Catégorie : Politique

  • ILES EPARSES – La deuxième réunion de la commission mixte prévue en novembre reportée à la demande de la partie malgache, selon Arnaud Guillois

    ILES EPARSES – La deuxième réunion de la commission mixte prévue en novembre reportée à la demande de la partie malgache, selon Arnaud Guillois

    Toujours pas de date précise pour la deuxième réunion de la commission mixte franco-malgache sur les îles Eparses. Devant la presse à la Résidence de France à Ivandry ce lundi, Arnaud Guillois, l’ambassadeur de France à Madagascar a indiqué que la réunion se tiendrait probablement cette année, sans annoncer une date précise. “La France est prête à cette discussion et à ce dialogue », a lancé le diplomate.

     

    La deuxième réunion avait bien été programmée à Paris vers la fin de l’année dernière, confie l’ambassadeur. La réunion a cependant été annulée à la demande des autorités malgaches, poursuit-il. “La date n’a pas été entièrement actée mais à la demande de la partie malgache et en plein accord avec la partie française, donc d’un commun accord, nous avons décidé de repousser cette échéance », précise l’ambassadeur.

     

    Durant son échange avec la presse, l’ambassadeur de France a aussi confirmé une nouvelle fois le désaccord qu’il y a entre les deux pays concernant les îles Eparses. Hésitant à parler d’une cogestion, le diplomate préfère utiliser le terme “développement en commun”. Il évoque de nombreux sujets de coopération possibles comme “dans le domaine scientifique, dans le domaine de la recherche, dans le domaine de la protection de la biodiversité” et même “sur les sujets de sécurité maritime”. Mais toujours selon l’ambassadeur, c’est à la commission de décider de la suite des évènements. “La France vient de nommer un nouvel ambassadeur pour la coopération dans l’océan Indien qui sera selon toute vraisemblance le chef de la délégation française. Il appartiendra aux responsables français et malgache en France de discuter de façon apaisée et très mature” indique-t-il.

    La discussion sur les îles Eparses a débuté en 2019 avec la première réunion de la commission mixte qui s’est tenue à Andafiavaratra sous l’impulsion de la rencontre à Paris de Andry Rajoelina et d’Emmanuel Macron. Depuis, les discussions se poursuivent pour la tenue de la seconde réunion qui était prévue se tenir à Paris. La position de Madagascar sur le sujet, maintes fois répétée par les autorités et les ministres des affaires étrangères qui se sont succédés, est le retour de la souveraineté de Madagascar sur les îles éparses. Lors de sa prise de fonction en tant que ministre des affaires étrangères par intérim, le général Richard Léon Rakotonirina a réaffirmé cette volonté.

  • Christian Ntsay reconnaît que l’Etat a connu quelques difficultés de trésorerie vers la fin de l’année mais nie toute faillite ou tout recours à la planche à billets

    Christian Ntsay reconnaît que l’Etat a connu quelques difficultés de trésorerie vers la fin de l’année mais nie toute faillite ou tout recours à la planche à billets

    « Tsy tokony ho tompontrano mihono ny malagasy ». « Que les Malgaches ne soient pas laissés dans l’ignorance ». L’expression a été reprise vendredi par le Premier ministre Christian Ntsay lors de son passage dans l’émission « Ady Hevitra » sur la chaîne de télévision publique (TVM). Durant son intervention, le chef du Gouvernement a reconnu que l’Etat a bien connu quelques difficultés de trésorerie vers la fin de l’année 2022.

    Selon le Premier ministre, ces difficultés sont dues au fait que l’Etat a dû régler les dettes de la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité (Jirama). Ses dettes s’élevaient à plus de 1 000 milliards d’ariary en fin d’année 2022, précise-t-il. « Il a fallu aider la Jirama qui n’arrivait plus à payer ses factures de carburants auprès des pétroliers, ni les factures d’électricité auprès de ses fournisseurs privés ni la location des groupes électrogènes », explique-t-il.

    Christian Ntsay dément pourtant que l’Etat soit en faillite. « Je conteste les assertions qui disent que l’Etat malgache est en faillite. C’est faux. Je démens », martèle-t-il. Rappelant que Madagascar est sous programme avec le Fonds monétaire international (FMI), il soulève que « le pays ne peut pas se permettre de faire n’importe quoi dans la gestion des fonds publics ». Il dément ainsi tout recours à la planche à billets qui ne ferait qu’aggraver l’inflation. Il souligne également qu’il n’y a aucun problème dans le paiement des salaires des fonctionnaires.

  • RELIGION – Les dirigeants du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM) reçus par Andry Rajoelina  

    RELIGION – Les dirigeants du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM) reçus par Andry Rajoelina  

    Des leaders religieux à Iavoloha. A l’occasion du nouvel an, les chefs d’Eglises du conseil œcuménique des Eglises chrétiennes de Madagascar {FFKM) se sont deplacés à Iavoloha pour présenter leurs voeux au président de la République. « C’est avec une grande joie que j’ai reçu les représentants du FFKM qui sont venus apporter leur vœux à l’occasion du nouvel an », écrit Andry Rajoelina sur sa page Facebook. « Cette rencontre me rappelle à quel point l’unité et l’oecuménisme est important », poursuit-il.

     

    ⭕Pour le chef de l’Etat, l’unité est la clé qui mène vers la voie du développement. « Je remercie personnellement tous les chefs d’église pour leur volonté de faire régner l’amour et l’unité », continue le Président. « Ensemble et unis, nous pouvons bâtir un avenir brillant et plein de bonheur pour ce pays », conclut-il.

     

    ⭕La rencontre entre le FFKM et le président de la République s’est déroulée au surlendemain du grand culte annuel de l’Eglise réformée de Madagascar (FJKM), un des quatre membres du FFKM. L’homélie prononcée au cours de cet événement avait créé une vague de réactions et d’indignation auprès de certains responsables étatiques et sympathisants du président de la République. Le pasteur qui avait prêché avait pointé du doigt, avec force d’images et de paraboles, les différents maux qui peuvent être à l’origine des difficultés politiques et économiques vécues par un pays.

     

    Photo : Presidence

  • RECENSEMENT – Moins de 9 millions d’électeurs inscrits à deux semaines de la date butoir 

    RECENSEMENT – Moins de 9 millions d’électeurs inscrits à deux semaines de la date butoir 

    Plus de quatre millions d’électeurs sont encore à recenser en deux semaines. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) doit s’engager dans une course contre la montre si elle veut atteindre ses objectifs dans l’opération de recensement des électeurs à Madagascar. A deux semaines du 31 janvier, la date butoir annoncée, 8 600 000 électeurs sont inscrits dans le registre le 13 janvier, indique Soava Andriamarotafika, rapporteur général de cet organe électoral. Ce qui est encore loin des 13 millions d’électeurs fixés.
    Alors que cette opération devait se terminer le 31 Decembre, la Ceni s’est octroyée un mois de prolongation. Elle a jusqu’au 31 Janvier pour boucler le recensement des électeurs à Madagascar. Le chemin semble pourtant encore long pour l’institution d’Alarobia. A la date du 23 Décembre, elle a indiqué avoir recensé 7 millions d’électeurs. En vingt jours, elle compte 1,6 millions d’électeurs supplémentaires recensés. Soava Andriamarotafika souligne toutefois que les données au niveau des démembrements rattachés aux communes ne sont pas encore incluses.
    La Ceni doit ainsi accélérer la cadence pour atteindre ses objectifs. Il reste encore environ 4 millions d’électeurs à inscrire avant le 31 janvier.
  • FINANCEMENT – Le général Elack Andriankaja nie tout détournement de fonds  au sein  du BNGRC, un des organismes financés par l’Unicef

    FINANCEMENT – Le général Elack Andriankaja nie tout détournement de fonds au sein du BNGRC, un des organismes financés par l’Unicef

    Antananarivo, 10 Janvier, 10h45 – Le Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) éclaircit sa position. Les fonds alloués par l’Unicef à la BNGRC entre 2014 et 2018 ont été utilisés comme il se devait, explique Elack Andriankaja, directeur général du bureau face à la presse lundi. “Le BNGRC n’a pas détourné ces fonds”, indique-t-il.

    ⭕Selon le DG, le problème avec les auditeurs de l’Unicef concerne surtout des problèmes de paperasse. D’après ses explications ce sont “les documents justifiant les dépenses qui n’ont pas pu être fournies ». Même s’il n’était pas encore en poste au moment des faits, le DG insiste que “selon les enquêtes que j’ai effectuées avec mon équipe et les preuves que j’ai récoltées, même si ce n’est pas de mon ressort de donner le verdict, le BNGRC n’a pas détourné ces fonds”.

    ⭕Durant le conseil des ministres du 04 janvier, le président de la République a ordonné des missions urgentes de l’inspection générale de l’Etat auprès de différents services de l’Etat concernés par « des détournements » de fonds qui ont été alloués par l’Unicef entre 2014 et 2019. Ces fonds, d’un montant de plus de 3 milliards d’ariary, ont été utilisés pour des dépenses inéligibles et l’Unicef en réclame le remboursement , avait souligné le compte-rendu du conseil. Plusieurs ministères et entités tels que le Ministère de la santé, le BNGRC, le ministère de l’Eau, le ministère en charge de l’Education ou encore le ministère de la Communication sont concernés par cette affaire avait expliqué Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, porte parole du gouvernement durant l’émission  » Tsy ho tompontrano mihono » vendredi.

    ⭕Dans un communiqué publié vendredi, l’Unicef évoque une procédure normale dans sa démarche consistant à retourner ces fonds qui n’ont pas été absorbés à l’Unicef afin qu’ils soient réalloués. Selon l’institution « un certain nombre de ministères “ont des fonds en suspens qui n’ont pas été utilisés dans le délai imparti”. Des fonds octroyés dans le cadre d’un Plan de Travail bien défini et régis par un cadre opérationnel commun.

    Photo : BNGRC

  • Le président de la République ordonne des enquêtes d’urgence sur des dépenses considérées inéligibles à hauteur de plus de 3 milliards et dont l’Unicef réclame le remboursement 

    Le président de la République ordonne des enquêtes d’urgence sur des dépenses considérées inéligibles à hauteur de plus de 3 milliards et dont l’Unicef réclame le remboursement 

     

     

    Antananarivo, 5 Janvier, 7h45 – Le Conseil des ministres annonce l’ouverture d’enquêtes sur l’utilisation des fonds octroyés à l’administration entre 2014 et 2019. Ces fonds, d’un montant de plus de 3 milliards d’ariary, ont été « utilisés pour des dépenses inéligibles et l’Unicef en réclame le remboursement », souligne le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement. Aucun détail n’est donné sur l’affectation des fonds, mais pour les autorités, il s’agit d’un « détournement de deniers publics que l’on ne peut pas laisser passer et pour lequel la loi doit s’appliquer ».

     

    ⭕Selon le communiqué du Conseil des ministres, « le président de la République a ordonné des missions urgentes de l’inspection générale de l’Etat auprès des services concernés par ces dépenses, et que les résultats des enquêtes soient ensuite transférés au niveau du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pour que des poursuites judiciaires puissent ensuite être engagées ». « Les responsables de ces dépenses doivent être placés devant leur responsabilité », souligne encore le communiqué.

     

    ⭕En décembre, le Conseil des ministres avait déjà rapporté l’existence d’un autre cas de dépenses inéligibles, cette fois-ci sur des financements alloués par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose au Conseil national de lutte contre le Sida (Sida). Lors de la réunion du gouvernement du 21 décembre, le président de la République a déjà ordonné à l’inspection générale de l’Etat de mener un audit au sein de l’organisme rattaché à la présidence, et a insisté pour « que les responsables de ces dépenses inéligibles remboursent la totalité de la somme qui a été dépensée de façon irrégulière ». Lors d’une rencontre avec la presse en décembre, les responsables du CNLS avaient évoqué des dépenses engagées pour des activités menées par l’entité en 2019-2020 mais qui n’ont pas été justifiées par des pièces justificatives claires.

     

    ⭕En novembre 2021, la Banque mondiale a déjà aussi demandé le remboursement de certaines dépenses engagées dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’amélioration de la gouvernance des opérations dans le secteur de l’électricité (Pagose). Ces dépenses, d’un montant d’environ 1,752 million de dollars, avaient été « effectués en ne respectant pas les procédures de gestion financière recommandée par l’Agence internationale pour le développement », avait regretté la Banque mondiale à l’époque. Des deadlines clairs avaient été donnés à l’Etat et à la Jirama pour rembourser une partie de la somme et pour apporter les pièces justificatives manquantes pour une autre partie de la somme.

     

     

  • MESSAGE DE NOUVEL AN – Le Cardinal Désiré Tsarahazana accable le comportement de certains chrétiens

    MESSAGE DE NOUVEL AN – Le Cardinal Désiré Tsarahazana accable le comportement de certains chrétiens

    Antananarivo, 4 Janvier, 17h32 – Un message bien senti. Le Cardinal Désiré Tsarahazana, archevêque de Toamasina, note un paradoxe vécu par la société malgache, ciblant au passage le comportement de certains chrétiens. Il évoque également les maux qui l’empêchent de vivre en paix.
    ⭕« Les chrétiens ne cessent d’augmenter en nombre, les églises pullulent à chaque coin de rue. Mais les vols, la corruption, les homicides, le détournement des biens publics, l’exportation illicite des ressources naturelles ainsi que les violences sous toutes ses formes gagnent du terrain », déplore-t-il dans son message du 1er Janvier, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix pour l’Eglise catholique, diffusé sur la Radio-Télévision Catholique Masôva.
    ⭕Le prince de l’Eglise pointe l’implication de certains chrétiens dans la commission des infractions qu’il énumère. « C’est navrant de constater la responsabilité de beaucoup de chrétiens derrière ces actes contraires aux valeurs et à la foi en Jésus Christ, notre Sauveur », assène-t-il. « Le fait d’être chrétien est devenu une couverture pour certains. Ce qu’ils font au quotidien ne reflète pas leur chrétienté », poursuit-il.
    ⭕L’archevêque de Toamasina poursuit son message en touchant quelques mots sur l’insécurité, l’injustice, et l’inflation. Des situations qui frappent de plein fouet la vie quotidienne des Malgaches et qui empêchent nombreux foyers de vivre sereinement. « Il n’y aura pas de paix tant que nous ne respectons pas et ne plaçons pas au-dessus de tout la vérité, la justice et l’équité », lance le prince de l’Eglise. « Il n’y aura pas de paix tant que les biens publics et les richesses nationales ne servent pas les intérêts et le bonheur de tout le monde. Il n’y aura pas de paix tant que les valeurs communes du peuple malgache ne sont pas respectées ni honorées”, assène-t-il.
    ⭕Le Cardinal Désiré Tsarahazana se réfère à l’appel à l’union sacrée prononcé par Pape François à l’occasion de la Journée mondiale de la paix pour « vaincre les problèmes et les crises dans notre vie et dans notre société ». « Donnons-nous la main pour faire régner, ensemble, la paix sur notre Ile que nous chérissons (…) Cela demande de l’humilité, de volonté de faire triompher la paix », expose-t-il, tout en insistant sur la responsabilité de tout un chacun dans cette entreprise.
  • DISCOURS DE VOEUX – Andry Rajoelina appelle à la stabilité et à mettre fin aux querelles politiques. 

    DISCOURS DE VOEUX – Andry Rajoelina appelle à la stabilité et à mettre fin aux querelles politiques. 

     

     

    Antananarivo, 1er Janvier, 15h35 – Le président de la République appelle à nouveau au calme. A l’entame de 2023, Andry Rajoelina a appelé la classe politique à veiller à la stabilité, garant du développement de la nation, selon lui. « Le peuple malgache n’a plus besoin d’instabilité, donc cessons les querelles politiques », lance le locataire d’Iavoloha dans son discours de fin d’année. « Cela [l’instabilité] va à l’encontre de nos valeurs, crée le désordre et bloque le développement et les projets qu’on souhaite instaurer dans le pays », poursuit le chef de l’Etat.

     

    ⭕Le Président lance le message aussi bien aux opposants qu’à sa propre famille politique. « Les velléités de troubles ne sont pas tolérées, que cela vienne de l’ intérieur ou de l’extérieur », prévient Andry Rajoelina. « Si on veut que Madagascar se développe, on a besoin de stabilité politique. J’en appelle à tous pour veiller à cela, à refuser les provocations et les tentatives de déstabilisation », appelle-t-on.

     

    ⭕Le Président a aussi eu des mots pour ses détracteurs. Il pointe du doigt « les politiciens qui ne font que critiquer ». « Je ne crois pas que les critiques des travaux entrepris nous feront avancer », lance-t-il. « Si ce sont les critiques et la haine qui mènent au développement, cela fait longtemps qu’on aurait avancé et que la pauvreté aurait été vaincue », ironise-t-il. « On peut débattre mais on ne doit pas propager des mensonges » conclut-il.

     

    ⭕Le Président a finalement enjoint tout à chacun à se donner la main pour redresser le pays. « Ce n’est pas facile mais on croit qu’on peut y arriver, le redressement de la nation n’est pas facile et nécessite des efforts constant et l’implication de tous », souligne-t-il. Il a enfin appelé tous les responsables, élus et nommés, à bien faire leur travail pour le bien du peuple.

  • GRACE PRESIDENTIELLE – Remise totale des peines pour les femmes âgées de 60 ans et les hommes âgés de 65 ans condamnés à des peines criminelles et ayant purgé au moins 10 ans de prison

    GRACE PRESIDENTIELLE – Remise totale des peines pour les femmes âgées de 60 ans et les hommes âgés de 65 ans condamnés à des peines criminelles et ayant purgé au moins 10 ans de prison

     

     

    Antananarivo, 31 Décembre, 21h55 – La clémence présidentielle pour certains seniors condamnés pour des infractions criminelles. Le président de la République, Andry Rajoelina, a prononcé une remise totale des peines pour les femmes âgées de 60 ans et les hommes âgés de 65 ans condamnés à des peines criminelles et ayant purgé au moins 10 ans de prison.

     

    ⭕La même mesure est prise pour les femmes âgées de 55 ans et plus et les hommes âgés de 60 ans plus condamnés à des peines correctionnelles et ayant déjà effectué cinq ans de prison au moins. Les individus mineurs ayant déjà purgé la moitié de leur peine devraient également bénéficier d’une remise totale des peines.

     

    ⭕Les réductions de peines seront partielles pour les détenus plus jeunes. S’ils ont été condamnés à moins de cinq ans de prison, leur peine sera réduite de trois à huit mois. Si leur peine est de cinq ans de prison et plus, la remise de peine sera de 12 mois. La même mesure est prise pour les personnes condamnées à cinq ans de travaux forcés.

  • Andry Rajoelina entend tripler les indemnités des chefs de fokontany

    Andry Rajoelina entend tripler les indemnités des chefs de fokontany

     

    Antananarivo, 31 Décembre, 21h07 – Un clin d’œil à l’endroit des chefs de fokontany. Le président de la République Andry Rajoelina annonce que « les indemnités des chefs de fokontany vont être triplées » à partir de janvier 2023. Pour le président de la République, cette mesure entre dans le cadre de sa politique de proximité avec les communautés de base.

     

    ⭕« Nous avons commencé à mettre en place la décentralisation, nous allons la poursuivre et la renforcer », explique-t-il durant son adresse à la nation ce samedi soir. Il rappelle alors un de ses slogans. « Plus aucun district ne sera oublié », indique-t-il. Il ajoute que c’est l’une des raisons qui l’amène à accorder une « attention particulière aux collectivités de base ». « Personne n’a jamais fait attention aux chefs de fokontany et ne s’est soucié d’eux », poursuit-il.

     

    ⭕Dans la loi de finances de 2023, il est prévu que « les indemnités des chefs de fokontany seront majorées de 20 000 ariary par personne ». Cette somme devrait s’ajouter aux 40 000 ariary d’indemnité déjà prévus par la loi de finances rectificatives de 2022, et que le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Justin Tokely, avait invité les représentants de l’Etat auprès des collectivités territoriales décentralisées à appliquer dans les meilleurs délais en septembre.

     

    ⭕Avant la loi de finances rectificatives de 2022, l’indemnité des chefs de fokontany était de 30 000 ariary pour les communes de catégorie 1 et de 20 000 ariary pour les communes de catégorie 2. Dans une note publiée en septembre, Justin Tokely avait enjoint les gouverneurs, préfets et chefs de district, à faire bénéficier tous les chefs de fokontany de l’augmentation dans les meilleurs délais.

     

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