Catégorie : Actualité

  • ÉVÉNEMENT – Des rues d’Anosy et d’Ambohidahy coupées à la circulation automobile ce vendredi pour cause de commémoration du 25 septembre

    ÉVÉNEMENT – Des rues d’Anosy et d’Ambohidahy coupées à la circulation automobile ce vendredi pour cause de commémoration du 25 septembre

    Si vous avez à faire dans les environs d’Anosy et d’Ambohidahy ce vendredi, n’oubliez pas que la circulation y est réorganisée à partir de 7h du matin et jusqu’à la fin de la cérémonie de commémoration des événements du 25 septembre 2025. Selon un avis publié jeudi par la Commune urbaine d’Antananarivo, la rue Jean Ralaimongo sera coupée entre le siège de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) jusqu’à la caserne de l’Armée de l’air. Ce sera également le cas sur la rue Mohamed V, celle qui s’étend de la caserne de l’Armée de l’air jusqu’au rond-point vers le commissariat du cinquième arrondissement, ainsi que sur la rue Titsy, longeant la partie basse d’Ambohitsorohitra, entre la base de l’Armée de l’air jusqu’au bureau de la direction des Anciens combattants.

     

    Si vous venez donc d’Ambohijatovo ou d’Analakely et que vous souhaitez passer par Anosy, vous devez passer par Ambatonakanga, au niveau de la Jirama, puis descendre vers Amparibe, traverser Mahamasina et sortir à Antanimbarinandriana avant de rejoindre votre itinéraire habituel. Si vous passez par Antaninarenina pour aller à Anosy, vous pouvez passer par la route d’Ampatsakana, en descendant vers Isoraka, au niveau de la Fédération malgache de football. Et si vous venez d’Andrefan’Ambohijanahary, d’Anosibe et des 67 Ha pour vous diriger vers Analakely, vous devrez passer devant la Cité des Jardins à Mahamasina, puis emprunter la route devant le Gerb’Or, longer l’Avenue Mahatma Gandhi, pour aller vers la rue Dr Razafindratandra devant le College Saint-Michel Amparibe. Vous sortirez au niveau de Havana Resort, à Ambohidahy, et pouvez poursuivre votre trajet habituel.

  • NECROLOGIE – Maître Kira, légende du football malgache, raccroche définitivement ses crampons

    NECROLOGIE – Maître Kira, légende du football malgache, raccroche définitivement ses crampons

    Le football est en deuil, et Madagascar perd l’un de ses plus emblématiques porte-drapeaux. Michel Kira, dit Maître Kira, grand nom du Club M, l’équipe nationale malgache de sa génération, est décédé à 76 ans, annonce la Fédération malgache de football (FMF). Pendant près de deux décennies, ce footballeur avait porté le maillot de la sélection nationale, avant de poursuivre son engagement comme entraîneur et formateur.

     

    Maître Kira a 18 ans quand il intègre le Club M. Il est alors devenu le plus jeune joueur de la sélection. Il s’y impose rapidement et y évolue pendant dix-sept ans, aux côtés de plusieurs figures du football malgache, en portant également à plusieurs reprises le brassard de capitaine. Avec le maillot du Club M, Maître Kira a participé aux campagnes de qualification pour quatre Coupes du monde, celles de 1970, 1974, 1978 et 1982.

     

    Après sa carrière de joueur, Maître Kira reste dans le monde du football. Il se consacre notamment à la formation des jeunes à Toliara et à l’encadrement des sélections nationales. Son nom reste également attaché à sa ville natale dont le stade sis à Andaboly porte son nom.

  • FORMATION PROFESSIONNELLE – 99 jeunes certifiés aux métiers du BPO après sept semaines de formation

    FORMATION PROFESSIONNELLE – 99 jeunes certifiés aux métiers du BPO après sept semaines de formation

     

    Fin de formation. Ils sont 99 jeunes à avoir obtenu leur attestation de formation aux métiers du « Business Process Outsourcing » (BPO), ce jeudi, à l’issue de la deuxième cohorte du programme “Asanai”. Sur les 111 candidats ayant suivi les sept semaines de formation, 99 ont réussi les épreuves de certification.

    Le programme « Asanai » vise à constituer un vivier de jeunes opérationnels pour répondre aux besoins en recrutement des entreprises spécialisées dans la relation client et le BPO à Madagascar. Il est porté par le gouvernement, à travers le ministère du Développement numérique, des postes et des télécommunications, avec l’appui de la Banque mondiale et du projet Pôles intégrés de croissance (PIC).

    Les premiers résultats font état de 235 jeunes certifiés entre mars et septembre 2026, au terme des deux premières cohortes. Parmi eux, 166 auraient déjà intégré le marché du travail, soit un taux d’insertion professionnelle d’environ 70%, selon les données communiquées par le projet PIC. Pour la deuxième cohorte, 72 des 99 jeunes certifiés sont déjà sous contrat ou en stage au sein d’entreprises partenaires, notamment Concentrix, Konecta et Connecteo.

    Le programme accueille des jeunes aux parcours variés. Fenosoa Finaritra Razafindrazaka, major de la deuxième cohorte, exerçait auparavant comme photographe prestataire auprès d’une association. Il dit avoir notamment développé des compétences en communication et en relations publiques, avant de s’orienter vers les métiers du digital et de la relation client.

    Ravaka Tantely Ravoniarijao, également major de promotion et issue d’une formation en finances et comptabilité, effectue pour sa part un stage dans une entreprise de BPO. Elle indique y mettre en pratique les compétences acquises durant la formation.

    La maîtrise des langues, les compétences numériques et la capacité d’adaptation figurent parmi les aptitudes recherchées dans le secteur. La formation, dispensée avec l’accompagnement d’ArkeUp Academy et de professionnels du BPO, est également ajustée en fonction des besoins exprimés par les entreprises. Le renforcement des compétences linguistiques fait notamment partie des évolutions apportées au programme.

    Une troisième cohorte devrait être lancée dans les prochains jours. 200 candidats ont déjà été présélectionnés pour cette nouvelle session.

  • ÉPIDÉMIE – 106 cas de rougeole et 108 tests positifs au paludisme enregistrés à Ampasinambo depuis début septembre

    ÉPIDÉMIE – 106 cas de rougeole et 108 tests positifs au paludisme enregistrés à Ampasinambo depuis début septembre

    La situation sanitaire reste sous surveillance à Ampasinambo, dans le district d’Ifanadiana. Au 23 septembre, 106 cas de rougeole ont été recensés dans huit fokontany, tandis que 108 tests de diagnostic rapide (TDR) se sont révélés positifs au paludisme sur les 179 réalisés depuis le début de la riposte, le 2 septembre.

    Les données issues des interventions d’urgence font également état de 746 consultations externes enregistrées depuis le début de la réponse sanitaire. La commune rurale d’Ampasinambo, située à environ 145 km d’Ifanadiana, figure parmi les zones difficiles d’accès concernées par cette intervention.

    Le fokontany d’Ampasinambo concentre la majorité des cas de rougeole, avec 66 cas recensés au 23 septembre. Il est suivi par Ambodiara Nord avec 13 cas et Sakavanana avec 10 cas. Fiadanana et Morarano comptent chacun cinq cas, Ambalapaiso trois, tandis qu’Ambodivongy et Ampasimbоla I en enregistrent deux chacun.

    Le paludisme constitue l’autre principal motif de préoccupation sanitaire dans la commune. Depuis le 2 septembre, 186 cas présentant de la fièvre ont été enregistrés et 179 TDR ont été réalisés, dont 108 positifs.

    Le bilan fait également état de 21 décès, dont sept survenus au niveau du centre de santé et 14 dans la communauté. Ces décès font actuellement l’objet d’un suivi dans le cadre de la réponse à la situation sanitaire.

    Pour la seule journée du 23 septembre, sept TDR ont été effectués et trois se sont révélés positifs. Un décès a également été enregistré au niveau du centre de santé de base (CSB).

    Les équipes sanitaires et les agents communautaires poursuivent les activités de surveillance, de sensibilisation et de prise en charge dans les fokontany concernés. Une campagne de vaccination contre la rougeole doit notamment débuter à Fiadanana avant d’être étendue aux autres zones concernées.

    La distribution de moustiquaires imprégnées, les visites à domicile et la prise en charge des personnes malades se poursuivent également. Dans les zones difficiles d’accès, des drones sont mobilisés pour acheminer des médicaments et du matériel médical.

    Les symptômes signalés comprennent notamment la fièvre, la diarrhée, les crampes abdominales et les éruptions cutanées. Les autorités sanitaires recommandent une consultation rapide en cas de symptômes et poursuivent le renforcement des équipes ainsi que le rapprochement des structures de soins de la population.

  • A LA TRIBUNE DE L’ONU – Le président Michaël Randrianirina réaffirme la volonté des autorités de la Refondation de tenir des élections avant fin 2027

    A LA TRIBUNE DE L’ONU – Le président Michaël Randrianirina réaffirme la volonté des autorités de la Refondation de tenir des élections avant fin 2027

    Une confirmation. Le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, profite de sa tribune aux Nations unies (ONU), ce jeudi, pour réaffirmer ses engagements. Le chef de l’État malgache annonce que l’objectif de Madagascar “est de parvenir à tenir des élections libres, transparentes et acceptées par tous avant la fin de l’année 2027”.

    Cette annonce, faite lors de sa première prise de parole devant les États membres de cette organisation internationale, confirme la feuille de route de la Refondation présentée à la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), en mai. Le pensionnaire d’Iavoloha rappelle notamment que la Grande Île a « établi un calendrier clair » pour le processus de Refondation.

    À Durban, lors du sommet de la SADC, le mois dernier, le président de la Refondation avait déjà évoqué, lors d’un entretien avec son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, la possibilité pour Madagascar d’organiser un premier scrutin à partir de juillet 2027. Les indications données à l’époque évoquaient surtout un vote portant sur le futur cadre constitutionnel. Le chef de l’État avait toutefois précisé par la suite qu’aucune date précise n’était encore arrêtée.

    S’exprimant en malgache devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président de la Refondation défend “le processus de refondation engagé à la suite de la mobilisation de la jeunesse malgache il y a tout juste un an”. Il parle d’un “terreau d’une gouvernance responsable portée par des institutions solides, dévouées à l’intérêt général et ayant rétabli la confiance des citoyens envers l’État”.

  • FAHAPOIZINANA ARA-TSAKAFO – Olona iray maty, roapolo‎ hafa arahi-maso ara-pahasalamana noho ny fihinanana hazan-dranomasina “isotra” tany Mahanoro

    FAHAPOIZINANA ARA-TSAKAFO – Olona iray maty, roapolo‎ hafa arahi-maso ara-pahasalamana noho ny fihinanana hazan-dranomasina “isotra” tany Mahanoro

    Hazan-dranomasina nampidi-doza. Olona iray no namoy ny ainy, efatra nampidirina hopitaly ary roapolo mahery arahi-maso akaiky ny fahasalamany noho ny fahapoizinana ara-tsakafo taorian’ny fihinanana hazan-dranomasina tao amin’ny distikan’i Mahanoro, tamin’ny 22 septambra. Tao amin’ny fokontany Manonilaza, kaominina ambanivohitra Masomeloka, no nitrangan’ny tranga ary hazan-dranomasina antsoina hoe “isotra” na “laokan-tsokina” no voalaza fa nohanin’izy ireo.

    Nentina namonjy ny CSBII Masomeloka avy hatrany ireo olona efatra ireo taorian’ny fidinan’ny ekipan’ny fahasalamana teny amin’ny toerana nisian’ny tranga. Noraisina an-tanana tamin’ny alalan’ny tahirim-bola vonjimaika (“fonds d’urgence”) ihany koa ny momba azy ireo mba hiantohana ny fahasalamany. Tetsy ankilany, nohamafisina ny fanaraha-maso ireo olona roapolo mahery hafa nihinana ilay hazan-dranomasina.

    Raha ny vaovao voaray avy an-toerana androany alakamisy dia olona roa sisa no mbola manaraka fitsaboana, raha efa nivoaka ireo roa hafa rehefa nahazo fitsaboana. “Roa sisa no tsaboina ato amin’ny hopitaly”, hoy ny fanazavana avy amin’ny tomponandraikitry ny fahasalamana ao Mahanoro. “Ny iray amin’ireo misy tazomoka miaraka aminy dia ny iray maka hery sisa”, hoy izy. Notsindriany fa “tsy misy ahiana ny ain’izy ireo fa ilay tazomoka no mbola hijanonany aty mandrapahatapitra an’ilay fanafody tazo. Vinavinaina hivoaka rahampitso izy ireo”

    Manentana ny olona tsirairay mba ho mailo amin’ny sakafo hohaniny ny tomponandraikitra any an-toerana manoloana ity tranga ity. Nisy koa ny fanamafisana ny fanentanana momba ny fanaovam-baksiny sy ny fisorohana ny tazomoka, indrindra ny fampiasana ny lay misy ody moka maharitra.

  • COMMÉMORATION – Le ministère en charge du Travail revient sur sa déclaration et annonce une journée travaillée ce vendredi

    COMMÉMORATION – Le ministère en charge du Travail revient sur sa déclaration et annonce une journée travaillée ce vendredi

    La journée du 25 septembre ne sera finalement pas chômée. Le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique indique que le communiqué et le décret qu’il a publiés mardi sont “faux”. “Nous vous informons que la déclaration indiquant une journée chômée et payée pour le 25 septembre n’est pas vraie”, peut-on lire sur sa page Facebook. Une information confirmée par le ministère qui ne donne pas plus de détails sur ce qui s’est passé ces 48 dernières heures.

    Mercredi soir, le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, avait déjà annoncé à New York que l’Exécutif n’avait pris aucune décision en ce sens. Devant les membres de la diaspora malgache aux États-Unis, il avait démenti qu’un Conseil des ministres ait décrété le 25 septembre chômé et payé.

    Le décret déclaré “fake” par le ministère indique que la décision avait été décidée lors du Conseil des ministres du 14 octobre. Le dernier Conseil des ministres remonte au samedi 12 octobre, et les décrets qui avaient été annoncés comme adoptés lors de cette réunion de l’Exécutif portaient sur la convocation de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, la déclaration de l’état d’urgence énergétique, le changement de dénomination du camp Michelot en Camp Général Paul Ralahy et la réglementation des services d’aumônerie militaire.

  • EVÈNEMENT – Le salon Haika veut placer les métiers culturels et les industries créatives au cœur de l’économie

    EVÈNEMENT – Le salon Haika veut placer les métiers culturels et les industries créatives au cœur de l’économie

    Faire des métiers de la création et des industries culturelles plus qu’un espace d’expression culturelle. L’un des enjeux du Salon Haika 2026, prévu du 9 au 11 octobre à la Cité des Cultures à Antaninarenina est de constituer un véritable secteur économique avec les industries culturelles et créatives. Mode, cinéma, musique, jeux vidéo, édition, arts visuels et design, artisanat seront réunis à cette occasion autour des questions de professionnalisation, de structuration et d’accès aux opportunités économiques. 

     

    Pendant trois jours, artistes, créateurs, entreprises culturelles, institutions, opérateurs économiques, acheteurs, médias et grand public sont attendus autour de conférences, ateliers, masterclass et rencontres professionnelles. L’événement vise principalement à favoriser les échanges entre les différents acteurs et à rapprocher les créateurs des entreprises, des institutions et des dispositifs d’accompagnement. Il s’agira de mieux structurer des activités déjà présentes dans l’économie, de renforcer les compétences des professionnels et de créer des passerelles entre créativité, entrepreneuriat, emploi, innovation et marchés.

    La professionnalisation des acteurs constitue un autre enjeu que le salon entend aborder. Parce qu’au-delà de la valorisation des talents, les ICC sont confrontées à des problématiques qui relèvent directement de l’activité économique. Cela concerne le modèle économique, la gestion financière, le marketing, la formalisation des entreprises, la fiscalité ou encore la protection de la propriété intellectuelle.

    Un programme d’accompagnement lancé en juillet 2026 réunit déjà 25 entrepreneurs culturels et créatifs de Madagascar et des Comores. À Madagascar, les bénéficiaires sont notamment accompagnés sur la construction de leur modèle économique, la gestion financière, le marketing, la formalisation de leurs activités et la propriété intellectuelle. Le dispositif est porté par la Commission de l’océan Indien (COI), avec le financement de l’Agence française de développement (AFD), dans le cadre du projet régional de développement des industries culturelles et créatives.

    “Haika doit prolonger cette démarche avec sept secteurs représentés, de la mode et du textile à l’artisanat, en passant par le cinéma, la musique, les jeux vidéo, l’édition et les arts visuels et le design. Conférences, ateliers, masterclass et rencontres professionnelles doivent permettre aux différents acteurs de se rencontrer et d’échanger sur leurs pratiques”, explique Hery-Ntsoa Nazareh, project manager au sein de Hay Ahy Yay et membre du comité d’organisation du salon.

    La dimension économique doit également se traduire par la recherche de débouchés et de collaborations. Haika prévoit ainsi un espace de rencontres entre créateurs, entreprises, institutions et opérateurs économiques, avec l’ambition de faire émerger de nouveaux partenariats et de faciliter l’accès aux marchés.

    La COI doit par ailleurs présenter lors du salon un guide consacré aux industries culturelles et créatives à Madagascar, notamment à destination des entrepreneurs souhaitant accéder aux marchés internationaux. La participation d’une délégation comorienne doit également donner une dimension régionale à l’événement.

     

  • FINANCEMENT – Le Fonds souverain malgache et Gemcorp Capital Limited signent un partenariat assorti d’une enveloppe de 500 millions de dollars

    FINANCEMENT – Le Fonds souverain malgache et Gemcorp Capital Limited signent un partenariat assorti d’une enveloppe de 500 millions de dollars

    Un partenariat stratégique. Un accord assorti d’un financement pouvant atteindre 500 millions de dollars entre le Fonds souverain malgache (FSM) et la société d’investissement Gemcorp Capital Limited a été signé mercredi à New York. Cette enveloppe devrait contribuer au développement des projets considérés comme prioritaires par le gouvernement, indique la présidence dans un communiqué rapportant l’événement. Cela concerne, entre autres, les infrastructures, l’énergie, et l’eau.

    L’accord a été signé mercredi dans les locaux de la mission de Madagascar auprès des Nations unies, en présence du président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina, et d’Atanas Bostandjiev, fondateur et CEO de Gemcorp Capital Limited. Côté malgache, le partenariat a été signé par Andriniaina Raharinomena, président du conseil d’administration du FSM.

    Mais au-delà du financement, l’accord signé entre les deux parties devrait permettre d’établir un cadre de partenariat permettant d’“assurer le fonctionnement du FSM”, de “renforcer ses capacités de financement”, de “mobiliser les capitaux auprès des partenaires” et de les “orienter vers des investissements immédiats”, précise encore la présidence.

    Fondé en 2014 par Atanas Bostandjiev, Gemcorp Capital est une société d’investissement qui se dit spécialisée dans les marchés émergents. Son activité couvre notamment le crédit privé, le financement adossé aux matières premières et les marchés financiers. Dans le domaine du crédit privé, Gemcorp indique proposer principalement des financements en dollars, généralement garantis par des actifs, à des entreprises et à des gouvernements des marchés émergents. Le groupe affirme également privilégier des partenariats de long terme et une approche fondée sur la connaissance des marchés locaux.

  • COOPÉRATION – Le dossier de Madagascar devant le conseil d’administration du FMI le 30 septembre

    COOPÉRATION – Le dossier de Madagascar devant le conseil d’administration du FMI le 30 septembre

    Le dossier de Madagascar sera examiné par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) le 30 septembre. À l’ordre du jour figurent les troisième et quatrième revues combinées des programmes soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Le dossier comprend également une demande de dérogation pour non-respect d’un critère de réalisation, une modification de certains critères de réalisation ainsi qu’une revue des assurances de financement.

     

    L’examen de ces différents éléments doit permettre au conseil d’administration du FMI de se prononcer sur la poursuite des programmes conclus avec Madagascar et sur les éventuels décaissements associés.

     

    Le dossier devait initialement être soumis au board du FMI en juillet. Son examen a toutefois été reporté, notamment dans un contexte de discussions autour de la politique de prix des carburants. Le gouvernement malgache avait justifié la suspension temporaire du mécanisme d’ajustement automatique des prix par le contexte économique et le risque qu’une hausse des prix à la pompe accentue les pressions inflationnistes.

     

    Le FMI, de son côté, a insisté sur l’importance de maintenir ce mécanisme. À l’issue de sa mission à Madagascar en avril, l’équipe conduite par Constant Lonkeng, chef de mission du FMI pour Madagascar, avait souligné la nécessité de reprendre l’application de l’ajustement automatique après la pause en cours. Selon le Fonds, ce mécanisme doit notamment contribuer à limiter l’impact de la hausse des cours mondiaux du pétrole sur les finances publiques.

     

    En août, le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison, avait indiqué que Madagascar avait rempli la quasi-totalité des critères convenus avec le FMI. “Le principal point d’achoppement porte sur la réforme de la politique des prix des carburants”, avait-il déclaré.

     

    Le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants constitue un engagement des autorités malgaches dans le cadre des programmes soutenus par le FMI. Le dispositif prévoit une adaptation périodique des prix à la pompe en fonction de l’évolution des prix de référence, avec un plafond pour limiter l’ampleur des variations mensuelles.