Catégorie : Actualité

  • ESCROQUERIE – Plus de 3 200 appareils électroniques analysés avec des enquêteurs américains dans le démantèlement de 13 centres d’arnaque en ligne

    ESCROQUERIE – Plus de 3 200 appareils électroniques analysés avec des enquêteurs américains dans le démantèlement de 13 centres d’arnaque en ligne

    Coopération internationale. Le département américain de la Justice indique avoir déployé à Madagascar une équipe de la Scam Center Strike Force, l’unité américaine spécialisée dans la lutte contre les réseaux d’escroquerie en ligne liés notamment aux cryptomonnaies. Selon le communiqué du parquet fédéral du District de Columbia publié mercredi, cette équipe, présente à Madagascar pendant deux semaines, a apporté son concours dans des opérations visant 13 centres d’arnaque exploités par des réseaux criminels chinois. Il rapporte que plus de 3 200 appareils électroniques ont été saisis par les autorités malgaches puis traités et analysés avec l’appui d’enquêteurs américains.

    Selon le communiqué du département américain de la justice, l’analyse des appareils saisis constitue l’un des principaux volets de l’intervention américaine. Des téléphones portables et d’autres équipements informatiques figurent notamment parmi les éléments examinés, indiquent les autorités américaines. Cette analyse a ensuite servi de base à de nouvelles investigations américaines. La procureure fédérale du District de Columbia, Jeanine Ferris Pirro, indique qu’environ 500 escrocs en ligne ont été arrêtés lors du démantèlement des 13 centres. Les enquêteurs ont ensuite procédé à des entretiens avec les personnes arrêtées afin d’identifier les responsables des réseaux opérant ces centres.

    L’intervention à Madagascar s’inscrit dans l’élargissement des activités de la Scam Center Strike Force au-delà de l’Asie du Sud-Est. Créée en novembre 2025 par le ministère américain de la Justice, cette unité cible les réseaux de fraude en ligne, notamment ceux qui recourent aux cryptomonnaies, ainsi que les activités de blanchiment de capitaux et de traite de personnes associées aux centres d’arnaque.

    Les opérations menées à Madagascar ont été annoncées en parallèle d’une action contre Xinbi Guarantee, une plateforme chinoise opérant sur Telegram et présentée par les autorités américaines comme une place de marché fournissant des services aux centres d’arnaque. Ces services comprennent notamment la création de faux sites d’investissement et le blanchiment des fonds issus des escroqueries.

  • GOUVERNANCE – L’Etat lance l’élaboration d’une nouvelle politique nationale des investissements publics pour corriger le manque d’impact concret de ses investissements

    GOUVERNANCE – L’Etat lance l’élaboration d’une nouvelle politique nationale des investissements publics pour corriger le manque d’impact concret de ses investissements

    Appel aux expertises et aux propositions. Le Gouvernement entend élaborer une nouvelle politique nationale des investissements publics (PNIP) avec le concours des experts nationaux. Il invite alors tous ceux qui disposent de connaissances, d’expériences et d’idées sur le sujet à participer au processus. Pour les autorités, cette démarche vise à en finir avec les orientations insuffisamment claires des investissements, les lourdeurs administratives, les difficultés de gouvernance et la faible capacité d’absorption des financements.

    La future PNIP doit ainsi définir une vision à long terme, d’au moins dix ans, et mieux orienter les investissements vers des projets productifs et ayant un impact concret sur le développement et la population. L’objectif est également d’assurer davantage de continuité aux politiques d’investissement malgré les changements politiques.

    En faisant appel aux expertises nationales, le Gouvernement entend s’assurer que la future politique nationale soit alignée aux priorités du pays. Dans son appel à manifestation d’intérêt, le gouvernement regrette que “les priorités du pays semblent parfois s’effacer face aux différentes stratégies des partenaires techniques et financiers”. L’idée est également de s’assurer que les formations soient en adéquation avec les besoins du monde du travail.

    L’appel à manifestation d’intérêt est ouvert jusqu’au 9 octobre. Il s’adresse notamment aux experts, chercheurs, acteurs publics et privés, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers, consultants et à tout citoyen disposant de compétences ou de propositions dans le domaine. Les propositions seront examinées avant une série de consultations techniques prévues du 19 octobre au 18 décembre 2026.

    Dans le cadre de ce processus, le Bureau du Premier ministre a signé une convention de collaboration avec l’Université d’Antananarivo, l’Ecole nationale d’administration de Madagascar (Enam) et l’Institut malgache des techniques de planification (Imatep). Le partenariat porte également sur l’évaluation des politiques, programmes et projets publics et sur la mise en place d’une plateforme nationale de gestion des connaissances.

  • FOOTBALL – La liste des Barea pour les deux premières journées de l’éliminatoire à la CAN 2027 attendue la semaine prochaine

    FOOTBALL – La liste des Barea pour les deux premières journées de l’éliminatoire à la CAN 2027 attendue la semaine prochaine

    Corentin Martins, sélectionneur des Barea ne devrait pas tarder à annoncer sa liste pour les deux premières journées des éliminatoires à la Coupe d’Afrique des nations de 2027 (CAN 2027). Une source auprès de la Fédération malgache de football (FMF) confie que les joueurs convoqués devraient être connus la semaine prochaine.

    En attendant la liste officielle, certains clubs où évoluent des joueurs internationaux malgaches ont déjà annoncé la convocation de leur joueur. C’est le cas d’Eshan Kari, le défenseur de Royal Excelsior Virton, qui évolue en Challenger Pro League, la deuxième division du championnat de Belgique.

    Madagascar affronte durant cette fenêtre de la Fédération internationale de football association (Fifa) fin septembre et début août, le Nigeria et la Tanzanie. Ces deux matchs s’annoncent cruciaux pour Madagascar, avec une seule place disponible, la Tanzanie, hôte de la compétition, étant qualifiée d’office.

  • GESTION DE PROJET – Deux jeunes Malgaches se forment aux droits humains et au plaidoyer international à Genève

    GESTION DE PROJET – Deux jeunes Malgaches se forment aux droits humains et au plaidoyer international à Genève

    Une aventure suisse pour Aryella Andrianatsitoherinteny et Rindramalala Rakotonindrina. Ces deux jeunes Malgaches participent depuis le 1er septembre au Cod’Action plaidoyer international (Capi), une formation organisée à Genève, en Suisse, par le Centre de conseils et d’appui pour les jeunes en matière de droits humains (Codap). Ils font partie des 20 jeunes de 18 pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique latine, retenus parmi près de 1 200 candidatures internationales.

    Jusqu’au 11 septembre , Aryella Andrianatsitoherinteny, responsable national du projet Landja au sein de l’Observatoire national des droits humains (ONDH), et Rindramalala Rakotonindrina, présidente et fondatrice de l’ONG Kariera, assistent à des ateliers théoriques et pratiques ainsi qu’à des échanges consacrés aux droits humains, à la gestion de projet et au plaidoyer international. Des séances de mise en situation, de jeux de rôle, de simulations et de conseils personnalisés leur permettent de développer leurs projets. La formation les a également familiarisés avec les mécanismes régionaux et internationaux de protection des droits humains. 

    Aryella Andrianatsitoherinteny porte ainsi, dans le cadre du projet Landja de l’ONDH, un projet de plaidoyer consacré à la réforme du cadre juridique des “Dina” à Madagascar. Son projet vise à contribuer à une réflexion sur l’adaptation de la législation sur la réglementation générale des Dina au contexte malgache actuel, avec l’objectif de renforcer la protection des droits humains et l’accès à la justice. 

    Les observations de terrain de l’ONDH ayant permis de relever les limites de la loi en matière de sécurité publique, et la persistance de vides juridiques, “cette formation vient renforcer mes connaissances avec des sujets et des approches que je n’avais pas encore abordés dans mes précédentes expériences”, confie Aryella Andrianatsitoherinteny. “C’est aussi une occasion de réseauter avec plusieurs organisations internationales”, poursuit-il. 

    Rindramalala Rakotonindrina s’engage, pour sa part, dans l’insertion professionnelle des jeunes à travers l’ONG Kariera. Elle s’intéresse notamment aux difficultés rencontrées par les jeunes dans leur orientation et leur accès à l’emploi. “Aujourd’hui, beaucoup de jeunes malgaches ne savent pas quelle voie choisir, sont insuffisamment orientés et rencontrent ensuite de grandes difficultés à accéder à l’emploi”, explique-t-elle.

    À l’issue de la formation, les participants sont appelés à poursuivre la mise en œuvre de leurs projets avec l’appui de leurs organisations respectives. Le Codap prévoit également un accompagnement technique après la formation et la possibilité d’obtenir des bourses de plaidoyer en fonction de la pertinence et de la faisabilité des projets.

  • LEADERSHIP – Céline Nathalie Razafindehibe prend le relais au sein de la plateforme des femmes en politique de l’océan Indien section Madagascar

    LEADERSHIP – Céline Nathalie Razafindehibe prend le relais au sein de la plateforme des femmes en politique de l’océan Indien section Madagascar

    Un nouveau départ. La Plateforme des femmes en politique de l’océan Indien – section Madagascar (PFPOI Madagascar) entend relancer ses activités et renforcer son rôle dans la promotion de la participation des femmes à la vie politique. Céline Nathalie Razafindehibe, élue présidente lors de l’assemblée générale du 2 septembre pour un mandat de trois ans, entend notamment renforcer la structure et sa présence sur le terrain.

    La nouvelle présidente succède à Monique Andréas Esoavelomandroso, présidente fondatrice de la plateforme, disparue il y a 18 mois. Elle souhaite inscrire son mandat dans une dynamique de reconstruction et de redynamisation de l’organisation. Ses priorités, souligne-t-elle, portent sur le renforcement institutionnel, la promotion de la parité et l’accès des femmes aux postes de décision. 

    La mise en place du nouveau bureau national constitue la première étape de cette réorganisation. La PFPOI Madagascar prévoit ensuite de renforcer sa présence dans les 24 régions du pays, avec la nomination de coordinatrices régionales. Cette organisation territoriale doit permettre d’assurer une représentation “équilibrée et inclusive” et de rapprocher la plateforme des réalités du terrain.

    La PFPOI Madagascar prévoit également de se doter d’un agenda stratégique commun afin de renforcer sa capacité à intervenir dans le débat sur les politiques publiques et à faire progresser la représentation des femmes dans les espaces de décision. La formation, le mentorat entre générations et le dialogue avec les partis politiques figurent parmi les moyens envisagés.

    La plateforme entend notamment s’attaquer aux obstacles qui freinent encore la participation politique des femmes, parmi lesquels l’accès aux candidatures, le financement des campagnes électorales, l’accès aux responsabilités au sein des partis, ainsi que les violences et les intimidations politiques.

    La nouvelle équipe souhaite enfin renforcer les liens avec les autres organisations de femmes et les partenaires de la PFPOI dans l’océan Indien. L’objectif est de consolider une plateforme capable de porter davantage la voix des femmes dans les espaces de gouvernance.

  • Le baccalauréat général de 2027 limité aux séries L, S et OSE avec la mise à l’échelle du nouveau programme scolaire et la disparition des séries A, C et D

    Le baccalauréat général de 2027 limité aux séries L, S et OSE avec la mise à l’échelle du nouveau programme scolaire et la disparition des séries A, C et D

    Les séries A, C et D disparaîtront du baccalauréat général à partir de la session 2027. Les candidats composeront désormais dans trois séries, L pour le littéraire, S pour les scientifiques et OSE pour les domaines liés à l’organisation, à la société et à l’économie. La mesure portant réorganisation de l’examen du baccalauréat de l’enseignement général a été officiellement adoptée par décret le 31 août dernier. Cette réforme s’inscrit dans le cadre de la mise à l’échelle du nouveau programme scolaire dans les établissements, du préscolaire à la classe de terminale. 

    Avec cette décision, les autorités mettent fin à la période de coexistence des anciennes séries A, C et D avec les nouvelles séries L, S et OSE. Le nouveau programme scolaire, élaboré à partir de 2018 et expérimenté dans plusieurs établissements, puis progressivement déployé dans les établissements publics et certains établissements privés, devrait désormais s’appliquer à tous les établissements scolaires du système malgache. 

    La phase pilote a été menée en 2020 dans 18 circonscriptions scolaires et 168 établissements, rappelle Yves Martin Razafimandranto, directeur général de la pédagogie (DGP) auprès du ministère de l’Education nationale. Depuis 2021, les deux systèmes ont été appliqués simultanément dans les établissements concernés. Six ans plus tard, si le nouveau système est déjà appliqué dans la majorité des établissements publics, selon les statistiques des trois dernières années, de nombreux établissements privés en sont encore restés à l’ancien système. 

    La période de cohabitation a, par ailleurs, entraîné une augmentation de la charge de travail liée à la conception des sujets du baccalauréat. “Les concepteurs ont dû élaborer sept sujets”, explique le professeur Angelo Raherinirina, directeur général de l’enseignement supérieur auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. En limitant désormais le baccalauréat général aux trois nouvelles séries, la charge de travail des concepteurs de sujets devrait se retrouver réduite. 

    La transition vers les nouvelles séries sera accompagnée de plusieurs mesures, indique le ministère. Les épreuves devront notamment être analysées afin de tenir compte du profil des élèves issus des anciennes séries A, C et D. Le renforcement des capacités des enseignants figure également parmi les mesures prévues.

    Avec les séries L, S et OSE, le ministère de l’Éducation nationale entend par ailleurs réduire la place des “sujets types, pronostics et autres préparations mécaniques” dans la préparation au baccalauréat. La réforme vise davantage l’acquisition de compétences utiles dans la vie professionnelle et l’amélioration de l’employabilité des élèves que la recherche exclusive de taux de réussite élevés. 

    Pour le ministère, cette évolution s’inscrit dans un processus engagé depuis plusieurs années. Après six années de phase pilote, le nouveau programme scolaire entre désormais dans sa phase de mise à l’échelle et doit couvrir progressivement l’ensemble des niveaux d’enseignement. Il doit remplacer un programme élaboré en 1996, considéré par le ministère comme moins adapté aux réalités actuelles. “Il s’agit de préparer des élèves créatifs, respectueux de la société, qui se respectent eux-mêmes et qui sont patriotes”, conclut Yves Martin Razafimandranto.

  • EDUCATION – Madagascar participe aux discussions internationales sur le renforcement des compétences de base en lecture et calcul

    EDUCATION – Madagascar participe aux discussions internationales sur le renforcement des compétences de base en lecture et calcul

    Le renforcement des compétences de base en lecture et en calcul se trouve au cœur des échanges de la Journée mondiale de l’alphabétisation. Une question d’autant plus d’actualité qu’à Madagascar, seuls 18% des enfants âgés de 7 à 14 ans démontrent des compétences de base en lecture et 13% en calcul, si l’on se réfère aux résultats de ’enquête par grappes à indicateurs multiples (Mics-7) 2025. La Grande île a été représentée aux discussions internationales qui se sont tenues en ce sens au Mexique les 8 et 9 septembre et qui ont porté sur le thème “L’alphabétisation pour les peuples, la planète et la prospérité”.

    La ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, a participé aux échanges réunissant de nombreux ministres de l’Éducation à l’occasion de cette célébration. Les discussions ont notamment porté sur les moyens de renforcer les compétences en lecture, en écriture et en calcul dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie. Les échanges ont également abordé les transformations liées au numérique et au développement de l’intelligence artificielle, qui soulèvent de nouvelles questions sur les compétences nécessaires à l’apprentissage et à l’inclusion.

    L’acquisition des compétences fondamentales reste étroitement liée à l’accès et au maintien des enfants à l’école. D’après le MICS-7, 78% des enfants en âge de fréquenter l’école primaire sont scolarisés, contre seulement 30% des enfants en âge de fréquenter le premier cycle du secondaire. L’achèvement des cycles scolaires demeure également faible. 47% des enfants âgés de 13 à 15 ans achèvent le cycle primaire, tandis que 22% des jeunes de 17 à 19 ans achèvent le premier cycle du secondaire.

    À l’échelle mondiale, le défi reste également important. L’Unesco indique que 272 millions d’enfants et d’adolescents étaient déscolarisés en 2023. En 2024, 739 millions de jeunes et d’adultes ne disposaient toujours pas des compétences de base en lecture et en écriture. Quatre enfants sur dix n’atteindraient par ailleurs pas le niveau minimum de compétences en lecture.

    Cette mobilisation intervient alors que Madagascar cherche à renforcer les apprentissages fondamentaux, dans un contexte où les données disponibles soulignent l’ampleur des efforts encore nécessaires pour améliorer les compétences des enfants et favoriser l’apprentissage tout au long de la vie.

  • TECHNOLOGIES – L’Égypte prévoit de construire un centre de données IA de 200 MW pour un milliard de dollars

    TECHNOLOGIES – L’Égypte prévoit de construire un centre de données IA de 200 MW pour un milliard de dollars

    Un projet ambitieux. L’Égypte prévoit de construire son premier centre de données d’intelligence artificielle (IA) à grande échelle, avec une capacité cible de 200 MW et un investissement d’environ un milliard de dollars. Le projet doit démarrer par une première installation de 20 mégawatts, pour 200 millions de dollars, sur une période initiale de trois ans.

    Le futur centre sera développé par Vodafone Business, Elsewedy Electric et Cassava Technologies, présenté comme le principal partenaire de Nvidia en Afrique. Il doit utiliser les technologies de calcul accéléré du groupe américain Nvidia, au cœur de l’essor actuel de l’IA.

    Le projet a été annoncé mercredi par le ministre égyptien des Communications et des Technologies de l’information, Raafat Hindi. Il intervient dans un contexte de concurrence accrue entre les États-Unis et la Chine pour développer leur influence technologique au Moyen-Orient et en Afrique.

    Le sujet a notamment été évoqué lors de la visite en Égypte du président chinois Xi Jinping, la première en dix ans. Avec son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi, il s’est engagé à renforcer la coopération entre les deux pays dans l’IA et les technologies, sans toutefois annoncer d’accord.

    Selon Bloomberg, Huawei avait proposé de construire un centre de données en Égypte avant la visite de Xi Jinping. Washington aurait ensuite formulé une offre concurrente avec Nvidia, AMD et Microsoft.

    L’Égypte veut ainsi attirer davantage de partenariats internationaux pour devenir un pôle régional de centres de données, selon les médias d’État. Mais le projet pose aussi la question de l’approvisionnement énergétique, les centres de données IA pouvant consommer jusqu’à cinq fois plus d’électricité que les installations traditionnelles.

    Le développement de ces infrastructures reste d’ailleurs plus lent en Afrique, notamment en raison de la fragilité des réseaux électriques dans plusieurs pays. L’Égypte, deuxième économie d’Afrique, fait elle-même face depuis plusieurs années à des difficultés à satisfaire l’ensemble de ses besoins en électricité.

    Avec AFP

  • CRIMINALITÉ TRANSNATIONALE – Une vingtaine d’Africains parmi plus de 200 étrangers condamnés pour scamming, des condamnés chinois transférés en Chine

    CRIMINALITÉ TRANSNATIONALE – Une vingtaine d’Africains parmi plus de 200 étrangers condamnés pour scamming, des condamnés chinois transférés en Chine

    Madagascar sévit contre les affaires d’escroquerie en ligne. Plus de 200 étrangers ont été condamnés pour scamming par la justice malgache. Une vingtaine d’entre eux sont des ressortissants de pays africains, mais la plupart des condamnés viennent d’Asie, notamment de Chine. Les peines prononcées par la justice s’étendent de deux à cinq ans de prison pour les simples exécutants, et de cinq à dix ans de prison pour les responsables et les employeurs.

    Si l’on en croit le ministère de la Justice, les ressortissants chinois devraient exécuter la suite de leur peine dans des établissements pénitentiaires de leur pays d’origine. Après leur condamnation, une première vague de 50 ressortissants chinois a fait l’objet de transfert en Chine. Qualifiés de suspects par l’ambassade de Chine, les détenus ont été “remis aux autorités compétentes chinoises” mardi, confirme l’ambassade. Celle-ci martèle que “le gouvernement chinois mène une lutte résolue contre les crimes liés à l’escroquerie en ligne, et aucune complaisance ni indulgence ne sera accordée aux citoyens chinois impliqués dans ces activités”. A en croire le ministère de la Justice, d’autres transferts de ressortissants chinois sont encore prévus. Ces transferts entrent dans le cadre de la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, dite “Convention de Palerme” à laquelle Madagascar a adhéré en 2005, et en vertu de laquelle la Grande île a signé un accord de coopération judiciaire avec la Chine.

  • COOPÉRATION – Le Colonel Michaël Randrianirina attendu au Salon international de l’espace à Paris et annonce divers sujets à aborder avec les autorités européennes

    COOPÉRATION – Le Colonel Michaël Randrianirina attendu au Salon international de l’espace à Paris et annonce divers sujets à aborder avec les autorités européennes

    Madagascar sera présent à Paris pour le Sommet international de l’espace qui se tiendra dans la Capitale française à partir de ce mercredi. La délégation, conduite par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, a quitté le pays ce mercredi matin. Sa présence à Paris sera, selon le chef de l’Etat, une opportunité pour rencontrer les hauts responsables européens, et pour discuter certains sujets comme le projet énergétique Volobe ou encore les prochaines élections à Madagascar. “Il y a beaucoup de sujets qui seront abordés, que ce soit avec la France, avec la Belgique ou avec l’Union européenne”, rapporte le Chef de l’Etat avant son départ à Ivato, ce mercredi matin. Il parle d’une possible rencontre avec le président français Emmanuel Macron, mais aussi avec les autorités belges, et le président de la Commission de l’Union européenne dans son agenda. “Le sujet de Volobe sera obligatoirement évoqué là-bas”, souligne le pensionnaire d’Iavoloha. Ce projet énergétique est l’un des plus importants projets d’infrastructures énergétiques à Madagascar. Il vise à construire une centrale hydroélectrique de 120 MW sur la rivière d’Ivondro dans la région Atsinanana. Sur la rencontre avec l’Union européenne, le président de la Refondation, parle également de discussions sur “l’énergie et divers autres axes de coopération”. L’Union européenne, rappelle-t-il, “figure parmi nos principaux bailleurs de fonds”, ajoutant que “la plupart des fonds européens sont non remboursables”. Cette rencontre devrait également s’étaler sur les prochaines élections à Madagascar qui doivent avoir lieu prochainement.