Catégorie : Politique
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AFFAIRES NATIONALES – Le ministre de la Défense nationale réitère le soutien des forces armées au Président Rajoelina
Antananarivo, 22 Décembre, 19h25 – Une position bien affirmée. Le Général de corps d’armée Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale, clame haut et fort la posture des forces armées pour la défense de la Constitution et met en garde contre toute tentative de déstabilisation.
« Devant les éventuelles velléités de déstabilisation, les forces armées déclarent qu’elles prennent leurs responsabilités pour défendre la Constitution, le choix du peuple, en premier lieu le président de la République [Andry Rajoelina] car élu du peuple », déclare l’officier général lors de la cérémonie de remise d’étendards aux généraux et amiraux, à Ivato, jeudi. « Les forces armées sont derrière leur chef suprême », poursuit-il.
Le ministre de la Défense nationale assure que les actions des forces armées « sont réalisées dans le respect mutuel et dans le respect de la Constitution ». Il indique que le pays « est en marche vers le développement ». « C’est inacceptable qu’il y ait de déstabilisation d’où qu’elle vienne », ajoute-t-il. « Les Forces armées prendront leurs responsabilités et ne céderont pas s’il y a atteinte à la souveraineté et à la sécurité intérieure », tonne-t-il encore. Le Général de corps d’armée Richard Rakotonirina demande ensuite au chef de l’Etat de faire confiance aux forces armées « dans la protection des actions de développement et la sécurité à Madagascar ».
Le président Andry Rajoelina reprend la thématique de la déstabilisation et de la nécessité de défendre les actions de l’Exécutif en s’adressant aux officiers généraux promus pour faire passer son message. « Le souhait est que vous soyez un modèle pour la société pour vos subordonnées (…) vous lever en tout temps contre les déstabilisations et les actions contre les efforts pour le développement du pays », avance le chef de l’Etat dans son discours. « Vous connaissez les efforts déployés par le gouvernement pour sauver le pays et pour faire renaître les espoirs dans le cœur des Malgaches », termine-t-il.
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La HCC déclare irrecevable la demande d’avis du HCDDED sur la motion de censure
Antananarivo, 21 Décembre, 15h35 – La Haute cour constitutionnelle (HCC) ne s’exprimera pas sur la conformité à la Constitution et aux lois en vigueur du rejet de la motion de censure par les membres du Bureau permanent de l’Assemblée nationale. Elle a jugé irrecevable ce mercredi la demande d’avis en ce sens que lui a envoyée le Haut conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED). Selon la HCC, le Haut conseil n’étant « pas une institution mais un simple organe constitutionnel », son président n’a pas la qualité pour consulter la Haute cour et solliciter son avis.
⭕La HCC estime par ailleurs que ni la question de la prétendue immixtion du président de la République dans les affaires de l’Assemblée nationale, ni la déclaration des membres du bureau permanent de l’Assemblée nationale rejetant la motion de censure signée par 105 députés « ne rentrent pas dans la catégorie des actes et des dispositions pouvant faire l’objet d’une demande d’avis » auprès d’elle. Dans son avis, la HCC rappelle que « la demande d’avis a été délimitée par le constituant et ne peut porter que sur la constitutionnalité de tout projet d’acte ou sur l’interprétation d’une disposition constitutionnelle ».
⭕Le 7 Décembre, une motion de censure avait été signée par 105 députés et déposées devant le Bureau permanent de l’Assemblée nationale. La motion n’est cependant pas passée au vote, le Bureau permanent l’ayant jugée irrecevable.
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ETAT-CIVIL – L’opération jugements supplétifs continue malgré les vacances judiciaires
Antananarivo, 20 Décembre, 17h39 – Pas de repos pour les magistrats impliqués dans l’opération jugement supplétif. Malgré les vacances judiciaires qui s’étalent jusqu’au 15 Janvier, le ministère de la Justice entend continuer à les faire travailler pour respecter le calendrier de l’opération. Selon Ain’Harimanga Raby Savatsarah, secrétaire général du ministère de la Justice, ceux qui n’ont pas encore terminé devaient continuer l’opération.
Le 24 Août, le Conseil des ministres a annoncé le lancement officiel de l’opération d’enregistrement rétroactif des naissances. L’Etat a fixé comme objectif d’enregistrer puis doter de carte nationale d’identité 3 millions de citoyens. Cette opération est mise en œuvre dans le cadre des préparatifs aux élections de 2023.
Par ailleurs, malgré les vacances judiciaires, la machine judiciaire devrait continuer à tourner, indique François Rakotozafy, ministre de la Justice, en marge de l’installation du nouveau procureur général de la Cour suprême hier, lundi 19 Décembre, à Anosy. Selon ses explications, le parquet continuera de recevoir les dossiers. Les greffiers et les juges d’instruction travaillent suivant un système de permanence. Les audiences ordinaires seront cependant suspendues et ne reprendront qu’à partir du lundi 16 Janvier 2023. -

Tolagnaro – Reprise attendue des activités de Rio Tinto QMM après un accord conclu entre la société, les manifestants et l’Etat
Antananarivo, 17 Décembre, 6h00 – Rio Tinto QMM devrait reprendre ses opérations à Tolagnaro dans les prochains jours après plus de deux semaines d’arrêt de ses activités. Les discussions menées entre la compagnie minière, les représentants des autorités étatiques et les manifestants qui ont barré la route vers le site de Mandena ont porté leurs fruits. Les négociations ont abouti à la signature d’un accord entre les différentes parties permettant une reprise prochaine des activités de la société minière. « La compagnie travaille actuellement pour une reprise normale des activités dans les meilleurs délais » a indiqué Jessica Ranohefy, porte-parole de Rio Tinto QMM.
Vendredi les barrages ont finalement pu être levés après que l’accord entre les différentes parties a été signé. La délégation étatique menée par le ministre en charge des Mines, Olivier Rakotomalala, et celui en charge de la Pêche et de l’économie bleue, Paubert Mahatante, accompagnés des autorités locales, ont procédé eux mêmes au retrait des barrages avec la population. « Nous sommes heureux d’être ici aujourd’hui pour mettre fin à cette crise », s’exalte Paubert Mahatante devant la foule. « L’accord est capital car elle permet à la ville de retrouver son calme et permet à QMM et les occupants traditionnels des terrains de cohabiter en paix », lance pour sa part Jocelyn Raharimbola, gouverneur de la région Anosy.
Depuis plusieurs semaines, les activités de la compagnie minière ont été perturbées par les barrages érigés par des manifestants réclamant un statut d’occupants traditionnels sur les terrains exploités par QMM et pour lesquels celle-ci verse déjà des redevances et loyers auprès de l’Etat. Les manifestations ont conduit Rio Tinto QMM à suspendre ses activités d’exploitation, puis à déclarer la force majeure après 14 jours de blocage, et à ne pas produire l’électricité pendant huit heures par jour de midi à 20h depuis mercredi.
Consécutivement à cette crise, QMM s’est retrouvée, pour la première fois, dans l’incapacité d’honorer ses commandes auprès de ses clients. La société évoque deux bateaux d’ilménite qui n’ont pas pu partir, ainsi que des pertes estimées à environ 4 millions de dollars pour la première semaine d’arrêt d’activités. Mais au-delà des pertes financières, Jessica Ranohefy, porte-parole de la compagnie, s’est surtout inquiétée de la perte de confiance des clients envers Rio Tinto QMM et envers Madagascar.Photo : Solo Andriamanampisoa -

FINANCEMENT – La présidence de la République rapporte les félicitations de la CEO du Millenium Challenge Corporation pour ses notes aux critères de sélection du programme
Antananarivo, 16 Décembre, 18h30 – Deuxième rencontre de l’année entre le président de la République Andry Rajoelina et la directrice générale du Millenium Challenge Corporation, Alice Patterson Albright, jeudi à Washington DC. A en croire un communiqué de la présidence de la République, le chef de l’Etat a reçu, pour l’occasion, les félicitations de la responsable américaine. « La directrice générale du MCC a félicité l’Etat malgache pour les bonnes notes qu’il a obtenus dans la plupart des critères que les Etats-Unis exigent », souligne le communiqué.⭕Sur le scorecard 2022 visible sur le site web du MCC, Madagascar a eu des notes positives sur 12 des 20 critères de sélection du MCC. La Grande île a notamment une note de 63% sur sa politique fiscale, et de 83% sur la liberté d’expression. Elle reste cependant encore mal notée sur les questions relatives à l’efficacité du gouvernement, à la protection de l’environnement ou encore au taux de vaccination.⭕Aujourd’hui, Madagascar fait partie des pays à faible revenu candidat pour bénéficier des subventions du MCC. Lors du Sommet des dirigeants Etats-Unis – Afrique, le président américain Joe Biden a annoncé l’éligibilité de la Gambie, du Togo, du Sénégal et de la Mauritanie pour des programmes de financement s’étalant sur cinq ans. Le Conseil d’administration du MCC qui s’est réuni la semaine dernière a également sélectionné la Côte d’Ivoire, le Mozambique, la Sierra Leone et la Zambie et le Kiribati éligible pour le développement du programme compact et de seuil.⭕Le MCC est une agence d’aide étrangère américaine indépendante qui a pour vocation d’aider des pays à sortir de la pauvreté. L’agence a été créée en 2004 et en 2005 Madagascar a été l’un des premiers pays à signer un programme compact d’une valeur de 110 millions de dollars sur quatre ans. Le programme avait permis d’augmenter les revenus des populations rurales en transformant l’agriculture de subsistance à une économie de marché. Le programme avait été reconduit pour cinq ans supplémentaires en 2008 avant d’être suspendu après la crise politique de 2009. -

ASSEMBLÉE NATIONALE – Christine Razanamahasoa appelle à l’unité des députés à la suite de la motion de censure avortée contre le gouvernement
Antananarivo, 15 Décembre, 16h02 – Solidarité. L’Assemblée nationale n’est pas encore tout à fait remise de la tentative de motion de censure contre le gouvernement. Dans son discours de clôture de la deuxième session à Tsimbazaza ce vendredi en fin de matinée, Christine Razanamahasoa, président de cette Chambre appelle à la solidarité des députés, alors que certains élus multiplient les sorties pour dénoncer la façon dont la Chambre basse est gérée et que la seule séance de face-à-face de la session prévue avec le gouvernement a dû être annulée.
⭕ »L’Assemblée nationale ne peut avancer qu’avec l’unité des députés », souligne-t-elle durant son allocution. « Ne nous laissons pas diviser même si nous n’avons pas la même opinion politique », poursuit la patronne de la Chambre basse, se référant à l’ambiance qui règne à l’Assemblée ces derniers jours. L’élue d’Ambatofinandrahana appelle à la cessation des querelles et des provocations que se font les députés entre eux.
⭕La Présidente de l’Assemblée nationale invite les membres de l’Assemblée nationale à tirer des leçons de ce qui s’est passé dans leur institution. Il y a dix jours, une motion de censure contre le gouvernement signée par 105 parlementaires a été déposée à Tsimbazaza. Des membres du bureau permanent et la présidente de l’Assemblée nationale ont indiqué que le dossier était irrecevable, estimant les démarches non conformes à la Constitution.
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HAUTE COUR DE JUSTICE – Les dossiers de poursuite d’anciens ministres restent encore bloqués au niveau de l’Assemblée nationale
Antananarivo, 16 Décembre, 6h30 – Les députés n’ont toujours pas tranché sur la mise en accusation de certains anciens ministres contre lesquels des plaintes ont été déposées depuis plusieurs années. Ils devaient adopter jeudi les propositions de résolution soumises par la commission spéciale de mise en accusation, mais ils n’étaient que 19 élus à être présents dans la salle. Le quorum n’ayant pas été atteint, la séance a dû être levée.
Contrairement aux séances précédentes durant lesquelles le sujet devait être abordé, la commission a néanmoins pu présenter son rapport. Les noms des personnalités concernées par les dossiers ont ainsi été rendus publics durant la séance plénière. Celles-ci sont, pour la plupart, soupçonnées de favoritisme, de corruption et de détournement de deniers publics. Elles ne pourront être poursuivies que si les députés donnent le feu vert à la mise en accusation par un vote à la majorité des deux tiers.
Les dossiers de ces anciennes hautes personnalités publiques avaient été transmis à Tsimbazaza par le parquet général de la Haute cour de justice depuis la deuxième session ordinaire de 2020. Lors des premières sessions durant lesquelles l’examen des dossiers devaient avoir lieu, la commission spéciale avait invoqué des enquêtes et des auditions supplémentaires avant de boucler son rapport. Une fois le rapport bouclé, ce sont les députés qui évitent de se prononcer sur le sujet en ne se présentant pas aux séances plénières, ou ne proposant pas le sujet à l’ordre du jour de leurs travaux.
Cela fait donc deux ans que les dossiers de mise en accusation de certains anciens ministres traînent dans les bureaux de l’Assemblée nationale qui est censée donner le feu vert à la poursuite, selon la loi sur la Haute cour de justice (HCJ). Pour le Comité de sauvegarde de l’intégrité, les procédures de cette cour constituent une forme de blocage à la lutte contre la corruption en ce qu’elles offrent une forme de protection spéciale à certaines personnalités. En Avril, Sahondra Rabenarivo, présidente de ce Comité avait émis le souhait d’une suppression ou du moins d’une restructuration de cette Cour.Photo : Assemblée nationale
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TRAFIC D’OR – Les 25 accusés dans l’affaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud devant la barre du Pôle anti-corruption
Un procès marathon en perspective. Les 25 personnes interpellées à Madagascar dans le cadre de l’affaire des 73,5 kilos d’or saisis en Afrique du Sud au en janvier 2021 font face depuis ce mercredi à leurs juges. Le procès s’est ouvert en début d’après-midi au niveau de la cour criminelle du pôle anti-corruption d’Antananarivo. -

ACTES DE NAISSANCE – 12 000 enfants à inscrire dans le registre d’état civil de façon rétroactive à Antananarivo en six mois
Antananarivo, 14 Décembre, 16h05 – Une suite logique. L’opération de distribution d’actes de naissances se poursuit pour la ville d’Antananarivo. Celle-ci vient de bénéficier du soutien financier de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) grâce au projet “état-civil”. Les deux parties ont signé un accord visant à inscrire 12 000 personnes, en majorité des enfants, dans les registres d’état civil en six mois, mardi. L’opération sera menée dans les six arrondissements de la capitale. « Un suivi sera effectué de façon transparente pour éviter toute forme de corruption au cours de l’exécution de ce projet » assure Andry Ramilijaona, directeur de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption au sein de la Commune d’Antananarivo.
Cette nouvelle opération est une suite logique de la visite à Madagascar de Louise Mushikiwabo, secrétaire général de l’OIF au mois de septembre. Lors de son passage, elle a remis des copies d’actes de naissance à 350 enfants à Antananarivo.
A Madagascar, près d’un quart des enfants de moins de 18 ans n’ont pas d’acte de naissance. Ce qui représente environ 2,5 millions d’enfants. L’OIF est très engagée sur ce sujet. Elle soutient les efforts menés dans ce sens. Elle a mis en œuvre en appui au renforcement de l’état civil à Madagascar depuis 2021. Les résultats sont palpables. Dans la région Analamanga, elle a a réussi à enregistrer 17 742 personnes, dont près de 16 000 enfants, au sein des registres d’état civil dans 31 communes de la région.Photo : CUA
