès la classe de 11ème (T1). La première se compose de quatre volets à savoir les arts visuels, la musique, la danse et les arts dramatiques. Le FOV vise, quant à elle, vise à former et à éduquer les élèves afin qu’ils adoptent un comportement digne et responsable. Elle aborde quatre thématiques pour ce faire, à savoir le respect de la personne et les relations avec les autres, le respect des droits et l’accomplissement des devoirs et des responsabilités, le patriotisme ainsi que l’éducation sociale et financière.

    Outre l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage, le nouveau PE ambitionne également de renforcer la communication, l’esprit critique et créatif, l’autonomie, la confiance en soi et la capacité des élèves à résoudre des situations concrètes. La méthode d’apprentissage évolue elle aussi. Activités pratiques, sorties pédagogiques et mini-projets doivent davantage trouver leur place en dehors des cours classiques. Ces changements demandent aux établissements publics et privés de s’adapter. Les élèves de 3ème devraient, quant à eux, se préparer à un examen du BEPC où l’anglais sera obligatoire pour tous et où l’EPS n’est plus facultative.

  • FINANCEMENT – Les transferts d’argent des membres de la diaspora africaine vers leur pays d’origine atteignent environ 124 milliards de dollars en 2025

    FINANCEMENT – Les transferts d’argent des membres de la diaspora africaine vers leur pays d’origine atteignent environ 124 milliards de dollars en 2025

    Les transferts d’argent des migrants vers l’Afrique ont fortement progressé au cours de la dernière décennie, atteignant environ 124 milliards de dollars en 2025, selon le rapport Sending Money Home du Fonds international de développement agricole (Fida). La hausse des envois a été nettement plus rapide que celle de la population migrante sur le continent, faisant des remises une source de financement de plus en plus importante pour les ménages africains.

    La population de migrants africains a augmenté de près de 32% au cours de la période étudiée, pour atteindre près de 46 millions de personnes, tandis que les flux de transferts ont progressé de 86%. Plus de la moitié des Africains vivant à l’étranger résident par ailleurs sur le continent, faisant de l’Afrique la principale destination des transferts intra-africains.

    Une grande partie des flux vers l’Egypte et le Nigeria

    Les principaux pays bénéficiaires des transferts en Afrique restent l’Egypte et le Nigeria. L’Egypte a reçu environ 41,5 milliards de dollars en 2025, contre 18,6 milliards en 2016. Le Nigeria arrive ensuite avec 22,8 milliards de dollars, contre 19,7 milliards neuf ans plus tôt. Le Maroc complète le trio de tête avec 13,7 milliards de dollars, devant l’Ethiopie, avec 7,1 milliards, et le Kenya, avec 5 milliards. Ces cinq pays ont ainsi capté environ 90,1 milliards de dollars, soit près des trois quarts des transferts reçus par l’Afrique.

    Cette concentration par volume contraste avec le poids des transferts dans l’économie de certains pays. En 2025, ils représentent notamment 22% du PIB en Gambie, 21% au Liberia, aux Comores et au Lesotho, et 12% au Cap-Vert.

    Les transferts jouent également un rôle important dans les économies rurales. Le FIDA estime qu’environ 34% des flux africains, soit près de 42 milliards de dollars en 2025, bénéficient aux zones rurales. Ils contribuent notamment aux dépenses quotidiennes des ménages, à l’éducation, à la santé et à la gestion des difficultés économiques.

    406 millions de dollars pour Madagascar

    Madagascar figure parmi les pays africains où les transferts de la diaspora représentent une part non négligeable de l’économie. Le pays a reçu environ 406 millions de dollars en 2025, selon les données du rapport. Ces transferts équivalent à 10% des exportations et à environ 2% du PIB. Leur montant a progressé de 36% par rapport à la période de référence retenue dans le rapport. Le coût moyen d’un transfert vers Madagascar est estimé à 5,3% du montant envoyé.

    Le pays reste toutefois loin des économies africaines les plus dépendantes des remises. En Afrique de l’Est, l’Ethiopie reçoit environ 7,1 milliards de dollars, soit 43% de ses exportations, tandis que le Kenya en reçoit 5 milliards, équivalant à 23% de ses exportations.

    Le coût moyen d’un transfert de 200 dollars vers l’Afrique est passé de 9% au troisième trimestre 2016 à 7,2% au troisième trimestre 2025, selon le FIDA. Cette baisse reste toutefois insuffisante au regard de l’objectif international de 3%.

    Coûts élevés des transferts

    Les écarts sont importants entre les sous-régions. L’Afrique de l’Ouest affiche le coût moyen le plus faible, à 4,9%, contre 7,2% en Afrique de l’Est, 7,3% en Afrique du Nord, 9,7% en Afrique centrale et 10,4% en Afrique australe.

    L’Afrique de l’Ouest est aussi la seule sous-région où le coût moyen est inférieur à 5%. Le rapport attribue notamment cette situation à l’utilisation du franc CFA, aux corridors de transferts concernés et au développement des services numériques.

    La progression des services financiers mobiles a contribué à faciliter les transferts. Le rapport souligne notamment le rôle important du mobile money en Afrique, avec le développement de réseaux permettant d’envoyer et de recevoir de l’argent en dehors des circuits bancaires traditionnels.

    Transferts vs investissements

    Au-delà de leur rôle dans la consommation des ménages, les transferts peuvent davantage contribuer à l’investissement et à l’activité économique lorsque leurs bénéficiaires disposent de services financiers adaptés, notamment d’un compte bancaire et d’un historique financier.

    Le FIDA souligne également le potentiel d’investissement des diasporas. Celles-ci disposent d’environ 500 milliards de dollars d’épargne annuelle à l’échelle mondiale, mais les possibilités d’investir dans les pays d’origine restent limitées. Des mécanismes plus transparents pourraient permettre de mobiliser une partie de cette épargne vers des projets productifs.

    Le rapport rappelle toutefois que les transferts sont des ressources privées destinées en premier lieu aux familles. Ils ne peuvent donc se substituer à l’investissement public, à la protection sociale, à l’aide humanitaire ou aux financements destinés à l’action climatique.

  • SPECTACLE – Joely transforme les réalités du quotidien en plus de trois heures de rires avec “Marina Mafy”

    SPECTACLE – Joely transforme les réalités du quotidien en plus de trois heures de rires avec “Marina Mafy”

    Rire, mais aussi regarder la réalité en face. Pendant plus de trois heures, Joely enchaîne les sketchs dans une salle comble avec “Marina Mafy”, dimanche au Palais des sports de Mahamasina. Famille, parentalité, violence, santé mentale, conditions sociales, éducation, sexualité, vieillesse, religion ou encore contes de fées. L’humoriste aborde des sujets parfois tabous ou inconfortables en les transformant en ressorts comiques.

    Après la première partie animée par quatre humoristes plus ou moins connus, le spectacle commence par une reprise de “We Are the World”, interprétée par plusieurs de ses personnages fétiches : Joely Kely, Narindra, Seheno, Rondro, Diamondra, Mme Edwige et Mamie Julienne. Puis les lumières s’éteignent avant l’entrée de Joely, qui apparaît sur une plateforme élévatrice. Le ton est donné.

    Avant de s’attaquer au quotidien de son public, l’humoriste rend hommage à ceux qui l’ont précédé. Fou Hehy, Gottlieb, Francis et Zafihita sont cités parmi les pionniers de l’humour malgache. Un hommage qui rappelle, en filigrane, que faire rire est aussi un travail.

    Durant tout le spectacle, l’humoriste montre une connaissance précise des réalités auxquelles son public est confronté. Certaines scènes font immédiatement réagir la salle, comme celles autour des enfants, de la parentalité ou de ces objets du quotidien que beaucoup reconnaissent. Les chaussures neuves qui doivent d’abord passer chez le cordonnier avant de pouvoir être portées, les biscuits BN, le cahier M, les souvenirs des soirées arrosées, ou encore les écarts entre riches et pauvres deviennent autant de points de départ pour provoquer le rire.

    Mais derrière les rires, les sujets abordés sont souvent plus sérieux. Joely parle notamment de la violence envers les enfants et les femmes, de la santé mentale, des inégalités sociales, de l’éducation, de l’addiction aux écrans, de la prévention des grossesses non désirées. Des réalités qui, selon l’artiste, “doivent être évoquées, pour pouvoir être comprises et éventuellement changer”.

    Cette capacité à passer du rire à la réflexion constitue l’un des fils conducteurs de “Marina Mafy”. Joely s’appuie sur des situations familières pour aborder des questions plus profondes, notamment les rapports familiaux, les normes sociales et les peurs qui accompagnent la vie quotidienne. Il rend également hommage aux mères, dont le regard, mais aussi le rôle et les sacrifices deviennent une nouvelle source de situations comiques, mais aussi de reconnaissance.

    Le spectacle laisse par ailleurs une large place à l’interaction. Joely interpelle les spectateurs, réagit à leurs réponses et improvise en fonction de leurs réactions. Ces échanges donnent au spectacle une dimension moins figée qu’une simple succession de textes préparés.

    La maîtrise de l’ensemble laisse apparaître l’important travail d’écriture et de préparation que l’artiste a fait pendant près de six mois. Sur scène, cette préparation se traduit par un spectacle sans couac apparent, malgré les improvisations et les changements de rythme provoqués par les réactions de la salle.

    Joely boucle finalement son spectacle avec ses personnages. Narindra qui obtient enfin le “viens” de Michaël, mais qui ne pourra pas venir parce que l’astéroïde frappe la terre au moment où elle doit sortir. L’humoriste termine sur “Shine bright like a diamond, avant de proposer sa propre traduction : « Tiako ianareo marina mafy ».

    Pendant plus de trois heures, Joely aura ainsi fait rire une salle venue chercher du divertissement. Mais “Marina Mafy” aura également servi de miroir à une société qu’il connaît pour y avoir vécu avant son départ en France et dont il continue de suivre de près les évolutions. Un spectacle où les rires permettent aussi de parler de ce qui, dans le quotidien, fait parfois moins rire.

  • TRANSPORT – Dix lignes de navette pour faciliter les déplacements vers la gare routière d’Amoronakona

    TRANSPORT – Dix lignes de navette pour faciliter les déplacements vers la gare routière d’Amoronakona

    Un nouveau service de transport pour accompagner le transfert des taxis-brousse de Fasan’ny Karàna vers la nouvelle gare routière d’Amoronakona. Dix lignes de navette seront mises en place afin de faciliter les déplacements des voyageurs en provenance d’Antananarivo ou des régions, annonce la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Les navettes seront assurées par les véhicules des coopératives elles-mêmes, confie une source proche du dossier.

    Ces lignes desserviront plusieurs quartiers et principaux axes de la capitale, notamment Soarano, Anosy, Ivato, Ambohidratrimo, Sabotsy Namehana, Ambohipo, Itaosy, Ampitatafika, Andoharanofotsy et la Haute Ville. Selon les itinéraires, elles passeront par Ankorondrano et Marais Masay, ou par Ankadimbahoaka et le By-Pass, avant de rejoindre Amoronakona. Les navettes circuleront tous les jours, du lundi au dimanche, de 5h à 20h, soit 15 heures de service quotidien. Leur tarif n’a pas encore été fixé. Les discussions sont toujours en cours et le prix du ticket sera communiqué ultérieurement.

    Cette initiative est portée par l’État malgache, à travers le ministère des Transports et de la météorologie (MTM), en collaboration avec l’Agence des transports terrestres (ATT) et la CUA. Elle vise à assurer la liaison entre la capitale, les zones périphériques et la nouvelle gare routière, dans le cadre de la réorganisation du transport interrégional, notamment pour les lignes desservant les routes nationales 7 et 2.

    Les transporteurs et coopératives actuellement installés à Fasan’ny Karàna ont jusqu’au mercredi 16 septembre pour effectuer leur transfert vers Amoronakona. Les navettes devraient être opérationnelles dès cette échéance.

    En parallèle, le nombre de trajets du train urbain reliant Soarano à Ambohimanambola, avec un passage par Amoronakona, a été porté à trois voyages en aller-retour par jour. D’autres modifications des itinéraires de certains taxi-be sont également prévues afin de faciliter davantage les déplacements vers la nouvelle gare routière.

  • COMMERCE – La SPM SA envisage d’acheter 1 500 tonnes de paddy dans l’Alaotra

    COMMERCE – La SPM SA envisage d’acheter 1 500 tonnes de paddy dans l’Alaotra

    C’est dans le district d’Amparafaravola que la State Procurement of Madagascar (SPM SA) débute sa campagne d’achat de paddy à partir de ce lundi 14 Septembre. A en croire la région Alaotra Mangoro, cette société d’Etat envisage d’acheter jusqu’à 1 500 tonnes cette semaine.

    L’opération débutera dans la commune de Tanambe avec 700 tonnes. Cette campagne se poursuit à Andilamena avec l’achat de 500 tonnes, mardi et 300 tonnes dans dans la commune d’Ampitatsimo, Ambatondrazaka, mercredi.

    Une réunion s’est tenue ce dimanche 13 septembre 2026 entre le directeur général de la SPM, Guillot Ramilison et les autorités locales, députés, chef du district d’Ambatondrazaka, directeur régional du Commerce et de la Consommation, ainsi que des représentants des maires, afin de coordonner les modalités d’achat de la SPM. Le prix d’achat est fixé à 1 500 ariary le kilo. Par ailleurs, “la SPM et les maires travaillent de concert pour organiser les lieux d’achat”, comme l’indique le député élu à Ambatondrazaka, Fidèle Razara Pierre.

    Selon le SPM, cet achat de paddy se poursuivra de manière ininterrompue jusqu’à l’écoulement de l’intégralité de la production des agriculteurs, des collecteurs. Un contrôle strict sera exercé sur les opérateurs qui achètent du riz pour constituer des stocks afin d’éviter toute spéculation.

  • SANTÉ PUBLIQUE – 35 nouveaux professeurs agrégés en médecine humaine et en odontostomatologie pour renforcer l’enseignement et la recherche

    SANTÉ PUBLIQUE – 35 nouveaux professeurs agrégés en médecine humaine et en odontostomatologie pour renforcer l’enseignement et la recherche

    Le corps médical de Madagascar accueille de nouveaux professeurs agrégés en médecine humaine et en odontostomatologie. 35 candidats sur les 50 participants au concours national d’agrégation en médecine humaine et en odontostomatologie ont obtenu le titre de professeur agrégé à l’issue des épreuves organisées du 9 au 11 septembre. Cette nouvelle promotion vient renforcer les effectifs hospitalo-universitaires du pays, notamment dans l’enseignement et la recherche médicale

    L’agrégation constitue une étape majeure dans la carrière hospitalo-universitaire des médecins. Elle permet notamment d’accéder aux fonctions d’enseignement universitaire et de contribuer au développement de la recherche dans le domaine de la santé. Les nouveaux agrégés sont des médecins ayant suivi une spécialisation et acquis une expérience dans les soins, l’enseignement et la recherche.

    L’accès à ce niveau de qualification intervient généralement plusieurs années après l’obtention du diplôme de docteur en médecine. Il faut compter près de vingt ans de parcours pour atteindre cette étape, selon les éléments présentés lors de cette cinquième édition du concours national.

    Organisé tous les quatre ans, le concours a réuni cette année une cinquantaine de candidats issus des facultés de médecine de six universités malgaches. Les 35 lauréats représentent plusieurs spécialités médicales et odontostomatologiques. La cardiologie compte notamment deux nouveaux professeurs agrégés. Avec ces nominations, la spécialité compte désormais cinq professeurs agrégés à Madagascar.

    Au-delà de la reconnaissance universitaire, l’arrivée de ces nouveaux agrégés doit contribuer au renforcement des capacités nationales en matière de formation et de recherche médicale. Leur présence est également appelée à soutenir les activités hospitalières, en complément de leurs fonctions universitaires.

    Présente lors de la cérémonie de clôture du concours, la ministre de la Santé publique, Dr Monira Managna, a indiqué que le gouvernement souhaitait accélérer la prise de fonction des nouveaux professeurs agrégés. Leur affectation doit leur permettre de contribuer à l’enseignement médical, à la recherche scientifique et, plus largement, à l’amélioration de la santé publique.

  • FOOTBALL – Élimination du FC Rouge de la Coupe de la CAF après une nouvelle défaite face aux Red Arrows (0-2)

    FOOTBALL – Élimination du FC Rouge de la Coupe de la CAF après une nouvelle défaite face aux Red Arrows (0-2)

    Un petit tour et puis s’en va. Le FC Rouge quitte la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF) après une nouvelle défaite face aux Zambiens des Red Arrows (0-2) lors du match retour du tour préliminaire de la compétition, dimanche, au complexe sportif de Côte d’Or, à Maurice. Parti avec un handicap de deux buts du match aller, le vainqueur de la Coupe de Madagascar n’a pas réussi à inverser la tendance. 

    Le FC Rouge a subi la supériorité technique et athlétique imposée par les joueurs du FC Red Arrows. Supériorité matérialisée par deux buts, un par mi-temps, marqués par Ackim Mumba (23’ et 55’).  Son aventure africaine Rouge s’arrête ainsi après cette nouvelle défaite. Il avait déjà été battu sur le même score une semaine plus tôt à Ndola, en Zambie. 

    Il ne reste donc plus que le CFFA pour représenter Madagascar sur les scène africaine pour cette saison. Le club d’Andoharanofotsy a fait un match nul (1-1) face au Lijabatho du Lesotho, samedi, après avoir battu la même équipe (2-0) une semaine plus tôt en Ligue des champions africaine.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Un salon organisé par des élèves ingénieurs pour découvrir la filière Génie des procédés chimiques et industriels

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Un salon organisé par des élèves ingénieurs pour découvrir la filière Génie des procédés chimiques et industriels

    Vous aimez concevoir, transformer et chercher comment améliorer un produit ou une fabrication, mais vous ne savez pas encore vers quelle carrière ces centres d’intérêt peuvent vous mener ? Vous êtes curieux de comprendre comment une matière première devient un produit fini, comment optimiser une production ou encore comment utiliser la chimie à l’échelle industrielle ? La filière Génie des procédés chimiques et industriels (GPCI) peut être une piste à explorer. Et un salon dédié à cette filière est organisé ce mercredi 16 septembre au stade Barea Mahamasina par l’association Solidarité des élèves ingénieurs en génie chimique de l’Ecole supérieure polytechnique d’Antananarivo. L’objectif est justement de permettre au public en général, mais aux jeunes en particulier, de découvrir concrètement cette filière

    Le génie des procédés chimiques et industriels s’intéresse à la conception, au fonctionnement et à l’optimisation des procédés permettant de transformer des matières premières en produits finis à l’échelle industrielle. Il mobilise notamment la chimie, la physique, les mathématiques et l’ingénierie pour répondre aux problématiques de production, de qualité, de sécurité et d’efficacité. L’événement, ouvert gratuitement au public de 9h à 16h, s’adresse notamment aux étudiants et aux nouveaux bacheliers en quête d’orientation. Sur place, les visiteurs pourront notamment découvrir les projets académiques réalisés par les étudiants. Des stands présenteront leurs travaux et permettront d’échanger directement avec eux et avec différents acteurs du secteur.

    L’idée est de dépasser la présentation théorique d’une filière. Pour un jeune qui s’interroge encore sur son orientation, le salon offre l’occasion de voir ce que les étudiants en GPCI apprennent et réalisent concrètement, mais aussi de poser des questions sur leur parcours et les débouchés professionnels. Le programme prévoit une matinée consacrée à la présentation des projets académiques. L’après-midi, les étudiants présenteront leurs projets sous forme de pitchs devant le public et des professionnels. 

    Pour ceux qui viennent tout juste d’obtenir leur baccalauréat et qui se demandent encore quelle filière choisir, le rendez-vous peut aussi servir à mieux connaître l’ESPA et la mention GPCI. Des informations concernant le concours d’entrée à l’ESPA de Vontovorona seront notamment disponibles.

    Le Salon de la mention GPCI s’inscrit dans la Semaine de la mention GPCI, organisée du 14 au 18 septembre 2026 à l’occasion du 30e anniversaire de la Solidarité des élèves ingénieurs en génie chimique de Madagascar (SEIGCM). Une semaine au cours de laquelle étudiants, anciens élèves, professionnels et partenaires se retrouvent autour de conférences, d’échanges et d’activités pédagogiques. Pour les jeunes visiteurs du 16 septembre, l’objectif sera plus simplement de découvrir une filière, ses applications et, peut-être, d’y trouver une voie pour la suite de leurs études.

  • TRAFIC – Près de 6 kilos d’or interceptés à Ivato, le président de la Refondation dénonce un réseau opérant deux fois par semaine

    TRAFIC – Près de 6 kilos d’or interceptés à Ivato, le président de la Refondation dénonce un réseau opérant deux fois par semaine

    “Il existe un réseau qui appauvrit le pays au niveau de cet aéroport”. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, dénonce que des mesures n’aient pas été prises pour mettre fin au trafic d’or passant par l’aéroport international d’Ivato, “12 mois après” le mouvement populaire de septembre 2025. Venu à Ivato pour présenter les résultats d’une opération qu’il dit avoir été “menée par la présidence”, il a évoqué la saisie de “près de 6 kilos d’or” qui ont déjà été “à bord d’un avion et qui ont dû être descendus”. A l’entendre, les enquêtes ont montré que le réseau responsable à l’origine de la tentative de trafic déjouée de ce dimanche “fait sortir de l’or du pays deux fois par semaine”. 

    A en croire le chef de l’Etat, les responsables de la tentative d’exportation de l’or saisi ce dimanche sont tous connus. “Les vidéos sont là”, assure-t-il. Parmi les suspects figurent “des fonctionnaires qui ne méritent pas de se trouver dans un bureau administratif mais en prison”, regrette-t-il. Il ajoute d’ailleurs que “ces gens sont connus de tous”. Leur mode opératoire est aussi connu de tous, assure-t-il. “Tout le monde sait qui ne passe pas le contrôle au scanner, qui a accès à la zone sous-douane, qui prend l’or au moment de monter dans l’avion”, ajoute-t-il. 

    Dénonçant l’absence de mesures concrètes prises face à ce système, le président de la Refondation annonce vouloir envoyer des éléments effectuer des fouilles à l’aéroport pour mettre fin au trafic. “Tout le monde, qui qu’il soit et de quelle entité travaillant à l’aéroport qu’il provienne fera l’objet de fouilles”, martèle-t-il. Il assure qu’il suivra également de près le sort de ceux qui sont soupçonnés d’implication dans la tentative d’exportation d’or qui vient d’être déjouée, mais aussi le sort de ceux qui ont été récemment interpellés pour la même infraction.