Catégorie : Politique

  • VIE POLITIQUE – Toutes manifestations politiques en lieu public interdites sauf pour l’Exécutif selon le ministre de l’Intérieur

    VIE POLITIQUE – Toutes manifestations politiques en lieu public interdites sauf pour l’Exécutif selon le ministre de l’Intérieur

     

    Antananarivo, 31 Mars, 18h30 – De nouvelles règles du jeu établies par les autorités. Le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Justin Tokely, annonce ce vendredi que toutes manifestations à caractère politique dans un lieu public sont désormais interdites. “Celles-ci devraient se tenir uniquement dans un endroit clos”, souligne l’ancien gouverneur de la région Sava lors de son passage à la télévision nationale TVM.

     

    Cette mesure s’applique à tous les partis politiques “sans exceptions, qu’ils soient pro pouvoir ou dans les rangs de l’opposition”, précise-t-il. Même les parlementaires doivent s’y mettre aussi. “Certes, les députés ont l’obligation de faire un rapport parlementaire à la population locale mais ils doivent le faire dans un endroit clos”, poursuit-il.

     

    Si cette nouvelle mesure s’applique à tout le monde, une exception est faite aux membres de l’Exécutif qui, selon le ministre, ont le devoir d’appliquer la politique générale de l’Etat. Dans ce sens, “ils ont besoin de rencontrer la population, d’écouter la population et d’échanger avec la population”, tient à souligner le membre du gouvernement.

     

    Pour justifier cette décision, Justin Tokely avance la préservation de l’ordre public. “Les descentes au niveau des marchés, dans les rues pourraient perturber l’ordre public. Les manifestations dans un lieu public peuvent perturber aussi la vie quotidienne de la population”, soutient -il. Il a ainsi évoqué que cette mesure a été prise afin de garantir la paix et la stabilité en cette période préélectorale. ““Nous ne sommes pas encore dans une période électorale, donc, le temps viendra pour les politiciens de réunir ses partisans dans un lieu public”, assure-t-il.

     

  • ELECTION – La Ceni rapporte l’inscription d’un peu plus de 10 millions d’électeurs sur les listes électorales

    ELECTION – La Ceni rapporte l’inscription d’un peu plus de 10 millions d’électeurs sur les listes électorales

    Antananarivo, 29 Mars, 12h35 – L’arrêtage provisoire des listes électorales en cours. Selon les informations partagées par la commission électorale nationale indépendante (Ceni), 10 069 136 électeurs avaient été inscrits dans le fichier électoral dans le cadre de l’opération de refonte des listes électorales. Ils ne sont cepen

    Sur la base des chiffres donnés par la Ceni, une répétions de 64.884 noms a été détectée après le premier recensement réalisé. Ces inscriptions multiples ont été supprimées du fichier, indique Alberto Ranaivodimby, directeur du système d’information et de nouvelles technologies auprès de cet organe de gestion des élections.

    A en croire ce responsable de la Ceni, la commission va procéder à l’impression de la liste électorale après l’arrêtage provisoire. Il y aura cependant deux types de documents imprimés. Le premier porte sur les listes débarrassées des inscriptions multiples, et le second sera constitué des noms qui reviennent plus d’une fois. les noms ouais cela va se faire en deux temps. Le responsable de la Ceni indique que les noms peuvent être identiques alors qu’après vérification, il peut y avoir des différences.

    L’arrêtage provisoire de la liste d’électeurs, dans le cadre de la refonte totale des listes des électeurs et du registre électoral national, se tiendra ce 10 avril 2023 dans chaque district. Les listes seront ensuite envoyées auprès des fokontany pour une vérification par les électeurs.

  • EVENEMENTS – Commémoration de l’insurrection de 1947 au Mausolée Andrainarivo et à Ambohijatovo

    EVENEMENTS – Commémoration de l’insurrection de 1947 au Mausolée Andrainarivo et à Ambohijatovo

    Antananarivo, 29 Mars, 15h37 – Comme il est de tradition le 29 mars depuis plusieurs années maintenant, les autorités déposent des gerbes au Mausolée d’Andrainarivo et devant la stèle du MDRM à Ambohijatovo pour commémorer l’insurrection de 1947. La cérémonie d’Andrainarivo a été dirigée par le président de la République, Andry Rajoelina, en présence des deux présidents du Parlement, des membres du gouvernement et plusieurs autres hautes personnalités civiles et militaires. Celle d’Ambohijatovo a été présidée par le Premier ministre Christian Ntsay.
  • ÉLECTIONS – L’observatoire Safidy évoque des anomalies dans l’organisation de la refonte totale de la liste électorale 

    ÉLECTIONS – L’observatoire Safidy évoque des anomalies dans l’organisation de la refonte totale de la liste électorale 

     

    Antananarivo, 18 Mars, 10h30 – Faible implication et motivation des citoyens à s’inscrire dans la liste électorale. Insuffisance des matériels de recensement des électeurs. Quasi-inexistence de sensibilisation et d’information concernant la refonte totale des listes électorales au niveau des Fokontany. Insuffisance de connaissance des agents recenseurs de leur localité d’intervention. Réticence des comités locaux de recensement des électeurs à collaborer dans le recensement des électeurs à cause des faibles motivations et indemnités. Indisponibilité des électeurs lors des passages répétitifs des agents recenseurs, rendant leurs tâches encore plus difficiles. L’observatoire Safidy soulève un certain nombre d’anomalies constatées durant la période de recensement des électeurs dans le cadre de la refonte de la liste électorale. Il indique que ces anomalies « ont été parmi les causes des défaillances fréquemment citées par les agents recenseurs », conduisant ainsi à une faible inscription des électeurs sur les listes électorales.

     

    Dans un communiqué de presse publié jeudi, l’observatoire Safidy reconnaît que la refonte des listes électorales et du registre national électoral s’est déroulé sans incident majeur. Il n’en souligne pas moins que les objectifs fixés n’ont pas pu être atteints en raison des anomalies constatées dans l’organisation de l’opération de recensement. Il rappelle, entre autres, que l’objectif fixé par la CENI d’inscrire 13,5 millions d’électeurs n’est atteint qu’à 67,1% jusqu’à fin janvier. Il souligne également que seuls 13% des districts ont pu atteindre plus de 75% des objectifs fixés par la CENI tandis que 17,2% n’ont pas pu atteindre 50% de leurs objectifs.

     

    Parmi ses recommandations, l’observatoire Safidy met en avant la sensibilisation médiatique et la participation de toutes les parties prenantes à la vie publique, pour motiver et convaincre les citoyens à s’inscrire dans la liste électorale. L’organisation propose « des émissions et des publicités fréquentes dans les médias publics nationaux et leurs antennes régionales et les radios locales ». Elle préconise l’envoi des SMS par la Ceni, le renforcement des communications via les réseaux sociaux, et des actions d’éducation par les organisations des sociétés civiles et autres acteurs à l’instar des partis politiques, des Eglises, des leaders traditionnels, etc ».

  • INSÉCURITÉ – Le Premier ministre Christian Ntsay lance un rappel à l’ordre à Ambatondrazaka

    INSÉCURITÉ – Le Premier ministre Christian Ntsay lance un rappel à l’ordre à Ambatondrazaka

    Antananarivo, 18 Mars, 6h35 – Mise en garde de Christian Ntsay. Le chef du gouvernement hausse le ton après le dernier cas d’enlèvement de trois individus à Morarano Chrome dans le district d’Amparafaravola. Il a réuni tous les responsables de l’organe mixte de conception national (OMC-NAT) à Ambatondrazaka ce vendredi 17 mars. Un lieu symbolique où l’insécurité rurale a fait parler d’elle ces derniers temps dans cette région.

    “Nous ne pouvons pas tolérer l’inaction des autorités qui engendre de l’insécurité et l’inquiétude de la population”, a mis en garde le chef du gouvernement. “Les trois otages ont été enlevés à Morarano Chrome, et ils ont été libérés à Anjozorobe. On ne peut pas accepter que les ravisseurs n’aient pas été retrouvés et arrêtés alors que nous avons mobilisé des centaines de forces de l’ordre”, s’indigne Christian Ntsay. Pour lui, la situation est inacceptable. “Il est temps de prendre une décision et d’adopter une stratégie”, déclare-t-il.

    Le Premier ministre regrette que ce soit le chef de l’Etat qui est pointé du doigt alors que ce sont les autorités locales et les exécutants qui ne font pas correctement leur travail. « C’est injuste que ce soit le président de la République qui reçoit les reproches alors que c’est nous qui ne faisons pas notre travail, c’est nous qui n’obtenons pas de résultats », martèle-t-il.

    Le kidnapping en milieu rural a pris de l’ampleur ces derniers temps. Le Président Andry Rajoelina, lors du conseil des ministres du 22 février au lendemain du remaniement, avait ordonné aux responsables de mettre en place des stratégies pour mettre fin à cette forme d’insécurité rurale. Le triangle formé par les régions d’Alaotra Mangoro et de Betsiboka ainsi que des districts d’Ankazobe et Anjozorobe est frappé de plein fouet par le phénomène.

  • CONSULTATION- La refonte de la liste électorale et le calendrier électoral dans l’ordre du jour de la rencontre des acteurs concernés par les scrutins lors de la réunion du 24 mars organisée par la CENI

    CONSULTATION- La refonte de la liste électorale et le calendrier électoral dans l’ordre du jour de la rencontre des acteurs concernés par les scrutins lors de la réunion du 24 mars organisée par la CENI

     

    Antananarivo, 17 Mars, 19h30 – Des pistes de débats établis. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) dévoile l’ordre du jour de la rencontre des acteurs électoraux du 24 mars qu’elle initie. « la refonte de la liste électorale et le calendrier électoral figure dans l’ordre du jour » de la réunion selon Andriamarotafikatohanambahoaka Ralaisovamanjaka, rapporteur général de la CENI ce vendredi.
    Mais l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections affirme ne pas s’enfermer sur ces deux points. « Il y aura des débats libres durant lesquels tous les acteurs peuvent prendre part », affirme son rapporteur général.

    La CENI avait annoncé la tenue d’un rendez-vous au cours duquel elle convie les parties prenantes aux élections la semaine dernière. « L’objectif est de réduire les suspicions des citoyens sur la CENI, tout comme la sensibilisation autour du suivi des activités de la CENI », détaille Andriamarotafikatohanambahoaka Ralaisovamanjaka qui espère la « prise de responsabilité de tout un chacun dans la préparation des scrutins ». Dans une vidéo envoyée à la presse, Jean-Louis Andriamifidy, directeur de cabinet d’Andrianarisedo Retaf Dama, président de la CENI, revient sur l’objectif de la réunion à savoir « trouver un moyen de préparer des élections apaisées avec des résultats acceptés par tous ».

    Les membres du bureau de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections avaient exposé l’ordre du jour aux dirigeants du Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes (FFKM) durant la rencontre entre les deux parties ce vendredi. L’objet de la rencontre vise à « inviter » les dirigeants du FFKM « à prendre part » à la réunion du 24 mars, selon Jean-Louis Andriamifidy. L’organe chargé de préparer et d’organiser les élections a également « sollicité les propositions » émanant des chefs d’Eglise sur « la manière de tenir la réunion », toujours selon le directeur de cabinet d’Andrianarisedo Retaf Dama.

    Le président de la CENI avait évoqué l’intention de l’organe qu’il dirige de ratisser large pour cette réunion. Son directeur de cabinet réitère l’invitation lancée aux partis politiques, aux membres de la société civile, ou encore aux responsables électoraux ou encore l’Ordre des journalistes de Madagascar (OJM).

    Le 10 Février, la CENI avait dévoilé sa proposition de date de la tenue premier tour de la présidentielle pour le 9 Novembre et celle du second tour pour le 20 Décembre. Selon la loi, il appartient au gouvernement de prendre le décret de convocation des électeurs.

  • EVENEMENT – Une nouvelle date pour la deuxième édition du forum de la diaspora

    EVENEMENT – Une nouvelle date pour la deuxième édition du forum de la diaspora

    Antananarivo, 16 Mars, 13h05 – Enfin. Le conseil des ministres vient de fixer une nouvelle fois la date d’organisation de la deuxième édition du forum de la diaspora. Après avoir été reporté, l’évènement est prévu se tenir à Antananarivo du 28 au 30 Juillet 2023 au centre de conférence international d’Ivato. “Tous les Malgaches à l’étranger qui ont des projets à réaliser dans le pays sont les bienvenus à cette rencontre. L’Etat veut leur apporter des aides” indique le rapport de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif. Et pour permettre aux Malgaches de l’étranger de participer à cette rencontre, le Conseil des ministres annonce l’organisation de vols spéciaux. L’idée est de faire venir le maximum de

    ⭕Le forum est censé être un lieu d’échange entre les membres de la diaspora et les autorités étatiques afin d’échanger leurs idées sur le développement économique du pays. Aux autorités de faire savoir les mesures incitatives pour que les Malgaches établis à l’étranger puissent participer à l’essor du secteur privé de Madagascar et à la promotion du pays à l’étranger. Pour qu’ils ne soient plus “des citoyens de seconde zone mais des citoyens à part entière, travaillant en symbiose avec leurs compatriotes au pays”, comme l’a indiqué la lettre de politique nationale pour l’engagement de la diaspora (LPNED).

    ⭕Après le premier forum organisé en 2017, l’organisation de cette deuxième édition a été reportée à plusieurs reprises. Prévue en 2020, la rencontre a été repoussée en juillet 2022, mais celle-ci n’a pas eu lieu. Mercredi, une nouvelle date est annoncée par le conseil des ministres.

    ⭕Le premier forum avait permis aux membres de la diaspora d’exprimer leur souhait dans le développement du pays. L’idée du droit de vote de la diaspora est née d’ailleurs lors du premier forum en 2017. C’est l’un des sujets qui a été débattu. Cette deuxième édition devrait être axé sur l’implication des parties prenantes dans la mise en œuvre de la lettre de politique nationale pour l’engagement de la diaspora.

  • DIPLOMATIE – Hawa Ahmed Youssouf quitte la Grande île après neuf ans de mandat en tant que représentante spéciale du président de la Commission de l’Union africaine à Madagascar

    DIPLOMATIE – Hawa Ahmed Youssouf quitte la Grande île après neuf ans de mandat en tant que représentante spéciale du président de la Commission de l’Union africaine à Madagascar

    Antananarivo, 15 Mars, 14h00 – Hawa Ahmed Youssouf poursuit enchaîne les visites d’adieu. Après neuf ans de mandat en tant que représentante spéciale du président de la Commission de l’Union africaine à Madagascar, elle quitte la Grande île pour une nouvelle mission au Mali, auprès des Nations unies, cette fois-ci. La diplomate a été reçue mardi par le président du Sénat, Herimanana Razafimahefa, après avoir été reçue par la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, la semaine dernière.

    ⭕Les deux chefs des institutions parlementaires n’ont pas manqué de souligner le rôle important que cette ancienne ministre djiboutienne de la Coopération internationale a joué dans les relations de Madagascar avec le monde depuis la fin de la transition jusqu’à la fin de son mandat. « Madame Hawa Ahmed Youssouf mérite des reconnaissances spéciales compte tenu des résultats palpables et concrets des actions qu’elle a menés durant ses neuf ans de mandat dans notre pays », souligne Herimanana Razafimahefa, dans un communiqué rapporté par le Sénat. Le président du Sénat a notamment rappelé que l’objectif de la coopération entre Madagascar et l’Union africaine est notamment « d’assurer la paix et la stabilité » sur la Grande île.

    ⭕En 2014, juste après l’élection à la présidence de Hery Rajaonarimampianina, l’uNion africaine a ouvert un bureau à Madagascar et a désigné Hawa Ahmed Youssouf pour diriger ce bureau en tant que représentante spéciale de l’Union africaine à Madagascar. Avant son affectation sur la Grande île, où elle s’est employée à appuyer le gouvernement malgache pour « consolider la paix et appuyer le pays vers la stabilité », la diplomate a été représentante spéciale de l’Union africaine en Centrafrique.

    Photo : Sénat de Madagascar

  • POLITIQUE – La Ceni convie tous les acteurs concernés par les élections à une réunion d’échanges et de discussions le 24 mars prochain

    POLITIQUE – La Ceni convie tous les acteurs concernés par les élections à une réunion d’échanges et de discussions le 24 mars prochain

    Antananarivo, 15 Mars, 9h53 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) veut réunir toutes les parties prenantes aux élections. A quelques mois de l’échéance présidentielle, elle annonce l’organisation d’une rencontre de tous les acteurs concernés par les prochains scrutins en vue de discuter et d’échanger le 24 mars prochain. Cela va des acteurs politiques aux médias, en passant par les Églises et les organisations de la société civile, a indiqué mardi Andrianarisedo Retaf Dama, le président de l’organe de gestion des élections, en marge d’une visite de terrain à Ambodivonkely.

    ⭕Pour l’instant, la Ceni reste discrète sur l’objet et sur l’ordre du jour de la réunion. Celle-ci entre néanmoins dans le cadre des actions menées par la Ceni en vue d’avoir une élection reconnue et acceptée par tous. « Nous concentrons nos efforts dans l’organisation d’une élection juste, transparente et acceptée par tous », a encore réitéré mardi Andrianarisedo Retaf Dama.

    ⭕Une rencontre de toutes les forces fait partie des demandes plusieurs fois formulées aussi bien par certains acteurs politiques et la société civile. Ceux-ci ont exprimé certaines appréhensions par rapport à l’organisation du scrutin et à l’environnement dans lequel celui-ci est prévu se dérouler. Dans un communiqué en date du 7 mars, les organisations de la société civile ont plaidé « pour une plateforme de dialogue authentique et inclusive ». Pour elles, « ce dialogue devrait venir en complément du processus en cours et non retarder ou bloquer la tenue des élections ».

    ⭕Le financement des campagnes, l’accès aux médias publics, la gestion de la période de campagne, les garanties d’impartialité de la Ceni et de la Haute cour constitutionnelle (HCC), la fiabilité des engagements des candidats, le défaut de calendrier pour les élections communales et surtout la faible participation des électeurs, sont autant de sujets qui inquiètent.

  • La HCC déclare irrecevable la requête du HCDDED visant l’empêchement définitif du président de la République

    La HCC déclare irrecevable la requête du HCDDED visant l’empêchement définitif du président de la République

     

    Antananarivo, 11 Mars, 06h30 – Le Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED) n’est pas habilité à demander une sanction contre le président de la République. C’est en résumé la décision rendue ce vendredi par la Haute cour constitutionnelle (HCC) suite à une requête du HCDDED en vue de constater la violation de l’article 49 de la loi fondamentale par le président de la République et son empêchement définitif. « La demande du président du HCDDED (…) est irrecevable », souligne la Cour d’Ambohidahy.

     

    La Constitution ne prévoit aucune disposition claire sur les modalités de constatation de la violation de l’article 49 et sur la décision d’empêchement définitif que cela induit. Mais comme l’empêchement définitif est « une sanction contre le président de la République en cas de violation de ses obligations, il ne peut être initié que par le vote du Parlement », précise la HCC dans ses considérants. Celle-ci évoque notamment une analogie avec la procédure d’empêchement temporaire prévue par les articles 50 et 51 de la Constitution. « Il est conforme à l’esprit de la Constitution et dans le respect de la démocratie et de la souveraineté populaire, de laisser à des élus de sanctionner un autre élu en cas de manquement de celui-ci à ses devoirs », poursuit-elle.

     

    Pour ce qui est de l’autre requête du HCDDED visant à faire contrôler la constitutionnalité des déclarations de la Présidente de l’Assemblée Nationale et des membres du Bureau permanent qui ont mis fin à la procédure de motion de censure en fin d’année, la HCC a parlé d’une requête « régulière et recevable ». Sur le fond, elle a reconnu que les déclarations déférées étaient conformes à la Constitution. Selon la HCC, la présidente de l’Assemblée nationale avait l’obligation de procéder à la vérification des signatures et avait ensuite estimé que les conditions de recevabilité de la motion de censure n’étaient pas réunies.

     

    En décembre, le HCDDED avait déjà saisi la HCC. Mais si la première requête déposée en décembre sollicitait l’avis de la Cour d’Ambohidahy sur les valeurs constitutionnelles des déclarations, la requête récemment traitée avait clairement demandé la conformité desdites déclarations à la Constitution. Si l’on en croit la HCC, le HCDDED est habilité à la saisir pour un contrôle de conformité à la Constitution de certains textes mais n’a pas qualité pour solliciter son avis.