Catégorie : Actualité

  • SPORTS – Des athlètes ayant obtenu des résultats exceptionnels sur la scène internationale récompensés

    SPORTS – Des athlètes ayant obtenu des résultats exceptionnels sur la scène internationale récompensés

    Une soirée, la “Soirée des stars”, pour distinguer et honorer les athlètes malgaches ayant brillé sur la scène internationale au cours des années 2025 et 2026. Cette cérémonie qui se tiendra dans le cadre du Salon national des sports est prévue le 25 avril. Et elle verra les autorités sportives nationales récompenser les sportifs ayant eu des performances exceptionnelles.

    Cette soirée sera l’un des événements annoncés par le ministère de la Jeunesse et des sports pour marquer la quatrième édition de la Journée internationale du sport. Plusieurs autres événements sont prévus dans le cadre du Salon qui aura lieu du 24 au 26 avril au Stade Barea Mahamasina. Le ministère évoque, notamment, une course de solidarité entre le Parvis Analakely et le Stade Barea le dimanche 26 avril.

    Un tournoi de basketball 3×3, réservé aux universités, ainsi qu’un tournoi de football à sept, ouvert aux hommes et aux femmes issus des entreprises et de la fonction publique, figurent aussi au programme.
    Selon Brice Harinirina Rajohanesa, directeur général des sports par intérim, “cet événement constitue une plateforme majeure dédiée à la jeunesse et à la valorisation des athlètes malgaches, tout en renforçant la promotion du sport à travers le pays”.

  • IMPORT-EXPORT – Baisse de près de 40% du volume total des échanges entre Madagascar et les Etats-Unis pour le premier bimestre de 2026

    IMPORT-EXPORT – Baisse de près de 40% du volume total des échanges entre Madagascar et les Etats-Unis pour le premier bimestre de 2026

    Une contraction de l’activité globale rapportée. Le volume total des échanges entre les Etats-Unis et Madagascar a chuté de près de 40% pour les deux premiers mois de cette année par rapport à l’exercice précédent, passant de 136,3 millions de dollars en 2025 à 82,3 millions de dollars en 2026. La baisse est particulièrement prononcée au mois de janvier où les échanges étaient divisés par deux d’une année sur l’autre, selon la situation des flux commerciaux entre les deux pays, partagée par le Bureau de recensement américain.

    Les exportations malgaches vers le marché américain ont reculé durant ce premier bimestre. Madagascar a exporté nettement moins vers les États-Unis au début de 2026. Les 35 millions de dollars de janvier 2026 ont été particulièrement faibles comparés aux 73,3 millions de dollars de janvier 2025, soit une baisse de plus de 50 %.

    Une baisse drastique des importations de Madagascar en provenance des Etats-Unis est parallèlement rapportée. Les ventes de marchandises américaines vers la Grande île ont chuté, passant de 10 millions de dollars en janvier 2025 à seulement 2,5 millions de dollars en janvier 2026. En février, elles tombent à 1,9 million de dollars.

    Malgré la baisse des volumes des échanges, la balance commerciale reste largement en faveur de Madagascar. Le déficit pour les États-Unis s’est toutefois réduit, passant de -107,3 millions de dollars sur les deux premiers mois de 2025 à -73,6 millions de dollars en 2026.

  • CIRCULATION – “Tout le monde devra se conformer aux feux tricolores”, annonce le nouveau PDS d’Antananarivo

    CIRCULATION – “Tout le monde devra se conformer aux feux tricolores”, annonce le nouveau PDS d’Antananarivo

    Continuité. Feno Ralambomanana, président de la délégation spéciale (PDS) de la Commune Urbaine d’Antananarivo, entend poursuivre le programme de mise en place des feux de signalisation. Ceux-ci seront prochainement mis en service et s’imposeront autant aux automobilistes qu’aux piétons. Il ne donne cependant pas la date d’entrée en opération de ces dispositifs.

    “Tout le monde devra s’y conformer”, martèle le nouveau patron de l’Hôtel de Ville, en marge de la cérémonie de passation de pouvoir avec le maire par intérim, mardi à Analakely. Ces dispositifs de signalisation sont, pour la plupart, déjà installés dans plusieurs artères du centre-ville depuis quelques semaines. Il avait été annoncé quelques réajustements avant qu’ils ne soient fonctionnels.

    Pour l’ancien député du troisième arrondissement souligné “il est impératif de réorganiser la ville, car elle est actuellement plongée dans un véritable désordre”. Il pointe notamment du doigt l’anarchie des taxi-be et l’occupation des rues par les marchands ambulants. “Tout le monde sera soumis à cette réorganisation”, conclut-il, affirmant sa volonté de rendre à Antananarivo son statut de capitale digne de ce nom.

  • COMMERCE – Les acteurs économiques malgaches s’approprient les leviers de la Zlecaf pour percer le marché africain

    COMMERCE – Les acteurs économiques malgaches s’approprient les leviers de la Zlecaf pour percer le marché africain

    Maîtriser les instruments de la Zlecaf pour une intégration réussie. Le Gouvernement malgache, soutenu par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), a lancé ce lundi un atelier national ayant pour objectif de transformer la ratification de cet accord de Zone de libre-échange continentale africaines en opportunités économiques concrètes pour la Grande île. Cet objectif requiert une “appropriation effective de cet accord par les acteurs économiques du pays”, expose la Chargée d’affaires économiques auprès de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), Simone Assah Kuete.

     

    Cette responsable de la CEA soutient un impératif de compétence technique. Bien que Madagascar ait ratifié l’accord en 2024, l’appropriation des outils techniques reste un défi majeur, soulève-t-elle. L’atelier est alors dédié au renforcement des compétences du secteur privé ainsi que des membres du Comité national de mise en œuvre de la Zlecaf. Les travaux portent notamment sur la maîtrise des règles d’origine, le portail tarifaire en ligne et le Système panafricain de paiement (PAPSS). L’objectif central est l’appropriation technique des instruments opérationnels de l’Accord, condition sine qua non à son déploiement effectif, lance-t-elle.

     

    Pour le gouvernement, l’intégration à la Zlecaf doit marquer une rupture avec l’exportation de matières brutes. Haingotiana Michela Andriamadison, ministre du Commerce et de la consommation, insiste sur la nouvelle orientation stratégique du Gouvernement. “L’enjeu stratégique pour la Grande Île réside dans l’exportation de produits à forte valeur ajoutée vers ce marché, favorisant ainsi l’intégration commerciale régionale. Notre défi consiste désormais à privilégier l’exportation de produits transformés plutôt que de matières premières brutes, afin de maximiser la création de valeur au niveau national”, a-t-elle plaidé.

     

    Le secteur privé voit d’ailleurs dans la Zlecaf un potentiel de croissance à exploiter. Gil Razafintsalama, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA) rappelle l’immensité du marché et ses gains potentiels. “Il faut y aller et se structurer pour intégrer cette zone de libre-échange continental. C’est 1,3 milliards de consommateurs qui pourront atteindre 2,5 milliards en 2050. Un PIB estimé à 2500 milliards d’euros. Une libéralisation tarifaire qui pourrait engendrer plus de 17 milliards d’euros”, indique-t-il en soutenant que “si on applique correctement, si on débloque les variables tarifaires, on peut même arriver jusqu’à 19 milliards d’euros supplémentaires”.

     

    Durant les deux jours d’atelier, plusieurs sessions à thème portant sur les opportunités pour le secteur privé en l’occurrence sur le commerce des marchandises, le commerce des services seront programmées. L’évolution de la mise en œuvre de la Zlecaf à Madagascar sera passée en revue avec un état des lieux. Ils verront la participation d’une cinquantaine d’acteurs publics et privés.

  • SUSPICION DE TENTATIVE DE DÉSTABILISATION – Fanirisoa Ernaivo évoque des liens entre des manifestants de la “Gen Z” arrêtés et le Colonel Patrick Rakotomamonjy

    SUSPICION DE TENTATIVE DE DÉSTABILISATION – Fanirisoa Ernaivo évoque des liens entre des manifestants de la “Gen Z” arrêtés et le Colonel Patrick Rakotomamonjy

    Des précisions officielles sur la “garde à vue” des trois manifestants du mouvement GenZ. La ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, rapporte des suspicions de liens entre ces jeunes et le Colonel Patrick Rakotomamonjy, dans le cadre des enquêtes sur la tentative de coup d’Etat pour laquelle le nom de l’officier supérieur est poursuivi. Elle s’est exprimée sur le sujet, ce mardi, en marge de la séance d’adoption du projet de loi sur I’enregistrement des naissances à titre dérogatoire dans le cadre de l’enrôlement biométrique de masse.

    Selon la ministre, “les enquêtes ont permis d’établir des connexions entre ces jeunes, le Colonel Patrick [Rakotomamonjy] et certaines personnes déjà placées en détention dans le cadre de cette affaire”. Elle cite notamment le nom d’un ressortissant français. Elle précise que ces jeunes, se réclamant du mouvement “Gen Z”, sont maintenus en garde à vue pour les besoins de l’instruction.

    A l’entendre, les investigations ont permis de découvrir des conversations entre les suspects sur WhatsApp et Telegram. Ces échanges auraient “révélé la planification de manifestations et d’une tentative de coup d’État”, poursuit-elle. Fanirisoa Ernaivo souligne également l’existence de documents matériels “attestant qu’ils préparaient un renversement du pouvoir”. La ministre regrette que les manifestations ne soient pas liées à une “conviction idéologique” mais s’apparentent à ce qu’elle qualifie de “mercenariat”.

    Arrêté la semaine dernière, le Colonel Patrick Rakotomamonjy, objet d’un mandat d’arrêt, a immédiatement été placé en détention à la Maison de force de Tsiafahy. Il est actuellement interrogé en milieu carcéral, où il est détenu en raison du danger qu’il représente mais aussi l’importance des risques de fuite, selon la ministre. Une fois l’enquête préliminaire clôturée, il sera déféré puis présenté à un juge d’instruction, poursuit Fanirisoa Ernaivo.

  • ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Deux journées de découverte du CNTEMAD au Palais national de la culture et des sports

    ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – Deux journées de découverte du CNTEMAD au Palais national de la culture et des sports

    Une grande première. Le Palais national de la culture et des sports de Mahamasina accueillera, les 24 et 25 avril, les « CNTEMAD Discovery Days ». Cet événement vise à renforcer les liens entre étudiants, enseignants, entrepreneurs et partenaires, tout en mettant en lumière les atouts du télé-enseignement.

    Au-delà des rencontres, l’initiative ambitionne de promouvoir un modèle d’apprentissage flexible permettant à chacun de poursuivre ses études “à tout moment”, selon le directeur national du Centre national de télé-enseignement de Madagascar (CNTEMAD), le professeur Pierre Benjamin Rakotomahenina. Conférences thématiques, séances de réseautage et animations culturelles sont au programme de ces deux journées, qui devraient attirer plus de 10 000 visiteurs.

    Créé en 1992, le CNTEMAD est un pionnier de l’enseignement supérieur à distance dans le pays. Il s’agit de l’unique université proposant des formations en ligne sur l’ensemble du territoire, avec un réseau de 50 centres régionaux. Chaque année, environ 15 000 étudiants s’y inscrivent, dont de nombreux professionnels en activité. Depuis sa création, près de 200 000 diplômés ont été diplômés en licence et master, avec un millier de lauréats par an.

    Les filières couvrent plusieurs domaines tels que la gestion, le droit, la communication, l’informatique, le génie industriel, le commerce et les télécommunications. De nouvelles spécialités, notamment en environnement et en tourisme, sont également envisagées, ainsi que la mise en place d’une école doctorale.

    Le CNTEMAD entend par ailleurs accélérer sa transformation vers une université virtuelle publique, misant sur la digitalisation et les plateformes modernes, dans une dynamique d’innovation et de réduction progressive de l’usage du papier. L’objectif est de former des profils compétents, capables de répondre aux besoins du marché et de créer leurs propres opportunités.

  • ACCÈS À L’EAU – Le projet PAAEP engage de nouveaux échanges avec les habitants d’Ambohitrimanjaka

    ACCÈS À L’EAU – Le projet PAAEP engage de nouveaux échanges avec les habitants d’Ambohitrimanjaka

    Itaosy Ambohidrapeto assoiffé d’eau potable en attente de l’accord d’Ambohitrimanjaka. La mise en oeuvre du Projet d’amélioration de l’accès à l’eau potable dans les districts d’Ambohidratrimo et d’Atsimondrano continue de se heurter aux contestations de certains habitants de la commune rurale d’Ambohitrimanjaka. Le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène engage alors de nouveaux échanges avec les habitants de cette localité afin de lever les points de blocage qui ralentissent les travaux d’un chantier dont l’objectif est de desservir des communes en forte croissance démographique, telles qu’Itaosy et Ambohidrapeto.

    Le ministère rappelle que des consultations en amont ont déjà eu lieu. Il indique néanmoins que ce dialogue complémentaire est nécessaire “pour assurer une mise en œuvre du projet dans un climat apaisé, conciliant intérêt collectif et respect des droits individuels”. Il vise surtout à clarifier les modalités techniques du projet et à assurer une compréhension commune des procédures d’indemnisation et de gestion des plaintes. Selon le ministère, les interrogations et les préoccupations exprimées par une partie des riverains portent surtout sur “les modalités de mise en œuvre et les aspects liés aux droits fonciers”.

  • COMMERCE – La chute des cours mondiaux fragilise la filière cacao malgache

    COMMERCE – La chute des cours mondiaux fragilise la filière cacao malgache

    Le marché mondial du cacao traverse une phase de volatilité extrême, marquée par une correction brutale des prix après les records de début 2024. Selon les données de marché publié par l’Organisation internationale du cacao (ICCO), les cours ont enregistré un repli de 48,1 % sur l’ensemble de l’année 2025, suivi d’une baisse supplémentaire de 10,3 % en janvier 2026. Cette instabilité place les pays producteurs, dont Madagascar, devant un risque de précarisation des revenus ruraux. Pour la Grande Île, dont le cacao représente le 12ème produit d’exportation avec environ 87,6 millions USD générés en 2024, cette tendance baissière impacte directement la rentabilité des exploitations.

    Face à cette situation, l’organisation Rainforest Alliance alerte sur les conséquences de cette chute pour les petits planteurs. À Madagascar, où la filière fait vivre environ 33 000 familles, le marché libéralisé expose les producteurs à une baisse immédiate du prix “bord champ”. Contrairement aux pays voisins disposant de fonds de stabilisation, les collecteurs locaux ajustent leurs tarifs en fonction des fluctuations boursières de Londres et New York. Ce mécanisme fragilise la capacité des paysans à maintenir les investissements nécessaires pour les certifications environnementales, pourtant essentielles pour accéder aux marchés internationaux.

    Le positionnement stratégique de Madagascar, détenteur du label “100% Cacao Fin” de l’ICCO, est également mis à l’épreuve. Si cette distinction permet théoriquement d’obtenir des primes de qualité, l’effondrement des prix de base réduit les marges de manœuvre des exportateurs. Les projections économiques nationales anticipent déjà un recul des recettes d’exportation des matières premières de 12 % pour l’exercice 2025. Cette situation pourrait contraindre certains acteurs à privilégier le volume au détriment des processus de fermentation et de séchage, compromettant ainsi l’image de marque de l’origine Madagascar à long terme.

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  • MINES – Engagement commun de Madagascar et des États-Unis à promouvoir les opportunités autour du projet Vara Mada, d’après le département d’État américain

    MINES – Engagement commun de Madagascar et des États-Unis à promouvoir les opportunités autour du projet Vara Mada, d’après le département d’État américain

    Washington et Mahazoarivo s’accordent sur le projet de terres rares Vara Mada. C’est un des dossiers discutés entre le Secrétaire d’Etat américain adjoint, Christopher Landau, et le Premier ministre malgache Mamitiana Rajaonarison, lors d’un entretien lundi. Les deux parties avaient souligné leur engagement commun à promouvoir les opportunités de commerce et d’investissement concernant ce projet, rapporte le porte-parole adjoint principal du Département d’Etat américain, Tommy Pigott.

    Le Secrétaire d’État adjoint américain et le Chef du Gouvernement de la Refondation ont discuté des futures coopérations visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement stratégiques pour les États-Unis. Et ce, tout en générant des emplois, des recettes fiscales et des infrastructures structurantes pour Madagascar, poursuit Tommy Pigott. L’enjeu de cette coopération réside ainsi dans l’intégration de Madagascar aux chaînes de valeur mondiales de défense et de technologie.

    Le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, avait indiqué avoir déjà discuté de ce sujet avec la Chargée d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis à Madagascar au mois de mars de cette année. C’était lors d’une rencontre visant à discuter du renforcement et de l’élargissement de la coopération bilatérale entre les deux parties.

    Bien qu’il ait été souligné, à cette occasion, que ce partenariat s’est déjà diversifié et produit des résultats tangibles dans de nombreux secteurs, Siteny Randrianasoloniaiko avait rapporté avoir clairement indiqué que certains projets, dont Vara Mada, nécessitent encore un examen approfondi. “Nous marquons notre opposition à tout projet qui ne garantirait pas des bénéfices clairs, équitables et durables pour le peuple malgache. Notre principe est sans équivoque : aucun partenariat ne doit se faire au détriment des intérêts de la Nation”, avait-il insisté en ce temps-là.

    Dans son Sustainability Report 2025, publié en ce mois d’Avril, l’entreprise américaine Energy Fuels promotrice de Vara Mada annonce qu’elle continuera de donner la priorité au maintien de relations constructives avec ses gouvernements hôtes et les administrations publiques. À court terme, ses efforts resteront concentrés sur la collaboration avec les États, les agences gouvernementales et les autorités de régulation afin de faire progresser entre autres le développement de ses projets Bahia au Brésil et Vara Mada à Madagascar. Parallèlement, elle indique soutenir les initiatives des États-Unis, de l’Australie et des nations alliées en faveur des matériaux critiques.

    Par ailleurs, après avoir repris les échanges avec les parties prenantes du projet, Energy Fuels souligne qu’elle continue de faire évoluer et de perfectionner ses processus de concertation avec les communautés et les autres acteurs concernés. L’objectif étant de renforcer la confiance et la transparence, de répondre aux doléances et d’établir les accords nécessaires qui sont indispensables avant toute étape ultérieure de développement du projet Vara Mada, lance-t-elle.

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  • ÉNERGIE – L’approvisionnement en carburant reste critique dans le Nord, l’OMH annonce un ravitaillement dans la semaine

    ÉNERGIE – L’approvisionnement en carburant reste critique dans le Nord, l’OMH annonce un ravitaillement dans la semaine

    Malgré une relative stabilisation de l’approvisionnement en carburant dans la Capitale, les régions Nord du pays, notamment Nosy Be, font face à des restrictions persistantes. Sur le terrain, les stations-service imposent des quotas stricts, limitant les motos à 7 litres maximum et les bidons, destinés aux vedettes rapides, à 280 litres sous condition de preuves d’usage professionnel. Ce rationnement, couplé à une logistique défaillante, contraint les usagers à des attentes dépassant parfois sept heures, comme en témoignent plusieurs scooters ayant fait la queue de 10h à 17h pour se voir finalement opposer une rupture de stock.

    L’organisation actuelle de la distribution accentue la frustration des usagers. L’absence de segmentation par créneau horaire (triporteurs, deux-roues, véhicules légers) favorise le désordre et alimente un sentiment de psychose au sein de la population. Pour les acteurs locaux, l’enjeu ne réside pas uniquement dans la disponibilité physique du produit, mais dans la gestion technique du flux. Sans une planification rigoureuse des passages en station, même un stock conséquent ne suffirait pas à apaiser les tensions sociales générées par l’incertitude quotidienne.

    L’OMH déploie une solution maritime

    Face à cette situation, l’Office Malgache des Hydrocarbures (OMH) mise sur une solution maritime pour désamorcer la crise. Un navire transportant du supercarburant a accosté au port de Toamasina et le chargement d’un caboteur est actuellement en cours. Ce bâtiment doit desservir successivement les ports de Vohemar, d’Antsiranana, de Nosy Be et de Mahajanga. Selon les prévisions de la direction générale de l’OMH, un retour progressif à la normale est escompté d’ici à la fin de cette semaine pour ces zones côtières du nord du pays.

    Pour Mahajanga en particulier, l’OMH indique que plusieurs camions ont déjà aussi quitté Antananarivo pour appuyer le ravitaillement des stations-service de la Cité des Fleurs et des localités environnantes. “L’approvisionnement des stations se poursuivent dans les régions en attendant l’arrivée des caboteurs”, poursuit l’OMH, appelant les consommateurs “au calme” et les invitant à n’acheter que suivant leurs besoins habituels.

    Toutefois, l’efficacité de ce ravitaillement dépendra de la célérité de la chaîne logistique locale. Les usagers soulignent que la simple annonce de l’arrivée d’un caboteur ne suffit pas à stabiliser le marché. À Nosy Be, où l’économie dépend fortement de la mobilité maritime et touristique, le manque de visibilité sur les stocks réels continue de paralyser les activités économiques. La mise en place d’une organisation structurelle de la distribution reste le levier principal pour transformer ces annonces techniques en une accalmie réelle sur le terrain.

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