Catégorie : Actualité

  • TRAVAUX – La rue entre le gymnase de Mahamasina et Ankadilalana devient à double sens à partir de lundi

    TRAVAUX – La rue entre le gymnase de Mahamasina et Ankadilalana devient à double sens à partir de lundi

    Une nouvelle réorganisation temporaire de la circulation du côté de Mahamasina. À partir du lundi 14 septembre, la circulation sera ouverte dans les deux sens entre le gymnase couvert, Tometal et Ankadilalana. Cette mesure intervient dans le cadre des travaux de la tranche 2 du Projet intégré d’assainissement d’Antananarivo (PIAA2). Elle vise à maintenir la fluidité des déplacements, alors que la circulation est actuellement limitée à une seule voie du côté d’Antanimbarinandriana.

    Les travaux d’aménagement ont débuté le 10 septembre 2026 au niveau du rond-point d’Ankadilalana, face au Palais des Sports, et du rond-point situé devant le gymnase couvert de Mahamasina, selon les responsables du projet. Les véhicules venant d’Amparibe et se dirigeant vers Ankadilalana pourront ainsi emprunter la route passant par Tometal et le bazar de quartier de Mahamasina.

    Le nouveau plan de circulation prévoit également une réorganisation temporaire des parkings du gymnase couvert, du Palais des sports et de Tometal. Un espace sera par ailleurs réservé aux véhicules immobilisés. La circulation retrouvera son fonctionnement normal dès l’achèvement des travaux réalisés au niveau de ces différents sites, précisent les responsables.

    Cette réorganisation a été définie en concertation avec la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), le commissariat de Police du 5ᵉ arrondissement ainsi que les différents responsables concernés par les travaux du projet. Les usagers sont invités à respecter la signalisation et les consignes sur place afin de garantir la sécurité et la fluidité de la circulation pendant la durée des travaux.

  • NUTRITION – 77 % des enfants malgaches n’ont pas une alimentation suffisamment diversifiée, selon le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire

    NUTRITION – 77 % des enfants malgaches n’ont pas une alimentation suffisamment diversifiée, selon le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire

    Du riz, parfois quelques légumes, mais trop peu de variétés. À Madagascar, 77 % des enfants de moins de cinq ans sont confrontés à une “pauvreté alimentaire”, alors que le pays dispose d’importantes ressources agricoles et naturelles. Le constat a été évoqué lors de la Foire internationale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. D’après le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, le problème ne se limite pas à la quantité de nourriture disponible. Il concerne la diversité des aliments consommés au quotidien.

    En moyenne, l’assiette des jeunes enfants malgaches ne comprend que deux groupes alimentaires. Le riz ou d’autres féculents y occupent une place centrale, tandis que les légumes, les protéines animales et d’autres aliments nutritifs restent moins présents. Les légumes verts, le lait et surtout le poisson figurent parmi les aliments encore peu consommés.

    Une situation qui pèse directement sur la qualité de l’alimentation des enfants et leurs besoins nutritionnels. Le paradoxe est frappant. Madagascar dispose de terres agricoles, de ressources halieutiques et d’une importante biodiversité, mais cette richesse ne se retrouve pas forcément dans les assiettes.

    Les difficultés d’accès, les habitudes alimentaires et les capacités de production et de consommation des ménages contribuent à limiter cette diversité. Face à ce constat, Madagascar s’est doté d’une feuille de route nationale pour transformer son système alimentaire. Elle prévoit de faire travailler ensemble plusieurs secteurs, dont l’agriculture, l’environnement, l’énergie et le secteur privé.

    L’enjeu est de faire évoluer le système alimentaire dans son ensemble, afin de mieux lutter contre la malnutrition, tout en renforçant la résilience face aux changements climatiques. Car produire davantage ne suffit pas, encore faut-il que cette richesse alimentaire profite réellement aux assiettes des enfants.

     

  • FOOTBALL – Le CFFA se qualifie pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions africaines

    FOOTBALL – Le CFFA se qualifie pour le deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions africaines

    Le Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA) peut continuer son aventure à la Ligue des champions africaine. Le club champion de Madagascar a obtenu sa qualification pour le deuxième tour préliminaire de cette compétition interclub après avoir éliminé le Lijabatho du Lesotho, au premier tour. 

    Les deux équipes se sont quittées par un match nul (1-1) lors du match retour du premier tour de la phase préliminaire, ce samedi, au Volkswagen Dobsonville Stadium, situé à Johannesburg en Afrique du Sud. Il y a une semaine, les Malgaches ont battu les Lesothans (2-0), à Maurice. Après cumul des deux rencontres, la formation malgache passe devant (3-1). 

    Au deuxième tour, le CFFA affrontera les Young Africans. Cette équipe tanzanienne a éliminé les Botswanais du Gaborone United sporting après une victoire 2 à 1 au match retour. Il y a une semaine, ces deux équipes ont fait match nul (1-1).

  • INVESTISSEMENT –  L’État malgache s’engage à indemniser l’entreprise belge Polo Garments victime de pillages durant la crise politique de 2009

    INVESTISSEMENT – L’État malgache s’engage à indemniser l’entreprise belge Polo Garments victime de pillages durant la crise politique de 2009

    Le contentieux opposant Madagascar à la société Polo Garments Madagascar, qui avait pesé sur les relations entre Antananarivo et Bruxelles, semble aujourd’hui en voie de résolution. L’État malgache s’est engagé à verser l’indemnisation due à cette entreprise franche textile, victime d’incendie et de pillages lors de la crise politique de 2009. Le président de la Refondation, le Colonel Michael Randrianirina, a confirmé cet engagement, précisant que la facture demeure conséquente. 

    D’après les informations partagées par le chef d’Etat malgache lors de sa rencontre avec les membres de la diaspora établi en Belgique jeudi dernier, la facture s’élèverait désormais à plus de 13 millions de dollars, “les intérêts inclus”. Mais après discussion avec les autorités belges, ce montant a été réajusté, confie le Colonel Michael Randrianirina devant les membres de la diaspora malgache établis en Belgique. A son arrivée à Ivato, il parle d’un montant réduit à 11 millions de dollars.

    “Si nous avions payé cette indemnité, il n’y aurait pas eu de problèmes dans nos relations avec les Belges”, insiste le chef de l’Etat. Selon le chef de l’État malgache cette affaire avait notamment retardé l’agrément de la nomination du nouvel ambassadeur de Madagascar en Belgique. Mais il rappelle aussi que le montant s’élevait initialement à environ 7 millions de dollars (6,9 millions d’euros) au moment où Madagascar avait été condamné par le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), une décision dont Madagascar avait demandé l’annulation, mais sans succès.

    Avant la rencontre du chef de l’Etat avec le Premier ministre belge à Bruxelles, le dossier PGM était sur la table du conseil des ministres le 19 août dernier. Le compte rendu de cette réunion de l’Exécutif mentionnait bien une communication verbale sur une mission de délégation malgache en France pour trouver une issue à cette affaire.

  • COOPÉRATION – Le comité de pilotage du programme de santé financé par les Etats-Unis prévoit une réunion d’évaluation trimestrielle

    COOPÉRATION – Le comité de pilotage du programme de santé financé par les Etats-Unis prévoit une réunion d’évaluation trimestrielle

    Une réunion tous les trois mois pour évaluer la mise en œuvre des projets de santé financés par les Etats-Unis. Le comité de pilotage chargé du suivi du mémorandum d’entente (MOU) sur la santé entre Madagascar et les Etats-Unis annonce une réunion trimestrielle pour faire le point sur les progrès réalisés et sur les domaines qui nécessitent des améliorations. La première réunion de cette instance, créée après la signature de l’accord le 22 décembre 2025, s’est tenue vendredi et a justement permis “de faire le bilan des actions déjà réalisées et d’examiner les lacunes à redresser”, souligne l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar. 

    “Les six domaines stratégiques sur lesquels porte ce partenariat affichent déjà des résultats”, résume alors l’ambassade des Etats-Unis dans son communiqué. Le ministère de la Santé publique, lui, insiste sur “les priorités et les actions qui doivent encore être menées pour renforcer le système de santé” à Madagascar. Le mémorandum d’entente, conclu pour une durée de cinq ans, représente un engagement de 175 millions de dollars. Plus de 134 millions de dollars doivent être apportés par le gouvernement américain et 41 millions de dollars par le gouvernement malgache.

    Le comité réunit des responsables malgaches et américains chargés de piloter et de coordonner la mise en œuvre du partenariat. Sa mission consiste principalement à  assurer un suivi régulier des progrès et à renforcer la redevabilité dans la mise en œuvre du mémorandum d’entente. Pour les Etats-Unis, la poursuite de leur soutien doit être liée au respect de critères de performance établis conjointement. 

    Inscrit dans le cadre de la stratégie américaine “America First Global Health”, le soutien américain met l’accent sur le renforcement des systèmes de santé, mais aussi sur le développement des capacités nationales et la réduction de la dépendance à l’aide extérieure. Pour Washington, en améliorant les capacités de Madagascar à détecter, prévenir et répondre aux menaces sanitaires, il participe à la sécurité sanitaire de la Grande île, mais aussi et surtout à la sécurité sanitaire des Etats-Unis. 

    L’objectif, comme l’ont plusieurs fois souligné les responsables américains, c’est de “détecter et contenir les épidémies de maladies infectieuses, notamment le paludisme, la poliomyélite et les menaces sanitaires émergentes, avant qu’elles n’atteignent le territoire américain par le biais des voyages et des échanges internationaux, protégeant ainsi les familles américaines tout en réduisant le besoin de interventions d’urgence coûteuses au niveau national”.

  • DIPLOMATIE – Rivo Rakotovao nommé ambassadeur de Madagascar en Belgique, Georget Mandehatsara désigné en Inde

    DIPLOMATIE – Rivo Rakotovao nommé ambassadeur de Madagascar en Belgique, Georget Mandehatsara désigné en Inde

    Madagascar nomme deux nouveaux ambassadeurs. Rivo Rakotovao, ancien président du Sénat, ancien chef d’Etat par intérim et ancien ministre sous Hery Rajaonarimampianina, est envoyé à Bruxelles. Il y représente Madagascar en tant qu’ambassadeur auprès du royaume de Belgique et en tant que représentant auprès de l’Union européenne. Georget Mandehatsara, également ancien ministre mais sous la Transition dirigée par Andry Rajoelina, ancien chef de région et ancien préfet de Tolagnaro, prend la tête de la mission diplomatique à New Delhi. 

    Devant les membres de la diaspora malgache en Belgique, jeudi, le président de la Refondation avait déjà annoncé que l’Exécutif n’avait plus attendu que l’agrément des autorités belges pour nommer le successeur de Jean Omer Beriziky qui avait quitté la Belgique en janvier 2025. “Cet agrément a été obtenu”, avait-il alors annoncé, “et l’ambassadeur sera nommé dès le prochain Conseil des ministres”. 

    Rivo Rakotovao sera donc celui qui continuera le travail pour “réchauffer les relations diplomatiques” entre Madagascar et la Belgique. De retour au pays vendredi soir, le chef de l’État a annoncé que le différend entre la Grande Île et la Belgique, concernant l’indemnisation d’une société belge victime de pillage lors de la crise politique  de 2009, venait d’être réglé durant son voyage. Il avait évoqué des négociations pour réduire le montant de ce que le gouvernement doit encore à la société en question.  

    De son côté, Georget Mandehatsara prend la tête d’une représentation diplomatique qui avait été confiée à des chargés d’affaires depuis plus de 10 ans. Créée en 2008, l’ambassade avait d’abord été confiée à Olivier Sahobisoa Andrianarison. Avant lui, le poste avait été occupé par Bruno Ranarivelo avec résidence à Maurice. 

  • TRANSPORT TERRESTRE – Des transporteurs desservant la RN7 insistent pour garder leur stationnement à la gare routière de Fasan’ny Karana

    “Bien que la date du 16 septembre ait été évoquée, notre travail continue, rien ne change”. Des transporteurs desservant la route nationale RN7 affirment vouloir rester au Fasan’ny Karana malgré les avertissements du ministère des Transports et de la météorologie. Ils affirment que le transfert de la gare routière RN7 vers la gare routière d’Amoronakona constitue une violation des droits des consommateurs et des droits des transporteurs. 

    Pour ces contestataires, la décision du ministère des Transports et de la météorologie de sanctionner tout taxi-brousse roulant avec un quitus autre que celui délivré à Amoronakona est considérée comme nulle et non avenue. Ils disent d’ailleurs encore attendre être notifiés du texte qui instaure cette mesure. En attendant, ils disent vouloir continuer à récupérer et à déposer leurs passagers sur le site de Fasan’ny Karana.

    Pour ces transporteurs, le déménagement des transporteurs à Amoronakona implique que “les passagers à destination du Grand Sud doivent payer des frais supplémentaires pour rejoindre la nouvelle gare routière qui se trouve en périphérie d’Antananarivo”. “C’est une violation claire de leurs droits”, dénoncent-ils. “Ils doivent encore payer 3 000 ariary pour payer le trajet en train urbain”, donnent-ils en exemple.

    Ces transporteurs affirment également être lésés par rapport à certains de leurs concurrents qui ont le droit d’avoir une gare routière en centre-ville. Ils parlent, entre autres, des taxi-brousse offrant des services plus et qui ont leur stationnement sur leur propre site. Ils donnent l’exemple des coopératives et autres sociétés de transport ayant leur gare à Anosibe, à Andavamamba, à Behoririka ou même à Talatamaty. 

    Jeudi, en conférence de presse, le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Ramanambola Andrianavalona, avait indiqué que les taxi-brousse qui ne prenaient pas le départ de la gare d’Amoronakona risquaient de voir leur véhicule mis en fourrière et les coopératives leur licence retirée.

  • ANNIVERSAIRE – Les Etats-Unis commémorent les 25 ans des attentats du 11 septembre 2001, quatre anciens présidents présents à New York

    ANNIVERSAIRE – Les Etats-Unis commémorent les 25 ans des attentats du 11 septembre 2001, quatre anciens présidents présents à New York

    Les Etats-Unis commémorent ce vendredi les 25 ans des attentats du 11-Septembre, avec une cérémonie organisée à New York, sur le site de l’ancien World Trade Center. Les proches des victimes y lisent les noms des quelque 3 000 personnes tuées dans les attaques, en présence de quatre anciens présidents américains. Donald Trump, qui n’assiste pas à la cérémonie new-yorkaise, participe de son côté à une commémoration au Pentagone.

    A “Ground Zero”, dans le sud de Manhattan, les familles des victimes se succèdent pour lire les noms des personnes décédées lors des attentats de 2001. Le quartier est bouclé à l’occasion de cette cérémonie annuelle. “Chaque année, c’est une période très difficile pour nous, cette année d’autant plus parce que nous arrivons au cap des 25 ans”, témoigne auprès de l’AFP John Fila, un pompier ayant participé aux opérations de sauvetage.

    Le président Donald Trump a choisi de commémorer les attentats depuis le Pentagone, siège du ministère américain de la Défense, également visé le 11 septembre 2001 par l’un des avions détournés par les membres d’Al-Qaïda. “Nous n’oublierons jamais”, a déclaré Donald Trump, ajoutant que ce souvenir expliquait “pourquoi nous nous battons aujourd’hui”. Les Etats-Unis sont actuellement engagés dans une nouvelle guerre au Moyen-Orient contre l’Iran, un conflit qui suscite une forte opposition dans l’opinion américaine.

    Le vice-président JD Vance figure parmi les responsables présents à la cérémonie new-yorkaise. Les quatre anciens présidents américains encore en vie sont également présents : les démocrates Joe Biden, Barack Obama et Bill Clinton, ainsi que le républicain George W. Bush, qui était président au moment des attentats. Le maire de New York, Zohran Mamdani, participe également aux commémorations.

    Les attentats du 11 septembre 2001 ont fait 2 977 morts aux Etats-Unis le jour même, principalement à New York. Plus de 9 400 autres personnes sont mortes depuis de maladies liées à leur exposition aux conséquences des attaques, selon le programme fédéral de suivi médical.

    Vingt-cinq ans après les attentats, le souvenir direct de l’événement s’éloigne également. Environ 100 millions d’Américains “n’étaient pas encore nés ou trop jeunes pour avoir un souvenir” des attaques, souligne Beth Hillman, présidente du Musée-Mémorial du 11-Septembre.

    L’institution met désormais davantage l’accent sur la transmission et la pédagogie. Des témoins sont notamment formés pour intervenir auprès de générations qui ont connu les attentats principalement à travers leurs parents ou l’enseignement scolaire.

  • FOOTBALL – Deux nouveaux joueurs attendus dans la liste de Corentin Martins pour les deux premières journées des éliminatoires à la Can 2027 dévoilée jeudi prochain

    FOOTBALL – Deux nouveaux joueurs attendus dans la liste de Corentin Martins pour les deux premières journées des éliminatoires à la Can 2027 dévoilée jeudi prochain

    Deux nouveaux joueurs évoluant en première division en Europe pourraient faire leur apparition avec les Barea à l’occasion des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2027. Les confidences proviennent d’une source proche de la Fédération malgache de football alors que le sélectionneur de l’équipe nationale malgache, Corentin Martins, s’apprête à dévoiler sa liste le jeudi 17 septembre, selon la Fédération malgache de football (FMF).

    Selon notre source, ces deux joueurs expérimentés ont été sollicités depuis un certain temps par la sélection malgache et auraient désormais répondu favorablement à l’appel. Notre interlocuteur s’est cependant gardé de communiquer leur identité. “Notre objectif est la qualification pour la prochaine CAN. C’est pour cela que nous avons convoqué deux joueurs expérimentés”, se contente-t-il de souligner.

    La sélection malgache entamera sa campagne de qualification par un déplacement au Nigeria. Les Barea affronteront les Super Eagles le 25 septembre au Godswill Akpabio International Stadium, dans l’État d’Akwa Ibom. Pour la deuxième journée, Madagascar recevra la Tanzanie au Maroc, au stade d’honneur de Meknès, faute de stage homologué sur la Grande île. Les deux rencontres doivent marquer le début du parcours des Barea dans ces éliminatoires, avec pour objectif de décrocher une place à la prochaine édition de la CAN.

  • OCÉAN INDIEN – Santé Publique France rapporte une hausse des cas de paludisme à La Réunion et évoque une “résurgence régionale”

    OCÉAN INDIEN – Santé Publique France rapporte une hausse des cas de paludisme à La Réunion et évoque une “résurgence régionale”

    Quarante-sept cas de paludisme importé ont été signalés à La Réunion depuis janvier 2026, dépassant déjà le bilan enregistré sur l’ensemble de l’année 2025, avec 35 cas. Santé publique France fait état d’une “résurgence régionale” du paludisme, dans un contexte de hausse des signalements dans plusieurs pays voisins de l’océan Indien. Les Comores et Madagascar sont les principales zones de provenance des personnes diagnostiquées, selon le bulletin de surveillance de Santé publique France arrêté au 31 août.

    Le nombre de cas recensés depuis le début de l’année dépasse également celui enregistré en 2024, qui s’élevait à 46 cas. L’agence sanitaire française relève par ailleurs la poursuite de l’augmentation des cas importés amorcée en 2023, après la levée des restrictions de voyage liées à la pandémie de Covid-19.

    Neuf cas ont été recensés au mois d’août, un niveau qualifié de “hausse notable” par Santé publique France. Les mois de mai, juin et juillet avaient enregistré des niveaux relativement faibles. Jusqu’en avril, le nombre de cas était en revanche globalement supérieur à celui observé au cours des mêmes périodes des années précédentes.

    La majorité des patients, soit 94%, ont présenté un “accès simple”, correspondant à une crise de paludisme sans complication grave. La proportion de patients pris en charge en réanimation ou dans des services de soins critiques a toutefois augmenté, passant de 13% en 2025 à 24% en 2026.

    Les personnes touchées sont majoritairement des hommes adultes, avec un âge médian de 46 ans. Elles revenaient principalement de voyages familiaux aux Comores et à Madagascar. Les Comores représentent à elles seules 72% des cas recensés, soit 34 personnes. Un autre cas a été diagnostiqué après un retour de Mayotte.

    Dans 98% des cas pour lesquels le parasite a pu être identifié, il s’agissait de Plasmodium falciparum, l’espèce de parasite responsable des formes les plus graves du paludisme et pouvant nécessiter une prise en charge en réanimation.

    La prévention demeure un point de vigilance. Selon Santé publique France, la moitié des personnes diagnostiquées connaissait le risque de paludisme avant son départ, mais seulement 20% avaient commencé une chimioprophylaxie, un traitement préventif, avant leur voyage. Aucune ne l’avait poursuivie pendant toute la durée du séjour.

    Avec AFP