Catégorie : Actualité

  • FORCES ARMÉES – Le Général Zafisambatra Ravoavy nommé Inspecteur général à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale

    FORCES ARMÉES – Le Général Zafisambatra Ravoavy nommé Inspecteur général à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale

    Une nouvelle mission pour le général de division Zafisambatra Ravoavy. Selon le compte rendu du Conseil des ministres de ce jeudi, celui-ci devient inspecteur général au sein de l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN).

     

    Cet officier général de la Gendarmerie n’est plus à présenter au grand public. Il avait été directeur de la sécurité et du renseignement au sein du commandement de la Gendarmerie jusqu’en novembre 2025. Mais il avait déjà aussi occupé le poste de commandant du groupement de la Gendarmerie dans la région Analamanga.

     

    Avec son nouveau poste, il sera chargé d’une mission stratégique de contrôle, d’audit et d’enquêtes internes au sein de la Gendarmerie.

  • AÉROPORT IVATO – Le terminal domestique porte sa capacité à 216 passagers par heure

    AÉROPORT IVATO – Le terminal domestique porte sa capacité à 216 passagers par heure

    Fin de travaux au nouveau terminal domestique d’Antananarivo à Ivato. Les nouvelles infrastructures sont prévues être inaugurées mardi. Le bâtiment réhabilité, occupant l’espace de l’ex-terminal international, promet de moderniser radicalement l’expérience voyageur, avec une capacité de traitement qui bondit de 120 à 216 passagers par heure, confient les responsables de Ravinala Airports.

     

    Le chantier s’était attaqué à un bâtiment qui n’avait connu aucune rénovation majeure depuis 70 ans. L’espace a alors été entièrement repensé pour optimiser le confort des usagers, avec une salle d’embarquement qui double de volume, passant de 380 m² à 760 m². Ce qui permet à ce nouveau terminal de disposer de 236 sièges au lieu des 151 places assises d’avant.

     

    D’autres dispositifs ont également été mis en place, côté opérationnel, dont le doublement des accès pour fluidité des départs et arrivées. Le terminal dispose désormais de quatre portes d’embarquement contre seulement deux auparavant.

     

    Ceux qui s’apprêtent à voyager sont alors tenus de tenir compte des changements qui sont prévus durant la cérémonie officielle d’inauguration de ce nouveau terminal domestique. Le traitement des vols au départ et à l’arrivée d’Antananarivo se feront exceptionnellement au Terminal C à partir de 7h45 et jusqu’à la clôture de la cérémonie.

     

    Des perturbations du trafic sont susceptibles de survenir le 28 avril 2026 pour Madagascar Airlines. La compagnie invite ainsi les passagers à anticiper leur arrivée à l’aéroport et à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter tout retard lors des formalités d’enregistrement et d’embarquement.

  • TRANSPORT MARITIME – L’APMF instaure une priorité d’accostage face à l’urgence énergétique

    TRANSPORT MARITIME – L’APMF instaure une priorité d’accostage face à l’urgence énergétique

    Des mesures exceptionnelles confirmées. La prolongation de l’état d’urgence énergétique à peine actée, l’Agence portuaire, maritime et fluviale (APMF) prend des mesures exceptionnelles pour sécuriser l’approvisionnement en carburant sur l’ensemble du territoire national. Durant les quinze prochains jours, l’accès aux quais des ports sera strictement régulé afin de privilégier les ressources stratégiques.

     

    S’appuyant sur l’article 5 de la réglementation en vigueur, l’APMF précise que la priorité d’accostage peut désormais être accordée par voie de réquisition. Cette mesure cible spécifiquement les navires dont l’activité est jugée essentielle aux services stratégiques de l’État.

     

    “Dans le contexte actuel, cette mesure s’applique prioritairement aux navires transportant des hydrocarbures et des intrants énergétiques”, souligne la note signée par Jacques Georges Rainimbahy, directeur général de l’APMF. Chaque procédure de réquisition sera notifiée par écrit aux agents maritimes concernés, poursuit la note.

     

    Par ailleurs, afin d’assurer la transparence dans la gestion des flux, ces décisions seront affichées publiquement par les autorités portuaires compétentes. La note diffusée par la direction générale de l’APMF s’adresse à l’ensemble de la communauté maritime. L’objectif est de garantir que les navires transportant des produits vitaux ne subissent aucun retard et soient prioritaires à quai.

  • JUSTICE – Bienvenu Manjany nommé nouveau Procureur général près de la Cour d’appel d’Antananarivo

    JUSTICE – Bienvenu Manjany nommé nouveau Procureur général près de la Cour d’appel d’Antananarivo

    La Cour d’appel d’Antananarivo accueille un nouveau procureur général. Le Conseil des ministres de jeudi entérine la nomination de Bienvenu Manjany. Celui-ci remplace Didier Alban Razafindralambo, qui a occupé ce poste depuis avril 2025.

     

    Bienvenu Manjany, en dehors de ses fonctions au sein du corps de la magistrature, a également été un homme politique. Ancien sénateur élu en 2016 pour la province de Mahajanga sous les couleurs du parti HVM, il a occupé, durant son mandat, le poste de vice-président de Mahajanga et a “siégé” au nom de cette institution au sein de la Haute Cour de justice. Il s’est également présenté aux dernières élections législatives dans la circonscription électorale de Maintirano.

     

    Avant d’embrasser une carrière politique, Bienvenu Manjany avait déjà été membre de la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (Cenit) de 2012 à 2015.

     

    Outre le nouveau PGCA, le Conseil des ministres procède d’autres nominations. Johanna Hariniony Randrianasolo devient commissaire général de la loi près le Conseil d’État. Tafita Razafimanantsoa est nommé commissaire général du Trésor public près la Cour des comptes. Marie-Laure Arimalala est, quant à elle, nommée Premier président de la Cour d’appel de Fianarantsoa.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les étudiants étrangers s’inquiètent face à la hausse des frais universitaires en France

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Les étudiants étrangers s’inquiètent face à la hausse des frais universitaires en France

    « Si c’est plus de 1 000 euros l’année, je ne pourrai pas continuer d’étudier en France ». Elif, étudiante turque de 25 ans qui vient de passer son master en intelligence artificielle à l’université de Paris-Saclay, s’inquiète du projet du gouvernement français visant à augmenter les frais universitaires pour les étudiants originaires de pays hors Union européenne. Comme elle, beaucoup d’étudiants étrangers, dont des Malgaches, craignent d’être dissuadés de poursuivre leurs études en France.

     

    Le ministre français de l’Enseignement supérieur a annoncé lundi vouloir faire appliquer strictement les droits d’inscription dits différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises, instaurés en 2019 mais jusqu’ici peu appliqués. Il avait présenté les contours d’un nouveau plan baptisé « Choose France For Higher Education », destiné à renforcer l’attractivité de l’enseignement supérieur français.

     

    Concrètement, la majorité des étudiants non ressortissants de l’Union européenne seront appelés à la rentrée à s’acquitter de droits d’inscription fixés à 2 895 euros par an en licence (3e année universitaire), contre 178 euros aujourd’hui, et 3 941 euros en master (4e année), contre 254 euros.

     

    La mesure a aussitôt qualifiée de « dangereuse », « discriminante », « xénophobe » ou encore « raciste » par les organisations étudiantes, qui n’excluent pas de se mobiliser dans les prochains jours. « La France nous fait comprendre que l’on n’est pas les bienvenus », déplore Bintou, étudiante ivoirienne de 25 ans en philosophie des sciences à l’université parisienne de La Sorbonne.

     

    Les droits d’inscriptions différenciés ont été mis en place dès 2019, mais seuls une quinzaine d’établissements sur les 78 recensés par Campus France, l’établissement public chargé de la promotion de l’enseignement supérieur français à l’étranger, appliquent aujourd’hui complètement les frais majorés, les autres usant de leur droit à exonérer de frais jusqu’à 10% de leurs étudiants. Résultat : en 2024‑2025, seuls 10% des quelque 111  500 étudiants extracommunautaires se sont acquittés des droits d’inscription différenciés à taux plein, selon le service statistique (SIES) du ministère.

     

    A partir de la rentrée, les universités pourront exonérer seulement 10% de leurs étudiants extracommunautaires. Ce calendrier est toutefois jugé « pas réaliste », par France universités, l’association qui rassemble les dirigeants d’établissements d’enseignement supérieur, les étudiants internationaux ayant déjà orienté leur choix pour septembre.

     

    Ce « changement de règle du jeu » en cours de partie va pénaliser en grande partie les étudiants venus de pays « où le revenu médian annuel des familles correspond au niveau des droits différenciés », déplore Mathias Bernard, président de l’université Clermont-Auvergne (centre), qui n’a jamais appliqué de frais majorés.

     

    En 2024-2025, le Maroc, l’Algérie, la Chine, l’Italie et le Sénégal étaient les principaux pays d’origine des étudiants étrangers, comme les années précédentes, selon les données compilées par Campus France. Pour Madagascar, ce sont “chaque année, plus de 1 400 étudiants malgaches de tous domaines et de tous niveaux [qui] quittent la Grande île pour intégrer l’enseignement supérieur français”, avait rapporté Campus France en 2024. En 2023, “5 061 étudiants malgaches sont présents en France”, avait encore indiqué l’agence.

     

    Pour Mathias Bernard comme pour Vincent Gouëset, président de l’université Rennes‑2 (ouest), cette hausse des frais d’inscription pour les étudiants étrangers est « contre-productive », tant sur le plan social qu’académique. Tous deux mettent en garde contre un risque de décrochage des candidatures internationales et d’un affaiblissement du rayonnement des universités françaises.

     

    Avec AFP

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  • PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – Le FMI table sur un taux de croissance économique à 3,6% pour Madagascar en 2026

    PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES – Le FMI table sur un taux de croissance économique à 3,6% pour Madagascar en 2026

    Quelle quantité de richesse Madagascar pourrait-il produire concrètement cette année ? Selon le Fonds monétaire international (FMI), la capacité de la Grande île à produire des richesses devrait s’améliorer de 3,6% par rapport à l’an dernier pour atteindre 4,1% en 2027. C’est le taux de la croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel du pays, rapporté par cette institution de Bretton Woods, dans son rapport sur les Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne qu’elle a publié en ce mois d’avril.

    La Banque mondiale s’est, de son côté, déjà montrée un peu plus optimiste pour cette année en anticipant une croissance de 3,8%. Une progression, qui selon ses explications, devra être appuyée par l’investissement public dans les infrastructures critiques ainsi que par l’investissement privé dans les secteurs des mines, du tourisme et des télécommunications. Elle se montre toutefois plus réservée pour l’après-2026. Alors que le FMI espère une accélération continue, la Banque mondiale estime que la croissance pourrait plafonner autour de 4,2 % sur la période 2027-2028.

    Mais le portefeuille des ménages reste sous pression malgré ces chiffres qui peuvent paraître encourageants. En 2026, ces deux institutions financières prévoient que les prix vont continuer de grimper avec une inflation estimée à 8,3 %. Le coût de la vie pourrait donc augmenter de manière généralisée à ce niveau, touchant aussi bien les produits alimentaires que les services essentiels. Une décélération à 7% du taux d’inflation est néanmoins attendue pour 2027, selon la prévision du FMI.

    Pour la Banque mondiale, une décrue progressive de l’inflation à moyen terme est envisagée. Mais ce ralentissement repose avant tout sur le maintien par Banky foiben’i Madagasikara (BFM) d’une politique monétaire restrictive.

    Les perspectives restent menacées par plusieurs risques majeurs. La Banque mondiale parle par exemple de la fragilité des institutions, une application irrégulière des réformes, ainsi que la lenteur du redressement financier et opérationnel de la Jirama. Le secteur du tourisme pourrait également souffrir d’une performance plus faible dans les destinations principales du pays, estime-t-elle. À l’international, l’incertitude plane sur le non-renouvellement de l’AGOA après 2026 ; à laquelle s’ajoute la vulnérabilité de Madagascar face aux chocs extérieurs, notamment les catastrophes climatiques.

    Un conflit prolongé au Moyen-Orient pourrait par ailleurs faire grimper les coûts de l’énergie et du transport maritime. “Une telle situation alimenterait l’inflation à travers les prix du transport, de l’électricité et de l’alimentation. Cela affecterait de manière disproportionnée les ménages urbains, tout en réduisant les revenus des petits exploitants agricoles”, expose la Banque mondiale.

  • FOOTBALL – Les Etats-Unis démentent vouloir remplacer l’Iran par l’Italie au Mondial 2026

    FOOTBALL – Les Etats-Unis démentent vouloir remplacer l’Iran par l’Italie au Mondial 2026

    “Les Etats-Unis ne cherchent pas à exclure l’Iran de la Coupe du monde de football cet été”. La déclaration est du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, après qu’un responsable américain a évoqué la possibilité de repêcher l’Italie, non qualifiée pour le tournoi. « Le problème avec l’Iran, ce ne serait pas ses athlètes. Ce serait certaines des autres personnes qu’ils veulent faire venir avec eux », poursuit le chef de la diplomatie américaine.

    Pour Marco Rubio, si les joueurs iraniens « décident de ne pas venir de leur propre initiative, c’est parce qu’ils ont décidé de ne pas venir”. “Ce qu’ils ne peuvent pas faire, c’est faire entrer chez nous tout un tas de terroristes des Gardiens de la révolution islamique en prétendant que ce sont des journalistes et des préparateurs physiques”, ajoute-t-il, affirmant “ne pas savoir d’où viennent les spéculations selon lesquelles l’Iran pourrait décider de ne pas venir, et que l’Italie prendrait sa place ».

    Alors que la guerre au Moyen-Orient fait planer le doute sur la participation iranienne à 50 jours du coup d’envoi, Paolo Zampolli, conseiller du président des Etats-Unis a affirmé au Financial Times avoir suggéré ce scénario à Donald Trump et à Gianni Infantino, patron de la Fifa. “Je suis Italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Squadra Azzurra dans un tournoi organisé aux États‑Unis”, a-t-il confié au journal britannique. “Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier son inclusion », a-t-il soutenu.

    Interrogée par l’AFP, l’instance mondiale du foot a renvoyé vers les récentes déclarations de Gianni Infantino. « L’Iran sera à la Coupe du monde » et disputera comme prévu ses matches du premier tour aux Etats-Unis, avait-t-il affirmé à l’AFP fin mars. « L’Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer », avait-il encore déclaré mi-avril lors d’une conférence économique à Washington, en espérant que le Moyen-Orient retrouverait bientôt une « situation pacifique ».

    « Nous ne voulons pas pénaliser les joueurs », avait déjà aussi souligné Donald Trump. Mi-mars, le président américain avait toutefois estimé que la sélection iranienne ne serait pas en « sécurité » si elle venait aux Etats-Unis. L’Iran doit disputer ses trois matches du groupe G à Los Angeles contre la Nouvelle-Zélande (16 juin) et la Belgique (21 juin) puis à Seattle contre l’Égypte (27 juin). Son camp de base est censé être situé à Tucson, en Arizona.

    Des responsables italiens, pour leur part, ont écarté cette option. « Premièrement, ce n’est pas possible. Deuxièmement, ce ne serait pas approprié, on se qualifie sur le terrain », affirme le ministre italien des Sports, Andrea Abodi, cité par les agences italiennes Ansa et AGI. Le président du Comité national olympique italien (Coni), Luciano Buonfiglio, assure qu’il se sentirait « offensé » si l’Italie était repêchée de cette façon. « Il faut mériter sa place en Coupe du monde », explique-t-il, selon les agences italiennes.

    La Squadra Azzurra ne participera pas au Mondial pour la troisième fois consécutive après avoir été éliminée par la Bosnie-Herzégovine (1-1 a.p. 4 tab à 1) fin mars. L’Iran, de son côté avait évoqué un « boycott » de la compétition au début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février. Il avait également demandé à la Fifa de déplacer ses matches au Mexique mais l’instance mondiale a écarté cette option.

    Avec AFP

     

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  • BASKETBALL – Mahajanga prêt à vibrer à partir de ce samedi pour le championnat national N1A groupe B

    BASKETBALL – Mahajanga prêt à vibrer à partir de ce samedi pour le championnat national N1A groupe B

    Quelques jours après la clôture de la première phase du championnat national N1A groupe A à Antsirabe, les regards des amateurs de basketball malgache se tournent désormais vers Mahajanga. Le coup d’envoi de la première phase du groupe B sera donné ce samedi dans la Ville des Fleurs.

    16 équipes, hommes et dames confondus, s’affrontent à Mahajanga du samedi 25 avril au dimanche 3 mai. Les deux équipes championnes en titre, le COSPN chez les hommes et le GNBC chez les dames, vainqueurs de la dernière saison, entreront en lice dès ce samedi pour défendre leurs trophées.

    Chez les hommes, les policiers seront accompagnés du RBC, du BCB, de l’Ascum Boeny, du BC Somava de Sava et de l’ASSM Analamanga. Chez les dames, l’équipe de la gendarmerie fera face à l’ASSM Analamanga, au Fandrasa de la Haute Matsiatra, à l’Ascut Atsinanana, à Dunamis Analamanga et au BC Somava de Sava.

    Comme à Antsirabe pour le groupe A, la Coupe de la Ligue Boeny viendra clôturer cette première phase du championnat national groupe B. Les quatre équipes les mieux classées dans chaque catégorie disputeront les demi-finales.

  • INVESTISSEMENT – Le secteur des services capte 57,4% du total des entreprises créées dans la région Analamanga pour les deux dernières décennies

    INVESTISSEMENT – Le secteur des services capte 57,4% du total des entreprises créées dans la région Analamanga pour les deux dernières décennies

    Le dynamisme économique repose massivement sur les services pour Analamanga. Avec 6 828 sociétés créées, ce secteur affiche une domination écrasante, en captant 57,4% des 24 799 entreprises formelles répertoriées par l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM) dans la région pour les deux dernières décennies. Des chiffres que la directrice générale de cette agence de promotion des investissements, Josielle Rafidy a présentés jeudi dans le cadre de la présentation de la célébration des 20 années d’actions de l’EDBM.

     

    Cette concentration révèle une structure économique où le secteur tertiaire agit comme la principale porte d’entrée pour les investisseurs. Il se positionne bien loin devant les secteurs productifs traditionnels. Les TIC, qui avaient été isolés du secteur des services, arrivent même en seconde position avec 12,3% des entreprises créées durant la période sous revue, du fait qu’ils représentent un levier de croissance spécifique.

     

    Parallèlement à l’omniprésence des services, les secteurs dits productifs peinent à s’imposer. Et ce, malgré leur importance stratégique pour l’économie nationale. Les investissements dans le secteur secondaire demeurent marginaux durant ces 20 dernières années, déplore Josielle Rafidy. L’agribusiness, avec 8,7 % des créations, et le textile-habillement, à 6,2 %, occupent par exemple des places honorables mais révèlent un investissement industriel encore timide dans une région qui concentre pourtant l’essentiel de la main-d’œuvre qualifiée. Le secteur de l’énergie demeure même quasi invisible avec seulement 0,9 % des nouvelles entreprises.

     

    Le nombre des entreprises créées dans la région Analamanga affiche néanmoins une tendance globale à la hausse de 2005, bien qu’il y ait eu quelques fluctuations. Le rythme s’est notamment stabilisé autour de 1 000 créations, avec une accélération notable observée depuis 2021, atteignant un pic en 2024 avec 1 654 nouvelles entreprises.

     

    L’entrepreneuriat local est majoritaire dans la création d’entreprises à Madagascar, puisque les ressortissants malgaches représentent 60,5 % des créateurs de sociétés à Analamanga, pour 11 178 entreprises. Sur le plan international, les investisseurs Chinois (11,7 %) et Français (10,7 %) constituent les principaux contingents étrangers, suivis de loin par les investisseurs Indiens (4,1 %) et Mauriciens (2,4 %).

     

    Les données couvrant les 20 dernières années sont par ailleurs déjà intégrées à la plateforme Orinasa de l’EDBM. Cette dernière est déjà interopérable avec le système de la direction générale des Impôts (DGI). À court terme, la plateforme permettra également d’effectuer des modifications et des radiations en ligne. Et cette interopérabilité offrira à l’administration publique une visibilité complète sur la situation des associés ou des sociétés, notamment sur la question de la domiciliation, qui constituait jusqu’ici un obstacle majeur, explique Josielle Rafidy.

  • SITUATION EXCEPTIONNELLE – L’état d’urgence énergétique prolongée pour 15 nouveaux jours

    SITUATION EXCEPTIONNELLE – L’état d’urgence énergétique prolongée pour 15 nouveaux jours

    Madagascar est encore en situation exceptionnelle. Le Conseil des ministres de jeudi adopte un décret relatif à une nouvelle période d’urgence énergétique. Aucun détail n’est évoqué par le compte-rendu du Conseil des ministres, mais une source proche du dossier évoque une durée identique à la première période, ainsi que prévu par la loi relative aux situations d’exception. Ce texte dispose, entre autres, que “la durée de la situation d’urgence est de quinze jours” et que cela “peut être prolongé par périodes ne pouvant excéder chacune la période initiale”.

     

    Selon le communiqué rapportant la première période de l’état d’urgence énergétique, la “décision est prise suite au constat que nous vivons dans une crise profonde en raison des perturbations de l’approvisionnement en énergie dans toute l’île, en raison du conflit au Moyen Orient”. Evoquant une “crise affecte la continuité des services publics essentiels, le fonctionnement normal de l’économie et la vie quotidienne de la population”, le communiqué reconnaît une situation qui risque de “porter atteinte à l’ordre public, à la sécurité et à la stabilité des institutions”.

     

    La suspension de la mise en oeuvre du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants est l’une des mesures prises dans le cadre de cette période. Cette mesure implique que le gouvernement peut, soit geler les prix à la pompe, soit aller au-delà du plafond de 200 ariary prévu au moment de réviser les prix. Au lendemain de la première déclaration de l’état d’urgence énergétique, il y a deux semaines, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures avait annoncé que le gap entre le prix réel et le prix à la pompe était de 1 600 ariary.