Catégorie : Politique

  • ÉNERGIE – Andry Rajoelina partage avec ses pairs africains son projet de doter 36 districts sur 119 de parcs solaires de 50MW

    ÉNERGIE – Andry Rajoelina partage avec ses pairs africains son projet de doter 36 districts sur 119 de parcs solaires de 50MW

    Le soleil pour assurer l’accès universel à l’énergie sur la Grande île. En attendant la fin des travaux de construction des centrales hydroélectriques qui sont en cours, l’Etat malgache entend vulgariser l’énergie solaire afin de permettre au maximum de foyers malgaches d’avoir accès à l’énergie. Devant ses pairs africains, le président de la République Andry Rajoelina annonce son projet de doter 36 villes de parcs solaires d’une puissance de 50MW chacun dès cette année. Il fait également part du projet de distribution de kits solaires auprès de 2 millions de foyers. Ce projet, mis en œuvre avec la Banque mondiale selon un communiqué de la présidence, devrait se réaliser dès cette année. « Nous voulons être un des pays modèle sur le continent africain », devait insister le Président Rajoelina durant son allocution.

     

    ⭕Pour le Chef d’Etat malgache, l’eau et le soleil constituent des alternatives moins chères en matière d’énergie. « Il faut réduire la dépendance aux énergies fossiles et favoriser les autres sources d’énergies qui sont moins chères telles que les barrages hydroélectriques « , souligne-t-il durant la table ronde des chefs d’Etat sur l’accès universel à l’énergie, organisée en marge du Sommet de l’Union africaine qui a débuté samedi et qui devrait se terminer ce dimanche.

  • ADMINISTRATION – La prochaine équipe gouvernementale privilégiera l’aspect social dans ses actions suivant les consignes présidentielles, rapporte Lalatiana Rakotondrazafy

    ADMINISTRATION – La prochaine équipe gouvernementale privilégiera l’aspect social dans ses actions suivant les consignes présidentielles, rapporte Lalatiana Rakotondrazafy

    Le ton est donné. Lalatiana Rakotondrazafy, porte-parole du gouvernement, qui confirme l’imminence d’un remaniement gouvernemental ce vendredi dans son émission “Tsy ho tompontrano mihono”, donne aussi un aperçu de ce qui est attendu de la nouvelle équipe. Selon la ministre, le nouveau gouvernement devra suivre les indications du président de la République et privilégier l’aspect social dans ses actions pour cette dernière année du mandat présidentiel.

     

    “Selon les directives données par le président de la République, le nouveau gouvernement qui sera mis en place ou encore les nouveaux ministres qui seront nommés exécuteront tous cette consigne qui dit que l’action du gouvernement tournera vers le social” indique-t-elle. “Je suis sûre que les consignes du Premier ministre et les actions du noveau gouvernement iront dans ce sens », ajoute-t-elle.

     

    Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo rappelle aussi qu’il n’y aura pas de nouvelles infrastructures lancées cette année. Elle réitère toutefois que « celles qui ont déjà démarré se poursuivront ».

     

    Elle a confirmé ce vendredi la tenue d’un remaniement gouvernemental sans préciser une date précise. A l’entendre, le chef de l’Etat a déjà remercié les membres du gouvernement pour leurs actions lors du conseil des ministres de mercredi. En attendant l’officialisation de la décision, les membres du gouvernement poursuivent pleinement leurs tâches quotidiennes, explique-t-elle.

  • ELECTION PRÉSIDENTIELLE – La Haute cour constitutionnelle entérine la proposition de date formulée par la CENI

    ELECTION PRÉSIDENTIELLE – La Haute cour constitutionnelle entérine la proposition de date formulée par la CENI

    La Haute cour constitutionnelle (HCC) valide le calendrier proposé par la Commission électorale nationale indépendante pour la tenue de l’élection présidentielle même s’il implique que le mandat du président en exercice soit écourté de dix jours s’il se portait candidat. Dans son avis de constitutionnalité publié ce mercredi les juges d’Ambohidahy indiquent que “la demande d’avis du Président de la Commission électorale nationale indépendante est recevable” et que “la proposition de calendrier pour la tenue de la prochaine élection présidentielle, le 9 novembre 2023 pour le premier tour et le 20 décembre 2023 pour le deuxième tour, n’est pas contraire à la Constitution”.

     

    ⭕En proposant la date du 9 novembre pour le premier tour de la présidentielle, la Ceni anticipe de dix jours la date du premier tour, et ainsi la fin du mandat du président en exercice si celui-ci se présentait à sa propre succession. Sachant que le mandat du président de la République a commencé le 19 janvier, le premier tour devrait avoir lieu le 19 novembre au plus tôt. Cependant, afin de réduire les risques d’organiser la présidentielle en pleine saison cyclonique, la Ceni a proposé une anticipation de dix jours du premier tour. Or, cela impliquerait que le président en exercice démissionne également avec 10 jours d’avance sur le calendrier prévu s’il était candidat.

     

    ⭕Pour la HCC pourtant, le fait d’écourter le mandat du président de la République de 10 jours “ne constitue pas une mesure disproportionnée et excessive”. Elle rappelle qu’une décision assez similaire a été prise en 2006. Dans cet avis, la HCC avait déjà établi “qu’une « anticipation» de 20 jours, ne constituant pas une prorogation du mandat du Président en exercice au cas où ce dernier se représente à sa propre réélection”.

     

    ⭕Selon la loi organique n°2018-008 relative au régime général des élections et des référendums, le premier tour de l’élection présidentielle doit se tenir trente jours au moins, et soixante jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice soit du 19 novembre 2023 et le 19 décembre 2023. La tenue de l’élection présidentielle durant cette période risque cependant d’être compliquée dû notamment à l’arrivée de la saison pluvieuse et cyclonique, estime la Ceni. Celle-ci pense que cela “porterait gravement atteinte aux droits des électeurs et à l’égalité des chances des candidats étant donné que la célérité du traitement, la publication des résultats ainsi que la sécurité des documents ne seront pas assurées”. La HCC, de son côté, estime en validant la demande “que la bonne conduite des opérations électorales constitue l’une des conditions essentielles de la légitimité des élections”.

  • POLITIQUE – Hery Rajaonarimampiaina revient au pays pour « voir, écouter et discuter

    POLITIQUE – Hery Rajaonarimampiaina revient au pays pour « voir, écouter et discuter

    Retour au pays. L’ancien président Hery Rajaonarimampiaina a débarqué à l’aéroport international d’Ivato samedi en milieu d’après-midi. « Aujourd’hui, je suis arrivé pour voir, écouter, discuter. Restons-en là, on verra la suite », lance-t-il dans une brève déclaration à son arrivée, aux côtés de quelques barons du parti Hery vaovao ho an’i Madagasikara (HVM).

     

    ⭕Hery Rajaonarimampiaina, parti à l’étranger, affirme avoir quitté le pays pendant quatre ans « pour respecter le statut républicain et les normes démocratiques ». « J’ai laissé mon successeur travailler librement », indique celui qui affirme être parti « non pas en exil mais pour travailler ».

     

    ⭕Le site de l’aéroport a été quadrillé par les forces de l’ordre. Les partisans de l’ancien président l’ont attendu au quartier général de la formation politique HVM, à Andraharo.

     

  • SCRUTINS – Le cas des élections communales reste encore à déterminer

    SCRUTINS – Le cas des élections communales reste encore à déterminer

    Une question à régler. Si une proposition de calendrier a été dévoilée sur la présidentielle, ce n’est pas encore le cas pour les communales alors que les maires et les conseillers communaux se trouvent également en fin de mandat dans quelques mois. « Des discussions sont engagées concernant les communales (…) On procède par étapes », indique Retaf Arsène Dama Andrianarisedo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), vendredi à Alarobia. « Une fois celle-ci réglée [question sur la présidentielle] on discutera du calendrier et des communales », poursuit-il, promettant la transparence dans la gestion des affaires électorales.

    Pour l’heure, l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections met en avant le traitement de la question relative à la présidentielle. « On verra au niveau du gouvernement et de la Haute cour constitutionnelle (HCC) la proposition soumise par la Ceni », affirme Retaf Arsène Dama Andrianarisedo, qui souhaite un alignement de la proposition de l’organe qu’il dirige avec la décision de l’Exécutif et celle de la juridiction constitutionnelle. La Ceni a rendu public la proposition de calendrier pour la présidentielle. Elle suggère la tenue du premier tour le 9 novembre et le second tour le 20 décembre par rapport à la fin du mandat du président de la République.

    Parallèlement, le mandat des maires et des conseillers municipaux et communaux prendra également fin en début de l’année 2024. D’où le besoin de clarification concernant la tenue des communales qui risquent de chevaucher avec la présidentielle.

    L’organe chargé de préparer et d’organiser les élections s’est déjà exprimé, évoquant que le texte est muet sur ce cas de figure. « Les textes en vigueur disposent du report des législatives en cas de chevauchement de période de propagande de la présidentielle et celle de la députation. Ils n’évoquent pas spécialement les communales. D’où la nécessité d’ouvrir les discussions », avait indiqué à la presse Retaf Arsène Dama Andrianarisedo le 3 février.

  • PRESIDENTIELLE- La Ceni propose le 9 novembre pour le premier tour et le 20 décembre 2023 pour le deuxième tour

    PRESIDENTIELLE- La Ceni propose le 9 novembre pour le premier tour et le 20 décembre 2023 pour le deuxième tour

    La proposition de calendrier de la présidentielle dévoilée. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) suggère la tenue du premier tour le jeudi 9 Novembre et le second tour le 20 Décembre.

    « La proposition, comprenant le calendrier avec le chronogramme, le financement, a été transmise au gouvernement », indique Retaf Arsène Dama Andrianarisedo, président de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections, vendredi à Alarobia. Il affirme que la CENI a tenu compte de plusieurs paramètres pour arrêter son choix. C’est le cas notamment de la période des fêtes, du mauvais temps ou encore de la période « qui peut inciter les électeurs à aller voter », justifie son président.

    Selon la loi, les électeurs sont « convoqués quatre-vingt-dix (90) jours au moins avant la date du scrutin par décret pris en conseil de gouvernement, après consultation du projet de calendrier électoral présenté par la Commission électorale nationale indépendante pour tout mandat qui arrive à son terme ». Avec la proposition dévoilée par l’organe chargé de préparer et d’organiser les scrutins, la convocation des électeurs devrait ainsi intervenir courant août.

    Selon la Constitution, l’élection du président de la République a lieu « trente jours au moins, et soixante jours au plus, avant l’expiration du mandat du président en exercice ». « Le président en exercice non candidat aux élections reste en fonction jusqu’à l’investiture de son successeur », dispose la Loi Fondamentale. En cas de candidature, il démissionne de son poste « soixante jours avant la date du scrutin présidentiel » et c’est le président du Sénat qui « exerce les attributions présidentielles courantes jusqu’à l’investiture du nouveau Président ».

  • GÉOPOLITIQUE – Les impacts des grands changements géopolitiques sur Madagascar abordés par Pascal Boniface

    GÉOPOLITIQUE – Les impacts des grands changements géopolitiques sur Madagascar abordés par Pascal Boniface

    Madagascar n’est pas imperméable aux changements qui sévissent dans le monde. La question des impacts des grandes mutations géopolitiques a été abordée mardi au cours d’une conférence donnée à l’Institut français de Madagascar (IFM) par Pascal Boniface, directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques, basé en France. Avec un monde globalisé, Madagascar subit de plein fouet les impacts des changements géopolitiques. « Si hier, Catherine II a envahi la Crimée, Madagascar n’en a pas subi les conséquences, aujourd’hui avec Poutine en Ukraine cela impacte le pays », résume l’expert. Les effets se font surtout sentir au niveau national avec l’augmentation du prix du pétrole, des denrées alimentaires, notamment les dérivés du blé, dans une inflation généralisée.

    Pascal Boniface a également touché un mot sur la position de non-alignement choisie par l’Etat Malgache a également été soulevée. A l’entendre, ce choix s’inscrit dans l’état d’un monde où des « puissances régionales émergent ici et là », contrastant avec toute domination unilatérale. Et le fait que Madagascar ait choisi de s’abstenir de s’exprimer, contrairement à d’autres qui ont fait le choix de ne pas condamner les forfaits russes ne devrait pas avoir des conséquences sur les relations externes du pays », estime-t-il.

    En mission à Madagascar, Pascal Boniface enchaîne les conférences et les entretiens. Il a notamment donné une conférence au ministère des Affaires étrangères et au Lycée français de Tananarive. Il s’est également rendu au sein de l’Institut d’études politiques (IEP). A en croire l’ambassade de France, il devrait également avoir une rencontre avec le président de la République.

  • DROIT – Les 150 ans de l’arrêt Blanco, l’arrêt fondateur du droit administratif, commémoré à Madagascar

    DROIT – Les 150 ans de l’arrêt Blanco, l’arrêt fondateur du droit administratif, commémoré à Madagascar

    Une journée de débats, de conférences, d’échanges, d’exposition et de concours pour marquer les 150 ans de l’arrêt Blanco sur la Grande île. Cet arrêt, considéré comme fondateur du droit administratif, a été rendu par le tribunal des conflits français le 8 février 1873. Il définit exactement la responsabilité de l’Etat en cas d’incident causé par les services publics et fixe en même temps la compétence de la juridiction administrative.

    La journée anniversaire est organisée par l’Association des anciens de l’Ecole nationale d’administration à Madagascar (AAENA) et l’Association nationale pour la justice administrative à Madagascar (Anja). Les évènements se déroulent dans les locaux de la Cour suprême à Anosy et le thème central sera « droit Administratif : un droit évolutif ». Les expositions porteront notamment sur la juridiction administrative et la jurisprudence administrative à Madagascar tandis que les conférences mettront en avant comment l’évolution du droit administratif se manifeste dans le système juridique malgache.

    Un concours de slam/poésie se tiendra dans l’après-midi et dans une prestation de 5mn ou moins, les artistes sont invités à déclamer leur meilleur texte sur leur appréciation ou difficulté rencontré face au droit administratif. Qu’ils scandent en français ou en malgache, seuls trois d’entre eux se verront récompensés : le meilleur slam, la meilleure poésie et le coup de cœur du public.

  • COMMÉMORATION – Le 14ème anniversaire du 7 février 2009 placé par les militants sous le signe du pardon, de la redevabilité et de la solidarité

    COMMÉMORATION – Le 14ème anniversaire du 7 février 2009 placé par les militants sous le signe du pardon, de la redevabilité et de la solidarité

    « Aujourd’hui nous allons pardonner à tous ceux qui nous ont fait du mal ». 14 ans après les événements du 7 Février 2009, le président de la République, Andry Rajoelina, fait part de sa volonté à pardonner à ceux qu’il dit avoir été derrière les décès survenus ce jour-là. Selon Andry Rajoelina, c’est le pardon qui permettra de purifier le coeur de ceux qui ont souffert de ces événements et qui va leur permettre d’avancer dans l’espoir et le patriotisme. Pour le jugement et les sanctions, il s’en remet à Dieu. « C’est Dieu qui va leur répondre et qui va les juger, mais nous, en tant qu’humains, nous allons pardonner », poursuit-il, faisant sien le Pater Noster, « cette prière que nous prononçons tous les jours et qui nous demande de pardonner ceux qui nous ont offensés ».

     

    Mais au-delà du pardon, le chef d’Etat appelle aussi les membres de sa famille politique à ne jamais oublier le rôle important des événements du 7 février 2009 dans leur accession au pouvoir. « Je rappelle à tous les responsables, qu’ils soient élus ou désignés, que si nous sommes là où nous sommes aujourd’hui, c’est parce que des vies ont été perdues, du sang a été versé », martèle-t-il dans son discours. Il insiste alors sur le devoir de redevabilité et sur l’obligation de respecter les engagements. « Nous devons nous tenir debout pour continuer à faire avancer le pays », souligne-t-il. Il en appelle également à la solidarité de tous car c’est ce qui va nous permettre de « vaincre la pauvreté et nos ennemis ».

     

    Comme chaque année, les partisans du président de la République et son parti se réunissent devant la stèle de commémoration du 7 février à Ambohitsorohitra pour rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie lors de cette journée. Ce jour-là, les manifestants de la Place du 13 Mai sont montés sur les hauteurs d’Antaninarenina pour « prendre le palais présidentiel » et y installer le Premier ministre qu’ils ont nommé. La marche s’est soldé par quelques dizaines de morts et plusieurs blessés.

  • ELECTIONS – La tenue des élections communales cette année encore à débattre selon la CENI 

    ELECTIONS – La tenue des élections communales cette année encore à débattre selon la CENI 

    Un autre casse-tête pour la Commission électorale nationale indépendante. Alors que le mandat des maires prend fin cette année, la tenue des élections communales en 2023 reste encore à débattre, indique-t-elle. Face à la presse ce vendredi, Retaf Andrianarisedo Dama, président de la Ceni reconnaît un souci de chevauchement de dates avec la présidentielle. Il soulève qu’aucune disposition légale n’indique la marche à suivre dans ce genre de cas. “La loi indique qu’en cas de chevauchement entre les élections présidentielles et les élections législatives, les élections législatives doivent attendre”, explique-t-il. “Cette même loi ne dit rien au sujet des élections communales” , poursuit-il.

     

    ⭕Un débat est ainsi nécessaire face à la situation, indique la Ceni. L’organe de gestion des élections n’est d’ailleurs pas le seul à décider dans ce genre de cas de figure, poursuit son président. “Dans ce genre de cas, la Ceni ne peut pas se porter juge, ni prendre la place de la Haute cour constitutionnelle (HCC) ni d’autres juridictions compétentes mais doit en discuter avec les autres” , explique-t-il. “ Le débat reste ouvert », ajoute-t-il encore, concluant que « nous connaîtrons bien assez tôt en temps voulu la décision qui sera prise”.