Catégorie : Actualité

  • NICOLE RAMALALANIRINA : “Il n’y a pas de hasard dans le sport de haut niveau”

    NICOLE RAMALALANIRINA : “Il n’y a pas de hasard dans le sport de haut niveau”

    Dans notre série sur les légendes malgaches des Jeux Olympiques, nous avons rencontré Nicole Ramalalanirina, spécialiste du 100m haies et finaliste aux Jeux Olympiques de Sydney en 2000. Cette performance, elle l’a pourtant obtenue sous les couleurs de la France dont elle a acquis la nationalité en 1998, après avoir obtenu, avec l’équipe nationale malgache, de nombreux titres et participé aux Jeux Olympiques de Barcelone en 1992 et d’Atlanta en 1996. Au pied du stade de France où elle vient d’assister à la course du sprinter Rija Vatomanga Gardiner au 100m, elle a rencontré l’équipe de www.2424.mg. Elle se confie sur son parcours olympique, mais aussi sur les raisons qui l’ont amenée à choisir le pavillon français. Interview sans filtre.

    Nicole Ramalalanirina est spécialiste du 100m haies. Elle est sans doute l’une des plus grands athlètes malgaches de tous les temps.
    Son palmarès est impressionnant : elle est championne d’Afrique en 1993. Elle remporte la médaille d’or aux Jeux de la Francophonie de 1994 et de 1997.
    En 1995, elle remporte le titre de Championne du Monde Universitaire aux Universiades de Fukuoka, Japon. Elle a participé à quatre Jeux Olympiques : Barcelone 1992, Atlanta 1996, Sydney 2000 et Athènes 2004. A Atlanta, elle atteint les demi-finales. Mais pour aller encore plus loin que les demi-finales, elle change de pays en 1998. C’est sous les couleurs de la France qu’elle court la finale de sa spécialité à Sydney 2000.

    “Personnellement, j’ai participé à quatre Jeux Olympiques. En 1992, j’étais à Barcelone avec [la délégation de] Madagascar. En 1996 à Atlanta, j’étais demi-finaliste sous les couleurs malgaches. Ensuite, en 2000, à Sydney et à Athènes [en 2004] j’ai couru pour la France. Ma meilleure place à Sydney, c’était celle de finaliste. Mon objectif, à l’époque, c’était la médaille, vu que j’avais gagné ma demi-finale mon ambition était donc élevée.

    Pourquoi avez-vous demandé à être naturalisée française?

    *Le choix était simple : sans détours, je dis que si j’ai quitté Madagascar c’est parce que je me suis rendue compte que c’était le maximum que je pouvais faire, parce que les aides faisaient défaut, je ne pouvais pas aller plus loin. C’était le maximum, car on a tous vu ce que l’on a vécu à Atlanta, à Barcelone. En matière d’ambition sportive c’était le maximum, alors il fallait changer.

    Quelles étaient vos ambitions en quittant l’équipe nationale malgache?

    *Lorsque j’avais pris la décision de ne plus faire partie de l’équipe nationale malgache, mon objectif était d’aller plus loin. Comme j’étais demi-finaliste à Atlanta, mon objectif était d’être finaliste voire médaillée. Je savais que cela était possible car mon entraîneur avait affirmé à l’époque que j’avais les capacités de faire un bon chrono pour aller en finale. Quand j’avais gagné ma demi-finale à Sydney, ma confiance était très élevée car mes adversaires étaient toutes très fortes. Nous étions 16 athlètes demi-finalistes, très compétitrices et de niveaux similaires. Je me suis dit que si j’étais sortie vainqueur d’une telle demi-finale c’est que tout était alors possible en finale.

    Vous n’avez pourtant pas gagné la médaille après laquelle vous couriez…

    *A 20 mètres de l’arrivée, une athlète jamaïcaine a commis une faute. Elle m’a frôlé et ce choc a ralenti ma course. Or, mon entraîneur m’a toujours dit que la médaille se joue dans les 15 derniers mètres. C’est-à-dire que j’étais sur le point d’accélérer [pour le sprint final] mais je ne pouvais pas car j’ai été déséquilibrée. Mais cela ne comptait pas, mon objectif était d’aller en finale au minimum. Je suis effectivement arrivée en finale, et j’étais contente. Quoi qu’il en soit, le sang malgache coule dans mes veines. J’ai gardé ma nationalité malgache. On peut donc toujours dire que j’étais la première Malgache à participer à une finale olympique. Et cela est très important.

    Qu’est-ce qui différencie les deux équipes, malgache et française?

    *Mentalement, je n’avais aucune inquiétude. La raison en était simple. Je suis bien placée pour comparer la préparation malgache et la préparation française. Là où je veux en venir, c’est que la préparation pour une grande compétition n’est pas seulement le fruit du hasard ni du bricolage. C’est quelque chose d’énorme. Cela passe par les infrastructures. Il faut aider les athlètes, financièrement et matériellement. Il en est de même des cadres, dirigeants et entraîneurs. Ils doivent tous être compétents. Il y a bien de choses qu’on peut critiquer chez les Français mais en tout cas les bases sont installées. Ce qui est important, c’est une préparation de très haut niveau. Dès lors que votre préparation se déroule normalement, viser une finale olympique ne constitue plus un problème. Je voudrais attirer l’attention des Malgaches sur l’aspect suivant. Quand vous parlez de haut niveau, vous devez savoir que vous êtes capable d’affronter des athlètes de valeur mondiale. Qu’est-ce que cela signifie ? Au minimum vous devez aller en demi-finale. Et c’est le critère chez les Français : ils ne sélectionnent pas des athlètes incapables d’atteindre la demi-finale au minimum. Arrivé en demi-finale, vous décidez de la suite. Mais là où je veux en venir, c’est notre préparation à nous Malgaches. Elle n’existe même pas parfois, on concourt de manière archaïque. Le hasard n’existe pas dans le sport de haut niveau, il faut une préparation sérieuse. Et même si vous vous êtes bien préparé, quelquefois vous ne vous en sortez pas, alors avec une préparation primaire … Il n’y a pas de place pour une préparation hasardeuse dans le haut niveau.

     

    Comment avez-vous vécu votre vie d’athlète française?

    C’est simple. Une fois que vous êtes inscrit dans la liste des athlètes français de haut niveau au niveau du ministère, vous recevez des aides financières et en termes d’infrastructures. C’est-à-dire vous pouvez profiter des biens que détient la Fédération, car ce ne sont pas tous les athlètes qui bénéficient des infrastructures et du matériel. De même il y a les sponsors. En tant que citoyen français, la ville et la région sont derrière vous et vous aident. Des équipementiers vous soutiennent également car ils savent que vous avez le niveau. Tout cela considéré dans son ensemble vous permet d’acquérir de la tranquillité d’esprit pour préparer les Jeux olympiques. Côté finance, vous n’avez plus à vous soucier de votre nourriture de demain, ni comment vous allez payer votre loyer. Je n’avais pas de tels soucis quand j’étais en équipe de France. Tout était réglé d’avance, et j’étais donc concentrée sur mon entraînement. Puis, c’est une personne compétente qui m’a prise en charge à l’entraînement. Elle connaissait déjà mes performances et savait jusqu’à quel niveau je pouvais arriver. L’entraineur avait confiance en moi, et vous avez vu les résultats. Aux Jeux Olympiques vous devez participer à quatre courses avant d’atteindre la finale. Et ces quatre courses, ce sont toutes des sortes de finale : le premier tour c’est déjà une finale, au deuxième tour vous courez une finale, en demi-finale c’est comme courir une finale, et la finale c’est vraiment une finale. Et ce que les gens ne savent pas au sujet des coulisses du haut niveau, c’est que plus vous passez du premier tour au deuxième tour, plus l’intensité de la course devient plus vive. Autrement dit, un athlète sans préparation n’a aucune chance d’aller loin.

     Comment trouvez-vous l’évolution de la situation des athlètes malgaches aujourd’hui?

    Je vais être sévère à l’encontre des dirigeants, car ce que j’avais vécu, les athlètes actuels l’endurent encore. Je l’ai vécu il y a déjà 32 ans. J’ai commencé l’athlétisme à Madagascar. J’ai été championne d’Afrique, j’ai gagné aux Jeux de la Francophonie, et le titre de championne du monde aux Universiades. C’est tout cela ce que je valais quand j’étais à Madagascar, et j’avoue que je n’avais obtenu aucune aide. Et c’est une des raisons qui m’avait amené à prendre la décision de me tirer de la situation : elle ne peut pas continuer si je voulais poursuivre dans le haut niveau. Cette décision m’a beaucoup aidé et je l’assume. Et vous les avez constatés sur mes résultats. J’ai vraiment joui de tous ces avantages: quand j’entrais dans la chambre d’appel, j’étais gonflée à bloc, je savais que je pouvais aller loin, à l’inverse de nou s Malgaches : vous êtes complexé car vous connaissez ce que vous aviez fait avec un entraînement qui n’est pas aux normes, et vous n’avez obtenu que très peu d’aides. Je voudrais dire tellement de choses. De nombreux athlètes malgaches possèdent des qualités mais il manque le soutien, la vision des dirigeants, l’ambition sportive chez les dirigeants … Quelle est donc l’ambition sportive, quel est notre objectif dans ces Jeux olympiques ? Contentons-nous d’être présents à titre représentatif ? Ou bien allons-nous faire comme la Jamaïque ? La Jamaïque est un pays pauvre, mais dès que ses athlètes foulent la piste, l’objectif c’est une médaille c’est-à-dire un objectif élevé.

     Mais les athlètes eux-mêmes ne semblent pas avoir cette ambition d’aller loin, de viser haut…

    *Personnellement, je préfère prendre la défense de l’athlète, car j’ai déjà vécu ce qu’il endure. Il m’est difficile de critiquer l’athlète, car il subit la situation. Si l’athlète arrive à ce stade, c’est à cause de responsables du sport. Il faut quatre ans au minimum pour préparer les Jeux olympiques. Quid de la préparation des Malgaches ? Je n’en ai pas entendu parler. Si une telle préparation n’a pas eu lieu, cela revient à ce que nous avons dit plus tôt, cela ne se fait pas de façon bâclée. Il faut de la volonté politique, pas des paroles en l’air. Il faut de l’action. Le côté positif pour certains athlètes, le fait de participer [aux Jeux olympiques] est déjà de l’expérience gagnée. Ce n’est pas mentalement facile de participer aux Jeux olympiques. Car dès que vous entrez dans le stade, ou alors ça dépend de la discipline, dès que vous foulez le tatami ou le terrain, il faut avoir une force mentale prodigieuse car c’est 50% mental et 50% physique. Même si votre entraînement a été très dur mais mentalement vous n’êtes pas préparé, votre préparation sera vaine. Il est donc bon que l’athlète découvre l’expérience des Jeux olympiques. Toutefois ce n’est pas suffisant. Je suis moi-même une athlète. On me connaissait comme étant “la petite Malgache”. Quand je suis sur la piste, les gens me craignaient car les gens savent l’entraînement que j’ai fait et le temps ainsi que le résultat que j’ai réalisés. J’ai gagné une médaille au championnat du monde, j’ai participé à de nombreuses finales de championnats du monde. Je sais que si j’avais atteint ces résultats c’est que je m’étais bien préparée aux entraînements, ce n’était pas négligé. Donc ce n’est pas la faute des athlètes malgaches. Il faut plutôt tirer des leçons. Nous sommes présents aux Jeux olympiques. Pour les grands pays, la course aux médailles est âpre. J’observe que même les Français rencontrent des difficultés bien qu’ils aient mis beaucoup de choses en place, mais il existe encore des aspects susceptibles d’être améliorés. Nous Malgaches, nous devons chercher les bonnes leçons à prendre. Il faut de l’investissement, les athlètes ont besoin d’aides financières et du matériel. C’est la base sinon il vaut mieux abandonner. Autrement vous n’obtiendrez rien.

    Que diriez-vous aux jeunes athlètes qui sont aujourd’hui aux Jeux Olympiques ?

    *Ce qui est essentiel, je vous encourage, vous les athlètes, tant que vous le restez, l’espoir existe toujours. Si vous travaillez dur, si les dirigeants vous appuient, si tout est bien en place, il y a encore de l’espoir. Vous réussirez. Les gens comme moi en sont des exemples concrets et vivants, je le dis en toute humilité. Je ne peux pas taire le fait que je suis finaliste olympique. Dans mon parcours, je suis finaliste olympique parce que derrière il y a eu un entraînement très dur, beaucoup de soutiens et d’aides. De tout cela, je suis reconnaissante envers la Fédération française [d’athlétisme] et le ministère [français]. Car tout avait été mis en place….

  • CHOCS CLIMATIQUES – Madagascar parmi les pays appuyés par le nouveau programme Repair de la Banque mondiale

    CHOCS CLIMATIQUES – Madagascar parmi les pays appuyés par le nouveau programme Repair de la Banque mondiale

    Antananarivo, 5 Août, 21h15 – Comores, Mozambique et Madagascar. Ce sont les bénéficiaires du nouveau programme régional de la Banque mondiale pour la préparation aux situations d’urgence et un relèvement inclusif (Repair), approuvé à la fin du mois de juillet. 6,2 millions de personnes vulnérables issues de ces pays sont prévus en bénéficier, durant notamment la première phase de ce programme, d’après ce qu’avait communiqué cette institution de Bretton Woods.

    La Banque mondiale prévoit de mobiliser 205 millions de dollars de capitaux privés pour soutenir ce programme au cours de cette première phase. Il s’agit de financement en amont mis à disposition des gouvernements pour se préparer aux prochaines catastrophes, avance Boutheina Guermazi, directrice de l’intégration régionale pour l’Afrique et le Moyen-Orient à la Banque mondiale.

    Ce responsable de la Banque mondiale explique que “la rapidité de la réponse est en effet cruciale pour sauver des vies, protéger les moyens de subsistance et permettre une reprise sans exclus”. Or elle explique “qu’il peut être difficile de collecter des fonds immédiatement après une catastrophe”. Le programme Repair s’efforce alors de pallier cette lacune, en apportant rapidité, flexibilité et durabilité pour aider les pays bénéficiaires à améliorer leur adaptation aux effets du changement climatique.

    Madagascar, tout comme les Comores ou le Mozambique, bénéficiera ainsi d’outils financiers personnalisés. Le programme mettra en place un fonds régional pour les risques climatiques qui est doté d’instruments financiers préétablis pour répondre à des chocs de fréquence et de gravité diverses, avance la Banque Mondiale. Et ce, en s’assurant de mettre à disposition du pays des financements dans les sept jours suivant une catastrophe climatique. “Le programme Repair leur permettra de réagir avec rapidité et souplesse aux incidents mineurs comme aux crises majeures”, soutient Idah Z. Pswarayi-Riddihough, directrice des opérations de la Banque mondiale pour ces trois pays.

    Le service du Fonds monétaire international (FMI) a exposé les effets macroéconomiques du changement climatique à Madagascar dans son rapport sur le programme sur la Facilité sur la résilience et la durabilité (FRD). Selon cette institution financière, les catastrophes naturelles ont d’importantes répercussions à court terme sur la balance des paiements et le déficit budgétaire, et des effets à long terme sur la dette.

    D’après le FMI, les catastrophes naturelles endommagent le capital physique et entraînent une baisse de la productivité dans les secteurs des biens échangeables et non échangeables. Les conséquences sont alors une perte calibrée de 6% du PIB réel au cours de l’année de survenue du choc. Et en raison du coût de reconstruction du capital physique détruit et de la baisse du PIB réel, le ratio déficit budgétaire/PIB devrait augmenter de 2,5% un an plus tard, expose ce partenaire de la Grande île.

  • GOUVERNEMENT – Andry Rajoelina en plein processus d’évaluation des ministrables, selon Lova Ranoromaro, porte-parole du président

    GOUVERNEMENT – Andry Rajoelina en plein processus d’évaluation des ministrables, selon Lova Ranoromaro, porte-parole du président

    Antananarivo, 05 Août, 20h15 – La formation du nouveau gouvernement ne devrait plus attendre. De retour de sa tournée africaine vendredi dernier, le Président Andry Rajoelina va se pencher sur l’évaluation des différentes personnalités ministrables à partir de cette semaine selon les informations glanées auprès de la présidence de la République malgache. “Le Président se concentre sur cela actuellement, même lors de ces récents déplacements, il n’a pas cessé de s’y pencher”, explique Lova Ranoromaro, porte-parole du président et directrice des affaires internationales auprès de la Présidence, jointe au téléphone.

    Il n’y aura pas d’appel à candidature cette fois-ci à en croire la porte-parole. Le Président et le Premier ministre vont cependant consulter la base de données liée aux précédents appels à candidature pour les hautes fonctions de l’Etat lancés précédemment par la Présidence. “Il y aura ensuite des entretiens, des entretiens pour les nouveaux et des entretiens d’évaluation pour ceux qui étaient déjà en poste”, explique-t-elle. La porte-parole indique qu’entre-temps des personnes ont également déposé leur dossier auprès de la présidence.

    Selon Lova Ranoromaro, l’attente de la formation du nouveau gouvernement ne bloque en rien les affaires de l’Etat. “Il n’y a aucun blocage car les affaires courantes se poursuivent, il en est de même pour le Conseil des ministres” , explique-t-elle. “Les ministres intérimaires assurent pleinement leur fonctions” , ajoute-t-elle.

    Cela fait un peu plus de trois semaines que Christian Ntsay a été reconduit dans ses fonctions de Premier ministre après avoir démissionné de son poste le 10 juillet dernier. Lors de sa nomination, le président de la République avait indiqué vouloir prendre son temps pour former le nouveau gouvernement.

  • ROUTE NATIONALE 2 – Début imminent des traitements des points noirs sur les axes Moramanga – Antsampanana et Brickaville -Toamasina

    ROUTE NATIONALE 2 – Début imminent des traitements des points noirs sur les axes Moramanga – Antsampanana et Brickaville -Toamasina

    Antananarivo, 05 Août, 18h15 – Des travaux d’urgence en faveur des vacanciers. Les points noirs de la Route nationale 2 (RN2) qui relie Antananarivo et Toamasina vont faire l’objet de travaux d’urgence, indique ce lundi le ministère des Travaux publics. Ceci afin “d’alléger les voyages des vacanciers” en cette période de vacances et “en attendant le bitumage de ces points noirs” prévus plus tard, à en croire Henri Jacob Razafindrianarivo, directeur général des travaux publics.

    Les travaux d’urgence serviront à rendre les routes praticables en attendant le bitumage, précise le ministère. “Le bitumage prend plus de temps car il faut encore plusieurs étapes avant d’y arriver, notamment l’acquisition de permis environnementaux et tous les détails techniques correspondants”, explique le responsable.

    Deux axes particulièrement endommagés feront l’objet de ces travaux d’urgence. La première entre Moramanga et Antsampanana et la deuxième entre Brickaville et Toamasina. “Nous allons repasser ces axes”, précise le directeur. Les travaux d’urgence gêneront la circulation mais ne la bloqueront pas, ajoute le ministère.

    La réfection de la RN2 est déjà prévue de longue date par le ministère. Actuellement les travaux de bitumage ont déjà débuté entre Antananarivo et le PK 48 indique le ministère. Le reste suivra. Les travaux sont financés par la Banque mondiale et les ressources propres de l’Etat.

  • GASTRONOMIE – Le livre de cuisine « Hakafy Tsiro » de cheffe Moretti nominé au World Cook Book Awards 2024

    GASTRONOMIE – Le livre de cuisine « Hakafy Tsiro » de cheffe Moretti nominé au World Cook Book Awards 2024

    Antananarivo, 05 Août, 17h30 – Des récompenses en perspective. Le livre de cuisine de cheffe Moretti intitulé « Hakafy Tsiro » a été sélectionné aux World Cook Book Awards 2024. C’est ce 5 août, sur les médias sociaux du restaurant Haka Fy que la nouvelle a été publiée. Une nouvelle qui rend la cheffe Moretti particulièrement fière. Contactée au téléphone, elle parle “d’un honneur fait à la cuisine malgache et tout le travail autour de l’ouvrage Hakafy Tsiro ».

    L’ouvrage est sélectionné dans diverses catégories, ce qui multiplie les chances de « Hakafy Tsiro » d’être primé. À en croire la publication du restaurant Haka Fy, « Hakafy tsiro » est en compétition dans quatre catégories. Parmi elles, la catégorie « Celebrity chef » ou encore « Food heritage ».

    Cette année, ce sont plus de 200 pays participants qui s’affrontent dans ce prix prestigieux. Ces prix sont souvent comparés aux Oscars du livre de cuisine et qui est organisé selon le communiqué officiel de l’événement comme des « Jeux Olympiques ».

  • REVENDICATIONS – Les manifestations estudiantines se poursuivent à Vontovorona

    REVENDICATIONS – Les manifestations estudiantines se poursuivent à Vontovorona

    Antananarivo, 05 Août, 16h50 – Les manifestations persistent à Vontovorona. Ce lundi, les étudiants ont maintenu leur mouvement de grève malgré la publication, vendredi, du calendrier de paiement des bourses d’études par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Samedi, l’association des étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique d’Antananarivo a publié un communiqué, confirmant la poursuite de la grève jusqu’à la satisfaction complète de leurs revendications. Et ce lundi, ils sont encore descendus dans les rues de Vontovorona pour manifester.

    Les étudiants rejettent la proposition du ministère qui prévoit le paiement de seulement trois mois de bourses. Ils exigent le versement de l’intégralité de leurs bourses pour les six mois restants ou, à défaut, le paiement des trois mois proposés dans un délai d’une semaine, selon le communiqué. Ils condamnent fermement l’échéancier proposé par le ministère, qui prévoit le paiement de ces bourses sur une période de deux mois, poursuit le communiqué. Selon le calendrier publié par le ministère le paiement des allocations étudiantes pour les mois d’avril, mai et juin de l’année universitaire 2023-2024, devrait commencer le 8 août et se prolonger jusqu’au 27 septembre dans les universités publiques de Madagascar.

    En plus des revendications financières, les étudiants protestataires réclament des améliorations urgentes des infrastructures universitaires. Ils dénoncent l’état déplorable des installations telles que les toilettes et les douches, ainsi que les problèmes d’accès à l’eau et à l’électricité. Ces conditions de vie précaires exacerbent leur mécontentement et nourrissent la détermination des manifestants.

  • Une otarie pêchée à Taolagnaro, une première depuis plusieurs années

    Une otarie pêchée à Taolagnaro, une première depuis plusieurs années

    Antananarivo, 5 Août, 13h15 – La dernière observée à Madagascar remonte à 2016. Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue rapporte la découverte par des pêcheurs d’une otarie dimanche vers 11h. D’après le ministère, le mammifère marin d’une longueur de 94 centimètres a été péché involontairement du côté de Evatraha, dans la commune de Mandromondromotra dans le district de Tolagnaro.

    Après cette découverte, l’animal a été emmené vers les bureaux de la direction régionale de la pêche et de l’économie bleue Tolagnaro. Après avoir été identifiée, elle a été relâchée dans la mer, rapporte le ministère.

    La dernière otarie à avoir été signalée sur les côtes malgaches remonte à 2016. D’autres ont également été aperçus avant cela. D’après les experts, ces otaries viennent des côtes sud-africaines et namibiennes et se perdent en mer avant d’échouer ou dériver dans les eaux malgaches.

  • BANQUE – Société Générale Madagasikara bientôt cédée à BRED Banque populaire

    BANQUE – Société Générale Madagasikara bientôt cédée à BRED Banque populaire

    Antananarivo, 05 Août, 12h10 – Société Générale cède sa filiale malgache. Le groupe bancaire vient d’annoncer ce lundi matin la signature d’un accord avec la BRED Banque populaire. Le document prévoit, selon le communiqué du groupe français, la cession totale de ses parts dans Société Générale Madagasikara qui est à hauteur de 70%. “Selon les engagements pris, la BRED Banque Populaire reprendrait la totalité des activités opérées par cette filiale, ainsi que l’intégralité des portefeuilles clients et l’ensemble des collaborateurs de cette entité”, indique la Société Générale dans un communiqué.

    Toutefois, ce projet de cession est soumis aux conditions suspensives usuelles ainsi qu’à la validation des autorités financières et réglementaires compétentes, c’est-à-dire de la commission de supervision bancaire et financière (CSBF).

    Société Générale poursuit ainsi son désengagement du continent africain. Le groupe français avait déjà cédé ses activités dans plusieurs pays au cours des dernières années à l’instar du Congo, Tchad, Mozambique, Burkina Faso ou encore le Maroc. Désormais, c’est au tour de Madagascar. Dans la Grande île, la Société Générale dispose d’un réseau de près de 70 agences qui emploient près de 1000 personnes à travers le pays.

    Avec cette nouvelle acquisition, la BRED Banque populaire, une filiale du groupe BPCE, renforce sa présence dans la région. Elle est déjà présente en Djibouti, La Réunion et Mayotte. « Cette acquisition marque une nouvelle étape importante pour la BRED Banque Populaire. Elle s’inscrit dans notre ambition stratégique de nous développer à l’international dans des régions à fort potentiel”, déclare Jean-Paul Julia, Directeur Général de la BRED Banque Populaire dans un communiqué. La banque affiche déjà son ambition de participer dans “le financement de l’économie malgache en servant l’ensemble des agents économiques du pays”.

    Société Générale est arrivée sur la Grande île après la privatisation de plusieurs banques étatiques à la fin des années 90 et au début des années 2000. Elle a repris les activités de la banque commerciale Banky fampandrosoana ny varotra (BFV) après la privatisation de celle-ci.

  • JEUX OLYMPIQUES – Les Etats-Unis prennent la tête du classement provisoire des médailles avec 19 médailles d’or

    JEUX OLYMPIQUES – Les Etats-Unis prennent la tête du classement provisoire des médailles avec 19 médailles d’or

    Antananarivo, 05 Août, 7h45 – Du changement au tableau des médailles à l’entame de la dernière semaine des Jeux Olympiques. En gagnant cinq médailles d’or durant la neuvième journée, les Etats-Unis prennent provisoirement la tête du classement des médailles. Ils sont aujourd’hui à 19 médailles d’or, 26 médailles d’argent et 26 médailles de bronze. Les cinq médailles d’or américaines du dimanche 4 août ont été remportées par Scottie Scheffler en golf, Kristen Faulkner en cyclisme sur route dames, Bobby Finke en 1500m nage libre, l’équipe de relais en 4×100 quatre nages et Noah Lyles en 100m hommes.

    La Chine qui dispose également de 19 médailles d’or est deuxième. Avec 15 médailles d’argent et 11 médailles d’argent, elle totalise 45 médailles. En troisième position se trouve la France qui n’a remporté que trois breloques en bronze dimanche. A l’issue de la neuvième journée, la France compte 12 médailles d’or, 14 médailles d’argent et 18 médailles de bronze. Avec 12 médailles d’or également, l’Australie est quatrième. Elle dispose également de 11 breloques en argent et de huit breloques en bronze dans son escarcelle.

    Le top 5 est clôturée par la Grande Bretagne qui compte 10 médailles d’or, 12 médailles d’argent et 15 médailles de bronze. La Corée du Sud, avec 10 médailles d’or, sept médailles d’argent et sept médailles de bronze est sixième. Le Japon, lui, est septième avec neuf breloques en or, cinq en argent et dix en bronze.

  • CEO Summit – 500 dirigeants économiques et chefs d’entreprises attendus à Madagascar

    CEO Summit – 500 dirigeants économiques et chefs d’entreprises attendus à Madagascar

    Antananarivo, 5 Août, 7h15 – Madagascar accueillera du 5 au 6 décembre prochain le CEO Summit, un événement économique dédié aux dirigeants d’entreprises de la Grande île et de la région de l’océan Indien. Cette rencontre de deux jours, organisée dans le cadre du 65ème anniversaire du Syndicat des industries de Madagascar pour sa première édition, ambitionne de réunir 500 décideurs dont 350 CEO.

    Ce rendez-vous qui se veut annuel et incontournable entend offrir aux participants une opportunité unique de rassemblement, de dialogue de haut niveau mais aussi de formation de partenariats stratégiques. A en croire Tantely Rakotomalala de Becom, co-organisateur du Sommet, des leaders éminents de classe mondiale ainsi que des chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus à cet événement “afin d’enrichir les discussions, partager des stratégies à succès et échanger sur les tendances mondiales”.

    A en croire les organisateurs, les deux jours de réunion se focaliseront “sur les défis et opportunités économiques, environnementaux, humains et technologiques spécifiques au secteur productif afin d’influencer positivement l’avenir économique et social de la région et stimuler la croissance et le développement durable des entreprises. L’initiative est parrainée par le ministère ministre des Affaires étrangères, le ministère en charge du secteur privé et celui en charge de l’Environnement.