Catégorie : Actualité

  • DRAME – Le bilan de l’accident du tunnel d’Ambohidahy passe à quatre morts, selon les services de l’HJRA, le chauffeur placé en garde à vue

    DRAME – Le bilan de l’accident du tunnel d’Ambohidahy passe à quatre morts, selon les services de l’HJRA, le chauffeur placé en garde à vue

    Deux autres victimes de l’accident de circulation survenu mardi après-midi au niveau du tunnel d’Ambohidahy ont succombé à leurs blessures. Elles faisaient partie des six personnes qui étaient encore prises en charge à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA). Selon un bilan rapporté ce mercredi en milieu de matinée par une source auprès de l’établissement, il s’agit de deux femmes, respectivement âgées de 70 et de 65 ans, portant à quatre le nombre de morts suite au drame. Selon notre source, les deux femmes, deux amies qui se trouvaient dans le tunnel, sont décédées à quelques minutes d’intervalle, après avoir été prises en charge en réanimation. La première est décédée vers 18h30 et la seconde vers 19h. Quatre personnes sont encore hospitalisées au HJRA et continuent de recevoir des soins à l’heure actuelle. De son côté, le conducteur du taxi-be qui avait fauché les passants est toujours placé en garde à vue. La date de sa comparution devant le parquet n’est pas encore fixée. Celle-ci pourrait dépendre de l’audition des victimes, explique une source auprès de la police nationale, en charge des enquêtes préliminaires. “L’audition du conducteur se poursuit. Les victimes seront également auditionnées”, confie notre interlocuteur. “Si la police estime que les éléments ne sont pas encore suffisants, elle demandera au procureur ou au substitut du procureur en charge de l’affaire une prolongation de la garde à vue”, poursuit-il, assurant que la police ne décide pas seule de la prolongation de la garde à vue.

  • SPORT COLLECTIF – Madagascar termine dernier de son groupe après trois défaites au Championnat d’Afrique juniors de handball

    SPORT COLLECTIF – Madagascar termine dernier de son groupe après trois défaites au Championnat d’Afrique juniors de handball

    Les Akio quittent la phase de groupes du 33ème Championnat d’Afrique des nations juniors masculins de handball avec un bilan de trois défaites en trois matchs. Madagascar s’est lourdement incliné face au Nigeria (17-50), mardi à Abidjan, en Côte d’Ivoire pour son dernier match du groupe B.

    Déjà battue par l’Angola (17-49) lors de la première journée, puis par l’Algérie (15-46) lundi, la sélection malgache n’a pas réussi à redresser la situation face au Nigeria. La Grande île termine ainsi dernier du groupe B avec zéro point, derrière l’Angola, le Nigeria et l’Algérie, tous crédités de quatre points.

    Le dernier match de groupe a confirmé les difficultés de Madagascar dans cette phase. Face aux Nigérians, les Malgaches ont inscrit 17 buts contre 50 pour leurs adversaires, soit un écart de 33 buts. Cet écart était de 32 buts face aux Angolais et de 31 face aux Algériens. Encaissant 145 buts, Madagascar n’en a marqué que 49. 

    Avec cette troisième défaite, Madagascar est éliminé de la course à la qualification pour le Championnat du monde juniors 2027. Les Akio disputeront un match de classement ce mercredi face au Zimbabwe, qui a également terminé dernier du groupe A avec zéro point. La compétition, qui réunit seize sélections juniors masculines, se poursuit à Abidjan jusqu’au 12 septembre.

  • ÉNERGIE – La Jirama rapporte jusqu’à 30 MW de déficit de production d’électricité et évoque des mesures d’urgence

    ÉNERGIE – La Jirama rapporte jusqu’à 30 MW de déficit de production d’électricité et évoque des mesures d’urgence

    Une baisse importante du niveau d’eau qui fait tourner Andekaleka. Des incidents techniques au niveau d’une turbine à combustion à Ambohimanambola. Un alternateur du groupe DG2 d’Afripower à Mandroseza hors service. La Jirama évoque plusieurs facteurs pour expliquer l’insuffisance de la production d’électricité sur le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). Des mesures d’urgence comme des opérations pluies provoquées, l’importation de nouveaux groupes électrogènes et l’accélération de l’introduction des productions solaires sont annoncées pour réduire le délestage causé par un gap de 25 à 30 MW sur la production. 

     

    Face à cette insuffisance de production, la Jirama indique devoir procéder à des coupures tournantes allant jusqu’à deux heures par localité, aussi bien en journée qu’en soirée. D’après la compagnie, la principale difficulté vient de la production hydroélectrique du côté d’Andekaleka. La compagnie parle de l’aggravation de l’étiage en raison du phénomène El Niño, qui entraîne une importante baisse du niveau de la rivière qui fait tourner le barrage hydroélectrique d’Andekaleka et, par conséquent, une diminution de la production de la centrale. La situation est également aggravée par des incidents techniques. 

    Le TAC 1 d’Ambohimanambola, d’une capacité de 18 MW, est à l’arrêt depuis plusieurs jours. Les équipements nécessaires à sa remise en service ont déjà été commandés et sont encore attendus pour permettre les essais, déclare le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga, mardi, à Ampandrianomby. À Mandroseza, la réparation de l’alternateur du groupe DG2, hors service depuis quelques jours, devrait encore prendre environ quinze jours.

    Dans l’urgence, la Jirama mise sur la pluie artificielle. Selon le ministre, une opération a débuté mardi et doit se poursuivre pendant trois jours, avec l’objectif de faire remonter le niveau d’eau à Andekaleka et d’augmenter la production hydroélectrique. Les premiers effets sont attendus dans la nuit de mardi à mercredi. Une nouvelle centrale thermique de 3,4 MW, installée à Ambohimanambola avec l’entreprise malgache Mado, devrait également être mise à contribution pour augmenter la production.  

    Les autorités annoncent également que la centrale de Moramanga, d’une capacité de 15 MWc, sera progressivement mise en service, avec une première production attendue de 5 MWc. L’achat de groupes électrogènes est également au programme. « À moyen terme, la Jirama prévoit également l’acquisition de groupes électrogènes de 7 MW et 13,2 MW”, indique Radonirina Lucas Rabearimanga. “Une délégation doit se rendre en Afrique du Sud ce mercredi pour examiner ces équipements », souligne-t-il. 

    La production solaire doit également augmenter, avec 3 MWc supplémentaires à Mangatany d’ici la fin du mois, puis 2 MWc par mois provenant d’autres centrales, indique-t-il. Enfin, le transformateur de 32 MVA d’Andekaleka sera remplacé par un équipement de 42 MVA, tandis qu’un transformateur de 25 MVA est attendu en novembre. Au total, ces différentes mesures pourraient permettre de mobiliser près de 28 MW de capacité supplémentaire, avec l’objectif de réduire progressivement le déficit et de stabiliser l’alimentation électrique dans la capitale et ses environs.

     

  • DRAME – Une jeune femme de 27 ans et un secouriste décédés après l’accident causé par un taxi-be dans le tunnel d’Ambohidahy

    DRAME – Une jeune femme de 27 ans et un secouriste décédés après l’accident causé par un taxi-be dans le tunnel d’Ambohidahy

    Elle marchait dans le tunnel lorsqu’elle a été percutée par un taxi-be sur le trottoir. Âgée de 27 ans, une jeune femme figure parmi les deux personnes décédées après le grave accident de la circulation survenu mardi après-midi sous le tunnel d’Ambohidahy. Un secouriste d’une trentaine d’années a également succombé à ses blessures après son arrivée à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA). 

    Au total, neuf personnes ont été blessées dans l’accident. Parmi elles, une personne a pu regagner son domicile après avoir reçu les soins nécessaires. Deux autres ont succombé aux blessures avant leur arrivée à l’hôpital tandis que six autres étaient encore prises en charge à l’HJRA mardi soir. 

    Une femme de 42 ans figure notamment parmi les blessés. Épouse de Nirintsoa Edmond, elle rentrait elle aussi de son travail lorsqu’elle a été percutée par le bus alors qu’elle se trouvait sur le trottoir. Son mari, qui travaillait encore au moment des faits, a appris l’accident après avoir reçu son appel.

    “Sa voix était faible lorsqu’elle m’a appelé pour me dire de venir aux urgences de l’HJRA”, confie-t-il. “Elle a été grièvement blessée. Elle a une fracture à la jambe et sa cheville est également touchée”, témoigne-t-il encore. 

    L’accident s’est produit lorsqu’un taxi-be, en provenance d’Analakely et se dirigeant vers Anosy, a percuté plusieurs personnes qui se trouvaient sur le trottoir. Les circonstances précises de l’accident restent encore à établir. Les premières informations font état d’une défaillance des freins, mais les enquêtes sont en cours pour déterminer les causes précises de l’accident.

    Des mesures ont déjà été annoncées par les autorités. Selon le ministre des Transports et de la météorologie, Herizo Andrianavalona, les documents de la coopérative ainsi que le permis de conduire du chauffeur seront retirés. Le conducteur a été placé en garde à vue au commissariat de Tsaralalàna. Le ministre appelle par ailleurs les propriétaires de véhicules de transport en commun à effectuer régulièrement les contrôles techniques de leurs véhicules afin de prévenir de nouveaux accidents.

    Des membres du gouvernement, le gouverneur de la région Analamanga ainsi que des représentants de la préfecture se sont rendus sur les lieux de l’accident, puis auprès des urgences, peu après le drame. Ils ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes décédées et ont annoncé la prise en charge financière par l’Etat des soins prodigués aux blessés.

  • DIALOGUE – Quatre anciens présidents et chefs d’Etat reçus à Iavoloha dans le cadre des consultations politiques sur les élections

    DIALOGUE – Quatre anciens présidents et chefs d’Etat reçus à Iavoloha dans le cadre des consultations politiques sur les élections

    De nouvelles discussions entre le président de la Refondation et certains de ses prédécesseurs. Le Colonel Michaël Randrianirina a reçu mardi au Palais d’Etat d’Iavoloha les anciens présidents Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana ainsi que deux anciens chefs d’Etat par intérim, Rivo Rakotovao et Norbert Lala Ratsirahonana. La rencontre devrait clôturer la série de consultations politiques prévues du 1er au 8 septembre, initiées par l’actuel chef d’Etat en vue de préparer les futures échéances électorales. 

    Elle fait également suite à une première rencontre organisée par le Colonel Michaël Randrianirina avec Hery Rajaonarimampianina et Marc Ravalomanana vers fin juillet. A l’époque, le président de la Refondation avait pensé lancer un dialogue politique en parallèle de la concertation nationale en vue de discuter et de créer des conditions nécessaires à l’organisation des élections prévues en décembre 2027. La première entrevue avec les deux anciens présidents était alors destinée à réfléchir à comment organiser le dialogue politique en question. 

    Après les premiers échanges relatifs à la préparation du dialogue politique, la présidence de la Refondation a lancé les consultations politiques. Pendant six après-midi, depuis le 1er septembre, le président de la Refondation et les hauts conseillers de la Refondation ont reçu diverses formations politiques, organisations de la société civile et différents acteurs de la vie nationale, comme les Eglises, les associations cultuelles et les forces de défense et de sécurité. Des représentants du système des Nations unies, de l’Union africaine, de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ont également assisté à certaines rencontres. 

    Chaque rencontre était l’occasion pour les hôtes de recueillir les différents points de vue et propositions sur le cadre des futures échéances électorales. Pour la présidence de la Refondation, cette démarche doit contribuer à créer les conditions d’un processus électoral transparent, démocratique et susceptible de recueillir l’adhésion de la population. Elle intervient parallèlement aux initiatives de concertation conduites notamment par la Ceni pour les questions relatives à la gouvernance électorale, et par le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes (FFKM), pour les autres sujets liés à la gestion de l’Etat.

  • DEVELOPPEMENT DURABLE — Les organisations de la société civile interpellent les autorités sur l’impunité face aux crimes environnementaux

    DEVELOPPEMENT DURABLE — Les organisations de la société civile interpellent les autorités sur l’impunité face aux crimes environnementaux

    La société civile environnementale tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme face à la prolifération des exploitations minières illégales, ou encore des feux de forêt et des trafics d’espèces protégées. Plus de 60 organisations de la société civile environnementale et climatique (OSCEC) interpellent les autorités sur la persistance des crimes environnementaux et l’ineffectivité de la loi. Une lettre ouverte a été adressée au président de la Refondation de la République de Madagascar et aux institutions concernées. La missive pointe met en avant le sentiment d’impunité qui entoure certains dossiers.

    A en croire Ndranto Razakamanarina, de l’Alliance Voahary Gasy (AVG), ces infractions environnementales ont tendance à augmenter, et elles ne sont pas toujours réprimées. Il cite le cas de l’aire protégée de Makira où des individus ont été poursuivis pour des actes de dégradation dans cette aire protégée, ainsi que pour l’incendie d’un village et de bureaux de structures communautaires. Le responsable de l’AVG pointe du doigt leur mise en liberté au mois d’août dernier par le Tribunal de première instance de Maroantsetra.

    D’autres zones, comme Andasibe-Mantadia et Ankeniheny-Zahamena, sont également confrontées à des pressions liées à l’exploitation aurifère. Pour les OSC signataires de la lettre, ce type de situation révèle les failles de la chaîne de répression des crimes environnementaux. Le problème ne serait donc pas uniquement l’existence des infractions, mais également la capacité des autorités à faire appliquer effectivement la loi, de l’arrestation jusqu’à la sanction.

    La société civile dénonce parallèlement les moyens limités consacrés à la protection des ressources naturelles. Selon les chiffres avancés par les organisations, les allocations budgétaires représentent seulement 1,2 % pour l’Environnement et les forêts, 0,3 % pour la Pêche et 0,1 % pour les Mines. Pour eux, ces moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux auxquels Madagascar est confronté.

    Face à ce constat, la société civile formule plusieurs recommandations. Elle invite notamment le ministère de l’Économie et des finances à revoir à la hausse le budget du ministère de l’Environnement et du développement durable, afin de renforcer la lutte contre les feux de brousse et les infractions forestières. Sans mesures d’urgence, Madagascar risquerait de perdre 93 % de sa couverture forestière de 1950 à l’horizon 2050, s’inquiète-t-elle.

    Afin de peser dans les décisions, les 60 organisations ont mis en place la Confédération des organisations de la société civile environnementale de Madagascar. Ce regroupement a pour objectif de porter une feuille de route commune, de préciser les priorités de plaidoyer et de collaborer avec les autorités en faveur du développement du pays, du bien-être des citoyens et de la valorisation de la biodiversité.

     

  • SANTÉ – L’OMS estime à 5.000 le nombre de personnels de santé supplémentaires nécessaires face à Ebola en RDC

    SANTÉ – L’OMS estime à 5.000 le nombre de personnels de santé supplémentaires nécessaires face à Ebola en RDC

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 5 000 personnels de santé supplémentaires sont nécessaires pour répondre à l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC). L’épidémie a déjà fait 3.175 morts parmi plus de 6.600 cas confirmés, selon le dernier bilan officiel rapporté par l’OMS.

    Près de 4 000 agents de santé travaillent actuellement dans les centres de traitement, alors que 9 000 seraient nécessaires pour assurer la prise en charge des patients dans les 3 000 lits prévus, indique Luca Fontana, haut responsable technique de l’OMS, lors d’un point de presse à Genève.

    Le ministère congolais de la Santé cherche à identifier des personnels médicaux dans d’autres provinces afin de les mobiliser rapidement dans les zones touchées. “L’enjeu consiste à les identifier assez rapidement pour garantir que nous pourrons répondre aux besoins croissants”, explique le responsable de l’OMS.

    Niveau de saturation atteint

    L’offre de prise en charge reste par ailleurs inférieure aux besoins prévus. Quelque 1 400 lits sont actuellement disponibles dans les 59 centres de traitement existants. L’OMS estime qu’il faut encore 1 600 lits supplémentaires pour atteindre la capacité nécessaire.

    “Nous atteignons actuellement un niveau de saturation” en raison notamment des difficultés à identifier et mobiliser le personnel, à acheminer les fournitures et à trouver des acteurs internationaux capables de prendre en charge les centres de traitement une fois opérationnels, souligne Luca Fontana.

    L’épidémie a été officiellement déclarée mi-mai dans des zones de l’est et du nord-est de la RDC, où la situation sécuritaire complique les opérations de réponse. Le virus responsable est de la souche Bundibugyo, contre laquelle aucun vaccin ni traitement n’est homologué à ce jour. Des vaccins et traitements sont toutefois actuellement à l’essai.

    L’OMS rappelle qu’Ebola se transmet notamment par contact avec des fluides corporels et peut provoquer une fièvre hémorragique. La RDC avait déjà connu, entre 2018 et 2020, sa plus importante épidémie d’Ebola, avec près de 2 300 morts pour environ 3 500 malades recensés.

     

    Avec AFP

  • DÉVELOPPEMENT – L’usage du numérique et de l’intelligence artificielle dans la transformation du tourisme au coeur de la JMT 2026

    DÉVELOPPEMENT – L’usage du numérique et de l’intelligence artificielle dans la transformation du tourisme au coeur de la JMT 2026

    Célébration. La Journée mondiale du tourisme (JMT) 2026 mettra l’accent sur le rôle du numérique et de l’intelligence artificielle dans la transformation du tourisme. À Madagascar, cette réflexion sera au cœur de la célébration nationale prévue du 24 au 27 septembre à Mahajanga. Les technologies numériques peuvent notamment intervenir dans la conception des offres, leur promotion, l’accès à l’information et l’adaptation des services aux attentes des visiteurs.

    Selon la ministre du Tourisme, Lucie Voloniaina “Lily” Rafaralahy, “l’enjeu ne se limite pas à l’adoption de nouveaux outils”. Elle estime que “le numérique et l’IA peuvent intervenir à différents niveaux de la chaîne touristique”. Plusieurs tables rondes réuniront ainsi à cette occasion, dans la ville des fleurs, des professionnels du tourisme, des acteurs du numérique et des partenaires du secteur. Les échanges porteront sur les possibilités offertes par ces technologies, mais aussi sur les conditions de leur utilisation et leur contribution au développement durable. L’objectif est notamment de faire évoluer les offres touristiques malagasy et de rendre la destination plus connectée et accessible.

    La célébration permettra également de mettre en avant les atouts touristiques de la région Boeny, avec plus d’une centaine de stands consacrés au tourisme, à l’artisanat et aux activités liées au secteur. L’économie bleue, les savoir-faire artisanaux et les sites naturels seront notamment présentés. Organisée par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat avec l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM), les professionnels et le secteur privé, cette édition cherchera ainsi à associer réflexion sur les nouvelles technologies et valorisation des réalités touristiques locales.

  • FOOTBALL – Les Barea qualifiés pour le deuxième tour des éliminatoires de la CAN U23 après le forfait des Comores

    FOOTBALL – Les Barea qualifiés pour le deuxième tour des éliminatoires de la CAN U23 après le forfait des Comores

    C’est désormais officiel. Le derby de l’océan Indien chez les moins de 23 ans n’aura finalement pas lieu. La Fédération malgache de football (FMF) annonce dans un communiqué, ce mardi, le retrait des Comores des qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations U23.

    Face au désistement des Cœlacanthes comoriens, les Barea décrochent directement leur billet pour le deuxième tour de ces éliminatoires, conformément au règlement de la compétition, comme le souligne la FMF. Ce premier tour de qualification était initialement programmé les 28 septembre pour le match aller et 6 octobre pour le match retour. Madagascar sera désormais opposé à l’Afrique du Sud lors du deuxième tour prévu au mois de novembre.

    Le duo formé par Solonirina Raharijaona et Hery Nirina Ralison alias “Nene”, sélectionneurs de l’équipe nationale malgache, dispose ainsi de deux mois pour bâtir un groupe compétitif capable de rivaliser avec la sélection sud-africaine.

  • INFRASTRUCTURES – Le goudron produit avec le grès bitumeux de Bemolanga à tester sur 1,4 km de rue dans la ville de Morafenobe

    INFRASTRUCTURES – Le goudron produit avec le grès bitumeux de Bemolanga à tester sur 1,4 km de rue dans la ville de Morafenobe

    Bemolanga pourra-t-il finalement servir ? Trois cents tonnes de grès bitumeux doivent être extraites du site de Bemolanga, dans le district de Morafenobe, pour une première phase d’essais techniques et scientifiques. Le matériau sera utilisé pour réhabiliter et bitumer environ 1 400 mètres de chaussées dans la ville de Morafenobe, le chef-lieu du district de localisation du site dans la région Melaky.

    L’opération doit permettre de déterminer les caractéristiques et les propriétés du goudron issu de cette ressource locale et d’évaluer son efficacité pour les travaux de construction et de réhabilitation routière. Le Laboratoire national des travaux publics et du bâtiment (LNTPB), l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (OMNIS) et le ministère des Travaux publics (MTP) sont associés à cette phase d’essais, selon les informations communiquées par le ministère.

    L’Omnis est notamment chargé de l’extraction, de la préparation et de la fourniture des 300 tonnes de grès bitumeux nécessaires à l’opération. Un financement du Fonds routier a par ailleurs été mobilisé par l’Etat pour soutenir cette première étape.

    La démarche s’inscrit dans une volonté de valoriser les ressources minières de Melaky, notamment le grès bitumeux de Bemolanga, identifié depuis plusieurs années et dont le groupe Mahaleo a fait un de ses morceaux-phares en se demandant “quand Bemolanga pourra-t-il servir”? Les réserves de cette ressource sont estimées à 2,85 milliards de barils selon les données communiquées par le ministère. La phase d’essais doit notamment permettre de déterminer les conditions techniques nécessaires à une éventuelle utilisation plus large de ce matériau dans les travaux routiers.

    Ces annonces ont été faites lors d’une visite effectuée à Morafenobe et à Maintirano par une délégation du ministère conduite par le ministre des Travaux publics, Dr Sambilason Richard Rafefimanana, à la fin de la semaine dernière. La délégation, transportée par l’avion de l’Armée a également visité le chantier de la route nationale RN1 Bis qui relie Tsiroanomandidy à Maintirano, ainsi que la ville de Maintirano.  Des directives ont été données pour le démarrage des projets de réhabilitation de dix axes dans la ville. Leur réalisation doit associer la région, les maires, les députés et les autres acteurs concernés.

    L’utilisation du goudron extrait de Bemolanga à Maintirano est également envisagée dans le cadre de cette démarche. La proposition doit toutefois être confrontée aux résultats des essais menés à Morafenobe avant une éventuelle extension de l’utilisation de ce matériau à d’autres travaux routiers dans le pays, annonce l’Etat-major des Armées actuellement engagé sur le chantier RN1Bis avec le génie militaire.