Catégorie : Actualité

  • CONSERVATION MARINE – Le corridor marin de Tandavandriva reconnu Zone clé pour la diversité et mise sous protection temporaire

    CONSERVATION MARINE – Le corridor marin de Tandavandriva reconnu Zone clé pour la diversité et mise sous protection temporaire

    La mise sous protection légale du corridor marin de Tandavandriva a été actée jeudi par les autorités préfectorales de Nosy-Be et d’Antsiranana. Cette décision officialise la création d’une aire marine protégée (AMP) sous statut temporaire sur une superficie de 329 700 hectares. Le site est également classé Zone clé pour la biodiversité (KBA), et bénéficie d’une reconnaissance scientifique internationale qui souligne l’importance de préserver ses écosystèmes.

     

    Le corridor marin est constitué à 43 % de récifs coralliens, habitats essentiels pour de nombreuses espèces marines. Parmi elles figurent le requin-baleine, la baleine à bosse, le dauphin à long bec, le requin bleu, ainsi que plusieurs espèces de tortues marines et de raies. Ces données scientifiques ont permis de justifier la mise sous protection immédiate de la zone.

     

    Cette nouvelle aire marine protégée vise à concilier la conservation de la biodiversité et les activités des communautés locales. Elle concerne 16 fokontany répartis dans six communes des districts de Nosy Be, Ambanja et Ambilobe. Le modèle repose sur une gestion concertée, incluant la mise en place de zones tampons pour favoriser la régénération des ressources.

     

    La décision de protection s’appuie sur un arrêté préfectoral, dans le cadre du processus de décentralisation. “Cette réforme de décentralisation est une avancée décisive. En habilitant le préfet à émettre des arrêtés de protection marine, nous rapprochons la décision des citoyens et renforçons la surveillance des côtes”, indique Jafimanjo, chef de région par intérim de Diana.

     

    Le statut temporaire ouvre la voie à la mise en place d’un comité de gestion et à l’élaboration de plans de gestion durable. Il permet également d’assurer la sécurisation de l’espace maritime, en attendant la demande de classement définitif auprès du Gouvernement.

     

    La création de cette AMP s’inscrit dans le cadre du projet Elargir et consolider le réseau des aires marines protégées de Madagascar” (GEF6-AMP). De la révision du Code des aires protégées à l’identification des zones KBA, jusqu’au financement, chaque étape a été structurée par ce programme. Sous la tutelle du ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD), ce projet vise à transformer les engagements internationaux de Madagascar en actions concrètes, à l’image des AMP de Sorkay Sainte-Marie, Atimo Vata’e et de la baie d’Antongil.

  • ENVIRONNEMENT – Le ministre Luck Aristide Andriatsihala appelle à l’apaisement au sein du ministère

    ENVIRONNEMENT – Le ministre Luck Aristide Andriatsihala appelle à l’apaisement au sein du ministère

    “Nos véritables ennemis ne sont pas nos collaborateurs au sein du ministère. Nos ennemis sont les trafiquants de tortues, les exploitants illégaux de bois de rose et tous ceux qui détruisent notre environnement”. Le nouveau ministre de l’Environnement et du développement durable (MEDD), Nolave Luck Aristide Andriatsihala, tient un discours d’apaisement devant ses collaborateurs lors de la passation de service avec le ministre sortant, Michaël Rafanomezantsoa Manesimana, jeudi.

     

    Dans son discours, celui qui avait été directeur d’appui à la promotion de l’économie verte et bleue puis secrétaire général du ministère exhorte ses collaborateurs à tourner la page des conflits internes. “Si nos dirigeants ont choisi de nommer une personne issue de ce ministère, c’est pour répondre à nos aspirations”, souligne-t-il.

     

    Pour la première fois en 66 ans, c’est un agent du ministère qui accède au poste de ministre, et Luck Aristide Andriatsihala ne manque pas de rappeler son ancienneté et son appartenance à la maison. “Je ne suis pas un nouveau venu. J’ai intégré le MEDD en 2010 et j’occupe aujourd’hui mon huitième poste”, lance-t-il, soulevant qu’il a “gravi tous les échelons, du “sac au dos” à celui de ministre”.

     

    Il présente alors cette promotion interne présentée comme un signe de reconnaissance du travail des agents et un facteur de cohésion. “Mettons-nous au travail. Cessons les querelles de « coqs » et adoptons la force des « taureaux » pour restaurer notre environnement”, enjoint-il. Face à l’urgence environnementale, notamment la baisse de la couverture forestière, il appelle à une mobilisation collective. Il se dit également

     

    Le ministre se dit également ouvert aux changements. “Nous allons renouveler ce département. Nous corrigerons ce qui ne va pas, ce qui suscite des plaintes et des polémiques sur Facebook”, affirme-t-il, annonçant une table ronde dès la semaine prochaine. “Je visiterai chaque service pour mieux nous organiser. Si l’organigramme doit être modifié, nous le ferons. Nous pourrons même créer une direction du contrôle forestier si nécessaire. Mais commençons par dialoguer pour atteindre notre objectif : un environnement favorable à la population malgache”, conclut-il.

  • ÉNERGIE – 15 % de l’électricité de la ville de Tolagnaro fournie par le solaire et l’éolien

    ÉNERGIE – 15 % de l’électricité de la ville de Tolagnaro fournie par le solaire et l’éolien

    La transition énergétique en marche dans le Sud. A Tolagnaro, 15% de l’énergie produite actuellement provient de sources renouvelables, principalement le solaire et l’éolien. Ce niveau est appelé à progresser et l’objectif est de porter progressivement la part des énergies renouvelables à 50 % de la production totale.

     

    Le dispositif énergétique repose sur un mix combinant une centrale solaire composée avec une capacité de 14 MWc et un parc éolien de 16 MWc. Au total, ce sont près de 30 MW d’énergie renouvelable qui sont mobilisables pour alimenter à la fois les activités de la compagnie minière Rio Tinto QMM qui en assure la production, et la consommation quotidienne de la ville.

     

    Mais si l’énergie solaire, produite par les 25 000 panneaux solaires, fonctionne déjà à 100%, l’éolien, supporté par 19 mâts encore en cours de déploiement, fonctionne de façon partielle. Les premières installations de l’éolien ont déjà injecté leur production sur le réseau depuis fin 2025, tandis que d’autres sont encore en cours de maintenance.

     

    Par ailleurs, les deux sources ne fonctionnent pas systématiquement en parallèle. Dans la pratique, l’énergie solaire est priorisée en journée, lorsque l’ensoleillement est suffisant. L’éolien prend davantage le relais en fin de journée et durant la nuit, permettant d’assurer une certaine continuité dans l’approvisionnement.

     

    L’électricité produite est directement injectée dans un réseau commun, partagé entre la mine et la ville de Tolagnaro. Pour l’instant, le système ne dispose pas de capacités de stockage à grande échelle. Les batteries existantes servent essentiellement à stabiliser le réseau, notamment lors de variations brusques de la demande. Mais la compagnie n’exclut pas une extension des capacités de stockage dans une phase ultérieure afin d’optimiser davantage l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau.

  • FOOTBALL – Les Barea de Madagascar défient les Faucons blancs du Kirghizistan ce samedi en Turquie

    FOOTBALL – Les Barea de Madagascar défient les Faucons blancs du Kirghizistan ce samedi en Turquie

    Jour J pour la sélection malgache. Après leur dernière sortie en novembre, les Barea retrouvent la pelouse ce samedi pour un duel amical face aux Faucons blancs du Kirghizistan. La rencontre se tiendra au Calista Sports Center d’Antalya, en Turquie, à 17 h, heure de Madagascar.

     

    Dans une interview accordée à la Fédération malgache de football (FMF) à la veille de cette rencontre, le sélectionneur Corentin Martins tempère les attentes en précisant que “ce n’est pas un match très particulier”. Selon le technicien français, l’objectif principal de ce regroupement reste la préparation des prochaines échéances officielles, notamment les qualifications pour la Coupe d’Afrique des nations. Outre l’enjeu du classement Fifa, cette confrontation doit permettre à la sélection malgache de monter en puissance et de consolider ses acquis.

     

    Pour cette première confrontation historique entre Madagascar et le Kirghizistan, le sélectionneur entend composer son équipe en tenant compte des conditions physiques des joueurs sur place. Il a notamment souligné que certains éléments, arrivés tardivement, disposent de moins de séances d’entraînement que le reste du groupe.

     

    Toutefois, Corentin Martins ne compte pas bouleverser ses principes de jeu. Il souhaite s’appuyer sur les forces de son effectif. “L’idée est de s’appliquer sur ce que la sélection sait faire, tant au niveau de notre comportement que de notre système de jeu”, précise-t-il.

     

    Concernant l’adversaire, le staff malgache a pu observer les récentes performances des Faucons blancs. “C’est une équipe que j’ai pu observer sur leurs trois derniers matchs. Ils ont changé de coach, comme nous avons pu le voir lors de leur rencontre face à la Guinée Équatoriale il y a deux jours”, explique Corentin Martins.

     

    Photo : FMF

  • LANGUE ET LETTRES MALGACHES – Les multiples facettes de l’héritage de Siméon Rajaona explorées durant deux jours de colloque à l’Université d’Antananarivo

    LANGUE ET LETTRES MALGACHES – Les multiples facettes de l’héritage de Siméon Rajaona explorées durant deux jours de colloque à l’Université d’Antananarivo

    “Ny hary navelan’ny Profesora Rajaona Siméon Régis”. C’était sous ce thème évocateur qu’une conférence s’est tenue à l’Université d’Ankatso, jeudi. L’événement, organisé dans le cadre de la célébration du centenaire du “Professeur”, met en lumière l’immensité des travaux ainsi que la profondeur de la pensée de celui qui a façonné la linguistique malgache moderne.

    L’héritage de Siméon Rajaona a alors été abordé comme une œuvre totale par une pléiade d’experts. Il touche d’abord aux fondements de la nation à travers l’éducation, thématique portée par son fils Thierry Rajaona, et la recherche scientifique sur la langue et la littérature, thématique sur laquelle la Pr Baholisoa Simone Ralalaoherivony avait apporté son analyse. Les deux communications ont soutenu que la structuration de la linguistique malgache a transformé l’étude de la langue en une discipline académique de haut niveau.

    Ce travail s’est d’ailleurs concrétisé par un engagement majeur dans le monde du livre, comme en témoigne Révérend Père Guillame de Saint Pierre Rakotonandratoniarivo de l’Edition Ambozontany. Celui-ci parle notamment des ouvrages de référence, comme “Takelaka notsongaina”, qui ont éduqué des générations et promu la lecture à grande échelle.

    Sur le plan institutionnel, le Pr Alisaona Raharinarivonirina rappelle l’influence de Siméon Rajaona sur l’Université de Madagascar de l’époque, en tant que premier Doyen mais également en tant que fondateur de la filière malgache. Le Pr Raymond Ranjeva expose, pour sa part, la dimension de penseur engagé dans les affaires nationales et de la vie de la cité de Siméon Rajaona. Il insiste particulièrement sur le fait que la maîtrise de la langue n’est pas un simple exercice de grammaire, mais un outil de liberté et de souveraineté.

    La célébration du centenaire de Siméon Rajaon s’étale jusqu’en février 2027 et prévoit encore plusieurs manifestations culturelles et scientifiques. L’objectif est de valoriser la langue et la littérature malgaches et de lui redonner sa place légitime dans l’espace public et éducatif, selon le responsable du « Zanatsehatra Malagasy », le Dr Daniel Rajoelison.

  • GOUVERNANCE – Le Royaume-Uni met en garde contre les réseaux d’influence nationaux et étrangers qui s’opposent à la démocratie

    GOUVERNANCE – Le Royaume-Uni met en garde contre les réseaux d’influence nationaux et étrangers qui s’opposent à la démocratie

    Un ton qui mêle soutien institutionnel et mise en garde stratégique. L’ambassadeur du Royaume-Uni Patrick Lynch s’inquiète de l’existence de certaines voix qui pousseraient Madagascar sur une voie contraire à la démocratie. “Cette voie, soutenue par certains opposants à la démocratie tant à l’échelle internationale que nationale, s’oppose aux élections libres et transparentes, à la liberté d’expression et à la lutte contre la corruption”, alerte-t-il lors de sa rencontre avec le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, au Palais de Mahazoarivo, ce vendredi. “Partout dans le monde, nous constatons les souffrances persistantes engendrées par ce choix”, prévient-il alors.

    A en croire l’ambassade du Royaume, les échanges entre le Premier ministre et le diplomate britannique “ont principalement porté sur l’importance de la démocratie et des relations internationales”. Patrick Lynch évoque particulièrement “l’opportunité majeure dont dispose le gouvernement de la Refondation pour transformer les conditions de vie de la population malgache à travers la lutte contre la corruption et la capture d’Etat”.

    Il insiste sur les avantages de la voie de la démocratie qui est “fondée sur les trois principes essentiels du nouveau gouvernement et sur les revendications claires de la population malgache” que sont “les élections libres et transparentes, la liberté d’expression et la lutte contre la corruption”. Il parle notamment de “croissance économique et de nouvelles opportunités permettant à des millions de personnes de sortir de la pauvreté”.

    Le Royaume-Uni réaffirme en tout cas son soutien à la vision du chef de l’Etat et de son gouvernement. Son ambassadeur exprime notamment sa satisfaction quant à la mise en place d’une collaboration entre le nouveau gouvernement et une équipe internationale d’experts spécialisés dans la lutte contre la corruption. A l’entendre, ceux-ci interviendront dans l’identification, la saisie et la restitution des avoirs illicites au profit des populations spoliées.

  • FOOTBALL – Corentin Martins évoque une rupture avec Sonny Laiton après un refus de sélection

    FOOTBALL – Corentin Martins évoque une rupture avec Sonny Laiton après un refus de sélection

    Corentin Martins brise le silence sur son choix d’écarter Sonny Laiton des Barea. Le sélectionneur de l’équipe nationale malgache fait le point sur l’absence du gardien de but dans le groupe malgache depuis un certain temps et évoque aussi bien un refus de sélection suivi de tensions sur les réseaux sociaux.

    Selon le technicien français, la rupture a d’abord été sportive avant de devenir personnelle. “Je l’ai eu au téléphone. À un moment donné, Sonny a préféré jouer pour son club plutôt que de venir en sélection”, explique Corentin Martins à la veille du match amical contre le Kirghizistan. Il souligne que ce choix initial du joueur l’a poussé à accorder sa confiance à d’autres profils à ce poste. Comme gardien numéro un, il a choisi Geordan Dupire, soutenu par Zakanirina Rakotoasimbola et Michel “Toldo” Ramandimbisoa.

    La situation s’est aggravée après des publications de Laiton sur Facebook, perçues comme un affront par le staff technique. “Pour être honnête, ce que j’ai dit à Sonny, c’est qu’il a employé des termes sur ses réseaux sociaux qui ne m’ont pas plu” a, révèle le sélectionneur. Il fait notamment référence à un message explicite. “Quand on écrit, ‘ils nous ont oubliés mais ils s’en souviendront’, cela signifie qu’on s’attaque à moi et à mes choix, et ça ne peut pas fonctionner après », poursuit-il avec fermeté.

    Satisfait des trois gardiens actuellement appelés, le sélectionneur ne voit aucune raison de modifier sa hiérarchie. “Ils sont présents, cela se passe bien. Je n’ai donc aucun intérêt particulier à changer quoi que ce soit”, conclut-il.

  • DIPLOMATIE – Michaël Randrianirina veut sceller une amitié durable entre Madagascar et la Guinée équatoriale

    DIPLOMATIE – Michaël Randrianirina veut sceller une amitié durable entre Madagascar et la Guinée équatoriale

    Le Colonel Michaël Randrianirina souhaite tisser des liens d’amitié durable et structurée entre Madagascar et la Guinée équatoriale. En déplacement à Malabo, jeudi, le président de la Refondation a rencontré son homologue équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, avec la volonté de poser les bases d’une relation appelée à s’inscrire dans le temps.

    “Je suis venu ici pour poser les fondations d’une amitié inébranlable, d’une coopération dynamique et d’une relation résolument tournée vers l’avenir”, déclare le Colonel Michaël Randrianirina à l’issue de la rencontre. Le chef de l’État se dit convaincu que cette démarche débouchera sur des résultats concrets et durables.

    Dans cette perspective, la coopération envisagée s’appuie en priorité sur les échanges économiques. Le Colonel Michaël Randrianirina met en avant des secteurs stratégiques comme la pêche et le tourisme, où les deux pays partagent des atouts similaires, notamment des zones maritimes riches. L’objectif est de mutualiser les expertises et d’harmoniser les pratiques au bénéfice des populations.

    Le tourisme constitue également un levier clé de ce rapprochement. Les deux États entendent capitaliser sur leurs expériences respectives pour renforcer leur attractivité. “Nous espérons positionner nos deux nations, et l’Afrique tout entière, au premier rang de l’attractivité touristique”, insiste le président de la Refondation.

    Au-delà des enjeux sectoriels, Michaël Randrianirina défend une vision plus large: faire de cette coopération un symbole de solidarité africaine. Malgré l’éloignement géographique entre l’océan Indien et l’Atlantique, il estime que ce partenariat peut servir de modèle pour renforcer les liens entre pays du continent.

    Ce déplacement s’inscrit enfin dans une démarche diplomatique plus globale. Avant son départ d’Ivato, le président de la Refondation avait indiqué vouloir porter auprès de l’Union africaine un plaidoyer en faveur de la levée des sanctions qui pèsent actuellement sur Madagascar.

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison cible l’argent illicite issu de la corruption pour briser l’impunité

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison cible l’argent illicite issu de la corruption pour briser l’impunité

    La traque de l’argent issu du crime à placer au cœur de la stratégie anticorruption. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison mise sur la lutte contre l’enrichissement illicite, et la saisie des avoirs obtenus de façon illicite pour lutter contre la corruption. En s’attaquant au portefeuille des corrupteurs, celui qui avait été pendant plus de cinq ans directeur du Service des renseignements financiers (Samifin), entend “rendre la corruption non rentable”.

    “Jusqu’à présent, nous cherchions l’auteur du crime”, rappelle le Premier ministre lors de la présentation du rapport annuel du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, jeudi. Désormais, le système anti-corruption est invité à “priver les réseaux de leurs ressources pour étouffer toute tentative de corruption future”. “Sans argent, le corrupteur ne peut plus corrompre”, insiste le chef du gouvernement.

    En plus de rendre la corruption non rentable, Mamitiana Rajaonarison entend la “rendre risquée, avec un impact sur la descendance du coupable”, celle-ci ne pouvant pas en hériter. “Celui qui s’est enrichi illicitement ne doit plus pouvoir jouir de ses biens”, ajoute-t-il, espérant aussi “rendre la corruption détestée”.

    Le Premier ministre élargit également la cible de la lutte. Au-delà de la “petite corruption”, il appelle à s’attaquer aux circuits de grande corruption et aux détournements massifs, notamment dans les marchés publics. L’enjeu est de neutraliser les mécanismes financiers qui alimentent ces pratiques et de dissuader les hauts responsables qui pourraient y être impliqués.

  • TRAVAIL – L’application du salaire minimum d’embauche de 300 000 ariary en attente du décret d’application

    TRAVAIL – L’application du salaire minimum d’embauche de 300 000 ariary en attente du décret d’application

    Ce sera l’une des tâches prioritaires qui attendent le nouveau ministre du Travail, de l’emploi et de la fonction publique, Mac Denis Franconio. L’application de la hausse du salaire minimum d’embauche (SME) à 300 000 ariary dans le secteur privé reste en attente de son décret d’application. Celui-ci devrait être adopté par le Conseil de gouvernement avant de pouvoir entrer formellement en vigueur. “Le salaire révisé n’a pas pu être appliqué depuis le 1er mars, comme annoncé, en raison d’une période transitoire de quelques jours liée au changement de gouvernement. Le nouveau ministre nommé devrait relancer le dossier”, confie un responsable au sein du ministère de tutelle.

    Les partenaires sociaux, représentés par le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), le Groupement patronal malgache (Fivmpama) et la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM), se sont convenus de cette hausse de plus de 14 % du SME lors de leur réunion du 3 février, après deux négociations. Selon le communiqué conjoint du 10 février, l’aval du Conseil national du travail et de l’emploi ainsi que le décret d’application étaient encore attendus.

    La hausse du salaire devrait s’appliquer à la catégorie M1 ainsi qu’aux autres catégories, conformément à l’accord. “Lorsque les catégories inférieures évoluent, cela devrait également s’appliquer aux autres catégories. Il existe un tableau correspondant à cet effet”, précise notre source au sein du ministère de tutelle.