Antananarivo, 3 Août, 14h00 – Objectif atteint pour Holy Antsa Rabejaona. La nageuse malgache pulvérise son propre record qui est aussi le record de Madagascar en 50m nage libre. Alignée dans la sixième série, elle boucle la distance en 27’’12 contre 27’’29 lors des derniers championnats d’hiver auxquels elle a participé à Maurice et à l’issue desquels elle a obtenu les points qui lui ont permis de gagner la wildcard.
Terminant 7ème de sa série, la pensionnaire de The Volga Region State University de Kazan en Russie se classe 39ème sur les 79 participantes au général. Celle qui est arrivée première de sa série, la Kirghize Elizaveta Pecherskhik se classe 30ème au général avec son chrono de 26’’26. Les deux dernières nageuses sur les 16 qualifiées pour les demi-finales ont parcouru la distance en 24’’72.
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Antananarivo, 03 Août, 12h09 – Versement de trois mois de bourses d’études pour les étudiants des universités publiques malgaches. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique publie le calendrier du paiement des 4ème, 5ème et 6ème mois des bourses d’études pour l’année universitaire 2023-2024. Le paiement devrait s’effectuer à partir du 8 août et continuer jusqu’au 27 septembre dans les universités publiques de Madagascar.
Fidiniavo Ravokatra ministre en charge de l’enseignement supérieur par intérim, avait indiqué à la presse ce jeudi que »c’était la vérification de la liste des boursiers qui avait retardé la publication du calendrier ». Il avait assuré que le budget était déjà disponible dans les comptes du ministère de l’enseignement supérieur après la décision du conseil des ministres du 03 juillet.
En début de semaine, des étudiants, de l’Ecole supérieure polytechnique de Vontovorona notamment, sont descendus dans les rues pour réclamer le paiement de leurs allocations étudiantes. Un étudiant avait même été blessé durant les manifestations jeudi.
Dans notre série sur les légendes malgaches des Jeux Olympiques, nous avons rencontré Bako Ratsifandrihamanana, détentrice du record de Madagascar toutes catégories pendant plus de 40 ans. Ayant participé aux Jeux Olympiques de 1980 à Moscou, elle a pu y battre son propre record qui était, à l’époque, le record de Madagascar. Elle a même failli battre le record d’Afrique. Ce qu’elle ne fera que sept ans plus tard aux Jeux Africains de 1987. Ce vieux record de Madagascar, détenu par Bako Ratsifandrihamanana, n’a été battu qu’aux Jeux des îles 2023 par Holy Antsa Rabejaona, aujourd’hui aux JO de Paris. Notre championne évoque d’ailleurs la pression que subissent les nageurs d’aujourd’hui. Des difficultés qui viennent s’ajouter au manque d’infrastructures et à l’insuffisance des compétitions internationales auxquelles les jeunes nageurs malgaches font face. Interview.
Parlez-nous de votre parcours aux Jeux Olympiques?
J’ai eu 16 ans quand j’ai participé aux Jeux Olympiques de Moscou. Cela fait partie des plus jeunes ayant participé ou participant aux Jeux Olympiques. J’avais 16 ans. Mais mon histoire, j’avais 13 ans quand j’ai gagné le record de Madagascar toutes catégories. Depuis mes 13 ans, j’ai été en tête de liste des nageurs. C’est pourquoi, j’ai fait partie des représentants de Madagascar à Moscou à seulement 16 ans.
Pour tous les nageurs, c’est le cycle olympique qui compte. Pendant quatre ans, vous savez que votre objectif ultime, ce sont les Jeux Olympiques. Donc, en quatre ans, vous agissez avec une idée en tête : ce sera vous qui serez qualifié pour les Jeux olympiques. A notre époque, c’était un peu différent parce qu’il y a eu des boycotts des Jeux Olympiques en 1980. En raison des questions entre les Occidentaux et les Gens de l’Est, les Américains ont boycotté les Jeux Olympiques auxquels j’ai participé à Moscou. En fait, après les Jeux Olympiques de Moscou, j’aurais dû me fixer comme objectif d’aller aux Jeux Olympiques suivants qui avaient eu lieu à Los Angeles. Mais je n’ai pas pu y aller parce qu’il y a eu cette histoire de boycott.
Comment êtes-vous arrivée dans la natation?
Pourquoi j’ai nagé ? Nous sommes une famille de nageurs. Ma mère aimait beaucoup nager. Dans notre fratrie, nous sommes huit frères et soeurs, nous sommes tous nageurs. Nous avons tous fait de la natation. J’ai commencé au club de l’Esca quand j’avais 10 ans. Puis je suis allée au club AKA pour suivre mes aînés. Puis j’ai évolué très vite. C’est pourquoi à 13 ans, j’ai battu tous mes aînés.
Mais personne ne s’attendait à ce que je batte le record de Madagascar à 13 ans. Mais depuis, j’ai gardé ce record pendant très longtemps. Il n’a été battu qu’il y a quatre ans par Estella (Fils Rabetsara).
A l’époque, on nageait dans des bassins de 25m. Le rêve à l’époque, c’était de nager dans des bassins de 50m. Mais en natation, nous avons un siècle de retard.
C’est la réalité. Comme les choses qui ne marchent pas, on fait avec. Mais on savait à l’époque qu’on n’irait pas loin. On savait tout cela. Mais nous devions aussi savoir où est notre limite. Quand vous savez où est votre limite, vous allez essayer de l’atteindre et de rattraper les autres. Je peux vous dire comment rattraper les autres. A une époque, j’avais participé aux Universiades. Quand j’y étais, j’étais étonnée que les gens viennent avec leur entraîneur. Cela, c’est quelque chose à laquelle on ne pensait pas forcément. On envoyait juste le nageur sans entraîneur. Donc, ce que j’avais fait, comme j’étais maligne, je m’incrustais là où il y avait un entraîneur. Je leur disais, “je vais m’entraîner avec vous”. Voilà. C’est tout. Mais cela ne se fait pas. Mais c’est ce qu’on avait fait. Et cela a permis d’avoir de l’expérience.
Parlez-nous de votre performance à Moscou…
En fait, beaucoup de gens pensent que les gens qui ont effectué un chrono continueront d’avoir ce chrono à chaque fois.
Et ce n’est pas parce qu’on a battu un record de Madagascar que cela va se faire à l’infini. A l’époque, j’ai eu de la chance d’avoir pu nager sur deux distances. Les nageurs d’aujourd’hui ne peuvent courir que sur une distance imposée par l’international. Comme eux, j’ai participé via une wild-card, et on n’avait pas le choix. On nous imposait une distance et c’est la seule course qu’on faisait. J’ai eu de la chance d’avoir pu en faire deux. Ce sont ceux qui ont atteint le minima qui peuvent courir de nombreuses distances.
Et comme j’ai couru sur deux distances, j’ai battu le record de Madagascar sur une distance, pas sur l’autre. A l’époque, je me suis fixée un principe, et c’est encore une valeur que je respecte: seul le temps compte. Quel est mon temps.
Donc, je me disais, ce temps, ce record de Madagascar, je vais le battre. Moi, je planifie. Et quand j’ai battu le record de Madagascar, j’ai été étonnée : j’ai aussi failli battre le record d’Afrique.
J’avais nagé avec la détentrice du record du monde. Elle était juste à côté moi. Elle, elle avait battu le record du monde, moi j’ai failli battre [le record d’Afrique]. Une personne dans les tribunes a crié parce qu’elle savait que j’ai failli battre le record d’Afrique. Puis après avoir failli battre le record d’Afrique, aux Jeux africains, j’ai vraiment battu le record d’Afrique. Sept ans plus tard. Cela traduit l’importance de la continuité dans la carrière sportive d’un athlète. Il n’y avait pas de Jeux africains quatre ans après [les JO], mais sept ans plus tard. J’ai attendu sept ans. Mais depuis les Jeux Olympiques, je savais qu’il n’y avait plus qu’une dixième de seconde à battre.
Vous avez presque battu le record d’Afrique aux Jeux Olympiques. Comment expliquer que plus de quarante ans plus tard, Madagascar n’ait pas de meilleures performances?
Nous n’avons pas la même manière de mesurer la performance. Pour nous, c’est une question de points. A l’époque, j’avais obtenu 500 points, par rapport au quota actuel. La personne que vous accusez de ne pas avoir de bonnes performances, sur la quotation de la Fina, elle tourne autour de 600 – 700. C’est difficile pour moi de dire qu’ils n’ont pas de bonnes performances. Parce que même moi, j’ai moins de points qu’eux.
Mais aurons-nous un jour la possibilité d’égaler le niveau des autres pays? De gagner des médailles olympiques?
Nous avons le gabarit. Quand je dis gabarit, je parle des gens qui font une taille de 2m, de 1m90 au minimum. Il y en a chez nous. Si vous en connaissez, si vous savez qu’une personne de quatre ans mesurera un jour 1m90, je les invite. Sauf que gens-là ne font pas de la natation. Ils vont jouer au basket. Pourquoi? Parce qu’en basket, on ne mouille pas son corps. C’est une question de culture. Est-ce que j’ai envie de mouiller mon corps ou pas. C’est vraiment une question de culture. Est ce qu’on a des gens qui soient prêts à mouiller son corps matin et soir. Et cela, c’est un obstacle. Puis, quand il se mouille, est-ce qu’il va supporter d’avoir froid? Quelle est la température qu’il va supporter? Quand on ne supporte pas le froid, c’est aussi un obstacle. Troisièmement, la piscine, on le dit toujours, elle a besoin d’être chauffée. Sans piscine chauffée, il est impossible d’atteindre le niveau [international]. Ils vont plus rester au même niveau que nous tant qu’ils s’entraînent dans des bassins de moins de 26°. Donc, pour l’instant, il n’y en a pas.
Ce sont des investissements. De gros investissements. Si dans quatre ans, on veut aller en Amérique, c’est ce qu’il faut. C’est ce qui a fait Léon Marchand. Il est arrivé en France cinq jours avant les compétitions. C’est le prix à payer. Mais on peut le faire. Si on veut gagner des médailles d’or, c’est ce qu’il faut. Il faut commencer à quatre ans. Ne pas attendre d’avoir 15 ans puis d’avoir envie de nager.
Moi, je sais combien de temps on peut tenir dans un bassin de 23°. Mais on ne pas tuer les gens. Parce que c’est vraiment les tuer de les laisser là deux heures. Quand on les voit souffrir, on ne peut pas les forcer à rester là. Des fois, on les maintient dans l’eau pendant 30 minutes pour s’entraîner.
La natation, c’est un moyen de prouver la puissance d’un pays. Si vous avez vu la finale d’hier. Vous auriez vu des Américains, des Français, des Japonais, des Italiens, des Chinois, des Australiens. Qui sont-ils? Ce sont les pays les plus riches en infrastructures.
Quand nous serons prêts à nous mesurer à eux en termes d’infrastructures, nous aurons atteint leur niveau”
Que faudrait-il aujourd’hui, d’après vous, pour avancer en natation?
J’avais 13 ans quand j’ai commencé à nager. Je ne demanderai plus rien. Plus rien. Suffisamment de voix se sont élevées.
Mais je vis ma vie d’olympienne. L’année dernière, j’ai eu la chance de faire partie de 28 olympiennes dans le monde à bénéficier d’un projet post-carrière. Donc, je suis en train de réaliser ce projet post-carrière. Un projet personnel et professionnel.
Chez nous, même la sélection, les compétitions sont insuffisantes. Si on en trouve deux, trois, de compétitions internationales. C’est le maximum. Quand on voit, on se dit, “c’est tout”? Chez nous, seuls Holy Antsa [Rabejaona] et Jonathan [Raharvel] ont peut-être participé à des compétitions internationales leur ayant permis d’atteindre leur performance, les résultats qu’ils ont.
Une partie du public remet en cause la présence de Jonathan Raharvel aux Jeux Olympiques de Paris.
“Si vous êtes là-bas, c’est parce que vous êtes champions. Et le fair-play, c’est le fait que quand on a désigné qui nous représente, il faut être derrière lui, on doit tous le soutenir. Beaucoup disent que ce ne sont pas les meilleurs, qu’ils ont les bras longs. Mais c’est faux. Vous verrez sur le site worldaquatics.com leur nom. Tous les chronos sont inscrits là. Toutes les preuves sont là. C’est là que vous verrez si d’autres ont fait mieux qu’eux. Je vous invite à vous référer à ce site. Dans ce site, vous trouvez le nom d’un Malgache qui a été fortement dénigré, mais son temps est inscrit là. 30 ans plus tard, son nom est toujours là.
Les nageurs d’aujourd’hui ont tous le même niveau. Ils ne peuvent pas se concentrer parce qu’ils ne sont pas sûrs d’aller aux Jeux Olympiques. Parce que la concurrence est très rude. Cette année, ils n’ont su qu’un mois avant l’échéance qui irait aux Jeux Olympiques. C’est une pression qui est très forte. Puis à notre époque, il n’y avait pas de Facebook, ni de réseaux. Rien. Donc, je n’avais rien qui me gênait à l’époque. Personne ne me dénigrait. Aujourd’hui, malheureusement, depuis l’existence de Facebook, on dénigre les nageurs. Je suis triste pour eux vraiment. A mon époque, j’avais une stabilité qu’ils n’ont plus aujourd’hui. Parce que la pression est trop forte.
Ces gens que vous accusez de partir en vadrouille, ce sont des jeunes qui sont habitués à sortir. Partir en vadrouille à l’étranger n’est pas dans leur programme. Ou plutôt, ils savent ce que c’est. La plupart d’entre eux ne résident pas à Madagascar. Ils vont à l’étranger tout le temps.
Si nous ne pouvons pas atteindre le niveau des nageurs des autres pays, pourquoi aller aux Jeux Olympiques?
C’est Antsa qui a battu mon record. Le record que l’on pensait imbattable. Je l’avais obtenu il y a 40 ans. C’est Antsa qui l’a battu durant les Jeux des îles. Elle a mis toutes ses forces pour battre ce record. Mais surtout pour gagner la wild-card de ces Jeux Olympiques. Donc, ce que je lui dis aujourd’hui, c’est de battre son propre record. Le record qui a battu le mien.
Antsa n’a pas obtenu le minima sur la distance de 50m. Son objectif aujourd’hui, c’est d’approcher ce minima, d’atteindre ce minima des Jeux Olympiques. C’est important pour le pays. C’est une grande avancée. Parce que jamais aucun nageur malgache n’a atteint le minima aux Jeux Olympiques.
Sinon, à part cela, nous pensons toujours où en sommes-nous par rapport à l’Afrique.
Antananarivo, 2 Août, 16h30 – De nouvelles sanctions pour les abonnés qui ne paient pas à temps leur facture. Dans un communiqué publié ce vendredi, la Jirama annonce l’introduction d’un “intérêt de 5% dans la facture du mois suivant” des abonnés qui n’auront pas payé leur facture dans le délai inscrit dans la facture. “La date limite du paiement sera communiquée dans la facture”, rappelle la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité dans son communiqué. Cependant, “en cas de dépassement de ce délai, le client sera pénalisé”, indique-t-elle.
Si l’on en croit la Jirama, la pénalité de coupure du compteur, sanction à laquelle les abonnés étaient déjà habitués, reste applicable. Mais avant de procéder à la coupure, la société d’Etat entend mettre en place une sanction pécuniaire. “Si malgré l’intérêt, l’abonné continue de ne pas payer la facture, le compteur sera coupé”, confie une source auprès de la compagnie. Et comme indiqué dans le communiqué de la Jirama, les sanctions peuvent aller “jusqu’à la dépose du compteur”, c’est à dire un enlèvement du compteur.
Avec ces nouvelles sanctions, la Jirama encourage ainsi ses abonnés à respecter les délais de paiement des factures pour éviter les frais supplémentaires. Elle indique également que désormais, les factures seront distribuées au plus tard le 10 du mois. L’objectif de l’avancement de cette date est d’améliorer ses services mais aussi de garantir une meilleure gestion des factures de ses abonnés, souligne-t-elle. Elle rappelle qu’outre la distribution physique, les factures peuvent aussi être envoyées par courrier électronique, par WhatsApp ou par SMS.
Antananarivo, 2 Août, 12h24 – Danse, musique, poésie, roman, théâtre, parkour. Tous les domaines ont été de la partie mercredi soir pour célébrer la femme africaine à La Cité de la Culture Antaninarenina, sous l’initiative de l’association Hetsika et de ses collaborateurs. Une large programmation qui a su captiver le public par sa diversité.
L’événement s’est ouvert sur l’écrivaine Michèle Rakotoson célébrant l’ouverture au monde, appelant au travail, à l’humilité et à la loyauté surtout des acteurs culturels . Elle a été directement suivie d’une Christiane Ramanantsoa, fondatrice de la compagnie Miangaly, pour qui le théâtre est une manière « de respirer ». Sans oublier l’intervention de Fela Razafiarison, directrice de la compagnie Miangaly qui a rappelé que la scène permet « d’exister la femme et de raconter son histoire ».
Organisé dans le cadre de la venue de Vonjy Andrianatoandro, président de l’association de la diaspora Hetsika, à Madagascar, cet événement a permis également de présenter les réalisations de l’association Hetsika comme la publication du recueil « Encre et Lumière » de Elie Ramanankavana, pour toujours tenter de « faire bouger les lignes ».
Antananarivo, 2 Août, 8h35 – Il est désormais possible pour les Petites et moyennes entreprises (PME) formelles de soumettre leurs demandes de crédits à taux préférentiels de Fihariana, directement auprès de ses banques partenaires. Il s’agit de la BNI, la BOA et la Société Générale. Les taux préférentiels appliqués pour ces demandes de crédits sont compris entre 9 et 11%, d’après ce qu’a précisé ce Programme national, jeudi.
Pour ce qui est des startups et des porteurs de projets, ils peuvent également bénéficier du financement de Fihariana, en soumettant toutefois leurs dossiers sur son site web. Ils peuvent aussi les soumettre auprès des 24 délégués régionaux de ce programme.
Le programme Fihariana se veut un soutien crucial pour les entrepreneurs. “Que ce soit pour lancer une nouvelle entreprise, étendre une activité existante, ou explorer des nouveaux marchés, Fihariana se positionne comme un catalyseur pour concrétiser les ambitions entrepreneuriales”, soutient Valérie Zafindravaka, secrétaire exécutif de ce programme. “Cela se manifeste à travers la facilitation de l’accès au financement, mais aussi en introduisant l’éducation entrepreneuriale et financière dans les parcours scolaires”, poursuit-elle.
Ce programme indique avoir mobilisé, avec ses banques partenaires, des ressources pour stimuler l’économie locale, en appuyant notamment la création d’emplois durables dans 115 districts depuis 2019. Fihariana estime avoir contribué significativement à l’amélioration des conditions de vie de milliers de foyers avec un financement de plus de 185 milliards d’ariary au profit de 26 000 entrepreneurs à travers l’île.
Fihariana ne compte pas en rester là, et ambitionne d’étendre l’impact de ses actions. Ce, à travers des solutions financières améliorées, allant des produits Fihariana aux prêts plus substantiels pour des projets d’envergure, en passant par l’appui aux chaînes de valeur prioritaires pour le programme, avance-t-il. Ce programme national rappelle d’ailleurs son objectif qui est de faciliter l’accès aux financements, aux formations spécialisées, et à un accompagnement personnalisé pour les entrepreneurs malgaches, quel que soit leur niveau d’expérience.
Antananarivo, 2 Août, 8h04 – Diversification de l’offre touristique. Le ministère du Tourisme et de l’artisanat lance officiellement la route de l’artisanat. Il s’agit d’un projet qui fait le lien entre le tourisme et l’artisanat pour contribuer à l’atteinte de l’objectif de un millions de touristes en 2028. Ce circuit touristique fera parcourir aux touristes locaux et étrangers les 145 km entre Antananarivo et Soavinandriana Itasy pour découvrir une dizaine d’ateliers artisanaux malgaches.
Le circuit commence à Antananarivo, et passe par Imerintsiatosika, Arivonimamo, Miarinarivo, Analavory, Antanetimboahangy, Ampefy pour se terminer à Soavinandriana. Mercredi, le ministère du Tourisme et de l’artisanat avec l’association national des guides touristiques et l’office régional du tourisme d’Itasy ont fait visiter le circuit aux professionnels du secteur et aux médias et leur ont fait découvrir en avant-première six ateliers d’artisans.
D’après Rabetany Andriantsilavo, directeur de la valorisation des produits artisanaux auprès ministère du Tourisme et de l’artisanat, Madagascar regorge d’artisans talentueux qui méritent d’être mis en avant. L’objectif du projet est ainsi de faire de leurs ateliers des lieux que les touristes peuvent visiter. Itasy n’est que le projet pilote mais d’autres régions suivront, poursuit le responsable auprès du ministère.
« Ces artisans seront encadrés et accompagnés pour qu’ils deviennent des professionnels dans le secteur touristique » poursuit Vonjy Rakotondrainibe, directrice de la valorisation des produits touristiques auprès du ministère. Ces formations consisteront notamment en technique d’accueil, en langue et les méthodes qualité-hygiène-sécurité-santé au travail-environnement. Selon elle, ce projet vise à diversifier le tourisme et les produits touristiques à Madagascar.
Antananarivo, 2 Août, 6h49 – Une performance qui se serait améliorée. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) rapporte un taux de décaissement de 22,64% sur l’ensemble des 23 projets financés par la Banque mondiale. Ce qui est supérieur au niveau de décaissement en 2023 qui se situait à 14%, mais également par rapport au niveau de la sous-région à laquelle appartient Madagascar, selon ce département. Ces chiffres ont été sortis à l’issue de la première revue de la performance du portefeuille des projets financés par cette institution de Bretton Woods, lundi.
⭕La Banque mondiale aurait alors estimé que la performance de Madagascar sur le portefeuille des projets qu’elle finance est jugée « satisfaisante », d’après le rapport du MEF. Et Madagascar le doit aux différentes réformes initiées par le Gouvernement malgache dans la gestion financière et comptable des projets, selon ce ministère en charge des Finances. Ces réformes, comme rappelle le MEF, vise d’une part à permettre l’absorption maximale des fonds par les ministères afin de délivrer le maximum de résultats et de situer les responsabilités pour une performance collective des acteurs dans la mise en œuvre des projets.
⭕Madagascar avait connu depuis des années plusieurs problématiques engendrant les retards de décaissement des fonds de la Banque mondiale pour le financement de certains projets. La lourdeur des procédures du gouvernement malgache avait surtout été pointée du doigt, avec notamment une vingtaine d’étapes à franchir pour le décaissement d’un accord de don ou de crédit auparavant. Sans parler du temps pris pour l’ouverture d’un compte bancaire du gouvernement. Ainsi, sur un engagement total de 2,8 milliards de dollars de la Banque mondiale pour 23 projets nationaux, dans son Cadre de partenariat pays (CPF) 2017-2021 avec Madagascar, par exemple, le solde non décaissé pour ces projets avait été de 1,93 milliard de dollars. Il s’agissait de financement de projets compris dans le programme de ce CFP jusqu’au mois de mai 2022.
⭕Le MEF explique que la performance du portefeuille des projets contribue efficacement à l’atteinte des objectifs de la Politique générale de l’Etat. La ministre Rindra Rabarinirinarison soutient néanmoins que « les perspectives sont nombreuses et plusieurs défis restent encore à relever ». Quoi qu’il en soit, son ministère se dit disposé à apporter l’appui nécessaire pour une mise en œuvre fluide des projets, suivant les termes convenus dans les Conventions de financement avec la Banque mondiale.
⭕En mars 2024, le portefeuille de la Banque mondiale à Madagascar s’élevait à 4,1 milliards de dollars et comprend 26 projets nationaux et quatre opérations régionales. Les infrastructures occupent la plus grande part du financement avec 1,390 million de dollars, suivie du développement durable bénéficiant de 1,215 milliards de dollars et du développement humain avec 1, 092 milliards de dollars.
Photo : MEF
Antananarivo, 1er Août, 16h05 – Un démenti clair et net. Le ministre par intérim de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Fidiniavo Ravokatra, réfute qu’il y ait eu des erreurs sur les sujets lors des épreuves de mathématiques et de physique des séries C, D et OSE au baccalauréat 2024. Le membre du gouvernement démissionnaire a fermement rejeté les accusations de fuites de sujets et d’erreurs, qualifiant ces affirmations de « fausses informations » et d’ »intention de semer la confusion parmi le public ».
Selon le ministre par intérim, les sujets d’examen n’étaient ni erronés ni délibérément biaisés. Il a précisé que les sujets ont été élaborés par des enseignants expérimentés, en respectant des conditions rigoureuses et en veillant à la qualité des questions. « Il est important de noter que les épreuves comportaient des questions inhabituellement formulées, ce qui pourrait expliquer les impressions d’erreurs, » souligne-t-il dans une déclaration à la presse. Certaines questions posées de manière non conventionnelle, ont pu surprendre les candidats et les correcteurs. Le ministre a insisté sur le fait que plusieurs étudiants ont réussi à répondre correctement aux questions prétendument erronées. Ce qui, d’après lui, prouve la validité du sujet.
Le processus de correction des copies d’examen se déroule normalement à travers tout Madagascar, à en croire les mots du ministre. Il a souligné que les accusations de dysfonctionnements ou d’irrégularités dans la correction des copies étaient infondées. Les corrections, qui ont commencé le 29 juillet, se déroulent sous la supervision de l’administration universitaire, et les résultats devraient être annoncés environ un mois après la fin des examens, conformément au calendrier établi.
Antananarivo, 1er Août, 14h20 – Une manifestation qui tourne mal. Un manifestant s’est grièvement blessé à l’œil ce jeudi lors des manifestations d’étudiants à Vontovorona. “La blessure a été causée par la grenade assourdissante utilisée par les éléments de la gendarmerie nationale”, pointe Stephano Aristide Hajalalaina, président de l’association des étudiants de l’Ecole supérieure de polytechnique d’Antananarivo, contacté au téléphone.
Mais sa version est contestée par la gendarmerie nationale. Les responsables auprès du poste avancé de Vontovorona évoquent une “blessure infligée par des projectiles provenant des commerçants riverains qui ont en ras-le-bol du désagrément causé par la manifestation des étudiants”. Le manifestant blessé a été déjà évacué à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) Anosy. Une enquête est ouverte pour trouver l’auteur de cet acte, explique la gendarmerie.
Depuis lundi, Vontovorona a été le théâtre de nouvelles manifestations d’étudiants. Les étudiants de l’école supérieure polytechnique d’Antananarivo (ESPA) sont descendus dans les rues pour faire entendre leur voix. Ils ont bloqué la route principale, brandissant des banderoles pour exprimer leurs revendications. Les forces de défenses et de sécurité sont venues sur place pour disperser les manifestants.
Parmi les principales doléances des ces étudiants figurent le paiement des bourses d’études du 4ème au 6ème mois, la rénovation des salles de cours, l’amélioration de la connexion internet, ainsi qu’une attention particulière de l’État sur les conditions de vie dans leurs logements. Selon le président de l’association des étudiants, les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique avaient promis que les bourses seraient versées avant le 7 juin. Cependant, les étudiants n’ont toujours rien reçu, même après la fin des examens du baccalauréat.
Outre le paiement des allocations étudiantes, les étudiants demandent également des travaux de réfection des infrastructures académiques, notamment des salles de cours. Beaucoup se plaignent de l’état délabré des bâtiments, qui ne sont pas propices à un apprentissage de qualité. De plus, la connexion internet, essentielle pour les recherches académiques et les cours en ligne, est jugée insuffisante, voire inexistante dans certaines zones du campus.
Les conditions de vie des étudiants dans leurs logements sont également au cœur des revendications. De nombreux étudiants vivent dans des conditions précaires, sans accès adéquat à l’eau potable, à l’électricité ou à d’autres services de base. Face à l’escalade de la situation, les étudiants menacent de durcir leurs actions si leurs demandes ne sont pas prises en compte.
Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Julien Salava a rapporté ce mercredi que la publication du calendrier de paiement des 4ème, 5ème et 6ème mois devrait se faire à partir du lundi 05 août et la distribution va commencer à partir du 12 août prochain.